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Les agriculteurs rentrent progressivement dans leurs exploitations, après 15 jours de manifestation. Néanmoins, ils restent extrêmement méfiants et veulent s’assurer que les mesures et les promesses seront bien tenus. Durant la mobilisation, les professionnels de la terre ont obtenu un large soutien de la population française. Dans le département du Doubs, des croissants et des galettes ont été offerts aux manifestants pour les soutenir dans leur démarche.

Nombreux sont celles et ceux qui reconnaissent en ces acteurs, leur grande capacité de travail et leur responsabilité dans la chaîne alimentaire. Leur difficulté à pouvoir vivre de leur labeur en a également ému plus d’un. Un état d’esprit qui a été apprécié et une médiatisation qui a permis de mettre en exergue le quotidien de toute une profession.

L'interview de la rédaction : Florent Dornier, le président de la FDSEA du Doubs

Une journée importante pour le monde agricole s’est terminée ce jeudi. La  FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont appelé à suspendre les blocages. Néanmoins, la vigilance est de mise. Les deux syndicats majoritaires veulent des preuves écrites du gouvernement sur les engagements qui ont été pris. Ils attendent des preuves tangibles.

Hier, Gabriel Attal, le Premier Ministre, et Emmanuel Macron, lors d’un conseil européen extraordinaire,  ont pris respectivement la parole et formulé des annonces. Le chef du gouvernement a notamment annoncé une enveloppe de 150 millions d’euros, une « phase massive de contrôle » dans les supermarchés, une « mise en pause » du plan Ecophyto et le remboursement partiel immédiat de la taxe sur le gazole non routier.  La promotion massive de l’étiquetage sur l’origine des produits fut également avancée.

De son côté, Emmanuel Macron, c’est dit « pas favorable à une Europe qui se referme », mais qu’il ne souhaitait pas «  des échanges qui se font aux dépens de nos producteurs ». Le Chef de l’état a également fustigé l’accord en cours de négociation entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur.

Selon des chiffres donnés par le rectorat de Besançon. Le taux de participation à la journée de grève du jour est estimé à 17,7% dans l’académie de Besançon. 20,4% des enseignants se sont mobilisés ce jeudi. Des participations à 20,8% et 20,1% sont respectivement enregistrés dans le 1er et le second degré.

Dans son rapport 2024, rendu public hier, la fondation Abbé Pierre indique que « la crise du logement s’aggrave en France ». Il est pointé « une année noire ». Selon le document, en 2023, 4,2 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement personnel. 330.000 sans domicile fixe ont été comptabilisés durant cette année. Il existerait au moins 600.000 logements indignes dans notre pays.

On peut s’attendre à une forte mobilisation des enseignants ce jeudi pour la journée de grève annoncée. Dans l’académie de Besançon, les professeurs dénoncent la suppression de nombreux moyens à la rentrée prochaine. Selon des chiffres syndicaux, dans l’académie de Besançon, le ministère a choisi de supprimer « 85 postes dans le secondaire et 70 postes dans le primaire ». « A Besançon, le lycée Louis Pasteur perdra 32 heures d’enseignement. A Pergaud, 130 heures d’enseignement seront supprimées. Soit l’équivalent de quatre postes d’enseignants ».

Des rassemblements sont prévus ce jour. A Besançon, le rendez-vous est fixé, à 14h, sur la place de la révolution, au centre-ville. A Lons-le-Saunier, aussi, on se mobilisera. Les manifestants sont attendus à 14h30 sur la place de la Liberté.

A compter de ce jeudi 1er février, les sociétés d’autoroute vont augmenter le prix des péages. La hausse est fixée à environ 3% pour cet exercice 2024. L’augmentation sera de 3,02% pour les itinéraires gérés par APRR. A titre d’exemple, la hausse sera de 2,7% pour Vinci Autoroutes et Sanef. Par ailleurs, la facture d’électricité des ménages et des entreprises augmente également. Elle sera de 9,8% sur les tarifs heures pleines et heures creuses, et 8,6% sur les tarifs de base.

Dans le cadre de la crise agricole, le gouvernement a annoncé qu’un fonds d’urgence de 80 millions d’euros est mis en place immédiatement pour soutenir les viticulteurs, qui connaissent des difficultés de trésorerie. Il fournit également un appui structurel à hauteur de 150 millions d’euros afin d’encourager la restructuration et la diversification agricole et leur permettre d’investir dans d’autres productions agricoles, adaptées aux territoires et à leur climat.

S’ils reconnaissent que les dernières mesures annoncées par Gabriel Attal « vont dans le bon sens », les militants agricoles de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs n’entendent pas baisser les bras. D’autant plus que les 120 propositions qu’ils ont formulées et transmises au 1er ministre sont loin d’avoir été atteintes. Ce mardi dans le Jura, les agriculteurs ont procédé au blocage de deux centrales d’achat dans le nord du département.

On peut s’attendre à une forte mobilisation des enseignants ce jeudi pour la journée de grève annoncée. A Besançon, les professeurs dénoncent la suppression de nombreux moyens à la rentrée prochaine. Selon des chiffres syndicaux, dans l’académie de Besançon, le ministère a choisi de supprimer « 85 postes dans le secondaire et 70 postes dans le primaire ». « A Besançon, le lycée Louis Pasteur perdra 32 heures d’enseignement. A Pergaud, 130 heures d’enseignement seront supprimées. Soit l’équivalent de quatre postes d’enseignants ».

Gabriel Attal n’a pas convaincu les agriculteurs, ce mardi après-midi, lors de la déclinaison de sa déclaration de politique générale. Le Premier ministre est resté très vague sur les ambitions de son gouvernement dans le domaine de l’agriculture. En attendant d’autres mesures, qui devraient être connues dans les prochains jours, il a annoncé que, d’ici le 15 mars, toutes les aides de PAC seront versées sur les comptes bancaires des exploitants ». Tout en ajoutant que le gouvernement « travaillera avec les régions pour que les aides à l’installation des jeunes agriculteurs puissent être versées dans les prochaines semaines ». Le contrôle du respect de la loi Egalim sera également renforcé.