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L’élue bisontine Karima Rochdi a annoncé sur ses réseaux sociaux qu’elle ne figurera pas sur la liste menée par Éric Delabrousse aux municipales de mars prochain à Besançon. Elle explique avoir fait le choix de ne pas être candidate dans cette campagne, tout en confirmant qu’elle continuera à porter la voix d’Horizons et du groupe « S’Unir pour Besançon » au sein du conseil municipal.

Ce mercredi, sur le parvis de la gare Viotte à Besançon, le Parti communiste français (PCF) a organisé un baptême républicain en l’honneur de plusieurs personnes migrantes. Une cérémonie symbolique portée par l’élue communiste Aline Chassagne, visant à mettre en lumière des parcours d’intégration et à défendre des conditions d’accueil dignes.

Un rendez-vous désormais régulier

Ce baptême républicain n’est pas une première. « C’est quelque chose qu’Aline Chassagne  organise tous les ans, et même plusieurs fois par an », a rappelé Mathieu Guinebert, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, chargé de la conférence sociale régionale. Dans un contexte national jugé « tendu » autour des questions migratoires, l’initiative entend replacer « l’humain au centre » du débat public. Pour les organisateurs, cette cérémonie permet de donner un visage concret à ce que recouvre le terme de « migrants ». « Ce genre de cérémonie ferait taire plus d’une personne », a-t-il été souligné, insistant sur l’écart entre les discours politiques et la réalité vécue par les personnes concernées.

L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne 

Une tradition républicaine revendiquée

Les prises de parole ont également rappelé l’histoire et les principes fondateurs de la République française. « Quand on a proclamé une République universelle et choisi le droit du sol plutôt que le droit du sang, on a affirmé une vocation d’accueil », a expliqué M. Guinebert. Une vocation qui, selon les organisateurs, tend aujourd’hui à s’effacer. La critique a notamment porté sur certaines propositions politiques visant à restreindre les dispositifs d’intégration, comme la remise en cause des cours de français langue étrangère, considérés comme essentiels à l’insertion sociale et professionnelle.

Des parcours d’intégration mis en lumière

Au cœur de la cérémonie, plusieurs personnes ont reçu un diplôme symbolique de baptême républicain. Des femmes et des hommes installés à Besançon parfois depuis des années, travaillant, fondant une famille, s’investissant dans la vie associative et contribuant à la richesse du territoire. « Ce sont des personnes qui comptent pour notre pays. Sans elles, la France ne serait pas la France que l’on connaît », a insisté Mme Chassagne. Certains parcours ont particulièrement marqué les esprits, comme celui d’une personne arrivée depuis seulement un mois, déjà capable de s’exprimer avec aisance en français.

L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne 

 

L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert 

 

Un appel à des démarches administratives plus humaines

Au-delà du symbole, le PCF a profité de l’événement pour appeler à un allègement des procédures administratives. Des délais jugés trop longs, parfois de plusieurs années, sont décrits comme éprouvants et décourageants, freinant l’intégration plutôt que de la favoriser. « Nous voulons une société sereine, vivante, pleine d’énergie, et construite ensemble », ont conclu les organisateurs, pour qui ce baptême républicain se veut à la fois un geste de reconnaissance et un message politique en faveur d’une République fidèle à ses valeurs d’accueil et de fraternité.

L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert 

Le sénateur jurassien Clément Pernot a choisi de s’abstenir lors du vote du projet de loi de finances. Il dénonce une dette nationale désormais portée à 3 400 milliards d’euros et un déficit annoncé de 5,3 % du PIB, qu’il juge insoutenable pour l’avenir du pays. Cette abstention vise aussi à protester contre la classification du Jura parmi les départements dits « riches », soumis à une contribution disproportionnée malgré un manque de services publics essentiels. Pour Clément Pernot, cette position traduit la volonté d’ouvrir la voie à un budget plus responsable et soutenable à l’horizon 2027.

Le Conseil départemental du Jura a adopté son budget 2026, fixé à 382 millions d’euros (31 voix pour, 2 contre, 1 abstention). La moitié des crédits, soit 188,7 M€, est consacrée aux solidarités. Suivent les mobilités (60,4 M€), l’éducation et la jeunesse (38 M€), l’aménagement du territoire (27,3 M€), les fonctions supports (28,7 M€), l’agriculture et l’environnement (12,1 M€), le SDIS (11,4 M€) et la dette (15,5 M€).

Parmi les principaux investissements 2026 :

Routes et voirie : 22,5 M€ pour l’entretien et la modernisation des infrastructures.

Collèges et bâtiments : 13,2 M€ pour la rénovation et l’efficacité énergétique.

Habitat et aide à la pierre : 14,5 M€ pour la rénovation et le logement social.

Aides aux territoires : 4 M€ pour soutenir les projets locaux.

Remboursement de la dette : 10,6 M€ pour renforcer la soutenabilité financière.

Sur le territoire de la Communauté de Communes Haut-Jura Saint-Claude, le projet de Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) entre dans une nouvelle phase de concertation. Cinq réunions publiques sont programmées en janvier 2026 pour présenter l’avancement du dossier et recueillir les avis des habitants. Elles se tiendront successivement à Lavans-lès-Saint-Claude (13 janvier),

Les Moussières (15 janvier), Saint-Claude (19 janvier), Les Bouchoux (20 janvier) et Rogna (22 janvier), toutes à 19h. L’occasion de participer activement à la réflexion sur l’aménagement futur du cadre de vie. Pour de plus amples informations : https://www.hautjurasaintclaude.fr/plui.htm

Lors de l’examen du Projet de loi de Finances, le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot a tiré la sonnette d’alarme sur l’état du réseau ferroviaire français.  Il alerte sur le sous‑investissement du réseau ferroviaire français, estimant le besoin de financement à 2 milliards d’euros pour sa régénération. Il soutient un amendement pour une participation financière de l’État. Il demande également le retour du quatrième train Paris‑Lausanne (TGV Lyria), jugé crucial pour l’aménagement du territoire.

La LICRA Besançon Franche-Comté, fidèle à sa mission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a adressé le 28 novembre un courrier à l’élu régional du Rassemblement National Jacques Ricciardetti, candidat également aux municipales de Besançon, après l’usage du terme « collabo » lors d’un débat public au Conseil régional.

L’association rappelle que « l’emploi de ce mot n’est pas anodin, en particulier de la part d’un élu, et lui proposait de reconnaître qu’il avait pu être mal choisi Â». Sans réponse, la LICRA rend publique son interpellation et invite « chacun à s’interroger sur la posture d’un candidat au poste de maire de Besançon Â».

L’Assemblée départementale du Doubs se réunit ce lundi 15 et mardi 16 décembre, à l’Hôtel du Département, Besançon, pour une nouvelle séance de travail.  À l’ordre du jour figure le vote du budget primitif 2026, avec 676,5 millions d’euros engagés au service des Doubiens, dont 83,9 millions d’euros d’investissement (+ 6,2 % par rapport à 2025).

Parmi les rapports ponctuels examinés : le contrat territorial de santé mentale 2026‑2030, un soutien de 5,5 millions d’euros pour la rénovation énergétique de l’habitat privé, la modernisation des collèges publics (12,82 M€) ainsi qu’un nouveau partenariat entre le Musée Courbet et le Musée du Petit Palais.

La liquidation judiciaire du groupe Brandt et la fermeture de ses sites de production ont suscité une réaction de Benoît Vuillemin, maire de Saône et vice-président de Besançon Métropole. Dans une tribune, l’élu, également commerçant en électroménager, exprime son émotion face à la disparition d’un symbole industriel français et sa solidarité envers les salariés et leurs familles.

Il dénonce un « échec économique, politique et collectif » et estime que la France doit repenser son rapport à la consommation. M. Vuillemin appelle à la création d’une mission interministérielle pour bâtir un « grand plan consommation France 2035 », une feuille de route prospective visant à partir des besoins des foyers pour adapter les modèles économiques et industriels.

Selon lui, « Brandt s’éteint », mais il appartient désormais au pays de tirer les leçons de cette disparition pour éviter de répéter ce scénario.

La Gauche Pontissalienne, coalition de citoyen·nes non encarté·es et de membres des Écologistes, de LFI et du PCF, exprime sa profonde déception face au groupe Haut Doubs Citoyen Écologique et Solidaire. Alors qu’une réunion de rapprochement avait eu lieu le 3 décembre, les militants disent avoir découvert dans la presse l’annonce de la tête de liste adverse, Jean-Noël Vieille, secrétaire de la section PS à Paris, « installé pour l’occasion à Pontarlier Â».

Une révélation jugée « contraire à la confiance et à la loyauté attendues dans les discussions Â». La Gauche Pontissalienne reconnaît que « l’union espérée ne pourra pas se réaliser, mais affirme maintenir sa détermination à rassembler des sensibilités de gauche autour d’un projet social, écologique et démocratique Â».