Le Premier ministre François Bayrou a prononcé ce mardi, devant les députés, son discours de politique générale. Il a annoncé un « conclave » de trois mois pour réviser la réforme des retraites. Il a ajouté qu’il remettait la réforme des retraites « en chantier », sans « aucun tabou », y compris sur la question de l’âge de départ, avec les partenaires sociaux. Il a fixé le respect de l’équilibre financier comme condition. La France Insoumise, les Ecologistes et les Communistes ont déjà annoncé qu’ils voteraient une motion de censure.
François Bayrou a reçu les principaux syndicats agricoles hier à Matignon, en pleine campagne pour les élections dans les chambres d’agriculture. Ces derniers maintiennent la pression sur le gouvernement. Ils n’ont pas été convaincus par les réponses et les propositions qui leur ont été apportées. Ils réclament la mise en place d’engagements budgétaires et fiscaux.
Rappelons que les élections syndicales débutent ce mercredi 15 janvier. Elles se termineront le 31 janvier. L’objectif est de construire, pour les six prochaines années, la représentativité des différents syndicats agricoles.
Il n’y a pas de doute. La baisse de l’activité horlogère en Suisse a des conséquences sur le taux de chômage sur le territoire du Haut-Doubs. En fin de 3è trimestre 2024, il apparaît que le nombre de demandeurs d’emploi atteint 5,1%. Ce qui reste très en deçà d’autres secteurs de la région et de l’Hexagone. En un an, le taux de chômage augmente de 0,5%. Il est de 6,2% sur cette même période de référence à Besançon. Soit une progression de 0,2% sur un an.
A Besançon, au lycée Louis Pergaud, pour la deuxième semaine consécutive, les assistants d’éducation poursuivent leur mobilisation. Hier soir, un internat, composé de six dortoirs, a été fermé, impactant environ 180 élèves. Ce jeudi soir, le deuxième internat subira le même sort.
Cela concerne neuf dortoirs et environ 250 élèves. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mobilisation de l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires. Les grévistes entendent dénoncer la précarité de leurs emplois au sein de l’Education Nationale.
Pour dénoncer la situation sociale à l’Association des Paralysés de France qui, selon les syndicats, envisage la suppression de 431 postes, en France, dont des travailleurs avec handicap, la CGT organise un rassemblement ce jeudi, à Besançon, devant le siège de l’association, situé parc Lafayette. Par ailleurs, la mobilisation se poursuivra, à 15h, devant le conseil départemental du Doubs, pour défendre le secteur social et médico-social, l’emploi et les services publics.
Maintenir une riche activité socioculturelle sur le territoire bisontin. Tel est l’objectif de la majorité de gauche du conseil municipal de Besançon. Pour cela, malgré les incertitudes politiques et financières nationales, la cité prévoit de maintenir encore ses tarifs aux usagers, liés aux services et à l’action sociale, qu’elle pratique sur le territoire. Les élus seront invités à voter ces propositions et cette mesure, avant de se positionner sur le prochain budget en mars prochain. Excepté une hausse de 2%, liée au coût de la vie, la politique tarifaire restera la même. Anne Vignot et son équipe ne veulent pas « faire payer aux Bisontins, la crise actuelle ».
Concrètement, sans le soutien de la ville de Besançon, les coûts payés par les habitants seraient bien plus importants. La cité ne perçoit que 11 millions de recettes, alors que les dépenses de fonctionnement atteignent 157 millions en 2024. Par exemple, alors que le coût réel d’une entrée à la piscine Lafayette est d’environ 5 euros, il est estimé, réellement, à environ 15 euros. Il en est de même pour les crèches, le périscolaire, l’éducation ou l’accès aux bibliothèques, qui est entièrement gratuite. La cité comtoise en fait une priorité. Elle veut une société juste et que « chacun accède à un maximum de services et que l’accès à ses équipements ne soit pas réduit pour des raisons financières ».
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, l'élu en charge des finances
Suppression de la taxe d’habitation
La Ville regrette la suppression intégrale de la taxe d’habitation. Selon elle, même si elle a été compensée par l’état, la décision qui en a découlé est à l’origine des difficultés du moment. Elle n’associe plus la population aux dépenses publiques. « Pour nous, l’impôt est un lien direct avec l’habitant. Sa suppression a été une erreur, qui coûte très chère. Je pense qu’il faut réfléchir à une imposition solidaire à l’échelle locale » explique Anthony Poulin, l’élu en charge des finances à la Ville de Besançon.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, l'élu en charge des finances
Les maisons de quartier associatives dans le rouge
C’est l’une des grandes interrogations du moment. A tel point qu’une réflexion est menée, avec les concernés, pour trouver des solutions durables. Les structures sociales associatives bisontines, au nombre de quatre, comme dans une grande partie du pays, connaissent des difficultés financières, qui pourraient, à plus ou moins long terme, remettre en cause leur existence. Ce qui n’est pas envisageable pour la Ville de Besançon, très attachée aux services qu’elles apportent. Néanmoins, des solutions doivent être trouvées au plus vite et les remises en cause sont nécessaires. Les raisons sont multiples : augmentation des charges et des salaires, baisse du nombre d’adhérents, crise du bénévolat et augmentation des demandes, liées notamment à l’usage du numérique. Chaque année, la Ville octroie 6,5 millions d’euros au monde associatif bisontin. Dernièrement, la cité et ces interlocuteurs ont renouvelé leur partenariat, via l’élaboration de conventions cadre, sur la période 2025-2029.
L'interview de la rédaction : Carine Michel, en charge de la vie associative et de la vie des quartiers
Une nouvelle journée d’action est prévue demain, jeudi, à la SNCF. Elle débute officiellement ce mercredi soir. Elle est notamment motivée par la CGT et porte sur le démantèlement du Fret SNCF. Elle aura très peu d’impact sur la circulation des trains, avec « un trafic normal » annoncé pour tous les TGV et de légères perturbations pour les trains régionaux. Prévoyez en moyenne, 8 trains sur 10 sur le territoire national ce jeudi.
Une bonne nouvelle pour Alstom, qui vient de faire l’objet d’une nouvelle commande de 35 rames par la SNCF pour île de France Mobilités. Le montant de ce contrat s’élève à 520 millions d’euros. Le site d’Ornans sera concerné. Le site du Doubs sera chargé de produire les moteurs. Il fait partie de la liste des usines françaises mobilisées
Journée de mobilisation nationale, ce jeudi, dans la fonction publique. Des rassemblements se sont tenus et se tiennent dans tout l’Hexagone. Parmi les revendications exprimées : l’abandon des orientations du projet de loi dit « Guerini », l’annulation de l’instauration de jours de carences supplémentaires, des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques, des créations d’emploi, l’augmentation de la valeur du point d’indice au titre de l’année 2024 et des années suivantes….
L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume (FO)
L'interview : José Avilès ( CGT)
A Besançon, 1.500 personnes ont brandi pancartes et drapeaux et scandé des slogans. Partis du pôle Viotte, les manifestants ont rejoint la place de la Révolution, en passant par la préfecture. Le contexte politique actuel, avec un gouvernement censuré, n’a pas empêché la mobilisation sur le terrain. Bien au contraire. Les fonctionnaires veulent d’ores et déjà mettre la pression sur le prochain locataire de Matignon. Un moyen également de rappeler à Emmanuel Macron, qui doit prendre la parole ce soir, que la fonction publique française va mal et que ses agents ne toléreront pas tout et n’importe quoi, sur l’autel des économies et du déficit.
L'interview de la rédaction : Sébastien Vieille ( Snalc)
A Besançon. Une intersyndicale appelle les agents de la Fonction publique à une journée d’action et de grève ce jeudi 5 décembre. Le rendez-vous est fixé à 10h30 au départ du Pôle Viotte. Les manifestants se dirigeront ensuite vers la place de la Révolution, au centre-ville. Parmi les revendications exprimées : l’abandon des orientations du projet de loi dit « Guerini », des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques, des créations d’emploi, l’augmentation de la valeur du point d’indice au titre de l’année 2024 et des années suivantes….