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La section SUD du Centre hospitalier de Novillars dénonce, dans un communiqué, les méthodes de management de son directeur, Stéphane Filipovitch. Le syndicat l'accuse d'autoritarisme, de mépris du dialogue social et de propos jugés « sexistes, patriarcaux et violents », après une réunion du comité social d'établissement (CSE).

SUD critique également la gestion des conditions de travail, notamment en période de canicule, ainsi que le traitement des représentants du personnel. Le syndicat appelle à faire cesser ces pratiques, estimant qu'elles favorisent un climat de maltraitance institutionnelle, alors qu'un rapport du Contrôle général des lieux de privation de liberté est attendu sur le fonctionnement de l'établissement.

Le mouvement social se poursuit au centre de distribution Proudhon de Besançon. À l'appel du syndicat SUD PTT, les facteurs et factrices poursuivent ce vendredi leur quatrième journée d'action, avec une grève quotidienne de 59 minutes, entre 11h et 12h. Ils dénoncent les suppressions de postes et l'alourdissement de la charge de travail depuis la réorganisation du 19 mai, qui, selon eux, dégrade les conditions de travail et la distribution du courrier.

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule, la CGT du Centre hospitalier de Novillars estime que les mesures d'urgence mises en place par la direction restent insuffisantes. Le syndicat évoque des températures dépassant régulièrement les 32°C dans plusieurs services, jusqu'à 36°C dans certaines structures extra-hospitalières.

Il affirme que plusieurs agents ont été victimes de malaises liés à la chaleur et indique avoir déclenché une procédure de danger grave et imminent. La CGT demande des investissements durables pour adapter les bâtiments, renforcer les équipements de rafraîchissement et améliorer les conditions de travail afin de garantir la sécurité des soignants et la continuité des soins.

Le groupe de la Droite et du Centre au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté réagit au projet de réorganisation des cantines dans plusieurs lycées. S'il se dit favorable à une rationalisation du patrimoine et des cuisines, il dénonce une méthode jugée insuffisamment concertée avec les agents. Les élus s'inquiètent également des conséquences pour les élèves, certains devant, selon eux, se rendre dans un autre établissement pour déjeuner durant la pause méridienne. « Réunir les cuisines, pourquoi pas. Mais imposer de nouveaux trajets aux élèves, c'est non », conclut le communiqué signé par Céline Bähr, Martine Dechaud et Jean-Marie Sermier.

À l'appel du syndicat SUD PTT, les factrices et facteurs du centre de distribution Proudhon à Besançon poursuivent leur mouvement social. Après deux jours de mobilisation, les agents entameront ce jeudi 25 juin leur troisième journée de grève de 59 minutes. Ils se rassembleront de 11 h à 12 h devant le centre courrier situé au 14 rue Gambetta.

Les grévistes dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai dernier sur les territoires de Besançon et du Haut-Doubs : suppressions de postes, surcharge de travail et dégradation des conditions d'exercice. Selon le syndicat, ces difficultés entraînent des retards dans la distribution du courrier et des colis. Les agents réclament notamment la création de nouvelles tournées afin d'alléger la charge de travail. SUD indique également que la direction n'a, pour l'heure, pas souhaité rencontrer les grévistes.

 

L'emploi salarié privé continue de reculer en Bourgogne-Franche-Comté au premier trimestre 2026, avec 580 postes supprimés (-0,1 %), après une baisse déjà observée fin 2025. Sur un an, la région a perdu 3 720 emplois salariés (-0,5 %), une diminution plus marquée qu'au niveau national. Le commerce, l'industrie et la construction restent les secteurs les plus touchés. Seul l'intérim affiche une légère progression avec une centaine d'emplois supplémentaires. Le Doubs et l'Yonne font figure d'exception en enregistrant des créations nettes d'emplois, tandis que l'action sociale, l'hébergement-restauration et les activités de conseil continuent de recruter malgré un contexte économique fragile.

La CGT Bourgogne–Franche-Comté tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme concernant l'avenir de l'EREA de Crotenay. Le syndicat affirme que plusieurs réorganisations envisagées, notamment le transfert de la classe de 6e vers le collège des Louataux et de la restauration vers le lycée de Champagnole à partir de 2027, pourraient constituer les premières étapes d'un démantèlement progressif de l'établissement. La CGT demande le maintien intégral de l'EREA, des moyens supplémentaires et une clarification de l'État et de la Région sur l'avenir de cette structure spécialisée accueillant des élèves à besoins particuliers.

Un mouvement de grève est annoncé ce mardi 23 juin au centre de distribution de la Poste de Proudhon, rue Gambetta, à Besançon, à l'appel du syndicat SUD PTT. Les factrices et facteurs entendent exercer un droit de grève de 59 minutes par jour pour dénoncer les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai dernier sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs. Ils dénoncent des suppressions de postes, une charge de travail jugée excessive et des conditions de travail dégradées. Selon les grévistes, cette situation entraîne des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ils réclament la création de nouvelles tournées afin d'alléger la charge de travail. Un rassemblement est prévu à partir de 11 heures devant le bureau de poste Proudhon, rue Gambetta.

Le conseiller départemental Raphaël Krucien interpelle l'exécutif du Département du Doubs sur l'évolution du nombre de bénéficiaires du RSA. Dans une question orale transmise à la présidente du Département et qui sera examinée lors de l'assemblée départementale de ce lundi, il demande à Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge des solidarités, de préciser les sources des chiffres qu'il avait présentés lors de la séance du 27 avril dernier.

Selon l'élu d'opposition, les données avancées par l'exécutif pour démontrer l'efficacité de sa politique d'insertion seraient en contradiction avec les statistiques officielles publiées par la Drees. Raphaël Krucien affirme notamment qu'en 2025, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4,38 % dans le Doubs contre 0,47 % au niveau national. Il s'interroge également sur les écarts entre les chiffres communiqués par le Département et ceux de la Drees concernant le nombre d'allocataires.

Dans un communiqué, l'élu estime que les données mises en avant par la majorité départementale relèvent davantage de la communication politique que de la réalité statistique et reproche à Ludovic Fagaut d'avoir accusé ses opposants de mentir lors des débats. La majorité départementale devra répondre publiquement à ces interrogations lors de la séance de lundi.

La députée du Doubs Dominique Voynet appelle les enseignes de la grande distribution à faire évoluer leurs pratiques lors des collectes alimentaires organisées au profit des associations de solidarité. Dans un courrier adressé le 11 juin aux grandes surfaces, l'élue écologiste souligne ce qu'elle considère comme une anomalie dans le fonctionnement actuel de ces opérations. Chaque année, des millions de Français participent aux collectes organisées par la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou d'autres associations en achetant des produits qu'ils remettent ensuite aux bénévoles présents dans les magasins. Selon Dominique Voynet, si l'intention des donateurs est de soutenir pleinement ces associations, une partie de la valeur de leur achat reste aujourd'hui entre les mains des distributeurs sous forme de marge commerciale. Une situation qu'elle juge contestable au regard de l'objectif solidaire de ces collectes.

Faire du reversement des marges une règle

La parlementaire propose que les enseignes reversent intégralement les marges réalisées sur les produits achetés dans le cadre de ces opérations. Elle estime qu'une telle démarche permettrait non seulement d'augmenter les ressources des associations, mais également de renforcer la confiance des citoyens dans les dispositifs de don. Dominique Voynet rappelle qu'une proposition de loi transpartisane est actuellement en préparation afin d'inscrire ce principe dans la législation. En attendant une éventuelle évolution de la loi, elle invite les enseignes du bassin de vie de Besançon à s'engager volontairement dans cette démarche qu'elle présente comme un geste de générosité et de justice au bénéfice des plus démunis.