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L’Urssaf Franche-Comté et l’Amicale des Frontaliers ont signé, vendredi, à Morteau, une convention de partenariat visant à améliorer l’information et l’accompagnement des travailleurs frontaliers en Suisse. Les deux établissements se sont engagés à développer et à promouvoir des actions d’informations auprès de leur public commun.

Cette coopération permettra, entre autres, à l’Urssaf de communiquer, auprès des travailleurs frontaliers, au travers de la publication trimestrielle de l’association « La lettre de l’Amicale des Frontaliers ». Seront proposées aux collaborateurs de l’Amicale des Frontaliers des actions de formation et d’information sur les missions de l’Urssaf, les dispositifs réglementaires ou encore les nouveaux services mis en place par l’Urssaf.

L’Urssaf mettra également à disposition de l’association des données statistiques sur la population des travailleurs frontaliers en Suisse pour mieux comprendre ce public. Par ailleurs, un correspondant a été désigné dans chacune des structures afin de faciliter la communication entre les différents acteurs comme dans le cas de dossiers complexes.

La situation se détériore dans les cliniques et hôpitaux du Haut-Doubs. Selon nos informations, faute de personnel, une trentaine de lits auraient été fermés à la clinique Saint-Pierre à Pontarlier. Pour l’heure, rien n’est actée, mais en raison du manque de personnel également, l’hôpital de Mouthe pourrait se voir contraindre de fermer des lits au sein de son service de Soin de Suite et de Réadaptation. Une décision devrait être prise la semaine prochaine.

 

1500 manifestants se sont réunis ce dimanche matin à Besançon lors du traditionnel rassemblement du 1er mai. Solidarité, égalité et faire cesser toutes les formes de discrimination étaient au cœur des revendications. La guerre en Ukraine et l’agression russe ont également été évoquées. Dans le cortège, des syndicats, des associations militantes et quelques partis politiques (France Insoumise, Lutte Ouvrière et Parti Communiste).

Dans une société dans laquelle les travailleurs pauvres sont une réalité. Une société où les richesses sont concentrées et pas toujours partagées, les manifestants   ont demandé une hausse des salaires, des pensions de retraite et des minimas sociaux. Tout le monde invite les élus et le patronat à s’emparer au plus vite de ces difficultés et à faire évoluer ce contexte qui gangrène la société.

Union à gauche

A gauche, militants et citoyens espèrent que les querelles politiques du moment cesseront et que toutes les composantes réussiront à s’entendre autour d’un projet commun. Selon eux, seule cette sagesse permettra à ces valeurs de triompher et de remporter un maximum de sièges à l’Assemblée Nationale, lors des législatives de juin prochain,  « pour faire barrage à la politique droitière d’Emmanuel Macron ».

Le reportage de la rédaction

En ce dimanche 1er mai, plusieurs rassemblements sont organisés dans le Doubs et le Jura. Salariés, chômeurs, retraités et étudiants sont appelés à se mobiliser ce jour. La première préoccupation est que chacun puisse vivre du fruit de son travail. L’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux seront dans toutes les têtes, « face à un enrichissement indécent et sans précédent des ultras-riches ».  L’intersyndicale appelle à un durcissement des sanctions en direction des entreprises qui ne respectent pas les normes environnementales. Le retour à une retraite à taux plein à 60 ans, un smic à 2000 euros brut,… seront également au cœur des revendications.

Les rassemblements en Franche-Comté

Besançon : A 10h30. Place de la Révolution

Dole : 10h30. Avenue de Lahr

Lons-le-Saunier : 10h30. Place de la liberté

Montbéliard : 10h. Gare SNCF

Comme attendu, la Fédération SUD Santé Sociaux descendra ce dimanche 1er mai dans les rues de Besançon. Aux côtés d’autres syndicats, Marc Paulin et les siens iront défendre les milliers de soignants toujours suspendus par les centres hospitaliers. Une situation d’urgence pour nombre d’entre eux.

Un contexte alarmant

Chaque année, fête du Travail rime avec mobilisation pour les différents syndicats de travailleurs, qui profitent de cette journée pour faire part de leur mécontentement. Des revendications plein le mégaphone pour dénoncer des conditions de travail déplorables. Concernant la Fédération SUD Santé Sociaux, l’un des syndicats du secteur sanitaire et social, les protestations portent sur la situation « gravissime » qui règne au sein des services hospitaliers. Les soignants ne suivent plus la cadence, d’autant plus depuis la suspension de plusieurs de leurs collègues n’ayant pas souhaité participer à la campagne de vaccination contre la Covid-19. Marc Paulin, responsable du syndicat, met en garde : « On voit bien que le Ségur a ses limites et qu’aujourd’hui la situation hospitalière, nationale est gravissime. » Doutant sérieusement des intentions d’Emmanuel Macron quant au domaine de la santé publique, Marc Paulin soutient qu’il faut absolument que « le dossier de la santé des Français [soit] posé. »

Beaucoup d’incertitude

Le prochain mandat d’Emmanuel Macron suscite « de grosses interrogations » et notamment au niveau de la restructuration en profondeur du système de santé. Nombreux sont les soignants à lâcher prise, tombant dans une profonde dépression. Ainsi, la mobilisation du dimanche 1er mai sera une nouvelle possibilité de dénoncer, manifester leurs revendications, afin retrouver un sens à leur travail. « On ne travaille pas sur des machines, on travaille sur des humains », termine Marc Paulin.

L'interview de la rédaction / Marc Paulin

La fête du Travail donne lieu chaque année aux traditionnelles manifestations, la CGT fait partie de ceux qui vont défiler au centre-ville de Besançon ce dimanche.

Le rendez-vous est fixé dimanche à 10h30 Place de la Révolution avec l’UNSA et la SNES-FSU. Le cortège partira en direction de la rue Battant, empruntera les quais et reviendra au centre-ville sur la rue de la République pour ensuite rejoindre la place du 8 septembre, puis la place Granvelle avant que le cortège ne se dissolve à la Préfecture. Florian Cholley, secrétaire général de l’union locale CGT souhaite une grande mobilisation : « On espère être le maximum, 2000 personnes ce serait très bien ».

Trois principales revendications

Les syndicats veulent mettre en avant l’international avec la guerre en Ukraine et les enjeux que cela soulève. Les salaires sont également un grand enjeu de cette mobilisation. « Quand on demande une augmentation des salaires on parle de salaire brut pour financer la protection sociale, les caisses de retraites, ou encore l’assurance maladie ». Enfin un volet sociétal et environnemental fera partie des grands sujets de cette manifestation. De plus, dans ce contexte d’élections, le secrétaire général réagit à la poussée de l’extrême droite : « Ce sont des valeurs contraires aux valeurs que nous défendons avec les autres syndicats ».  La CGT organise pour cette journée du 1er mai un « Village CGT » avec des stands, une buvette restauration et des animations pour les petits et grands.

Info agenda : Le vendredi 13 mai prochain, la CGT appelle à une conférence sur les services publics.

L'interview de la rédaction

 

La société Ginko fait savoir que ce dimanche 1er mai, jour férié, les lignes 1 à 6 ne circuleront pas. Seules les lignes Ginko Citadelle, Ginko Hôpital, Ginko Gare, Ginko Clinique et Proxi TGV 1 à 4 circuleront normalement.

Les chiffres du chômage pour le 1er trimestre 2022 ont été publiés ce jeudi. En bourgogne-Franche-Comté, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’élève 101.620 pour cette période. Ce nombre baisse de 6% sur le trimestre et de 17,4% sur un an. Par rapport au trimestre précédent, la situation est la suivante : -9,3% dans le Doubs et -5,3% dans le Jura.

Depuis le début de la démolition de l’immeuble rue de Chaillot entreprise au printemps 2021, la confédération nationale du logement (CNL) continue de se battre aux cotés des locataires.

C’est 32 foyers qui ont été expulsés de l’immeuble rue du Chaillot et qui ont dû l’être relogés et c’est en tout 48 appartements qui vont disparaître. Michel Boutonnet, militant de la CNL, a mené et mène encore un long combat depuis l’annonce de la démolition qui date de 2015 : « Nous devons continuer à dire à la municipalité que ce n’est pas une façon de traiter les êtres humains, que de décider de les déplacer comme des pions sur un échiquier ». Cela représente un gaspillage énorme en ce qui concerne le vie des habitants car, l’immeuble comptait beaucoup de personnes âgées, malades et aux faibles revenus. Un gaspillage financier est aussi à prendre compte car le coût de la démolition est estimé à plus de 2 millions d’euros.

 

Des anciens locataires en colère

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Michel et Monique, anciens locataires de l’immeuble rue de Chaillot ont vécu pendant 10 ans dans ce dernier pour aujourd’hui se retrouver un peu plus loin rue de Vesoul, avec un logement plus petit et plus cher (64m2 contre 50 aujourd’hui). Michel est très attristé de voir son ancien immeuble en cours de démolition : « C’est la misère, ça fait mal au cœur parce que on s’est assez battu pour le garder », Monique elle déplore avec tristesse le choix de la municipalité : « On préfère détruire plutôt que réparer » avant d’ajouter : « Maintenant on vit dans des cages à lapin ». Une réhabilitation a pourtant été proposée à tous les locataires mais entrainant pour eux une augmentation des loyers, ils ont refusé cette réhabilitation.

 

1100 logements en danger à Planoise

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Les décideurs ont maintenant pour projet la démolition de 1100 logements à Planoise avec « les mêmes dégâts humains, écologiques et économiques » regrette Michel Boutonnet avant d’ajouter que tout cela se fait « sans aucune concertation sans tenir compte de ce que veulent les gens, on va les déplacer, les enlever de toute leur vie ». Ce programme de destruction doit s’étaler sur 10 ans et la CNL est présente pour s’opposer à cette démolition qui représente 23 fois celle de l’immeuble rue de Chaillot.

Comme il le fait tous les ans, Pôle emploi réalise une enquête sur les besoins en main d’œuvre des entreprises sur les différents territoires du Doubs. S’il ne s’agit que d’un outil, ce document donne de précieuses indications sur les perspectives économiques à venir. Concrètement, elle permet notamment de connaître le marché du travail local et identifier les besoins de formations dans les territoires.

Une forte hausse des projets de recrutement

Alors que 2021 a été marquée « par une reprise économique inédite », une « forte progression des projets de recrutement » est annoncée pour 2022. 10.120 projets sont connus à Besançon, 2.580 à Pontarlier et 2100 à Morteau. Soit une progression de 20% par rapport à 2021. Dans le Doubs, la part des entreprises ayant l’intention d’embaucher est de 29%. Le domaine des services est le plus concerné, avec 53% des intentions d’embauche.  Le commerce (14%), l’industrie manufacturière (13%), la construction (9%) et l’agriculture (6%) complètent ce classement.

Des secteurs en tension  

De nombreux secteurs d’activité n’arrivent pas à recruter et sont en tension.  Dans la région, les recrutements sont difficiles dans l’industrie, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, la santé, l’aide à la personne, les transports, la maladie.  A Pontarlier, 71% des employeurs jugent les recrutements difficiles. Ils sont 60% à Morteau. A Besançon, les professions de l’aide à domicile, les ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal et les conducteurs de transport en commun sur route figurent en tête.  A Morteau, les professionnels de l’animation socioculturelle, les apprentis et ouvriers non qualifiés de l’alimentation et les ouvriers qualifiés du travail industriel du textile et du cuire connaissent ces mêmes difficultés.  A Pontarlier, les ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires, les aides-soignants, les infirmiers, les cadres infirmiers, les puériculteurs, les ouvriers non-qualifiés de type industriel, les aides à domicile, les aide-ménagers et les travailleurs familiaux sont cités

Les causes de ces difficultés sont multiples : la méconnaissance de certains métiers, l’attractivité des emplois, les salaires, la qualité de vie au travail, l’accès au lieu de travail, la vie en entreprise, … .

L'interview de la rédaction : Jean François Locatelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs - Territoire de Belfort