Le Conseil d’administration de l’AGIRC-ARRCO se réunit ce vendredi pour statuer sur la revalorisation des retraites complémentaires. La CGT dénonce une baisse de 40 % du montant des pensions en raison de la désindexation et de la hausse du prix du point, malgré des réserves estimées à 88 milliards d’euros.
Le syndicat revendique une augmentation immédiate de 10 % de la valeur du point, le gel du prix d’achat et la suppression des pénalités pour carrières incomplètes. Ainsi, un rassemblement est annoncé, à 11h, devant la MEDEF, rue Jouchoux à Besançon.
a Ville de Besançon réaffirme sa volonté de maintenir la prime de fin d’année pour ses agents, malgré les contraintes légales pointées par la Cour Régionale des Comptes. Ce dispositif, considéré comme un acquis social majeur, s’inscrit dans une politique globale de revalorisation salariale et de soutien au pouvoir d’achat des personnels municipaux.
Une prime historique menacée, mais sauvegardée
Créée avant 1984 et équivalente à un treizième mois, la prime de fin d’année bénéficie depuis plusieurs décennies aux agents de la Ville de Besançon. Son extension à Grand Besançon Métropole et au CCAS visait à harmoniser les pratiques entre les trois entités. Mais en 2021, la Cour Régionale des Comptes (CRC) avait jugé la prime illégale pour Grand Besançon Métropole, estimant qu’elle ne pouvait être versée qu’aux agents relevant de droits acquis avant 1984. Pour contourner cette difficulté, la collectivité avait intégré la prime au Complément indemnitaire annuel (CIA) en 2022.
Cette solution, toutefois, a été critiquée dans un nouveau rapport de la CRC en 2024, qui rappelait que le CIA devait être modulé et ne pouvait être versé automatiquement. Face à ces remarques, une nouvelle délibération sera soumise au vote du conseil municipal ce jeudi soir afin de sécuriser juridiquement le dispositif. Elle prévoit le maintien du versement pour la grande majorité des agents, avec une modulation possible dans des cas exceptionnels. « La sauvegarde de cette prime est essentielle pour le pouvoir d’achat et la reconnaissance du travail des agents », a déclaré Elise Aebischer, élue en charge des ressources humaines.
Une politique RH centrée sur la revalorisation salariale
Depuis le début du mandat, la Ville a fait du pouvoir d’achat des agents une priorité, notamment à travers une refonte du régime indemnitaire. En 2024, un budget de 1,5 million d’euros a été consacré à des mesures pérennes de revalorisation. Les agents de catégorie C ont vu leurs rémunérations augmenter de 850 à 950 euros annuels, tandis que les écarts entre filières (technique, culturelle, sportive, artistique) ont été réduits, certaines augmentations atteignant jusqu’à 3000 euros par an. Ces mesures prolongent la prime exceptionnelle de 800 euros versée en 2023 et s’inscrivent dans une dynamique budgétaire en forte hausse : l’enveloppe indemnitaire passera de 6,2 à 8,2 millions d’euros en 2025, soit une progression de 32 % sur le mandat.
Emploi et conditions de travail : vers un service public renforcé
Depuis 2020, 600 emplois permanents ont été créés ou pérennisés, dont 380 postes d’animateurs périscolaires dans le cadre d’une politique de déprécarisation. Ces créations concernent principalement les secteurs de l’éducation et de la petite enfance, reflétant la volonté municipale de renforcer les services publics de proximité. Parallèlement, plusieurs chantiers ont été ouverts pour améliorer les conditions de travail, comme le développement du télétravail, l’expérimentation de la semaine de quatre jours dans certains services techniques, et la mise en place d’horaires plus souples. « Notre ambition est de concilier attractivité de la fonction publique locale et qualité de vie au travail », a souligné Mme Aebischer.
Ce jeudi 16 octobre, la place Zarautz, dans le quartier Berlioz à Pontarlier, accueillera un forum pour l’emploi et la formation. L’événement, organisé sous chapiteau, vise à rapprocher les habitants des quartiers prioritaires des acteurs de l’insertion professionnelle.
Aller à la rencontre des habitants
« Le projet est né du constat que les organismes de formation et les structures d’insertion manquent de candidats. Certaines formations doivent même être annulées faute de participants », explique Elodie Melet, chargée de projet à la Mission Locale du Haut-Doubs, à l’origine de l’initiative. Face à ce constat, les organisateurs ont décidé d’aller directement dans les quartiers pour informer, orienter et redonner confiance aux habitants. « Nous voulons leur montrer que l’accès à l’emploi et à la formation est possible, et les aider à lever les freins existants », poursuit-elle.
L'interview de la rédaction : Elodie Melet, chargée de projet à la Mission Locale du Haut-Doubs
Trois quartiers concernés
Le forum s’adresse en priorité aux habitants des quartiers des Pareuses, Berlioz et des Longs-Traits, trois secteurs de la ville où le taux de chômage reste particulièrement élevé.
L’idée : rapprocher les dispositifs d’insertion des habitants, plutôt que l’inverse.
Un forum ouvert à tous
L’événement s’adresse à un public large : les jeunes dès 16 ans, les demandeurs d’emploi et les femmes. « Nous souhaitons créer du lien avec le public, présenter nos partenaires, et permettre à chacun de s’informer sur les formations, les métiers ou les solutions de garde d’enfants », détaille Nadine Boillin, également chargée de projet à la Mission Locale du Haut-Doubs. De nombreux acteurs seront présents : organismes de formation, structures d’insertion, et membres du réseau pour l’emploi, tels que Cap Emploi. Les visiteurs pourront échanger directement avec ces professionnels, obtenir des conseils personnalisés et découvrir les formations disponibles dans la région.
L'interview de la rédaction : Nadine Boillin, chargée de projet à la Mission Locale du Haut-Doubs
Un service de garde pour faciliter la venue des familles
Soucieuse de lever tous les obstacles à la participation, l’équipe organisatrice a prévu un service de garde d’enfants sur place. Une initiative saluée, notamment pour permettre aux mères de famille de profiter pleinement du forum.
Rendez-vous place Zarautz
Le Forum pour l’emploi dans les quartiers se tiendra ce jeudi 16 octobre, de 13h30 à 17h, sous un grand chapiteau installé place Zarautz, dans le quartier Berlioz à Pontarlier. Une journée placée sous le signe de la rencontre, de l’information et de l’espoir, pour que chacun puisse trouver sa voie professionnelle.
Ce jeudi 9 octobre, de 9h à 12h, la salle de l’Escale à Morteau accueille le 6ème Forum de l’Emploi. Organisé par la Communauté de Communes du Val de Morteau, France Travail et la Mission Locale Haut-Doubs, l’événement réunit entreprises locales, candidats à l’emploi et organismes de formation.
Au programme : offres d’emploi, démonstrations métiers, ateliers interactifs et immersion en réalité virtuelle. Les secteurs du bâtiment, de l’agriculture et de l’industrie seront notamment représentés. Entrée libre, sans inscription
Moins de monde dans les rues hier contre le budget du gouvernement. À Besançon, entre 1500 et 2000 manifestants ont défilé. Près de 800 à Montbéliard. À Pontarlier, la mobilisation est restée très faible, 80 personnes sur la place d’Arçon. Dans le Jura, on a compté 300 manifestants à Dole, autant à Lons-le-Saunier, et une centaine à Saint-Claude.
La commission permanente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté a validé 62,3 millions d’euros de financements pour soutenir les secteurs clés de son territoire. Parmi les bénéficiaires, 29 entreprises reçoivent plus de 2 millions d’euros d’aides.
Dans le Haut-Doubs, plusieurs projets sont accompagnés : 200.000 euros pour la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises « La Belle Vie » à Houtaud, 25.000 euros en avance remboursable pour des travaux de toiture à Boujailles, 150.000 euros pour la future maison médicale d’Oye-et-Pallet, 206.000 euros pour l’aménagement de la place de la gare et la création d’une liaison douce à Gilley, et 80.000 euros à Villers-le-Lac pour un terrain de football synthétique. Un appui concret au développement local.
La commission permanente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté a validé 62,3 millions d’euros de financements régionaux. Ces aides ciblent les domaines de compétence de la collectivité : développement économique, ESS, agriculture, forêt, tourisme et apprentissage.
Dans le Jura, plusieurs projets bénéficient de ce soutien. La commune de Poids-de-Fiole reçoit près de 11.000 euros pour la rénovation de sa mairie et de ses salles communales. À Mouchard, les Compagnons du Tour de France obtiennent 950.000 euros pour leurs équipements de formation, tandis que le lycée du Bois bénéficie de 3,8 millions d’euros pour des travaux d’isolation thermique. Arinthod percevra 500.000 euros pour la création d’un espace santé. Enfin, la Grande Saline de Salins-les-Bains voit sa restauration soutenue à hauteur de 330.000 euros.
À noter également : 29 entreprises régionales recevront plus de 2 millions d’euros d’aides économiques.
Après le succès de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, les principales organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires, UNEF) appellent à une nouvelle journée d’action ce jeudi 2 octobre. Objectif : faire entendre les revendications du monde du travail, face à un exécutif accusé d’ignorer les alertes sociales. Le mot d’ordre est clair : amplifier la pression.
Dans le Doubs, l’intersyndicale locale se mobilise avec deux temps forts : un rassemblement à 11h30, Place d’Arçon, à Pontarlier, suivi d’une manifestation à partir de 13h au parking Battant à Besançon. Dans le Jura, on se rassemblera à 10h à Saint-Claude ( place de l’Abbaye), à 10h30 à Dole ( devant la sous-préfecture), à 15h à Lons-le-Saunier ( place de la liberté) et à 18h à Champagnole ( devant la mairie).
Ce dimanche 28 septembre, plus de 300 personnes ont participé à la Marche Climat, Justice, Libertés à Besançon. Après un concert et des prises de parole au parc de la Gare d’Eau, le cortège s’est élancé à 11h en direction du parc urbain de Planoise, empruntant le pont Charles-De-Gaulle, les boulevards Brulard et Allende, ainsi que la place Cassin.
Portée par l’appel international « Draw the line », initié par des peuples autochtones d’Amérique latine, la mobilisation dénonçait l’urgence climatique, les inégalités sociales et les atteintes aux libertés. Les manifestants ont réclamé des mesures fortes pour un avenir fondé sur la paix, la justice et les énergies propres.
Le Medef Territoires Franc-Comtois exprime ses vives inquiétudes « face à l’instabilité fiscale persistante et à la menace de nouvelles charges pesant sur les entreprises ». En réponse à l’appel de Patrick Martin, président du MEDEF, le collectif franc-comtois ne se dit pas opposé à l’idée d’une mobilisation patronale dans les semaines à venir. Et d’expliquer qu’elle se ferait « de manière républicaine, pacifique et déterminée », pour rappeler que « sans entreprises, il n’y a ni emploi, ni croissance, ni recettes fiscales ».