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Le rectorat de Besançon a fait connaître le taux de participation des enseignants à la mobilisation du jour. Il s’établit à 7% d’enseignants mobilisés. Il est d’environ 8% dans le 1er degré et 6,5% dans le second degré.

Journée de mobilisation ce mardi dans la fonction publique. Des rassemblements se tiennent notamment à Besançon, Pontarlier, Dole et Lons-le-Saunier. Pour les syndicats la coupe est pleine. Les 22 milliards d’euros d’économie annoncés par Bruno Le Maire suscitent à la fois colère et inquiétude.

L'interview de la rédaction / José Avilès, responsable de la CGT du Doubs

« C’est un gouvernement qui est gouverné par la finance » explique José Avilès. Et de poursuivre : « il faut que l’on réagisse. On ne peut pas se laisser faire comme cela. Même quand on travaille, on en crève ». Pour M. Avilès, le responsable de la CGT du Doubs, « s’il y a des moyens pour financer l’armement, il existe des moyens pour que le peuple français vive dignement ». Rachel Messous de Force Ouvrière pointe le contexte des salaires, « avec le gel du point d’indice ». La privatisation est également fustigée par la responsable syndicale. « Le service public, c’est un service rendu à la population » indique-t-elle.  

L'interview de la rédaction, Rachel Messous (Force Ouvrière du Doubs)

Quelle mobilisation à Besançon ?

Environ 200 personnes se sont rassemblées à Besançon. Parti de la Préfecture, le cortège s’est rendu devant l’hôpital, avant de rejoindre la mairie, le rectorat et le Conseil Régional. « On a essayé de toucher tous les versants de la fonction publique, où des temps de parole sont prévus » explique Danièle Gouffon, secrétaire générale de la CGT des territoriaux de Besançon. Du côté de la CGT, la mobilisation se poursuit. Le syndicat a déposé un préavis de grève mensuel, avec des réponses très attendues sur les salaires et les conditions de travail.

L'interview de la rédaction, Danièlle Gouffon, secrétaire générale de la CGT des territoriaux de Besançon

A l’appel de plusieurs organisations, les infirmiers libéraux se mobilisent ce jour. Beaucoup devraient rejoindre les rassemblements de ce mardi dans la fonction publique. Il est réclamé la reconnaissance de la pénibilité du métier et la revalorisation du tarif de base des actes infirmiers.

Les fonctionnaires sont dans la rue ce mardi. A l’appel de l’intersyndicale, une journée d’action se tient aujourd’hui. Elle porte sur les salaires et les conditions de travail. Les manifestants s’opposent également à la rémunération au « mérite ». Plusieurs rassemblements sont prévus ce jour.

On s’est mobilisé ce matin  devant la Préfecture à Besançon et devant la Sous-préfecture à Dole. A Pontarlier, un rassemblement était annoncé pour midi sur la place d’Arçon. A Lons-le-Saunier, les manifestants ont prévu de se rassembler, à 14h,  sur la place de la Liberté.

Dans le cadre de la crise agricole, une réunion prévue ce mardi avec la FNSEA, à l’Elysée, a été reportée. Selon son président, Arnaud Rousseau, « les conditions pour sortir de la crise ne sont pas réunies ». Le responsable syndical rappelle les 62 mesures exprimées et demande leur prise en compte totale. Les retraites, l’élevage, les produits phytosanitaires, la trésorerie et la simplification sont notamment des thématiques et problématiques au cœur de la crispation avec les autorités.  

A l’appel de l’intersyndicale, une journée d’action dans la fonction publique se tiendra ce mardi 19 mars. Elle portera sur les salaires et les conditions de travail. Les manifestants s’opposeront également à la rémunération au « mérite ». Plusieurs rassemblements sont au programme : A 10h30 devant la Préfecture à Besançon à et à 12h sur la place d’Arçon à Pontarlier.

Le 26 mars prochain, le département du Doubs organisera le troisième salon des recruteurs. Ce forum dédié à l’emploi regroupera 133 exposants et proposera 1000 offres d’emploi à Besançon-Micropolis de 10 heures à 18 heures. De nombreuses entreprises du bassin d’emploi de Besan­çon, quel que soit leur secteur d’activité, seront présentes avec une priorité donnée aux secteurs en tension ainsi qu’aux entre­prises à forts besoins de recrutement. Le Salon s’adresse à l’ensemble des demandeurs d’emploi, aux allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) et au grand public. Plus de 1 500 personnes sont atten­dues à Micropolis.

L'interview de la rédaction / Ludovic Fagaut, 1er Vice-président du Conseil Départemental du Doubs, en charge du retour à l’emploi, de l’insertion et de l’action sociale

 

Le syndicat SUD-Rail a fait savoir qu’il avait déposé un préavis de grève pour le mois de mai, entre le 30 avril et le 31 mai. Cette mobilisation s’inscrit dans celle des contrôleurs de la SNCF mi-février. Cette action est la résultante de la réunion de concertation du 27 février, qui est jugée insatisfaisante, face aux interrogations et revendications,  portant sur la pénibilité, la fin de carrière des contrôleurs, la prime de travail et le reclassement des agents.

29 nouveaux départements vont expérimenter le RSA sous conditions. Ils rejoignent ainsi les 18 départements déjà concernés par cette mesure depuis le mois de décembre 2022. En Franche-Comté, le Territoire-de-Belfort et la Haute-Saône sont concernés. La généralisation de ce dispositif s’effectuera progressivement à compter de l’année prochaine.

Ce vendredi matin, entre 11h00 et 12h20, à Pontarlier, à l’appel de la CGT, 40 salariés, sur les 177 que compte  Knauff Ceiling Solution (ex Armstrong), ont cessé le travail pour dénoncer leur situation. Rappelons que cette société, rachetée depuis 2020 par l’entreprise allemande, fabrique des plafonds suspendus

La crise sanitaire, liée au Covid 19, et le conflit en Ukraine sont venus perturber la situation et les projets de la firme. A tel point, qu’elle vivait, sous perfusion, grâce aux aides et au soutien de l’état. Cependant, depuis le début de cette année, les aides de l’état ne sont plus au rendez-vous et le site pontissalien se trouve en difficulté.  Après plusieurs années de temps partiel imposé, les salariés s’interrogent et demandent à travailler normalement pour vivre de leur travail. Ces derniers se trouvent fragilisés par une situation qu’ils subissent.

Aujourd’hui, après la fin des soutiens de l’état, qui n’ont pas été reconduits, et le rejet de la demande de chômage partiel refusé par l’état également, ils attendent des explications de la part de leur direction. Via une pétition, ils exigent une meilleure répartition des productions entre les usines du groupe en Europe et une meilleure rémunération. Ils refusent également tout projet de licenciement. Une réponse est attendue d’ici un mois et demi.

L'interview de la rédaction : Kocay Advatek, secrétaire du syndicat CGT Knauff Pontarlier