La mobilisation lycéenne s’est poursuivie ce jeudi 8 octobre à Besançon. Un millier de personnes, des lycéens, des étudiants et des syndicats ont manifesté dans le centre-ville bisontin. Des blocages et des filtrages ont également perturbé l’accès à plusieurs établissements, dont les lycées Pasteur, Ledoux et Tristan-Bernard.
Les manifestants réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et une réduction des effectifs par classe. D’ores et déjà une nouvelle action est annoncée pour le 13 octobre prochain.
L’association Cent pour un toit Besançon tiendra son assemblée générale mardi 6 octobre à 18 h 30, salle des Quatre‑Vents. Le mouvement, fondé pour loger temporairement des familles en grande difficulté, fonctionne grâce aux dons et à la mobilisation citoyenne.
Comme les quelque 70 associations du réseau en France, elle repose sur un principe simple : 100 personnes donnant 7 € par mois permettent de loger une famille. Les dons, mensuels ou ponctuels, peuvent être réalisés via HelloAsso ou par chèque, avec une déduction fiscale de 75 %.
Infos et dons : https://centpouruntoitbesancon.fr/
Les aides à domicile du CCAS de Besançon seront en grève mardi 6 octobre, dénonçant une perte de pouvoir d’achat et un manque de sécurité dans leurs interventions. Elles parcourent plus de 70 km par semaine, pour une indemnité carburant limitée à 25 € par mois, alors que les coûts de l’énergie ont bondi de 45 %. L’intersyndicale réclame un forfait énergie à 100 € et un dispositif de sécurisation du travail isolé. Un rassemblement est prévu à 13h30 devant la mairie.
Les autorités se préparent à une journée à haut risque ce mardi 6 octobre, annoncée comme le « point d’orgue » d’une semaine particulièrement tendue selon les syndicats de police. CGT, Solidaires et une intersyndicale de l’éducation appellent à la grève, tandis que des appels à des blocages dès lundi circulent déjà. Une situation suivie avec attention par les services de l’État.
Confrontée à une situation financière incertaine, la MJC de Clairs-Soleils annonce l’arrêt de son club multisport et le licenciement de trois salariés. Selon sa vice-présidente, Agnès Lafond, l’association attend encore un versement municipal de 81 000 euros, indispensable pour assurer ses dépenses jusqu’à la fin de l’année.
Une décision difficile pour le conseil d’administration
La décision a été prise après une matinée entière de discussions au sein du conseil d’administration. La MJC doit mettre fin à son club multisport et à la médiation sportive menée dans le quartier. Entre 140 et 145 enfants et adolescents sont concernés, selon Agnès Lafond, également écrivain public bénévole au sein de l’association. La vice-présidente s’inquiète des conséquences de cet arrêt pour les jeunes qui bénéficiaient de ces activités. Cette réduction de l’action de la MJC s’accompagne également du licenciement de trois salariés.
L'interview de la rédaction : Agnès Lafond
Un versement de 81 000 euros toujours attendu
À ces décisions s’ajoute une forte inquiétude concernant la trésorerie. Selon Agnès Lafond, la MJC attend un solde de subvention municipale de 81 000 euros. Elle souligne qu’il s’agit de la poursuite d’un financement déjà partiellement versé. « Sans ce versement de 81 000 euros, je ne sais pas comment on pourra tenir jusqu’à la fin de l’année », alerte-t-elle. Le paiement des salaires pourrait notamment être compromis.
L'interview de la rédaction : Agnès Lafond
Un fonctionnement largement dépendant des subventions
Les subventions représentent 84 % du budget de la MJC. L’association compte plus de 600 familles inscrites, mais la cotisation familiale, fixée à 15 euros, ne permet pas de couvrir ses charges. Les recettes des activités payantes ne suffisent pas davantage à compenser cette dépendance aux financements publics. Pour Agnès Lafond, ces difficultés interrogent plus largement le financement des maisons des jeunes et de la culture. Elle rappelle que leur fonctionnement repose largement sur les subventions, à Besançon comme ailleurs en France. À Clairs-Soleils, cette fragilité se traduit désormais par une réduction des activités proposées aux habitants et par des suppressions d’emplois.
À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.
Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.
La mobilisation lycéenne s’intensifie nettement. En fin de matinée, dans le Doubs, les forces de l’ordre faisaient état d’une vingtaine d’interpellations après plusieurs épisodes de violence et des dégradations aux abords de différents établissements.
Selon la préfecture du Doubs, dans le cadre de la mobilisation lycéenne de ce jeudi, des incidents ont été provoqués « par des groupes cherchant la confrontation avec les forces de l’ordre ». Le préfet Rémi Bastille rappelle que manifester est un droit qui doit s’exercer dans le respect de la loi. Il salue le professionnalisme des forces de sécurité et condamne les violences à leur encontre.
La matinée a été marquée par une série d’incidents autour de plusieurs établissements scolaires, avec des blocages, des tirs de mortiers, des feux volontaires et plusieurs blessés légers.
Incidents en série dès l’aube à Besançon
Les premières tensions sont apparus devant le lycée Jules‑Haag : feux de poubelles et d’abribus, jets de projectiles contre les camions de pompiers, et une policière légèrement blessée. Dans le même temps, plus de cent élèves ont bloqué le LP Condé, où un mortier a été saisi. A Pontarlier, les lycées Xavier Marmier et Toussaint Louverture sont concernés également, avec des jets de pétards et des feux de poubelles. Des interpellations ont été effectuées par les forces de l’ordre
Mobilisation massive à Dole et agression d’un CPE
À Dole, près de 500 lycéens se sont rassemblés. Selon nos confrères du journal « Le Progrès », la situation s’est tendue lorsqu’un CPE a été touché par un tir de mortier, sans blessure. L’auteur présumé a été interpellé. Les manifestants se sont ensuite rendus au lycée Charles‑Nodier, où environ 150 jeunes étaient mobilisés, avant de se diriger vers l’hôtel de ville.
Fumigènes et mortiers à Planoise
À Besançon, entre 300 et 400 lycéens ont bloqué l’accès au lycée Victor‑Hugo. Des fumigènes et tirs de mortiers nous ont été signalés. Dans la matinée également, des violences été enregistrées devant le lycée Louis Pergaud
À Besançon, un appel relayé sur les réseaux sociaux invite au blocus des lycées ces jeudi 1er et vendredi 2 octobre, dès 7h30, pour réclamer davantage de moyens pour les études. Cette initiative intervient après plusieurs mobilisations cette semaine et des tensions mercredi devant certains établissements, notamment devant les grilles des lycées Pierre Adrien Pâris et Jules Haag, où des jeunes ont été placés en garde à vue.