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Une première journée d’action pour dénoncer la réforme des retraites s’est déroulée ce jeudi.  Syndicats, lycéens, étudiants, travailleurs du secteur privé, fonctionnaires, et retraités veulent « faire reculer le gouvernement ».

 

Ce jeudi 19 janvier, les manifestants se sont réunis place de la Révolution à Besançon, avant de battre le pavé au centre-ville. C’est un cortège solidaire et multigénérationnel, composé entre 8 000 et 11 000 personnes,  qui s’est rassemblé dans la cité comtoise. L’allongement du temps de travail et un âge de départ à 64 ans sont à l’origine de ce mécontentement. Ils sont là pour leur génération, mais aussi pour les futures. Pour la majorité d’entre eux, l’allongement du temps de travail est une hérésie : ils demandent une meilleure prise en compte de la « pénibilité physique et mentale au travail ».

Ce soir, la suite du mouvement sera décidée. Les échéances du jeudi 26 janvier ou du mardi 31 janvier sont évoquées. Le gouvernement ne va pas tarder à réagir. Olivier Dussopt s’exprimera d’ailleurs ce jeudi soir, à 21 heures,  devant les français à la télévision.

Les syndicats et certains partis politiques de gauche, comme la France Insoumise, appellent à la mobilisation ce jeudi pour dénoncer la réforme des retraites. Des rassemblements se tiendront à 14h sur la place de la Révolution à Besançon, à 12h30 sur la place d’Arçon à Pontarlier, à 10h à Saint-Claude, rue de Rottenbourg, à 10h30 à Dole, Avenue de Lahr et à 15h, sur la place de la liberté, à Lons-le-Saunier.

Des perturbations sont à prévoir dans les administrations. Cette journée de grève devrait être très suivie à l’éducation nationale et les transports notamment. Une centaine d’écoles ont annoncé que leurs portes resteraient fermées ce jeudi dans le Doubs. Le trafic ferroviaire est également très impacté, avec 1 TER sur 10  et 1 TGV sur 3 en circulation.

Plusieurs rassemblements pour s’opposer au projet de loi de réforme des retraites se tiendront ce jeudi. A Pontarlier, l’intersyndicale invite les salariés à se mobiliser. Le rendez-vous est fixé à 12h30 sur la place d’Arçon. En choisissant cet horaire, les syndicats espèrent que le taux de participation sera important. C’est un véritable test que passent ce jeudi les syndicats et les opposants au projet de loi gouvernemental.

Une chose est certaine, le monde syndical affiche une union totale. Il demande clairement « le report de l’âge légal de départ à la retraite et de l’augmentation du nombre de trimestres ». « Le gouvernement est peut-être déterminé, mais nous le sommes aussi » explique Beatrice Schuh-Neff de la CFDT à Pontarlier. Et de conclure : « les gens sont bien descendus dans la rue pour la Coupe du Monde de football, qu’ils fassent la même chose pour se battre pour leur retraite et celle de leurs enfants. Tout le monde est concerné ».

L'interview de la rédaction / Béatrice Schuh-Neff

 

Dans le cadre de la grande journée de manifestation contre la réforme des retraites, des perturbations sont à prévoir sur le réseau ferroviaire. Prévoyez un train sur 10 pour les  TER. 1 TGV sur 3 sera en circulation. Pour obtenir de plus amples informations : www.sncf.com ou encore www.ter.sncf.com


Selon une dernière étude de l’Insee, le chauffage au fioul est encore très répandu en zone rurale en Bourgogne-Franche-Comté. Un foyer sur six se chauffe au fioul dans la région. C'est la plus forte proportion des régions de France métropolitaine. Il apparaît que 25% des plus de 75 ans et 22% des agriculteurs se chauffent de cette manière. Ce mode de chauffage est majoritairement utilisé dans les campagnes du Jura et le long de la frontière suisse notamment. Or, il est devenu onéreux – son prix a doublé entre juin 2021 et 2022 – et l’installation de nouvelles chaudières est désormais interdite. Ce procédé étant très polluant.

Deux établissements de restauration de Dole sont concernés par une fermeture administrative temporaire pour travail dissimulé. Lors d’un contrôle, mené en août dernier au « Planète Burger » et à la péniche « Le Kargo », de graves manquements ont été constatés. Ce qui a conduit le préfet à prendre cette décision.  Des constats identiques avaient déjà été enregistrés dans la première enseigne par les autorités en début d’année. Concernant l’autre site. La préfecture explique que « plusieurs salariés n’ont pas été déclarés et que l’employeur n’a déclaré aucun salaire, ni versé aucune cotisation aux URSSAF,  depuis plusieurs mois pour certains salariés ».

Les syndicats et certains partis politiques de gauche, comme la France Insoumise, appellent à la mobilisation la semaine prochaine pour dénoncer la réforme des retraites. Plusieurs rassemblements sont annoncés ce jeudi 19 janvier. Rendez-vous à 14h sur la place de la Révolution à Besançon, à partir de 12h sur la place d’Arçon à Pontarlier, à 10h à Saint-Claude, rue de Rottenbourg, à 10h30 à Dole, Avenue de Lahr et à 15h, sur la place de la liberté, à Lons-le-Saunier.

Concernant la réforme des retraites, la fédération du Jura du Parti Socialiste fait savoir « qu’elle s’oppose à cette réforme brutale et injuste qui pénalisera en priorité celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt ». Elle appelle « à la mobilisation autour des organisations syndicales du 19 janvier prochain ». Et de terminer : « Alors que la viabilité de notre système de retraites par répartition n’est pas menacée, aucune urgence n’impose de repousser l’âge légal de départ à la retraite ».

La réforme des retraites devrait susciter encore de nombreuses réactions dans l’Hexagone. Il y a les pour et les contre. La journée de contestation, prévue jeudi prochain,  devrait nous en dire plus sur les forces en présence. Certains évoquent des  Françaises et des Français résignés et pas toujours en clin à aller se battre pour s’opposer aux nouvelles directives.

A la CAPEB du Doubs, la confédération des artisans, on estime que les décisions prises sont les bonnes. « On arrive au bout de l’entonnoir. Il faudra bien financer nos retraites. Nous préférons que le temps de travail soit rallongé plutôt que d’augmenter les cotisations » explique Laurent Lartot, le président de l’organisme. La CAPEB du Doubs se satisfait également que la notion de pénibilité soit prise en compte. « La carrière des chefs d’entreprise et de leurs employés a souvent démarré à 16 ans. Ils se retrouvent avec des carrières longues. Nos métiers sont physiques. Il était important que la pénibilité apparaisse dans ce projet de réforme » conclut le responsable doubiste.

L'interview de la rédaction / Laurent Lartot

 

La reforme des retraites et l’allongement du temps de travail qui en découle ne passent pas. L’âge légal de départ à la retraite passera à 64 ans en 2030. La durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein sera  de 43 ans dès 2027 et non plus 2035. Hier, les syndicats ont fait bloc et se sont empressés d’annoncer qu’ils s’opposaient aux décisions prises par l’exécutif.  Pour Julien Juif du syndicat Solidaires, les 13 milliards d’euros que le gouvernement présente comme nécessaire pour financer les retraites d’ici 2030, est « une aberration ». Il rappelle qu’une meilleure répartition des richesses créées permettraient d’équilibrer le dispositif. Il met en parallèle les « 80 milliards d’euros,  encaissés par les actionnaires des entreprises françaises en 2022 ». « Tout cela nous fait bien doucement rigoler » explique le syndicaliste.

Solidaire demande le retour à une durée de cotisation à 37 ans 1/2. Ce qui est bien éloigné du discours prononcé hier par la Première Ministre Elisabeth Borne.  « A un moment donné, il va bien falloir faire quelque chose. Il est inconcevable que des entreprises se gavent à coups de milliards et que des gens n’arrivent pas à terminer les fins de mois » explique-t-il. Et de poursuivre : « de l’argent, il y en a. Il faut simplement le répartir ». Julien Juif rappelle que l’allongement du taux de cotisation est une totale hérésie. D’autant plus que les trajectoires de fin de carrière sont difficiles. Certains, en fonction de leur lieu d’exercice, étant remerciés, en raison de leur aptitude à poursuivre leur emploi pour des raisons médicales ou autres.

L'interview de la rédaction / Julien Juif