Au 1er trimestre 2026, la Bourgogne-Franche-Comté compte en moyenne 231 690 personnes inscrites à France Travail en catégories A, B, C, D et E, hors personnes en attente d’orientation ou engagées dans un parcours social.
La Ville de Besançon, avec le CCAS et le Centre des Finances publiques, propose un accompagnement gratuit pour aider à remplir les déclarations papier d’impôt sur le revenu. Des permanences auront lieu à la Maison des Seniors (8 rue Pasteur) les 29-30 avril, du 5 au 7 mai, les 12-13 mai et du 19 au 22 mai, de 9h à 12h et de 14h à 16h30. Les usagers doivent se munir de leurs documents fiscaux. La date limite de dépôt papier est fixée au 19 mai, et au 28 mai pour la déclaration en ligne dans le Doubs.
À Besançon, deux mobilisations sont programmées. Un premier cortège se tiendra vendredi 1er mai à 10h30, au départ de l’esplanade des Droits de l’Homme, près de la statue de Victor Hugo. Organisée par l’intersyndicale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA), cette manifestation s’inscrit dans la tradition du 1er mai pour la justice sociale et la défense de la paix. Les syndicats entendent démontrer que « le 1er mai doit rester férié et chômé ». Un second rassemblement aura lieu samedi 2 mai à 14h, place du 8 Septembre, dans le cadre d’un rendez-vous mensuel de soutien à la Palestine et à Gaza, au centre-ville bisontin.
À l’occasion de la Fête du travail, le réseau de transport Ginko fonctionnera en service réduit. Seules les lignes Ginko Proxi TGV 1 à 4, ainsi que Ginko Gare, Ginko Citadelle, Ginko Hôpital et Ginko Cliniques, seront assurées. Les autres lignes ne circuleront pas ce jour-là .
Ce jeudi 23 avril, les personnels du centre de long séjour de Bellevaux, à Besançon, se sont mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail. Depuis la fusion avec le CHU, effective au 1er janvier 2026, les inquiétudes se sont accentuées. « Le CHU n’a pas de connaissance du secteur médico-social. Nous ne sommes pas un hôpital, mais un lieu de vie pour les résidents », explique Cindy Voinson, aide-soignante et secrétaire du syndicat UNSA à Bellevaux.
L'interview de la rédaction : Cindy Voinson, aide-soignante et secrétaire du syndicat UNSA à Bellevaux.
Un manque de personnel dénoncé
Au cœur de la mobilisation : le manque de soignants. Selon les équipes, les recrutements ne suivent pas les besoins du terrain. « On ne peut pas travailler dans ces conditions, il nous manque du personnel », alerte la représentante syndicale. En cause notamment, un désaccord entre la direction du CHU et l’établissement sur le nombre de postes à financer. « Ils ne s’entendent pas sur les effectifs, donc les recrutements sont bloqués », précise-t-elle. Si quelques arrivées sont annoncées, elles sont jugées insuffisantes et trop tardives, notamment à l’approche des congés d’été, période déjà sous tension.

Des conditions de travail sous pression
Malgré la grève, un service minimum est assuré pour garantir les soins aux résidents. Mais pour les équipes, la situation devient difficilement tenable. « On enchaîne les prises en charge, parfois avec une douzaine de patients par agent. On n’a plus le temps nécessaire pour un accompagnement de qualité », déplore Cindy Voinson. Les soignants rappellent que les résidents, souvent âgés et fragiles, nécessitent un rythme et une attention incompatibles avec une organisation calquée sur un fonctionnement hospitalier.
L'interview de la rédaction : Cindy Voinson, aide-soignante et secrétaire du syndicat UNSA à Bellevaux.
Des revendications anciennes
Pour les professionnels, cette mobilisation s’inscrit dans une problématique plus large et ancienne. « Cela fait près de 15 ans que nous alertons sur la situation des EHPAD. Les salaires ont été revalorisés, mais cela ne règle pas le manque de personnel », souligne la syndicaliste.
Penser les établissements de demain
Au-delà de l’urgence, les soignants appellent à repenser le modèle d’accompagnement des personnes âgées. « Les EHPAD de demain ne seront pas ceux d’hier. Les besoins évoluent, il faut anticiper et adapter les moyens », estime Cindy Voinson. Le site de Bellevaux accueille environ 300 personnes, entre hébergement, accueil de jour et services à domicile. Un établissement d’envergure, aujourd’hui confronté à des défis majeurs, que les personnels espèrent voir pris en compte rapidement par leur direction.
À Pontarlier, appel à candidatures pour le renouvellement du Conseil d’Administration du CCAS. À la suite des élections municipales, huit représentants de la société civile doivent être désignés aux côtés des élus. Sont concernés : les associations familiales, de retraités, de personnes en situation de handicap et celles engagées dans l’insertion et la lutte contre les exclusions. Les candidatures sont à déposer avant le jeudi 7 mai 2026 à midi, en mairie, par courrier, mail ou directement au secrétariat général.
Infos pratiques :
À Besançon, la situation de mineurs étrangers isolés sans hébergement suscite une vive indignation. Dans un communiqué, l’association Solmiré alerte sur la présence d’enfants contraints de dormir dehors, dénonçant non pas une fatalité, mais le résultat de politiques publiques jugées défaillantes.
Des mineurs laissés sans protection
Selon l’association, plusieurs jeunes, parfois âgés de 13 à 17 ans, se retrouvent à la rue après avoir été exclus du dispositif de protection de l’enfance. En cause : les évaluations de minorité menées par le SEAMNA, structure mandatée par le Département du Doubs. Ces évaluations, censées déterminer si un jeune peut bénéficier d’une prise en charge, sont fortement critiquées. Solmiré évoque des conditions jugées « intolérables » : auditions de jeunes malades ou épuisés, absence de traduction adaptée, et décisions rendues très rapidement. Plus préoccupant encore, les rapports d’évaluation seraient rédigés après coup, parfois plusieurs semaines après la décision de refus.
Près de 250 jeunes laissés à la rue en 2024
Malgré des recours engagés par certains mineurs devant la justice, souvent couronnés de succès, la situation perdure. D’après les données avancées par l’association, près de 248 jeunes se déclarant mineurs auraient été laissés sans solution dans le Doubs en 2024, soit environ 20 nouveaux jeunes à la rue chaque mois.
Des responsabilités politiques pointées
Solmiré met directement en cause Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs, accusé d’avoir soutenu ces pratiques. L’association dénonce également le rôle des institutions locales dans l’accès à l’hébergement d’urgence. Le dispositif du 115 est notamment pointé pour des pratiques jugées discriminatoires envers les personnes étrangères, via une « instance de régulation » limitant fortement l’accès à un abri. Autre critique : le refus de domiciliation par certains services sociaux, pourtant un droit fondamental pour les personnes sans domicile, qui empêche ces jeunes d’accéder à un accompagnement.
La ville interpellée sur ses leviers d’action
Pour Solmiré, la municipalité dispose pourtant de moyens concrets via le CCAS, la veille mobile ou encore des associations locales financées par la ville. L’association affirme avoir transmis un dossier détaillé à la nouvelle équipe municipale, resté sans réponse. Elle regrette des priorités jugées décalées face à l’urgence sociale.
Un statut de « ville amie des enfants » questionné
Besançon est labellisée « ville amie des enfants » par l’Unicef depuis 2005, un engagement qui implique le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant. Or, selon Solmiré, les pratiques actuelles ne respecteraient pas ce cadre, notamment le principe selon lequel tout jeune doit être présumé mineur et protégé jusqu’à décision judiciaire.
Une mobilisation pour alerter les élus
Réunie devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil municipal, l’association entend interpeller plusieurs responsables locaux, dont Clément Darcq, adjoint en charge du CCAS, Isabelle Bordat, adjointe à l’enfance et à la jeunesse et le maire Ludovic Fagaut. Objectif : obtenir des engagements concrets pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « violence institutionnelle ».
Une situation qui relance le débat local
Au-delà de ce cas, la situation des mineurs isolés à Besançon pose la question plus large de l’accueil et de la protection des publics les plus vulnérables. Entre critiques des dispositifs existants et appel à une mobilisation politique, l’association Solmiré espère remettre ce sujet au cœur du débat public local.
Ce mardi, une nouvelle mobilisation se tient devant la Clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan. À l’appel du syndicat CFDT, les soignants se sont rassemblés dès les premières heures de la journée pour dénoncer notamment le manque d’attractivité de l’établissement et les difficultés de fidélisation des salariés. Les discussions avec la direction du groupe sont actuellement toujours au point mort. Pour suivre le mouvement : soscliniquesaintvincent ( sur Instagram)
La Ville de Besançon lance un appel à candidatures pour renouveler le conseil d’administration du CCAS, le Centre Communal d’Action Sociale. Les structures œuvrant dans l’insertion, la lutte contre les exclusions, les associations de retraités, de personnes handicapées ainsi que l’UDAF peuvent proposer un représentant. Les dossiers doivent être déposés avant le 21 avril, et les structures doivent être implantées à Besançon et actives dans le champ social. Pour de plus amples informations : https://www.besancon.fr/la-ville/ccas-de-besancon/
Ce jeudi matin, une centaine de retraités se sont rassemblés place Pasteur à Besançon pour défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la préservation de la Sécurité sociale et des services publics. Une mobilisation modeste mais déterminée.
« La santé, c’est un problème gravissime »
Parmi les manifestants, Martine Chevillard, retraitée et membre de Solidaires, insiste sur l’urgence des enjeux. « À nos âges, la santé, c’est vraiment un problème gravissime », explique-t-elle. Elle dénonce des difficultés croissantes face au système de soins, qu’il soit public ou privé : « Quand on est confronté aux structures hospitalières, c’est vraiment dramatique. » Au cœur des revendications : un meilleur accès aux soins pour tous, alors que le vieillissement de la population accentue les besoins.
L'interview de la rédaction :Martine Chevillard
Pouvoir d’achat et précarité en toile de fond
Au-delà de la santé, les retraités dénoncent également une dégradation de leurs conditions de vie. « Il y a les ressources des uns et des autres, les attaques sur les conditions de vie au quotidien », souligne Martine Chevillard. La question de la précarité est particulièrement marquante. À Besançon, certains quartiers comme Planoise comptent une part importante de la population vivant sous le seuil de pauvreté. « C’est inadmissible dans un pays riche », déplore la retraitée. Elle évoque aussi des situations concrètes : « J’ai vu des femmes avec des retraites de 500 à 700 euros. Ce n’est pas possible de vivre avec ça. »
L'interview de la rédaction :Martine Chevillard
Une mobilisation limitée mais persistante
Si la mobilisation reste modeste — une centaine de participants présents — les manifestants entendent maintenir la pression. « On a toute raison de se faire entendre », affirme Mme Chevillard, tout en reconnaissant les difficultés : « On est dans une tranche d’âge où le nombre n’augmente pas. » Elle regrette également un manque d’écoute des pouvoirs publics : « Les problèmes perdurent et ça n’avance pas ou très peu. »
« Le combat continue »
Malgré les obstacles, les retraités présents ce jeudi assurent vouloir poursuivre leur mobilisation. « Tout est à gagner », conclut la représentante syndicale. « Le combat continue, malgré le grand âge ».