Ce jeudi matin, une centaine de retraités se sont rassemblés place Pasteur à Besançon pour défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la préservation de la Sécurité sociale et des services publics. Une mobilisation modeste mais déterminée.
« La santé, c’est un problème gravissime »
Parmi les manifestants, Martine Chevillard, retraitée et membre de Solidaires, insiste sur l’urgence des enjeux. « À nos âges, la santé, c’est vraiment un problème gravissime », explique-t-elle. Elle dénonce des difficultés croissantes face au système de soins, qu’il soit public ou privé : « Quand on est confronté aux structures hospitalières, c’est vraiment dramatique. » Au cœur des revendications : un meilleur accès aux soins pour tous, alors que le vieillissement de la population accentue les besoins.
L'interview de la rédaction :Martine Chevillard
Pouvoir d’achat et précarité en toile de fond
Au-delà de la santé, les retraités dénoncent également une dégradation de leurs conditions de vie. « Il y a les ressources des uns et des autres, les attaques sur les conditions de vie au quotidien », souligne Martine Chevillard. La question de la précarité est particulièrement marquante. À Besançon, certains quartiers comme Planoise comptent une part importante de la population vivant sous le seuil de pauvreté. « C’est inadmissible dans un pays riche », déplore la retraitée. Elle évoque aussi des situations concrètes : « J’ai vu des femmes avec des retraites de 500 à 700 euros. Ce n’est pas possible de vivre avec ça. »
L'interview de la rédaction :Martine Chevillard
Une mobilisation limitée mais persistante
Si la mobilisation reste modeste — une centaine de participants présents — les manifestants entendent maintenir la pression. « On a toute raison de se faire entendre », affirme Mme Chevillard, tout en reconnaissant les difficultés : « On est dans une tranche d’âge où le nombre n’augmente pas. » Elle regrette également un manque d’écoute des pouvoirs publics : « Les problèmes perdurent et ça n’avance pas ou très peu. »
« Le combat continue »
Malgré les obstacles, les retraités présents ce jeudi assurent vouloir poursuivre leur mobilisation. « Tout est à gagner », conclut la représentante syndicale. « Le combat continue, malgré le grand âge ».
À Besançon, les retraités appellent à se mobiliser ce jeudi. Ils dénoncent les attaques répétées contre les pensions, la Sécurité sociale et l’accès aux soins, aggravé selon eux par la désertification médicale et l’augmentation des restes à charge. À l’initiative de cette mobilisation, une intersyndicale, baptisée, le « groupe des neuf », composée notamment de la FSU, de la CGT et de solidaires. Le rassemblement bisontin se tiendra ce jeudi 2 avril, à 10h30, place Pasteur.
La Communauté de Communes des Portes du Haut‑Doubs invite le public à découvrir une exposition pas comme les autres : “Ballades colorées”, une déambulation artistique née des ateliers menés auprès des aînés du territoire. Après une première présentation en janvier 2026 au siège intercommunal, l’exposition poursuit désormais son itinérance dans plusieurs structures locales.
Fruit d’un travail mené par Jessica Scaranello, artiste plasticienne au sein de Côté Cour, le projet met en lumière des créations réalisées dans des établissements dédiés aux seniors. Les participants y ont exploré des techniques originales, notamment la peinture à partir d’objets du quotidien et le monotype, une approche qui encourage l’expérimentation, la spontanéité et le geste libre.
Un parcours artistique sur quatre communes
L’exposition circule de février à mai 2026 dans différents lieux du territoire. Parmi les prochaines à venir : du 30 mars au 27 avril à la résidence autonomie de Valdahon et du 27 avril au 26 mai à la Piscine intercommunale des Portes du Haut‑Doubs Elle est visible aux horaires d’ouverture des établissements, l’exposition est gratuite et ouverte à tous.
Un projet artistique et social
Au‑delà de la dimension esthétique, “Ballades colorées” valorise la créativité des aînés et renforce les liens entre les structures du territoire. L’itinérance permet à un large public de découvrir ces œuvres sensibles, souvent surprenantes, qui témoignent de l’énergie et de l’imagination des participants. La Communauté de Communes souligne que cette démarche s’inscrit dans une volonté de favoriser l’accès à la culture, de soutenir la création locale et de proposer des actions artistiques au plus près des habitants.
En Bourgogne-Franche-Comté, l’État réduit de 25 millions d’euros le budget consacré à la formation des demandeurs d’emploi. Dans un communiqué, le président socialiste du conseil régional, Jérôme Durain, dénonce un désengagement de l’État, qui pourrait entraîner la suppression de plus de 2 200 places de formation dès 2026. Il alerte sur des conséquences sociales importantes, dans un contexte de hausse du chômage, et appelle à repenser les politiques de formation pour les années à venir.
Nouvelle journée de mobilisation ce mardi à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan. Les revendications portent sur les salaires, sur l’attractivité et la fidélisation des salariés. Les discussions avec la direction du groupe sont toujours au point mort. D’où cette nouvelle action. Ce matin, aucune entrevue était au programme entre les représentants syndicaux et la direction du groupe Elsan. Affaire à suivre.
La tension monte à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan . Le personnel soignant, emmené notamment par Patricia Dreyer, secrétaire du CSE, déléguée syndicale et infirmière depuis plus de vingt ans, a entamé un nouveau mouvement de grève pour dénoncer l’absence d’avancées salariales.
Des négociations dans l’impasse
À l’origine du conflit : des discussions jugées infructueuses avec la direction. « Nous n’avons obtenu aucune proposition concrète », explique Patricia Dreyer. Le personnel avait pourtant élaboré un tableau détaillé des augmentations de salaire, métier par métier et selon l’ancienneté. Une base de travail que la direction refuse, selon les syndicats, d’étudier.
Face à ce blocage, les négociations ont été suspendues. La décision a été prise de mener des temps ponctuels de mobilisation, qui permettent de créer un effet de surprise auprès de la direction, d’éviter des pertes de salaire trop importantes et de ne pas pénaliser les patients : « On ne peut pas les prendre en otage », insiste la représentante du personnel. « Ce ne sont pas des grèves perlées, mais des arrêts de travail ciblés », précise Mme Dreyer. Les équipes s’organisent en interne. Cette organisation repose sur une forte coordination entre les salariés. « Tout le monde s’implique, tout le monde communique », souligne-t-elle. Le collectif décide lui-même des modalités de mobilisation, sans en informer à l’avance la direction.
Une revendication chiffrée
Le personnel avance un chiffre précis : 624 000 euros. C’est le montant estimé des augmentations demandées. Une somme jugée « absorbable » par les syndicats, qui pointent la bonne santé financière de la clinique. Mais selon eux, le problème dépasse l’établissement lui-même. Appartenant à un groupe, la clinique participerait à un système de redistribution interne. « Notre structure finance des investissements ailleurs, alors que nos salaires stagnent », déplore Patricia Dreyer.
Un ras-le-bol généralisé
Derrière les revendications salariales, c’est un malaise plus profond qui s’exprime. « On est au bord de la saturation financière », confie la déléguée syndicale. Le personnel souhaite également valoriser l’expérience et fidéliser les équipes, notamment en récompensant l’ancienneté.

Un mouvement appelé à durer
Si aucune avancée n’est obtenue, la mobilisation pourrait se prolonger. Contrairement aux précédents mouvements, souvent limités à quelques jours, celui-ci s’inscrit dans une stratégie de long terme. « La différence aujourd’hui, c’est l’organisation. Les équipes tiennent dans la durée », observe Patricia Dreyer. Une mobilisation discrète mais efficace, qui pourrait bien contraindre la direction à reprendre les discussions. Pour l’heure, le dialogue semble rompu. Mais du côté des soignants, la détermination reste intacte.
La grogne monte dans les établissements du groupe Elsan. Ce vendredi 20 mars, les agents des cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des revalorisations salariales.
Des négociations salariales dans l’impasse
À l’origine du mouvement, des discussions salariales jugées infructueuses par les représentants du personnel. « Nous avons demandé des augmentations pour tous les métiers, de l’accueil aux soignants », explique Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent. Selon elle, les revendications reposent sur une analyse financière solide. « Nous avons fait intervenir un cabinet pour vérifier la situation. La clinique va bien, elle gagne de l’argent. Nos demandes n’auraient pas mis l’établissement en difficulté », affirme-t-elle. Pourtant, la direction a refusé toute revalorisation, invoquant un risque pour l’équilibre financier. Une justification que contestent les syndicats, qui dénoncent un décalage entre les résultats du groupe et les salaires versés localement. « Aujourd’hui, nous faisons partie des salaires les plus bas de France », déplore Patricia Dreyer.
L'interview de la rédaction : Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent
Deux établissements, une même colère
La mobilisation concerne les deux structures du groupe dans le Doubs, réunies au sein d’une même entité. La clinique Saint-Vincent, à Besançon, regroupe notamment des activités de chirurgie, de cardiologie et de soins médicaux de réadaptation (SMR). À Pontarlier, la clinique Saint-Pierre est davantage spécialisée dans la rééducation et l’accompagnement des patients, notamment âgés. « Nous travaillons ensemble, même si les sites sont distants. Les problématiques sont les mêmes », souligne la représentante syndicale.
Des conditions de travail dénoncées
Au-delà des salaires, les personnels alertent sur une dégradation continue de leurs conditions de travail. « La logique, c’est de faire plus avec moins », résume Patricia Dreyer. Elle évoque des effectifs insuffisants, des départs non remplacés ou compensés par du personnel temporaire, et une charge de travail en constante augmentation. « Les équipes sont en surcharge, avec des patients de plus en plus nombreux et des spécialités lourdes. Certains sont en grande détresse », insiste-t-elle. Une alerte pour risque grave avait déjà été lancée l’an dernier dans un service. « Aujourd’hui, cette situation tend à se généraliser à toute la clinique », prévient-elle.
L'interview de la rédaction : Patricia Dreyer, déléguée syndicale CFDT et infirmière au service ambulatoire de la clinique Saint-Vincent
Un mouvement appelé à durer
La mobilisation, organisée tout au long de la journée pour permettre aux équipes de se relayer, pourrait se poursuivre dans les prochains jours. « Elle est reconductible. Chaque matin, la direction saura si nous poursuivons ou non », indique Patricia Dreyer. Les syndicats espèrent désormais faire évoluer la position de la direction et obtenir l’ouverture de nouvelles négociations.
En attendant, le mouvement traduit un malaise profond au sein des établissements, où les soignants entendent bien faire entendre leur voix.
Journée de mobilisation ce vendredi 20 mars au sein du groupe Elsan. Les agents des cliniques Saint-Vincent à Besançon et Saint-Pierre à Pontarlier se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des revalorisations salariales. Selon nos informations, la mobilisation est totale à Pontarlier, tandis qu’elle atteint environ 50 % des effectifs à Besançon.
Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.
Une mobilisation face à une chute des revenus
À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.
Des entreprises fragilisées et des patients impactés
Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
Un service maintenu pour les cas vitaux
Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes. Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs, dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.
Des revendications pour sauver la profession
Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
L’entreprise d’horlogerie Fralsen à Besançon va disparaître. Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé sa liquidation judiciaire. Ce fleuron de l’horlogerie bisontine, fragilisé par les difficultés financières du groupe ACI dont il dépendait, n’a pas trouvé de repreneur. Sur le site historique de Besançon, les 63 salariés vont perdre leur emploi. Une seule offre de reprise avait été déposée, mais elle ne prévoyait de maintenir que neuf postes. Elle a finalement été rejetée.