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Le samedi 24 octobre, Morteau accueillera le Super Comice, grand rendez-vous de l'élevage et des traditions agricoles du Doubs. Initialement prévue à Pontarlier en 2025, cette manifestation départementale avait été reportée en raison du contexte sanitaire. Concours d'animaux, défilé folklorique, démonstrations, marché de producteurs et animations rythmeront cette journée. Pour Cédric Bôle, maire de Morteau, cet événement constitue également une occasion de soutenir et de valoriser une profession confrontée à de nombreuses difficultés.

Un rendez-vous agricole très attendu après six ans d'absence

Le monde agricole du Doubs s'apprête à retrouver l'un de ses grands rendez-vous. Le samedi 24 octobre, Morteau accueillera le Super Comice, qui rassemble les éleveurs et les acteurs des comices agricoles du département. Une édition particulièrement attendue, puisque cette manifestation n'a plus été organisée depuis six ans. Initialement programmé en 2025, l'événement avait dû être reporté en raison des contraintes sanitaires touchant les élevages. « Je crois que tout le monde attend ce grand rendez-vous agricole du territoire », souligne M. Bôle, maire de Morteau, qui se réjouit d'accueillir cette manifestation d'envergure départementale. Le Super Comice constitue traditionnellement la grande finale des comices du Doubs. Il permet de mettre en valeur les animaux présentés par les éleveurs, mais également les savoir-faire et les traditions agricoles profondément ancrés dans l'identité du territoire.

L'interview de la rédaction : Cédric Bole, Maire de Morteau 

Pourquoi Morteau remplace Pontarlier cette année

Historiquement organisé à Pontarlier, le Super Comice se déroulera exceptionnellement à Morteau cette année. Un changement de lieu directement lié aux contraintes sanitaires et aux différences de zonage vaccinal. Selon l’édile, les décisions prises au printemps ne permettaient pas d'envisager l'organisation de la manifestation à Pontarlier dans des conditions satisfaisantes. La ville de Morteau est alors apparue comme une solution permettant de maintenir l'événement en 2026, tout en favorisant la participation des éleveurs du département. « Il y avait une certaine logique », explique le maire, en rappelant les liens historiques entre le territoire mortuacien et l'élevage de la race montbéliarde. Cette délocalisation a été préparée en concertation avec Pontarlier et les responsables des comices agricoles. L'objectif est de permettre aux éleveurs des différents secteurs du Doubs de participer à ce rendez-vous.

Concours, défilé folklorique et animations pour toute la famille

Au-delà des concours agricoles, le Super Comice se veut également une grande fête populaire, ouverte aux habitants et aux visiteurs. La journée sera rythmée par plusieurs temps forts : les traditionnels concours d'animaux, un grand défilé folklorique, des démonstrations et des animations destinées à faire découvrir les métiers et les traditions agricoles. Des mini-fermes permettront notamment aux enfants d'approcher les animaux et de mieux connaître le monde de l'élevage. Un marché de producteurs mettra également à l'honneur les productions locales et les savoir-faire du territoire. Le bal des Jeunes Agriculteurs figurera parmi les rendez-vous festifs de cette édition. « Chaque territoire amène sa petite patte », souligne M. Bôle. Le maire entend ainsi profiter de la configuration particulière de Morteau pour donner à cette édition une identité locale, tout en préservant l'esprit historique du Super Comice.

L'interview de la rédaction : Cédric Bole, Maire de Morteau 

Une manifestation pour soutenir une profession fragilisée

Pour Cédric Bôle, le Super Comice prend donc une dimension particulière. Il ne s'agit pas uniquement de célébrer les traditions, mais également de témoigner du soutien des collectivités à une filière essentielle pour l'économie locale. « C'est important de soutenir, de mettre en lumière aussi toutes ces filières qui ont leur importance sur notre territoire, aussi bien sur le volet économique que sur le volet agricole et alimentaire », insiste l'élu. Le maire rappelle que l'agriculture fait vivre de nombreux professionnels, au-delà des seuls exploitants. Producteurs, entreprises de transformation, fournisseurs et autres acteurs économiques participent à cette activité structurante pour les territoires ruraux et semi-ruraux. L'événement doit ainsi permettre de rappeler le poids économique et social de l'agriculture dans le Haut-Doubs, tout en mettant en avant la qualité des productions et le travail des éleveurs.

L'interview de la rédaction : Cédric Bole, Maire de Morteau 

Une mobilisation collective autour des vingt comices du Doubs

L'organisation de cette journée repose sur une coopération entre les différents acteurs du territoire. La Fédération des comices du Doubs pilote l'événement, en partenariat avec la Ville de Morteau, l'intercommunalité et les communes voisines. Les vingt comices du département sont également associés à la préparation de cette grande finale agricole. « C'est une fête pour le territoire, mais c'est une fête départementale avant tout », rappelle Cédric Bôle. Le maire souligne également la dimension patrimoniale de ces rassemblements, dont les traditions sont reconnues au titre du patrimoine culturel immatériel français. Au-delà des concours et des festivités, le Super Comice du 24 octobre doit ainsi permettre de célébrer un héritage agricole collectif, de valoriser les éleveurs et de rappeler la place essentielle de l'agriculture dans l'identité du Doubs.

Après six années d'absence, cette édition mortuacienne marquera donc le retour d'un rendez-vous emblématique de la vie agricole départementale, dans un contexte où la profession attend aussi des signes de reconnaissance et de soutien.

L'interview de la rédaction : Cédric Bole, Maire de Morteau 

 

Annulé en 2025 en raison de la crise sanitaire, le comice du canton d’Amancey a retrouvé les rings ce dimanche 11 octobre. Un retour porté par la mobilisation des éleveurs, des associations locales, des bénévoles et de la municipalité, autour du maire Philippe Maréchal.

Les retrouvailles étaient attendues. Après une année sans comice, les éleveurs du canton ont renoué ce dimanche avec leur rendez-vous agricole à Amancey. Autour des animaux et des rings de présentation, le public était au rendez-vous. À l’approche de midi, Mathieu Ordinaire, président de l’association du comice et lui-même agriculteur dans la commune, pouvait déjà constater l’intérêt des visiteurs. Pour son premier comice à la présidence, il souligne un signe encourageant : une trentaine d’animaux supplémentaires par rapport aux autres années et la participation de trois élevages de plus. Une mobilisation qui témoigne de l’envie de se retrouver après l’annulation de l’édition 2025.

L'interview de la rédaction : Matthieu Ordinaire, Président de l'association du comice du canton d'Amancey 

Une mobilisation qui dépasse le monde agricole

Ce retour repose sur un travail collectif. Aux côtés de l’association organisatrice, le conseil municipal, les associations locales et de nombreux bénévoles ont contribué à préparer et à faire vivre la manifestation. Pour Philippe Maréchal, l’engagement de la commune allait de soi. La municipalité a accompagné l’organisation, notamment sur le plan financier, avec la volonté de soutenir un événement profondément ancré dans la vie locale. « Un comice agricole, c’est toutes nos racines », souligne le maire, qui salue la mobilisation des habitants et l’implication des jeunes agriculteurs. Après la crise sanitaire de 2025, cette édition avait aussi une saveur particulière. Le rendez-vous avait manqué aux exploitants, privés d’une occasion de présenter leurs animaux, d’échanger entre professionnels et de partager leur métier avec le public.

L'interview de la rédaction : Matthieu Ordinaire, Président de l'association du comice du canton d'Amancey 

L'interview de la rédaction : Philippe Marechal, maire d'Amancey 

Présenter les animaux, montrer le travail quotidien

Au cœur de la journée, le concours demeure une vitrine du travail des élevages. Installée à Amancey au GAEC de la Charmée, Noémie a amené vingt animaux. La préparation commence à la ferme, avec la sélection des vaches, puis se poursuit sur place : nettoyage, installation et soins avant le passage devant les juges. Les animaux concourent dans des sections définies selon leur âge et leur rang de lactation, afin de comparer des profils similaires. Pour l’éleveuse, cette participation mêle exigence, stress et fierté. « C’est une belle reconnaissance et on est fier de pouvoir présenter les vaches avec lesquelles on est au quotidien », confie-t-elle. Chaque concours reste toutefois indépendant : les résultats d’une journée ne préjugent pas de ceux des rendez-vous suivants.

L'interview de la rédaction : Noémie, jeune agricultrice 

Une fête de la ruralité ouverte à tous

Au-delà du concours, les organisateurs ont voulu proposer une fête villageoise accessible à toutes les générations. Mini-ferme, marché paysan, structure gonflable et courses de tracteurs figuraient au programme, ainsi qu’un Agrirun annoncé pour l’après-midi. Cette diversité d’animations répond à une volonté : faire du comice un lieu de rencontre entre le monde agricole et un public plus large. À Amancey, ce retour a ainsi permis de renouer avec une tradition autant professionnelle que populaire, portée par un partenariat solide entre les éleveurs, les associations et la commune.

Des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties vont être appliqués dans l’ensemble du département pour tenir compte des pertes agricoles liées à la sécheresse et aux épisodes caniculaires de cet été. L’état précise que les pertes moyennes de rendement atteignent 55 % pour les prairies et 30 % pour les terres arables. La mesure sera appliquée automatiquement par les finances publiques, sans démarche des propriétaires. Les bailleurs devront reverser le dégrèvement à leur fermier. Des réclamations individuelles resteront possibles lorsque les pertes dépassent les taux retenus.

Ce jeudi 8 octobre, à compter de 8h, à Pontarlier, les bovins font leur retour à la Foire de la Saint‑Luc, après l’absence liée à la dermatose nodulaire contagieuse. L’édition 2026 mettra en avant la jeunesse avec le Grand Ch’lem, challenge imaginé par l’association « les  Éleveurs montbéliards » : 90 élèves, répartis en équipes, se mesureront à des épreuves de conduite d’animaux, pointage morphologique, classement et quizz élevage. Tout au long de la journée des stands agricoles et commerciaux animeront également l’espace René‑Pourny. L’entrée est gratuite.

Face aux dégâts causés par la sécheresse et la canicule cet été, l'État déploie un plan de soutien exceptionnel de près de 6 millions d'euros pour les agriculteurs du Jura. Parmi les mesures immédiates : un dégrèvement d'office de la taxe foncière, sans aucune démarche requise, allant de 30 % pour les terres arables à 55 % pour les prairies.

Dès la semaine prochaine, un fonds d'aide directe d'un million d'euros sera également débloqué pour les exploitants les plus en difficulté. Enfin, l'aide à l'achat de carburant agricole est officiellement prolongée pour les mois de septembre et octobre. Pour toute question, les modalités et les contacts de la préfecture sont à retrouver sur le site internet de la direction des finances publiques : https://www.impots.gouv.fr/accueil

La FRSEA Bourgogne–Franche-Comté estime que les mesures du plan CASI annoncées par le gouvernement ne répondent pas à l’ampleur des conséquences de la sécheresse. Le syndicat agricole réclame notamment une « année blanche » pour soulager la trésorerie des exploitations, ainsi que des solutions rapides pour nourrir les troupeaux confrontés au manque de fourrage. Il demande également davantage de moyens pour améliorer la gestion de l’eau, développer les capacités de stockage et adapter durablement les exploitations au changement climatique.

Le préfet du Jura a reçu, mardi 8 septembre, les représentants de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs afin d’évaluer les lourdes conséquences de l’été 2026 sur les exploitations.

Les mesures du plan gouvernemental d’urgence d’un milliard d’euros ont été présentées : indemnisations, exonérations de taxe foncière, aides à l’achat de carburant et d’engrais, ainsi qu’une prise en charge renforcée des cotisations sociales. Une attention particulière sera portée aux exploitations fragilisées, aux jeunes installés et aux filières les plus touchées. Le comité départemental de suivi de la sécheresse se réunira le 18 septembre.

Le vignoble jurassien traverse une année 2026 particulièrement difficile. Selon les dernières estimations du ministère de l’Agriculture, sa production viticole devrait reculer de 36 %. Cette forte baisse s’inscrit dans un contexte national dégradé : la filière française enregistrerait sa plus faible récolte depuis 1957.

La sécheresse et les canicules fragilisent les vignes

Dans le Jura, les viticulteurs ont subi une succession d’épisodes climatiques défavorables. La sécheresse a d’abord freiné le développement des grappes. Les fortes chaleurs estivales ont ensuite brûlé ou desséché une partie des baies directement sur les ceps. Les cépages rouges figurent parmi les plus touchés. La chaleur a également accéléré la maturation du raisin, obligeant certains domaines à avancer fortement les vendanges. Cette précocité a compliqué le recrutement des saisonniers, encore peu disponibles au cœur de l’été, et entraîné des coûts d’organisation supplémentaires.

Des conséquences économiques importantes

Avec plus d’un tiers de production en moins, les exploitations disposeront de volumes réduits à commercialiser. Cette situation pourrait rapidement peser sur leur trésorerie, alors que les stocks constitués lors des récoltes précédentes diminuent. La Société de viticulture du Jura redoute ainsi une récolte très réduite susceptible de fragiliser durablement certains domaines. Les conditions climatiques compliquent aussi la vinification. La chaleur diminue naturellement l’acidité des moûts et peut perturber l’action des levures sauvages.

Le vignoble jurassien cherche à s’adapter

Face à la répétition des sécheresses et des canicules, les viticulteurs font évoluer leurs pratiques. Certains rehaussent notamment le palissage afin que le feuillage protège davantage les grappes du soleil. L’enherbement maîtrisé et le paillage sont également utilisés pour conserver plus longtemps l’humidité et la fraîcheur des sols. Des recherches portent parallèlement sur des lignées de savagnin plus résistantes au manque d’eau. À plus long terme, la filière envisage aussi le retour de cépages anciens ou l’introduction de variétés arrivant plus tardivement à maturité. Enfin, la gestion de l’eau devient un enjeu majeur. Le stockage hivernal et le recours à une irrigation strictement encadrée font désormais partie des pistes étudiées pour préserver les vignes lors des épisodes de chaleur les plus intenses. Pour le vignoble jurassien, l’adaptation au changement climatique apparaît désormais indispensable à la survie de certaines exploitations.

Le gouvernement débloque plus d’un milliard d’euros pour soutenir les exploitations frappées par la sécheresse et les incendies de l’été. Annoncé ce vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ce plan prévoit notamment 520 millions d’euros d’indemnisations et 300 millions de dégrèvements de taxe foncière. Un fonds de 235 millions d’euros doit aussi financer l’achat de fourrages, de semences et d’autres intrants. Cet été, 65 % du territoire français a été touché par la sécheresse et 95 départements ont connu des restrictions d’eau. Dans certains secteurs, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 %.

Morteau accueillera, samedi 24 octobre, la grande finale des 20 comices agricoles du Doubs. Organisé place du Champ-de-Foire et dans le centre-ville, le Super Comice du Patrimoine devrait réunir 600 vaches et attirer près de 20 000 visiteurs. Un défilé folklorique, un village fromager, un marché de producteurs, des démonstrations de chiens de troupeau ainsi que des expositions de chevaux comtois et de vieux tracteurs rythmeront cette grande fête de l’agriculture et des traditions locales.