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Gabriel Attal n’a pas convaincu les agriculteurs, ce mardi après-midi, lors de la déclinaison de sa déclaration de politique générale. Le Premier ministre est resté très vague sur les ambitions de son gouvernement dans le domaine de l’agriculture. En attendant d’autres mesures, qui devraient être connues dans les prochains jours, il a annoncé que, d’ici le 15 mars, toutes les aides de PAC seront versées sur les comptes bancaires des exploitants ». Tout en ajoutant que le gouvernement « travaillera avec les régions pour que les aides à l’installation des jeunes agriculteurs puissent être versées dans les prochaines semaines ». Le contrôle du respect de la loi Egalim sera également renforcé.

La mobilisation des agriculteurs qui s’est tenue ce lundi, depuis la fin de matinée,  a rassemblé 350 tracteurs et près de 600 personnes sur le rond-point d’Etalans, où un barrage filtrant  s’est tenu. Pour l’heure, aucune nouvelle opération n’est évoquée, mais le monde agricole sera très attentif aux annonces gouvernementales. Les agriculteurs seront notamment très à l’écoute du discours de politique générale de Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, prévu demain. Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture doit également prendre la parole.

 ‘On ne se mobilise pas plaisir, mais par nécessité » indique Florent Dornier, le président de la FDSEA du Doubs. Et de poursuivre : « en fonction de ce qui sera annoncé, nous verrons si nous poursuivons ou pas le mouvement ». M. Dornier rappelle que « son syndicat a travaillé sur un projet de loi pour l’avenir de l’agriculture et qu’il contient des mesures qui pourraient être mises en place rapidement ». C’est la raison pour laquelle les agriculteurs appellent le gouvernement à s’emparer de ce document et à proposer beaucoup plus que les mesures que Gabriel Attal a présenté la semaine dernière. « Il nous faut des actes forts, du concret. Un pacte de confiance. Pour le moment, nous ne voyons rien venir » conclut l’agriculteur.

L'interview de la rédaction / Florent Dornier

Les salariés d’EDF sont appelés à faire grève ce mardi. L’objectif est d’inciter la direction de l’entreprise à revenir à la table des négociations sur les salaires. Selon les syndicats, les conséquences du mouvement ne devraient avoir qu’un impact financier sur l’entreprise. Aucune coupure d’électricité en direction des clients ne devrait avoir lieu, comme ce fut le cas lors de la mobilisation contre la réforme des retraites.

A l’appel de la FDSEA et des jeunes agriculteurs, les agriculteurs du Doubs se mobilisent ce lundi. Les manifestants ont choisi d’organiser un barrage filtrant à hauteur du rond-point d’Etalans. La fin de la mobilisation est prévue vers 17h. Les professionnels de la terre ont fait le choix d’exprimer leur mécontentement, leur colère et leurs attentes sous cette forme d’action. Pour l’heure, la suite qu’ils entendent donner à cette mobilisation n’est pas encore connue. Le discours de politique générale de Gabriel Attal à l’Assemblée nationale, prévu demain, devrait être très écouté.

A l’appel de la fédération des taxis du Doubs, les professionnels du secteur se mobilisent ce  lundi  à Besançon. Cette action s’inscrit dans une action nationale. Le coup d’envoi s’est tenu, ce matin, à Chateaufarine. Le cortège bisontin, composé d’une centaine de participants, a sillonné les routes de la cité comtoise, avant de s’installer devant le siège de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Au cœur de la contestation la nouvelle convention de l’Assurance maladie concernant les transports sanitaires de patients. Ce qui engendre une baisse de la rémunération de ces professionnels lors des prises en charge.

 

TAXI MANIF 3

« Concrètement, nous redonnions, jusqu’à présent, 8% de nos prestations à la sécurité sociale. Depuis le 4 janvier, la nouvelle réglementation nous impose une hausse de 22% supplémentaire » explique ce manifestant, salarié d’une entreprise. Et de conclure : « c’est la deuxième que je me mobilise. Cela fait six ans que je suis taxi. La première fois, c’était en 2022 pour la hausse des carburants. Nous nous étions donnés rendez-vous devant la préfecture du Doubs ».

L'interview de la rédaction

 

 

TAXIS MANIF

les syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs du Grand bassin parisien ont annoncé « un siège de la capitale pour une durée indéterminée » à partir de ce lundi, à 14h. Hier, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a indiqué le déploiement de 15.000 membres des forces l’ordre pour que les tracteurs n’entrent pas dans « Paris et les grandes villes ».

Les taxis se mobilisent ce lundi pour dénoncer la nouvelle convention de l’Assurance maladie concernant les transports sanitaires de patients. Une opération escargot est prévue ce lundi, à partir de 7h, au départ de Châteaufarine, à Besançon. L’opération devrait se terminer devant la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, rue Denis Papin, toujours dans la cité comtoise.

Dans un communiqué de presse, les groupes d’action de la  France Insoumise de Besançon indiquent apporter leur soutien à la mobilisation des agriculteurs qui « se battent pour pouvoir vivre dignement de leur travail ». Le collectif appelle « à la convergence des luttes face à un gouvernement qui n’entend rien de la souffrance et de la colère populaire ».

La grogne des agriculteurs est loin d’être terminée. S’ils reconnaissent un début de propositions émanant du gouvernement, ils les jugent insuffisantes. C’est la raison pour laquelle un nouveau rassemblement est prévu, ce lundi matin, sous la forme d’un barrage filtrant, à hauteur du rond-point d’Etalans.  Les revendications sont multiples. Pour les Jeunes Agriculteurs, la mobilisation porte notamment sur le renouvellement des générations en agriculture et la capacité de l’état français à prendre les mesures nécessaires pour permettre à la nouvelle génération d’exercer son métier et sa passion dans les meilleures conditions.

Pour l’heure, la suite du mouvement n’est pas encore définie. Sans réponse satisfaisante, elle pourrait se poursuivre jusqu’au salon de l’agriculture. « On maintient la pression  tant que les réponses ne sont pas à la hauteur de ce que l’on attend » explique Mélanie Gruet, la présidente des Jeunes Agriculteurs du Doubs. Et de conclure : « En ce moment, on vit au jour le jour, On attend les annonces. On attend les mots d’ordre. On est dans l’inconnu de ce qui se passera demain ».

Rencontre avec le préfet

Dans le cadre de sa prise de fonction, le nouveau préfet du Doubs, Rémi Bastille,  ira rencontrer les agriculteurs doubistes ce lundi, en début d’après-midi. Il répond ainsi à l’invitation qui lui a été formulée. Les manifestants souhaitent le rencontrer pour faire entendre leur voix  et lui rappeler les problématiques de la profession.  « Il est important qu’il vienne écouter les acteurs de terrain de son territoire » conclut la militante agricole.

L'interview de la rédaction : Mélanie Gruet, présidente des Jeunes Agriculteurs du Doubs

 

La question mérite d’être posée après les propos tenus par Gérald Darmanin, hier, au 20 heures de TF1, et les dégradations commises par des agriculteurs lors de leur mobilisation. « On ne lance pas les CRS sur des gens en souffrance » a lancé Gérald Darmanin, imposant une graduation dans la souffrance des personnes et leur combat à vivre dignement.

Après les dégâts qui ont touché la préfecture d’Agen, c’est le bâtiment d’une Mutualité Sociale Agricole à Narbonne qui a été incendié par des manifestants ce vendredi. A Besançon, certains s’interrogent sur cette relative clémence du gouvernement et son ministre de l’Intérieur, que l’on a connu beaucoup plus durs dans leur manière de contrôler certains mouvements sociaux. « On revendique d’avoir les mêmes droits. Le droit de manifester est un droit constitutionnel. S’il n’y aucune dégradation, il n’y aucune raison d’être arrêtée, d’être mis en garde à vue, d’être condamné. On voudrait que le droit s’applique pour tous de la même façon » explique Frédéric Vuillaume, militant syndicaliste à Force Ouvrière, et qui fut très engagé dans le mouvement des Gilets Jaunes A tel point qu’il a dû répondre à plusieurs reprises de son engagement devant la justice et que des perquisitions ont été effectuées à son domicile.

« Une répression sans nom pendant la réforme des retraites"

Frédéric Vuillaume rappelle que la dernière mobilisation contre la défense des retraites a fait l’objet d’une répression sans nom ». Le militant se souvient « des charges de policiers, des interpellations et des condamnations » qui ont suivi les manifestations. « Concernant la réforme des retraites, j’ai été condamné à un euro avec sursis pour avoir participé à une action » précise-t-il. Un paradoxe par rapport aux images que voit chaque jour M. Vuillaume dans la presse. «  Le gouvernement laisse aux agriculteurs leur droit de manifester, même s’il y a des dégradations. Pour la réforme des retraites, lors des rassemblements dans la rue, ce fut totalement différent » constate-t-il.

L'interview de la rédaction / Frédéric Vuillaume