C’est désormais officiel : Bénédicte Hérard, actuelle adjointe au maire de Pontarlier et conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté, a annoncé ce matin sa candidature à la tête d’une liste pour les élections municipales de mars 2026. Après plusieurs semaines de suspense, l’élue a levé le voile sur ses intentions.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Une candidature d’« expérience et d’énergie »
« Cette fois, on y est. Je me porte candidate et tête de liste pour les municipales de 2026 », a déclaré Bénédicte Hérard. Élue depuis 2014, successivement adjointe aux affaires sociales, à l’éducation et à la politique de la ville, elle revendique « une expérience concrète du terrain et de la gestion communale ». Elle sera entourée notamment de Jean-Marc Grosjean, Romuald Vivot et Didier Chauvin, trois élus sortants issus de l’équipe actuelle. Sa liste, encore en cours de finalisation, devrait être « renouvelée à plus de la moitié » et marquée par un « panachage de générations et de compétences ». La moyenne d’âge tournera autour de 45 ans, avec des colistiers issus du monde associatif, de l’administration et de la société civile. « Ce n’est pas une liste d’appareil politique, mais une équipe de proximité, de terrain et de talents », a-t-elle insisté.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Pontarlier, ville centre à défendre
Candidate « profondément enracinée » à Pontarlier, où elle vit depuis toujours, Bénédicte Hérard dit vouloir « défendre la ville au sein des territoires qui l’entourent : la communauté de communes, le Haut-Doubs et la région Bourgogne-Franche-Comté ». « Pontarlier doit rester une ville attractive, solidaire et vivante, capable de proposer des services à ceux qui y vivent et à ceux qui gravitent autour », a-t-elle souligné.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Les grands axes du programme
1. Qualité de vie et sécurité
La candidate souhaite renforcer la police municipale et améliorer la tranquillité publique, tout en veillant à ne pas tomber dans l’excès. « Il s’agit de préserver la qualité de vie qui fait l’identité de Pontarlier : une ville sûre, accueillante, où il fait bon vivre », a-t-elle déclaré.
2. Environnement et cadre de vie
Bénédicte Hérard reconnaît que Pontarlier doit « retrouver du vert » : « Les habitants veulent de la végétation, de l’ombre, des espaces respirables. On doit réintroduire la nature dans la ville ». Elle prône une requalification des places et des écoles, plus verdoyantes, et des entrées de ville accueillantes. « Nous devons être des élus responsables qui transmettent un environnement préservé aux générations futures », a-t-elle insisté.
3. Mobilités et circulation
La question de la circulation figure parmi les priorités : « Les Pontissaliens veulent pouvoir circuler sereinement ». Le programme prévoit de travailler sur les mobilités douces, les plans de circulation et le stationnement, tout en tenant compte du relief et du caractère rural de la ville. « Chaque rue refaite devra intégrer les questions de stationnement, de végétalisation et de circulation apaisée », a ajouté Jean-Marc Grosjean.
4. Logement et attractivité
Autre axe majeur : le logement. La candidate veut « favoriser l’accès au logement pour les Pontissaliens » en mobilisant les leviers communaux et intercommunaux. « Se loger à Pontarlier devient difficile. Nous devons agir sur le foncier, les réserves communales et le logement social pour maintenir des prix accessibles », a-t-elle expliqué.
5. Solidarité, santé et jeunesse
Engagée sur les questions sociales, Bénédicte Hérard entend renforcer les politiques de soutien aux familles et aux aînés, tout en consolidant l’offre de santé de proximité. « Le malade ne doit pas avoir à parcourir 60 kilomètres pour se soigner. C’est au service public de venir à lui », a-t-elle affirmé. Elle souhaite aussi relancer la participation citoyenne, notamment des jeunes, en valorisant l’engagement associatif et le bénévolat.
6. Culture et sport
Fidèle à l’identité sportive et culturelle de la ville, Bénédicte Hérard veut maintenir « Pontarlier, ville de sport et de culture ». Elle envisage de renforcer le spectacle vivant, le sport pour tous et la collaboration entre culture et sport : « Ces deux mondes peuvent se nourrir l’un l’autre ».
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Une candidature sans étiquette partisane
Interrogée sur sa position politique, la candidate revendique une ligne « du centre à la droite républicaine », mais sans étiquette. « Je ne suis pas encartée. Ce qui m’anime, c’est le bon sens, le collectif et la proximité. Les habitants veulent du concret, pas des postures politiques », a-t-elle insisté. Elle assure toutefois pouvoir compter sur le soutien de la ministre de l’Agriculture démissionnaire Annie Genevard et de Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs.
Une campagne placée sous le signe du collectif
« Je ne vise pas une étiquette, je vise l’intérêt collectif », a conclu Bénédicte Hérard.
Sa campagne s’articulera autour du site Pontarlier 2026, d’une page Facebook et d’une chaîne YouTube lancés dans la journée. « Je veux rendre à Pontarlier tout ce que cette ville m’a offert », a-t-elle résumé.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Gouvernance intercommunale : une vision concertée
Sur la gouvernance intercommunale, la candidate souhaite une collaboration concertée avec la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Elle estime que Pontarlier doit conserver son rôle de ville locomotive, puisqu’elle représente, selon ses mots, « 70 à 75 % du financement communautaire ». Mais elle précise qu’elle ne revendiquera pas personnellement la présidence de la CCGP.
« Le président peut venir de Pontarlier, car nous sommes les principaux contributeurs, mais pas forcément le maire, » explique-t-elle. Bénédicte Hérard plaide pour une répartition des rôles équilibrée, afin d’éviter « la concentration des pouvoirs » et de permettre à chaque commune de s’investir pleinement dans les dossiers communautaires.
Le sénateur jurassien LR Clément Pernot s’est joint à 85 parlementaires pour soutenir l’appel solennel lancé par sa collègue Sylvie Noël en faveur du respect des lieux de culte. Face à la recrudescence d’actes antichrétiens — incendies d’églises, profanations de tombes, vols liturgiques — il déplore une indifférence préoccupante et appelle à une mobilisation nationale.
« La République doit protéger tous ses enfants », insiste-t-il, rappelant que la laïcité impose une égale vigilance envers toutes les confessions. À travers cette tribune collective, les sénateurs exigent que les chrétiens bénéficient de la même protection que les autres croyants, dans un esprit de justice et de cohésion républicaine.
La Chambre régionale des comptes (CRC) de Bourgogne-Franche-Comté a mené un audit approfondi de la commune de Maîche sur la période 2020–2024. Ce contrôle a permis de dresser un bilan complet des finances, des projets structurants et de l’organisation municipale.
Trois volets examinés
La situation financière de la collectivité, la conduite de projets majeurs, dont la construction d’un groupe scolaire à 11,5 millions d’euros et la gestion administrative, notamment après l’incendie des ateliers municipaux, qui a exigé une réorganisation rapide et des investissements imprévus. Le rapport formule sept recommandations, portant sur le pilotage budgétaire, la sécurisation juridique des procédures et la gestion des ressources humaines. La municipalité, qui avait déjà anticipé certains points, s’engage à les suivre avec rigueur et à faire un retour à l’organisme dans les mois à venir.
Aucune irrégularité constatée
Fait notable : aucune infraction au code des juridictions financières n’a été relevée. Les procédures comptables et juridiques sont jugées conformes. Le rapport a été présenté lors du conseil municipal du 10 septembre. Il est désormais consultable par tous sur le site internet de la Chambre régionale des comptes. Un outil de travail précieux pour renforcer la qualité de l’action publique locale
Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté et ancien candidat à la municipale de 2016, avait annoncé il y a quelques mois son intention de présenter une liste "anti-partis" en 2026 si le centre-droit ne parvenait pas à s’unir. Selon lui, l’éparpillement des voix favoriserait une nouvelle victoire de la gauche, alors que celle-ci ne représenterait que 40 % des électeurs bisontins au premier tour.
La déclaration de Ludovic Fagaut, ce mercredi, affirmant sa volonté de rassembler le centre-droit — et même le centre-gauche — pour les prochaines municipales, a donc été accueillie avec satisfaction par Allenbach. Le Mouvement Franche-Comté se dit prêt à apporter son soutien politique, logistique et médiatique à une telle liste d’union, à condition que celle-ci intègre certains éléments du programme défendu par le mouvement en 2016.
C’est l’un des débats du moment à Besançon. La France Insoumise dénonce la proposition de l’opposition municipale, représentée par Messieurs Fagaut et Croizier, de déplacer la boutique Jeanne Antide, lieu essentiel d’accueil pour les personnes en grande précarité, actuellement située à Battant.
Le parti évoque « une idée jugée injuste, inefficace et déconnectée des réalités du terrain ». Le mouvement rappelle que la pauvreté ne se déplace pas : elle se combat, avec des moyens, du respect et de la solidarité. Quatre axes sont proposés pour retrouver le vivre-ensemble : Soutien aux structures d’accompagnement ; lutte contre la précarité ; garantie de la tranquillité publique et valorisation des initiatives citoyennes
Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, le sénateur Jean-François Longeot exprime ses inquiétudes face à la réforme du mode de scrutin municipal dans les communes de moins de 1 000 habitants. Ce nouveau dispositif, prévu pour les élections de 2026, impose des listes paritaires sans possibilité de panachage, remplaçant le système souple jusqu’ici en vigueur. Le sénateur relaie l’opposition de nombreux élus locaux, qui dénoncent une réforme « peu pragmatique » et susceptible de fragiliser la démocratie de proximité. Il appelle le Gouvernement à mieux prendre en compte la réalité du terrain.
C’est depuis le Mémorial des Glacis, haut lieu de mémoire, que Ludovic Fagaut (Les Républicains) a officialisé ce mardi sa candidature à la mairie de Besançon pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Déjà chef de file de l’opposition municipale depuis 2020, l’élu entend incarner « une grande union républicaine » allant du centre-gauche à la droite républicaine.
Une candidature sous le signe du rassemblement
Dans un discours long et solennel, Ludovic Fagaut a martelé son appel à dépasser les clivages partisans : « Je ne serai pas le candidat d’un parti. Je serai le candidat des Bisontines et des Bisontins. » L’actuel 1er vice-président du conseil départemental du Doubs, battu de seulement 567 voix en 2020 face à l’écologiste Anne Vignot, entend cette fois fédérer un large arc républicain contre ce qu’il qualifie de « dogme sectaire » et « d’idéologie mortifère » portée selon lui par l’extrême gauche. Son collectif, « Besançon maintenant », se veut le laboratoire de ce rassemblement.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Le poids de l’expérience et de la proximité
Fort de onze années d’expérience municipale, dont six passées comme leader de l’opposition, Ludovic Fagaut insiste sur sa connaissance des dossiers locaux et son ancrage de terrain : « Être maire ne s’improvise pas. Être maire se construit avec philosophie, stratégie et expertise. ». L’élu revendique avoir sillonné sans relâche les quartiers, les associations et les commerces de la ville pour construire un projet « concret, pragmatique et à l’écoute des habitants ».
Un projet municipal articulé autour de plusieurs priorités
Ludovic Fagaut a esquissé les grandes lignes de son programme municipal, qu’il promet de détailler dans les prochaines semaines :
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une vision historique et symbolique de Besançon
Tout au long de son allocution, Ludovic Fagaut a puisé dans l’histoire et le patrimoine bisontins pour nourrir son récit politique. De la Besançon romaine à l’héritage de Vauban, en passant par Victor Hugo ou Stendhal, il a rappelé que « Besançon n’a jamais été l’œuvre d’un seul homme », mais bien « le fruit d’une construction collective ».
Une campagne qui s’annonce polarisée
En s’érigeant comme le candidat de l’ « union républicaine », Ludovic Fagaut cherche à élargir son socle électoral au-delà de la droite traditionnelle. L’élu mise « sur le rejet d’Anne Vignot », actuelle maire écologiste soutenue par La France insoumise, qu’il accuse de « divisions » et de « dogmatisme ». À moins de six mois du scrutin, sa déclaration lance officiellement une campagne qui s’annonce tendue, où les thèmes de la sécurité, du cadre de vie et de l’identité bisontine devraient occuper une place centrale.
L’initiative était très attendue. Bénédicte Hérard, actuelle 2è adjointe de Patrick Genre, l’actuel maire de Pontarlier, annoncera officiellement, ce samedi, sa candidature pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains dans la capitale du Haut-Doubs. Pour l’heure, avec Bertrand Guinchard, elle est la deuxième candidate à officiellement faire connaître ses ambitions politiques et son engagement pour les six, voire sept, prochaines années.
La commission permanente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté a validé 62,3 millions d’euros de financements pour soutenir les secteurs clés de son territoire. Parmi les bénéficiaires, 29 entreprises reçoivent plus de 2 millions d’euros d’aides.
Dans le Haut-Doubs, plusieurs projets sont accompagnés : 200.000 euros pour la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises « La Belle Vie » à Houtaud, 25.000 euros en avance remboursable pour des travaux de toiture à Boujailles, 150.000 euros pour la future maison médicale d’Oye-et-Pallet, 206.000 euros pour l’aménagement de la place de la gare et la création d’une liaison douce à Gilley, et 80.000 euros à Villers-le-Lac pour un terrain de football synthétique. Un appui concret au développement local.
La commission permanente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté a validé 62,3 millions d’euros de financements régionaux. Ces aides ciblent les domaines de compétence de la collectivité : développement économique, ESS, agriculture, forêt, tourisme et apprentissage.
Dans le Jura, plusieurs projets bénéficient de ce soutien. La commune de Poids-de-Fiole reçoit près de 11.000 euros pour la rénovation de sa mairie et de ses salles communales. À Mouchard, les Compagnons du Tour de France obtiennent 950.000 euros pour leurs équipements de formation, tandis que le lycée du Bois bénéficie de 3,8 millions d’euros pour des travaux d’isolation thermique. Arinthod percevra 500.000 euros pour la création d’un espace santé. Enfin, la Grande Saline de Salins-les-Bains voit sa restauration soutenue à hauteur de 330.000 euros.
À noter également : 29 entreprises régionales recevront plus de 2 millions d’euros d’aides économiques.