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Les facteurs du centre de distribution de Dannemarie-sur-Crête ont observé, ce jeudi 30 juillet, un débrayage de 59 minutes pour la troisième journée consécutive, à l’appel de SUD PTT. Le syndicat réclame le rétablissement de trois tournées supprimées sur les 18 existantes. Une rencontre avec la direction de Besançon n’a pas permis de résoudre le conflit. Un quatrième débrayage est annoncé vendredi.

Les facteurs du centre de distribution de Dannemarie-sur-Crète ont reconduit, ce mercredi 29 juillet, leur mouvement de grève de 59 minutes par vacation, à l’appel de SUD PTT. Le syndicat dénonce la suppression de trois tournées sur les 18 existantes, qui entraînerait des retards et des courriers non distribués dans plusieurs communes, notamment Saint-Vit, Montferrand-le-Château et Chemaudin. Les débrayages quotidiens doivent se poursuivre jusqu’au rétablissement de l’ensemble des tournées.

 

Les facteurs du centre de distribution de Dannemarie-sur-Crète ont observé, ce mardi 28 juillet, une grève de 59 minutes à l’appel de SUD PTT. Le syndicat dénonce la suppression estivale de quatre tournées sur 18, qui perturbe la distribution du courrier et des colis dans plusieurs communes, notamment Saint-Vit, Montferrand-le-Château et Chemaudin. Les agents réclament le rétablissement des 18 tournées et menacent de poursuivre leurs débrayages quotidiens si la direction ne répond pas à leur demande.

Au deuxième trimestre 2026, la Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 111.110 demandeurs d’emploi sans aucune activité, inscrits en catégorie A à France Travail. Leur nombre augmente de 0,3 % sur trois mois et de 2,2 % sur un an. Dans le Doubs, 24 800 personnes sont concernées, soit une hausse annuelle de 2,3 %. Le Jura en recense 8 600, un chiffre en baisse de 1,6 % sur le trimestre, mais en progression de 0,6 % sur un an.

En pleine période de départs en vacances, les prix des carburants continuent de grimper. Le gazole dépasse désormais 2,10 euros le litre en moyenne, tandis que le SP95-E10 franchit la barre des 2 euros et que le SP98 atteint 2,09 euros. Cette hausse, liée notamment au rebond des cours du pétrole sur fond de tensions au Moyen-Orient, représente une augmentation de 3,5 % à plus de 6 % en une semaine selon les carburants et alourdit le budget des automobilistes.

Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.

Une décision qui ne règle pas le fond du dossier

Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Des arguments laissés de côté selon les requérants

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.

Une mesure jugée inutile et contre-productive

Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.

Un appel à davantage de dialogue

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.

Le combat continue

Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.

En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.

Une étude en cours sur l'avenir du site dijonnais

Alors que le mouvement social des facteurs de Besançon vient d'être suspendu, une autre inquiétude émerge au sein de La Poste en Bourgogne-Franche-Comté. Selon Julien Juif, élu au comité social et économique (CSE) régional et représentant du syndicat SUD PTT, un projet d'étude est actuellement engagé concernant l'avenir de la plateforme industrielle courrier (PIC) de Dijon. Cette étude porterait sur une éventuelle transformation, voire une fermeture, du site chargé du traitement du courrier.

Des conséquences redoutées pour les usagers

Pour le représentant syndical, une telle évolution aurait des répercussions bien au-delà de la Côte-d'Or. Il rappelle qu'avant la centralisation des activités à Dijon, le traitement du courrier de Franche-Comté était assuré à Besançon. En cas de fermeture de la plateforme dijonnaise, les flux pourraient être redirigés vers d'autres sites, notamment Strasbourg, Lyon ou encore la région parisienne. Selon Julien Juif, cette nouvelle centralisation risquerait d'allonger les délais d'acheminement du courrier, aussi bien pour les envois que pour la distribution, avec un impact direct sur la qualité du service rendu aux particuliers comme aux entreprises.

Près de 300 emplois concernés

Le syndicat souligne également les conséquences sociales du projet. Environ 300 emplois seraient concernés sur le site de Dijon. Pour Julien Juif, cette perspective s'inscrit dans une politique de réduction des coûts menée depuis plusieurs années par La Poste. « On rationalise, on centralise, on ferme des sites », résume-t-il, estimant que cette stratégie touche aussi bien les plateformes industrielles que les bureaux de poste et les centres de distribution.

Une stratégie de centralisation dénoncée

Le représentant de SUD PTT estime que cette réorganisation industrielle conduit progressivement les agents à travailler toujours plus loin de leur secteur d'origine, tout en augmentant les distances parcourues par le courrier. Il rappelle qu'un courrier expédié localement transitait autrefois par Besançon avant d'être traité à Dijon après la précédente réorganisation. Demain, craint-il, il pourrait être envoyé vers des plateformes encore plus éloignées, avec des délais de distribution susceptibles de s'allonger.

À ce stade, La Poste n'a pas annoncé de décision définitive. Le projet évoqué par les représentants du personnel est présenté comme une étude en cours sur l'avenir de la plateforme industrielle courrier de Dijon.

Après cinq jours de débrayages quotidiens de 59 minutes, les facteurs et factrices du centre de distribution Proudhon, à Besançon, ont décidé de suspendre leur mouvement de grève. Réunis ce mardi 30 juin avec la direction de La Poste, les salariés ont obtenu plusieurs engagements qu'ils réclamaient depuis plusieurs semaines.

Une rencontre décisive avec la direction

Le conflit social, lancé à l'appel du syndicat SUD PTT, a connu son épilogue ce mardi après-midi. La direction a reçu les représentants des grévistes à 13 h 45, une rencontre qui a permis de débloquer la situation. Selon SUD PTT, plusieurs revendications ont été acceptées. Parmi elles figurent la création d'une tournée de renfort demandée par les facteurs, le remplacement des agents à temps partiel à compter du 10 juillet, la mise en place de renforts pour absorber les importantes distributions de publicité non adressée lors des campagnes spécifiques (communications de collectivités notamment), ainsi que des moyens supplémentaires pour la prise en charge des colis hors normes. Pour les salariés mobilisés, ces mesures doivent permettre d'améliorer leurs conditions de travail mais aussi la qualité du service rendu aux habitants et aux commerçants du centre-ville de Besançon.

L'interview de la rédaction : Julien Juif, postier et militant Sud PTT 

Une mobilisation de cinq jours

Le mouvement avait débuté mardi dernier sous la forme d'un débrayage collectif quotidien de 59 minutes. Une formule rendue possible par un préavis national illimité de SUD PTT, permettant aux agents d'exercer leur droit de grève tout en limitant l'impact financier sur leur rémunération. « Les collègues demandaient simplement une rencontre avec la direction et des moyens supplémentaires pour pouvoir effectuer correctement leur travail », explique Julien Juif, postier et militant SUD PTT. Selon lui, « le rapport de force a permis d'obtenir des réponses sur des revendications portées depuis près d'un mois ». Le syndicat souligne qu'un débrayage collectif d'une heure est juridiquement distinct d'une grève perlée, cette dernière étant interdite.

Une réorganisation toujours contestée

À l'origine du conflit figure la réorganisation mise en œuvre le 19 mai dernier sur les centres de distribution de Besançon et du Haut-Doubs. SUD PTT dénonce des suppressions de postes, une augmentation de la charge de travail et l'intégration de la distribution des imprimés publicitaires dans les tournées habituelles. Le syndicat estime que ces évolutions empêchent les agents de terminer leurs tournées dans les délais, entraînant des retards dans la distribution du courrier et des colis ainsi qu'une dégradation du service rendu aux usagers. Pour Julien Juif, les renforts obtenus correspondent à des moyens qui auraient dû être mis en place dès l'entrée en vigueur de cette nouvelle organisation.

Une suspension sous surveillance

Si les facteurs se disent satisfaits des engagements pris par la direction, le conflit n'est pas définitivement clos. SUD PTT prévient que le mouvement pourra reprendre si les mesures promises ne sont pas effectivement mises en œuvre dans les prochaines semaines. La reprise du travail intervient donc dans un climat d'apaisement, mais avec une vigilance affichée quant au respect des engagements obtenus lors de cette négociation.

Le tribunal administratif de Besançon s'est penché, ce lundi, sur le recours en référé déposé contre l'arrêté municipal visant la mendicité agressive, signé par le maire de Besançon. Les opposants considèrent que le texte manque de précision et laisse une trop grande place à l'interprétation, au risque de porter atteinte aux libertés fondamentales, en particulier celles des personnes sans domicile. Ils dénoncent également les conséquences de cette mesure en pleine période de fortes chaleurs. Le jugement est attendu jeudi.

Les factrices et facteurs du centre courrier de Proudhon poursuivent leur mouvement social. Ce lundi, ils ont entamé leur cinquième jour de mobilisation en exerçant leur droit de grève de 59 minutes, dans le cadre d'un préavis déposé par le syndicat SUD PTT. Rassemblés de 11 h à 12 h devant le centre courrier, rue Gambetta à Besançon, ils dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai 2026 sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs. Les grévistes évoquent des suppressions de postes, une surcharge de travail et des tournées devenues impossibles à terminer dans les délais, entraînant des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ils réclament la création de nouvelles tournées pour alléger la charge de travail et demandent toujours l'ouverture de négociations avec la direction.