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Les partis politiques réagissent différemment aux violences urbaines que connaît actuellement notre pays. Ce matin, à Pontarlier, Lutte Ouvrière, menait une opération de tractage et de rencontre avec la population. Pour ses militants, la colère qui s’exprime actuellement dans le pays et la société est une révolte contre un système qui aggrave les inégalités et fait preuve de violences lui-même. Le parti reconnaît une vraie légitimité à cette colère qui s’exprime. Il invite néanmoins cette jeunesse à trouver d’autres voies pour l’exprimer, en se mobilisant pour changer le système et en privilégiant la convergence des luttes.

« Ce n’est pas une mort anodine. C’est le reflet d’un certain comportement des policiers » explique Claude Cuenot. Et de poursuivre :  « il faut que cette colère trouve la voie d’une révolte consciente . Autrement dit, préparer un changement de système et d’aller vers la voie de la révolution avec l’ensemble des travailleurs ».

Pour Lutte Ouvrière, cette violence s’inscrit dans un contexte social global de baisse du pouvoir d’achat, de non-augmentation des salaires et d’allongement de l’âge de départ à la retraite notamment.

L'interview de la rédaction / Claude Cuenot

L’intersyndicale du Conseil Départemental du Doubs appelle à une grève des secrétaires du secteur médicosocial le 26 juin, devant l’Hôtel du Département, « afin de d’obtenir une prime équivalente au Ségur pour ses professionnels exclus par la loi ».

Le collectif attend que le Département du Doubs, à l’image d’autres territoires, prennent « une délibération permettant le versement d’une prime en reconnaissance du rôle fondamental de ce personnel ». Par ailleurs, l’intersyndicale regrette qu’une rencontre, initiée le 22 juin avec les secrétaires, se soit déroulée sans sa présence. Selon le collectif, aucune négociation n’est possible. Il demande « le versement d’une prime équivalente au Ségur dès maintenant ».


Le groupe Casino a présenté lundi la liste des supermarchés et hypermarchés qu'il va vendre. 4000 salariés et 119 magasins sont concernés. 57 enseignes seront vendus à Intermarché dès cette année. Pour les autres, la transaction sera effectuée d’ici trois ans. Ces enseignes sont situées, pour certaines d’entre elles en Franche-Comté. Parmi cette liste, Besançon Chateaufarine, Lons-le-Saunier, Luxeuil-les-Bains, Pontarlier et Rioz.

6,7 millions, c’est le montant des cotisations perçues par l’Urssaf Franche-Comté au titre de la lutte contre le travail dissimulé, soit près de 2 millions de plus qu’en 2021. L’organisme souligne que la lutte contre le travail dissimulé est une priorité d’action pour l’Urssaf au regard de ses enjeux économiques et sociaux. L’infraction de travail dissimulé est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (225 000 € pour les personnes morales). En 2023, l’Urssaf Franche-Comté poursuit ses actions de contrôle, en direction notamment des micro-entrepreneurs

Ce vendredi matin, l’association Solmiré organise une action devant la Préfecture du Doubs. Ses militants veulent dénoncer les politiques menées par la Préfecture et le Département du Doubs. Ils pointent les manquements de ces institutions dans la prise en charge des mineurs isolés. L’association bisontine demande « la dissolution de l’instance de régulation », gérée par l’Etat, qui détermine l’attribution des places d’hébergement d’urgence pour les personnes étrangères et « la recherche de solutions d’hébergements adaptées aux besoins » de ce public.  

14è journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce mardi. De source syndicale, ils étaient 3000 à Besançon. Dans les rangs du rassemblement bisontin, des participants de tous horizons, venus dénoncer la réforme des retraites et l’âge de départ, à taux plein, à 64 ans.  Si  cette réforme concentre toujours de très nombreux mécontentements, les manifestants sont venus également exprimer « un ras-le-bol plus général ». Les salaires et les conditions de travail font partie également des doléances exprimées.  José Alvilès, le secrétaire départemental de la CGT, pointe une décision « absurde ». D’autant plus que « 25% des salariés français perdront la vie avant l’âge de 64 ans » explique-t-il.

Ce mardi, il y avait moins de monde dans les cortèges, mais la mobilisation reste importante. Ils étaient 3000 à Besançon, 200 à Pontarlier, 700 à Dole, 250 à Saint-Claude et 1200 à Lons-le-Saunier.

Une prochaine étape est désormais attendue. Ce jeudi, la proposition de loi du groupe LIOT, visant à abroger la retraite à 64 ans est examinée à l’Assemblée nationale.

L'interview de la rédaction : José Avlès

Le mardi 6 juin marquera la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. L’intersyndicale appelle les manifestants à se rassembler une dernière fois avant l’examen du projet de loi du groupe LIOT visant à abroger cette mesure. Des rassemblements auront lieu en Franche-Comté mais également sur le territoire français.

Le combat continue

Malgré toutes les journées de manifestation, qui n’ont connu aucun aboutissement jusqu’ici, les manifestants souhaitent continuer leur combat. L’espoir de voir cette loi disparaître n’est pas totalement éteint. Faire pression sur le gouvernement avant l’Assemblée nationale du 8 juin est une volonté pour l’intersyndicale.  Les contestataires dénoncent « un gouvernement néo libéral qui ne donne pas la priorité aux sujets les plus importants ». Le laxisme du président concernant les précédentes mobilisations agace les syndicats. Les concernés refusent donc de céder et continueront à exprimer leur mécontentement, même si l’issue de l’assemblée du 8 juin n’est pas favorable.

La mesure de trop 

Les dernières mesures prises par le gouvernement sont décrites comme étant injustes et injustifiées. Le système est aussi critiqué et on demande de redéfinir l’ordre des priorités. Les contestations seront toujours aussi fortes. Ce projet n’est pas le seul élément déclencheur de ces mouvements, mais un ensemble d’autres mesures, allant à l’encontre des volontés des manifestants, qui pousse  à la mobilisation.

 

L’interview de la rédaction : Julien Juif, secrétaire du syndicat Solidaires 25

 

Une nouvelle journée d’action contre la réforme des retraites se prépare à Pontarlier. Le rendez-vous est fixé ce mardi 6 juin, à 16h30,  sur la place d’Arçon. L’intersyndicale rappelle ses revendications : « une retraite, un emploi et un salaire décents ». Il regrette également l’absence de réponse de la députée LR Annie Genevard, concernant l’invitation du collectif à participer à un stage pour mesurer les difficultés d’une profession, liées à l’âge notamment.

Dans le Jura, on se prépare aussi à la journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Le collectif du Triangle d’Or annonce un rassemblement le mardi 6 juin prochain à 10h, sur la place Aubarède, à Salins-les-Bains. Il est rappelé que villes et campagnes restent mobiliser pour s’opposer à cette réforme. Lors de cette 14è journée de mobilisation, le collectif jurassien rappellera qu’il juge cette initiative gouvernementale « injuste, injustifiée et brutale ».

On a appris ce mercredi que la députée LR du Jura Justine Gruet, qui avait voté la motion de censure contre le gouvernement et sa réforme des retraites,  a été remplacée par une parlementaire de son groupe, qui n’avait pas soutenu cette démarche, au sein de la commission des Affaires sociales. Cette dernière devait examiner la proposition de loi Liot abrogeant le recul de l’âge effectif de départ à la retraite. Finalement, à la mi-journée, une  majorité des députés  de cette instance a rejeté le vote de cet amendement.