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La France Insoumise à Besançon réagit à la situation de l’entreprise R. Bourgeois et apporte son soutien aux 450 salariés concernés. Le mouvement dénonce les conséquences d’un modèle économique fondé, selon lui, sur le libre-échange et la concurrence internationale, accusés de fragiliser l’industrie française.

Dans un communiqué, LFI critique les politiques menées depuis plusieurs années par les gouvernements successifs et appelle à une protection renforcée de la filière industrielle française. Le mouvement demande notamment l’extension des droits de douane sur certains produits importés, l’interdiction des délocalisations pour les entreprises aidées par l’État et un plan de sauvegarde de la filière électromécanique.

La France Insoumise plaide également pour une intervention publique afin de préserver les emplois et les savoir-faire industriels à Besançon.

Après l’élection de Nicolas Barbe, le maire de Chaffois,  à la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, les réactions se multiplient dans le paysage politique pontissalien. Mise en cause par Patrick Comte, suite à son échec le 22 avril dernier, l’élue d’opposition Bénédicte Hérard assume pleinement son choix et rejette toute responsabilité dans la défaite du maire de Pontarlier. Elle défend une position « fidèle à ses engagements » et estime que le candidat battu n’a pas réussi à rassembler les communes du territoire autour de sa candidature. Rappelons que Nicolas Barbe est arrivé en tête avec 19 voix, 16 voix pour le Maire de Pontarlier.

Vous êtes mise en cause par Patrick Comte, qui estime que c’est aussi à cause de vous qu’il n’est pas devenu président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Que lui répondez-vous ?

Je lui réponds d’abord que s’il n’est pas président du Grand Pontarlier, c’est avant tout de sa responsabilité. Le travail de rassemblement des maires autour de sa candidature lui revenait, pas à moi. J’ai été son opposante pendant toute la campagne municipale. J’ai toujours défendu l’idée de dissocier les fonctions de maire de Pontarlier et de président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Je reste fidèle aux engagements que j’ai pris. Je n’ai trahi ni mes électeurs, ni mes convictions.

Est-ce dommage, selon vous, que la présidence échappe à la ville de Pontarlier ?

Cela dépend du point de vue. Le mien n’est pas celui-là. Si l’on regarde les intercommunalités en France, elles ne sont pas toutes présidées par le maire de la ville-centre. Il existe de nombreux exemples autour de nous. À la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, par exemple, la présidence était longtemps à Mouthe et elle revient aujourd’hui à Métabief.
Je pense sincèrement qu’à Pontarlier, nous n’avons pas le monopole des compétences. D’autres maires du territoire sont expérimentés, connaissent les dossiers et sont parfaitement capables d’assumer cette responsabilité.

Pour bien comprendre : Patrick Comte a obtenu 16 voix contre 19 pour Nicolas Barbe. Cela signifie qu’il a obtenu les voix de sa majorité et seulement deux soutiens supplémentaires. Il n’a donc pas réussi à convaincre les maires des petites communes ?

Effectivement, il n’a pas réussi à fédérer les maires des autres communes. Il n’a obtenu le soutien que d’un seul maire extérieur à Pontarlier. Or, dans ce type d’élection, le travail de préparation se fait entre les exécutifs des communes et les élus des listes victorieuses. C’est à eux de construire une majorité et une dynamique collective. Si M. Comte n’a pas su convaincre davantage de maires, ce n’est pas de mon fait. C’est sa responsabilité politique.

Des personnes disent aujourd’hui à Pontarlier que vous êtes restée fidèle à votre ligne de conduite.

Exactement. J’ai respecté les engagements que j’avais pris pendant la campagne et les objectifs que je m’étais fixés. Je suis opposée au mensonge et à la trahison. Et je rappelle aussi que j’étais l’adversaire de M. Comte lors des élections municipales. À un moment, il faut rester cohérent : est-ce que lui-même aurait voté pour moi ? Est-ce qu’il l’a fait pendant les municipales ? Je ne le crois pas.

Vous avez donc choisi de voter pour un élu qui habite le territoire, dites- vous

Oui. J’ai voté pour un maire investi dans la communauté de communes depuis plusieurs années. Lors du précédent mandat, il avait choisi de venir observer et apprendre le fonctionnement de l’intercommunalité, sans même demander de vice-présidence. Aujourd’hui, c’est quelqu’un qui maîtrise les dossiers et qui a démontré sa capacité à fédérer les communes du territoire. La preuve : il a réussi à rassembler tout le monde autour de lui, à l’exception de Pontarlier, ce qui est assez logique dans le contexte actuel.

Dernière question : avec une mutualisation importante des services entre la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier, la cohabitation entre un maire et un président différents risque-t-elle d’être compliquée ?

Je pense qu’il suffit de travailler intelligemment et dans l’intérêt du territoire. Les élus devront avancer ensemble sur les dossiers communs. Au conseil communautaire, nous sommes avant tout des conseillers communautaires, au-delà des fonctions de chacun. Il faudra donc trouver un mode de fonctionnement constructif. C’est une situation nouvelle, certes, mais je rappelle que M. Comte avait lui-même appelé au changement. Aujourd’hui, le changement est là. Il faut désormais s’y adapter.

À l’occasion de l’assemblée plénière des 29 et 30 avril du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le président socialiste Jérôme Durain a livré un long plaidoyer en faveur de l’action régionale, dans un contexte marqué par les tensions internationales, la hausse des coûts de l’énergie et les restrictions budgétaires imposées aux collectivités. Entre défense du pouvoir d’achat, critiques du désengagement de l’État et annonces sur la formation, l’agriculture ou encore la sécurité, l’exécutif régional a tenté d’affirmer sa ligne politique : celle d’une « protection concrète » des habitants.

Un discours placé sous le signe de la crise énergétique

Dès les premières minutes de son intervention, Jérôme Durain a évoqué « une situation internationale très dégradée », pointant notamment les conséquences géopolitiques de la crise au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Selon lui, la flambée des prix de l’énergie affecte directement les finances régionales, notamment dans les secteurs des transports et des lycées. Le président régional a également dénoncé ce qu’il qualifie « d’inflation démagogique », visant implicitement certains responsables politiques accusés d’exploiter la crise énergétique à des fins électorales.

Le pouvoir d’achat comme axe central

Face à cette conjoncture, le chef de l’exécutif régional a cherché à démontrer que la Région agit déjà comme un amortisseur social. Il a détaillé une série de dispositifs présentés comme des mesures structurelles de soutien au pouvoir d’achat. Parmi les principales politiques mises en avant : la gratuité des ressources pédagogiques pour les lycéens, les aides à la restauration et à l’hébergement scolaire, la gratuité des transports scolaires dans les territoires où la Région est compétente, les tarifs TER et bus maintenus à un niveau jugé « attractif » et le soutien aux étudiants boursiers et aux stagiaires des filières sanitaires et sociales. Jérôme Durain a notamment insisté sur le coût réel des repas scolaires, expliquant qu’un repas facturé entre 3,69 et 5 euros aux familles représente en réalité une dépense moyenne de 10 euros pour la collectivité. Autre annonce politique notable : la Région souhaite désormais « sanctuariser » les premiers paliers tarifaires des TER, afin d’éviter toute hausse sur les trajets du quotidien empruntés par les travailleurs.

Une charge frontale contre l’État

Le ton s’est durci lorsqu’il a été question des finances publiques. Le président régional accuse l’État d’avoir imposé à la collectivité une perte de 80 millions d’euros en deux ans. Selon lui, les régions paient le prix d’une politique budgétaire nationale qui fragilise leurs capacités d’action, tout particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle. Le désengagement de l’État sur ce volet constitue l’un des points les plus offensifs du discours. Jérôme Durain a dénoncé une baisse de 25 millions d’euros des financements consacrés à la formation professionnelle, entraînant la suppression annoncée d’environ 1 700 places de formation. Dans le même temps, il affirme vouloir maintenir un soutien ciblé  aux territoires ruraux ; aux secteurs en tension comme l’industrie, le BTP ou l’hôtellerie-restauration  et aux publics les plus fragiles et les moins qualifiés.

Agriculture, eau et souveraineté territoriale

L’assemblée régionale devait également examiner une convention de partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture. Le président a annoncé un engagement régional de 150 millions d’euros sur la période 2026-2028 pour accompagner le secteur agricole. Dans son discours, il a insisté sur les enjeux de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations agricoles et d’adaptation au changement climatique. La question de l’eau a occupé une place importante dans son intervention. Jérôme Durain a évoqué les épisodes de sécheresse dans le Haut-Doubs, mais aussi les inondations ayant frappé plusieurs départements ces dernières années. Il a défendu une stratégie régionale articulée autour de quatre axes : la préservation des milieux aquatiques, l’amélioration de la ressource, la végétalisation urbaine et la sensibilisation des populations.

Sécurité et cybersécurité : de nouveaux chantiers

Autre priorité affichée : la sécurité. Jérôme Durain a annoncé avoir confié à l’ARNIA, l’agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle, une mission stratégique en matière de cybersécurité. L’objectif : protéger les services publics régionaux et accompagner les collectivités face à la multiplication des cyberattaques. Il a également confirmé l’ouverture d’un chantier consacré aux addictions dans les lycées, en lien avec les rectorats, les autorités sanitaires et la préfecture de région. Une dizaine d’établissements pilotes ont déjà été identifiés. Par ailleurs, une convention entre la Région, la SNCF et la Gendarmerie nationale est en préparation afin de renforcer la sécurité dans les TER.

Industrie : vigilance sur Stellantis, satisfaction autour d’Arabelle Solutions

Sur le terrain économique, le président régional s’est montré préoccupé par plusieurs dossiers industriels sensibles, notamment ceux de Gemdoubs et de Stellantis. Il a évoqué avec inquiétude les menaces pesant sur le site de Vesoul après l’annonce d’un transfert d’activité pouvant fragiliser près de 190 emplois.

Transparence et éthique : une réponse à la défiance

En conclusion, Jérôme Durain a annoncé un renforcement des dispositifs de contrôle éthique au sein de la collectivité régionale. Parmi les mesures évoquées : le renouvellement du comité d’éthique ; la création d’un dispositif indépendant de signalement  et un partenariat avec Transparency International.  Une manière, selon lui, de répondre à « la défiance réelle entre certains citoyens et les élus ». À travers cette intervention très politique prononcée lors de l’assemblée plénière régionale des 29 et 30 avril 2026, le président de Région aura cherché à installer une ligne de crête : défendre les services publics régionaux, dénoncer les arbitrages budgétaires de l’État et affirmer le rôle protecteur des collectivités dans une période de fortes tensions économiques et sociales.

Une élection serrée à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier

À l’issue de l’élection du président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier (CCGP), organisée le 22 avril dernier, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, publie un communiqué dans lequel il revient sur sa défaite face à Nicolas Barbe. Rappelons que le scrutin s’est conclu par une victoire serrée du Maire de Chaffois,  élu président avec 19 voix contre 16. Patrick Comte dit « prendre acte » de ce résultat démocratique, tout en exprimant une « profonde déception » quant à son issue.

Une candidature portée au nom de la stabilité

Dans son message adressé aux habitants de Pontarlier, le maire explique avoir présenté sa candidature après l’échec des discussions entre les dix maires du territoire visant à construire une candidature commune. Selon lui, son projet reposait sur la volonté d’assurer une « gouvernance solide » pour accompagner les projets structurants engagés lors du précédent mandat. Il estime également que Pontarlier, par son poids démographique et institutionnel, dispose de la légitimité nécessaire pour porter les dossiers du territoire auprès des partenaires publics et financiers. Patrick Comte défendait aussi une réorganisation du fonctionnement intercommunal, avec davantage de dialogue entre les communes et une meilleure coordination entre la Ville de Pontarlier et l’intercommunalité, notamment dans les domaines administratifs et des ressources humaines.

Des critiques envers certains élus et la nouvelle gouvernance

Le maire de Pontarlier regrette par ailleurs le choix de deux élus municipaux d’opposition pontissaliens d’avoir soutenu la candidature de Nicolas Barbe, estimant que cette décision a contribué à un résultat « défavorable aux intérêts » de la ville. Il critique également les premières orientations prises par le nouveau président de la CCGP, notamment : l’absence d’un élu pontissalien à la première vice-présidence et le refus de créer une dixième vice-présidence dédiée aux ressources humaines et à l’administration générale.  Pour Patrick Comte, cette délégation aurait pourtant été essentielle face aux enjeux actuels de gestion et d’organisation des services mutualisés.

« Une mobilisation totale » pour Pontarlier

Malgré cette défaite, le maire affirme rester pleinement engagé pour défendre les intérêts de Pontarlier au sein de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, aux côtés des vice-présidents pontissaliens élus. Dans la conclusion de son communiqué, Patrick Comte assure les habitants de sa « mobilisation totale au service de la ville et du territoire », affirmant vouloir poursuivre son action au sein de l’intercommunalité malgré le changement de gouvernance.

 

Un mois après l’élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon, les Écologistes de Besançon et du Grand Besançon dressent un bilan très critique des premières décisions prises par le nouvel exécutif municipal. Dans un communiqué, ils dénoncent « une rupture politique qui efface sans discernement les acquis du mandat précédent » et pointent des choix jugés régressifs sur les plans écologique, démocratique et social.

Un recul sur la finance responsable

Parmi les principales critiques figure la suppression de la grille d’analyse extra-financière utilisée dans l’attribution des prêts bancaires de la collectivité. Pour les écologistes, cet outil permettait d’intégrer des critères liés à l’engagement climatique, à la transparence des investissements ou encore à la responsabilité sociale des établissements bancaires. Son abandon traduirait, selon eux, « un retour à une gestion strictement comptable », au détriment des enjeux environnementaux et éthiques.

Des décisions jugées contraires aux enjeux écologiques

Les écologistes pointent également plusieurs décisions prises ces dernières semaines concernant l’environnement. Ils dénoncent notamment l’allumage de la Citadelle en pleine période de nidification, malgré les réserves formulées par des spécialistes de la biodiversité. Selon eux, cette décision a interrompu un projet d’éclairage innovant, conçu pour concilier mise en valeur du site UNESCO et protection du vivant.

Autre sujet de mécontentement : le retour à un fleurissement traditionnel par massifs de fleurs annuelles. Le collectif estime que ce choix représente un « recul environnemental et budgétaire », alors que de nombreuses collectivités privilégient désormais des solutions moins coûteuses, moins gourmandes en eau et plus favorables à la biodiversité.

Des choix politiques et financiers contestés

Le communiqué critique également l’augmentation des indemnités du maire et du président du Grand Besançon dans un contexte économique jugé difficile pour les habitants. Le cumul des fonctions de maire, président de Grand Besançon Métropole et vice-président du Département est également pointé du doigt.

Une inquiétude sur le fonctionnement démocratique

Les Écologistes de Besançon dénoncent enfin une « dégradation préoccupante du débat démocratique » au sein des conseils municipal et communautaire. Ils évoquent notamment des limitations dans l’expression de l’opposition ainsi qu’un non-respect des engagements de représentativité au sein du bureau de Grand Besançon Métropole.

Le collectif s’inquiète aussi de l’élection d’un élu du Rassemblement National au conseil communautaire, estimant qu’elle contrevient au « cordon sanitaire républicain » défendu pendant la campagne municipale.

« Une rupture sans projet »

Pour les écologistes, ce premier mois de mandat traduit avant tout une volonté « d’effacer méthodiquement les politiques écologiques, sociales et démocratiques du mandat précédent ». Ils assurent toutefois rester mobilisés aux côtés des élus d’opposition « pour défendre une ville durable, solidaire, démocratique et ambitieuse ».

Ce mardi matin, la préfecture du Doubs a accueilli près de 150 nouveaux maires du département à l’occasion d’une journée d’échanges et de formation réunissant les représentants de l’État, les associations d’élus, le Conseil départemental, les procureurs, les services de gendarmerie et plusieurs partenaires institutionnels. Ces nouveaux édiles représentent près d’un tiers des maires du Doubs. Une rencontre placée sous le signe de l’accompagnement, du dialogue et des responsabilités croissantes qui attendent les élus locaux.

« Vous n’êtes pas seuls »

En ouverture de cette matinée de travail, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a tenu à rassurer les nouveaux élus sur le rôle d’appui des services de l’État. « Un bon maire aujourd’hui, c’est un maire qui sait mobiliser et utiliser un réseau de partenaires », a-t-il déclaré devant les participants, insistant sur la nécessité de travailler avec les intercommunalités, les services de l’État et les différentes structures d’accompagnement. Le représentant de l’État a également rappelé que la commune demeurait « le point de repère essentiel de nos concitoyens ». Dans un contexte où les responsabilités administratives et juridiques des maires se renforcent, le préfet a multiplié les messages de soutien : « Vous n’êtes pas seuls. Sachez demander de l’aide et de l’accompagnement, ils ne vous seront jamais refusés ". 

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs 

Des maires aussi agents de l’État

Au fil de son intervention, Rémi Bastille a rappelé les nombreuses missions exercées par les maires au nom de l’État : état civil, élections, urbanisme ou encore inscriptions scolaires. « Chaque maire devient, pour l’exercice de certaines missions, un agent de l’État », a-t-il souligné, évoquant également le contrôle de légalité exercé par la préfecture sur les actes administratifs des collectivités. Le préfet a insisté sur l’importance du dialogue en amont avec les services préfectoraux afin d’éviter les contentieux : « Plus tôt vous nous saisirez de vos projets et de vos interrogations juridiques, plus nous pourrons construire ensemble une solution appropriée. »

Budget, exemplarité et sécurité au cœur des préoccupations

Face à des finances publiques de plus en plus contraintes, les nouveaux maires ont aussi été alertés sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Le préfet a rappelé que la Dotation globale de fonctionnement (DGF) resterait stable en 2026 au niveau national, tout en évoquant des restrictions sur certaines aides à l’investissement. « Une gestion rigoureuse et maîtrisée des finances publiques n’est plus une option », a-t-il averti.

L’exemplarité des élus a également occupé une place importante dans son discours. « Impartialité, intégrité, sens de l’intérêt général (…) ne sont pas des principes théoriques », a-t-il martelé. Autre enjeu majeur évoqué : la sécurité publique. En rappelant que les maires sont aussi officiers de police judiciaire, Rémi Bastille a appelé à renforcer la coopération entre élus, forces de sécurité et justice face à la hausse des incivilités et des violences constatée depuis le début de l’année.

Des ateliers pratiques pour les nouveaux élus

Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre avait une vocation très concrète. Les nouveaux maires ont participé à plusieurs ateliers thématiques consacrés notamment aux finances publiques, à l’urbanisme, aux responsabilités juridiques des élus ou encore à la sécurité. Des temps d’échange destinés à permettre aux élus, parfois novices dans leurs fonctions, de mieux appréhender les réalités administratives et techniques de la gestion communale.

Cohésion sociale et transition écologique : les grands défis du mandat

En conclusion de son intervention, le préfet du Doubs a souhaité attirer l’attention des maires sur deux défis majeurs des prochaines années : la cohésion sociale et la transition écologique. Face à « un temps propice aux clivages » et à la montée de la désinformation, il a appelé les élus à jouer un rôle d’apaisement et de pédagogie au plus près du terrain.

Concernant le climat, il a rappelé  que les communes sont « en première ligne » pour adapter les territoires aux conséquences du dérèglement climatique : vagues de chaleur, inondations ou maîtrise des consommations énergétiques. « Il en va à la fois de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre quotidien dès à présent », a conclu le préfet devant les nouveaux maires du département.

 

L’association « Palestine Amitié » organise une conférence-débat mardi 28 avril à 20h, à la salle Battant (48 rue Battant) à Besançon. Intitulée « Gaza : à bas bruit, le génocide continue… », elle sera animée par Sarah Katz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), engagée dans le soutien à la cause palestinienne.

Cette soirée, dédiée à la solidarité avec la population gazaouie, sera en entrée libre. Une vente de produits solidaires (livres, huile d’olive, savons, keffiehs) ainsi qu’une collecte de soutien seront également proposées.

Le député François Ruffin sera en déplacement à Vesoul ce mercredi 29 avril pour soutenir les ouvriers de Stellantis. Il participera à une distribution de tracts à 12h15 devant l’usine. En soirée, il animera une réunion publique à 18h au Nulle Part Ailleurs, sous la forme d’un “entretien d’embauche” à la présidence de la République.

La France Insoumise du Haut-Doubs, le Parti Communiste Français, le Parti Ouvrier Indépendant (POI) et le Nouveau Parti Anticapitaliste- Révolutionnaire  appellent à un rassemblement citoyen ce samedi 2 mai, à 17h, place d’Arçon à Pontarlier. Cette mobilisation se veut un moment de solidarité et d’engagement contre la guerre, l’impérialisme et la colonisation.

Le député RN de Haute-Saône Antoine Villedieu a été suspendu ce lundi de son groupe à l’Assemblée nationale. En cause : son implication dans un accident de la route vendredi à Noidans-lès-Vesoul. Une enquête est en cours, notamment pour conduite sous l’emprise d’un état d’ivresse, l’élu ayant refusé les dépistages. Déjà impliqué dans un précédent fait divers en janvier à Vesoul, où il avait été retrouvé blessé dans la rue, il ne peut plus participer aux travaux de son groupe en attendant les suites judiciaires.