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Cette situation fait froid dans le dos. Laura, une mère de famille, vit actuellement dans un immeuble totalement insalubre avec ses deux enfants, âgés de 8 et 10 ans. Ce bâtiment de 10 étages, voué à la destruction, est situé rue de Picardie, dans le quartier Planoise à Besançon. Depuis le 19 octobre dernier, le chauffage a été coupé dans l’appartement qu’elle occupe et elle n’a plus d’eau chaude. Des propositions de relogement ont été formulées, mais elles ne correspondent pas aux besoins et aux attentes de cette maman désemparée. En plus de la précarité de l’endroit, les rats se sont invités. Il faut bien avouer que l’espace si prête plutôt bien. Les appartements voisins, désertés, sont de véritables nids à cochonneries.  

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Des appartements voisins laissés à l'abandon

On m’a proposé sept radiateurs électriques

Cette mère de famille, qui touche le RSA, se trouve dans une grande vulnérabilité. Elle envisage de porter l’affaire devant la justice et d’en informer Anne Vignot, la Maire de Besançon et présidente du Grand Besançon. « Je n’arrive pas à joindre le bailleur logeGBM » explique-t-elle. Privés d’eau chaude et de gaz, c’est chez leur grand-mère que les enfants vont faire leur toilette. Les nuits sont également froides. Les enfants s’emmitouflent dans les couvertures. Des conditions difficiles qui ne s’amélioreront pas lorsque les températures deviendront davantage de saison. Pour couronner le tout, face à ce contexte qui génère un fort stress, Laura voit sa santé déclinée. Il y a quelques jours, elle a été touchée par une paralysie faciale. La partie droite de son corps s’est complètement paralysée. Une prise en charge est devenue urgente. Il en va de la santé mentale et physique de toute cette famille.

 

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Des appartements voisins laissés à l'abandon

L'interview de la rédaction

Le Conseil Départemental du Doubs organise, à Morteau, un groupe d’expression pour les enfants de 6 à 11 ans qui vivent une séparation ou un divorce au sein de leur famille. Six séances de 2 heures se tiendront une fois par semaine à compter du 9 novembre prochain. Elles seront animées par des professionnelles de l’enfance.

A l’exception d’un rendez-vous, auquel les parents seront conviés, les autres n’accueilleront que les enfants. Les objectifs sont multiples : aider les enfants à se sentir mieux et reprendre confiance en eux, les rassurer, les soutenir, reconnaître et exprimer leurs émotions.

Cette initiative est gratuite. Pour s’inscrire, il suffit de composer le 03.81.98.17.61 ou le 03.81.67.97.77 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’info est largement reprise. Alors que l’inflation atteint 17% en Suisse, le canton de Genève va augmenter son salaire minimum. Ce dernier va passer à 4368 francs suisses brut soit 4.400 euros pour un total d’heures hebdomadaires travaillées de 42 heures. Rappelons que le SMIC français s’établit à environ 1678 euros bruts. Soit 1329 euros nets pour 35 heures de travail. Cette augmentation prendra effet le 1er janvier 2023.

Un rassemblement se tiendra ce lundi matin, à partir de 8h30, devant le conseil départemental du Doubs à Besançon. Les revendications porteront sur le versement des 183 euros du Ségur de la santé pour tous les salariés œuvrant dans le secteur sanitaire, social et médicosocial et sur les conditions de travail des personnels du Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille du Doubs, qui prennent en charge les enfants qui sont confiés à la collectivité locale.

Suite à un mouvement social national interprofessionnel, la circulation des trains sera perturbée ce mardi 18 octobre sur plusieurs lignes ferroviaires. Le trafic des TGV est quasi normal. Prévoyez 1 circulation sur 2 sur les axes Dijon/Besançon et Besançon/Lons, 1 sur 3 sur l’itinéraire Besançon/Morteau et Dole/Pontarlier. Des cars de substitution seront mis en place sur les axes Valdahon/Besançon et Andelot/Saint-Claude.

Grande journée de mobilisation interprofessionnelle ce mardi. Les salaires et les réquisitions sont au cœur des revendications. Des perturbations sont à prévoir dans les administrations, l’éducation nationale ou encore les transports. La mobilisation dans les lycées professionnels devrait être suivie. La reforme concernant ces établissements ne passent pas. La suppression de près de 50% des heures de cours, au profit de stages en entreprise est contestée. « L’adaptation constante des formations dispensées par l’éducation nationale au monde économique » est fustigée.

Plusieurs rassemblements sont annoncées : à 10h30, place Pasteur à Besançon et à 17h, devant les préfectures de Dole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude.  A l’éducation nationale, les enseignants ont prévu de se rassembler, ce mardi, à 10h, en assemblée générale devant chaque lycée professionnel. A 15h, ils participeront à un rassemblement académique sur la place du 8 septembre à Besançon.

L'interview de la rédaction / Nathalie Faivre ( syndicat SNES/ FSU)

 

Suite à un mouvement social national interprofessionnel, la circulation des trains sera perturbée ce mardi 18 octobre sur certaines lignes opérées par SNCF Voyageurs. Ces perturbations sont possibles dès ce lundi en fin d’après-midi. Pour obtenir des informations plus précises, il est important de contacter l’opérateur, via le 03.80.11.29.29 ou  le site ter.sncf.com

Une grande journée de mobilisation pour les salaires et les contre les réquisitions se déroulera ce mardi 18 octobre. En Franche-Comté, plusieurs rassemblements sont prévus. Les manifestants se donnent rendez-vous : à 10h30, place Pasteur à Besançon et à 17h, devant les préfectures de Dole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude.  

 A l’éducation nationale, les enseignants ont prévu de se rassembler, ce mardi, à 10h, en assemblée générale devant chaque lycée professionnel. A 15h, ils participeront à un rassemblement académique sur la place du 8 septembre à Besançon.

La CGT du Doubs fait savoir « qu’en solidarité et soutien » avec les travailleurs des raffineries, elle appelle à une mobilisation devant la préfecture bisontine ce vendredi, à 18h. « Ils ne se battent pas seulement pour eux, mais aussi pour nous » annonce le communiqué de presse. Une autre mobilisation est programmée le 18 octobre, à 10h30, place Pasteur, à Besançon. Une action identique est prévue le même jour, à 14h, au Champ de Foire, à Montbéliard. Elles porteront sur les salaires.

La Mission Locale du bassin d’emploi de Besançon fête ses 40 ans. Tout au long de ce mois d’octobre différents évènements sont organisés. Ce jeudi, une après-midi portes ouvertes s’est tenue  sur les deux sites de l’organisme, rues Marmier et Midol. Pour l’occasion, un jeu de pistes était proposé aux visiteurs, qu’il s’agisse des partenaires ou du public visé, les jeunes âgés entre 16 et 25 ans.  Onze stands thématiques ont été pensés. Ils présentaient, sous la forme d’énigmes et d’épreuves,  le parcours et les différentes prises en charge et informations dont peut bénéficier un jeune. La problématique des mobilités et de la santé étaient par exemple abordés.

Accueillir et redonner confiance

La prise en charge d’un jeune est complexe. Elle doit être globale. La seule orientation professionnelle n’est pas suffisante. D’autres accompagnements doivent être menés. Co-construire un projet personnel et professionnel avec un jeune ne s’improvise pas. De multiples compétences doivent être travaillées. Ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’à l’Education Nationale, où la prise en charge collective d’une classe d’âge a montré ses limites.  L’état attend des résultats rapides, mais certaines situations demandent du temps et de la patience. Ce qui n’est pas toujours possible. « Nous avons besoin de davantage d’interconnexions avec les services de l’état. Nous devons être moins dans les chiffres. Le financeur attend des résultats en termes quantitatifs. Alors que nos évaluations sont autres ». explique Didier Paineau, Président de la Mission Locale bisontine. Et de conclure : « il ne faut pas que la structure devienne un espace bureaucratique et bureautique, mais un lieu de vie, où l’humain a toute sa place ».

Le reportage de la rédaction / Laurine Baudrey et Cindy Arbey ( conseillères à la Mission Locale de Besançon). Didier Paineau, Président de la Mission Locale bisontine.