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Plein Air termine sa série d’entretiens politiques en pleine période de rentrée des classes.  Ce mercredi, nous donnons la parole à la maire de Besançon, l’écologiste Anne Vignot. Mme la Maire a répondu à toutes les questions que la rédaction lui a posées.

Quel est votre état d’esprit ?

Nous avons eu une belle saison d’été. Nous avons un centre commercial foisonnant, qui se renouvelle. Nous avons surtout,  au bout de trois ans, des projets qui sont entrain de maturer et qui vont sortir. Pour moi, c’est une trajectoire extrêmement intéressante.

Quel regard portez-vous sur la saison dernière ?

Nous construisons aujourd’hui la ville de demain. Les gens voient comment les choses vont se structurer. Comment l’espace public se transforme. Comment les projets sociaux se mettent en place. Nous avons démultiplié les formes démocratiques. Nous travaillons à ce que « tous les compartiments » qui constituent une société puissent être en contact avec nous. Nous prônons la justice sociale. Nous avons besoin de créer du lien.  

Pensez-vous avoir commis des erreurs d’appréciation durant ces trois dernières années ?

On peut toujours trouver qu’il y a des erreurs. Au bout de trois ans d’exercice, je ne reprendrais pas les dossiers de la même façon. En revanche, on est tellement pris par le déferlement des crises que nous sommes énormément en réaction. Néanmoins, il convient de s’assurer que l’on maintient le cap. Il ne faut pas se laisser happer par ces vagues de crise.

Quel regard portez-vous sur cette fonction de maire ?

Je n’ai jamais pensé que c’était une fonction facile. Je n’ai jamais pensé que d’être dans quelque chose qui représente des pensées différentes pouvait être une solution simple. Je me suis toujours construite dans l’idée que la complexité est  sans doute l’issue dans laquelle il faut que l’on s’inscrive. C’est difficile, mais, franchement, cela correspond à l’idée que j’avais de cette fonction. J’ai une forte équipe autour de moi. J’ai un engagement de nos agents. La question du climat est fondamentale. Tout comme celles liées à la ressource en eau, à la biodiversité, au confort des personnes, à la fluidité des espaces publics.

Quelle est la place de Besançon, aujourd’hui au niveau national ?

Nous sommes une capitale laboratoire en France. Je suis heureuse de rencontrer des industriels qui s’inscrivent dans cette démarche. Dernièrement, le directeur régional de l’Agence de l’Eau a expliqué qu’il s’appuyait sur l’exemple de Besançon dans la désimperméabilisation des sols. Pour les entreprises, le transfert vers la transition écologique est une valeur ajoutée. Quand on parle avec des industriels, on parle toujours de valeurs ajoutées sur leurs produits. Les entreprises suisses ne viendront s’installer en France que si l’on est en capacité d’apporter ce niveau de qualité environnementale et sociale. A Besançon, nous avons mis les prémices de cette transformation. Je constate que je vais à Paris pour parler de Besançon. Pendant très longtemps, Besançon n’était pas dans l’imaginaire national.

Pensez-vous déjà à 2026 ?

Oui. Comme je l’ai dit en 2018, l’avenir est dans l’écologie. Les personnes qui osent encore parler d’écologie punitive sont en retrait, en refus. Pour elles, c’est une façon de s’éloigner de cette obligation. Nous avons une responsabilité majeure de donner à la jeunesse une planète dans laquelle ils doivent pouvoir s’épanouir, s’émanciper. C’est de l’écologie qui intègre complètement un projet social et sociétal. Et cela, je le porterai jusqu’au bout. On verra ce qu’il se passera en 2026. Cependant, ce serait dramatique si, en 2023, je me mets déjà à penser à 2026. Je suis une battante. Je suis déterminée. Pour l’instant, mon objectif est de construire la ville de demain. Il y a ce qui se fait aujourd’hui et ce qui doit se bâtir maintenant pour demain. Nous le faisons quand on travaille les écoles, les espaces publics , quand on revégétalise, quand on repense le rapport à l’écologie, quand on établie une autre image du territoire, quand on fait un vrai projet touristique sur Besançon.

Avez-vous conscience de la concurrence qui se manifeste en 2023  pour s’emparer de votre écharpe en 2026 ?

Oui. Cependant, ces personnes ne sont pas empreintes de cette obligation de l’écologie au sens très large du terme.  Aujourd’hui, les innovations sociales se feront dans ce cadre-là. Ils sont sur des anciens modèles. Ils proposent des modèles économiques caduques.  Ils ne sont pas dans l’innovation et l’invention. Un nouveau modèle économique est à construire. J’espère qu’ils montreront un peu plus d’innovation dans ce qu’ils sont entrain de proposer. Nous sommes aujourd’hui dans le traditionalisme, sinon le conservatisme.

L'interview de la rédaction / Anne Vignot

Emmanuel Macron reçoit ce mercredi après-midi, à huis clos, dans le cadre de son « initiative politique d’ampleur »,  l'ensemble des formations politiques représentées au Parlement à Saint-Denis à la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Le Chef de l’Etat entend convaincre les différents groupes sur l’importance de bâtir collectivement des textes législatifs et trouver un consensus sur les référendums. L’avenir du pays est au cœur des préoccupations. Un dîner est prévu pour conclure cette première rencontre.

Suite à un contexte politique particulier, nécessitant de nouvelles élections,  après plusieurs démissions au sein du conseil municipal de Mignovillard, la préfecture du Jura annonce que le premier tour des élections municipales partielles, prévues le 10 septembre prochain, n’aura pas lieu.

A l’issue du dépôt de candidatures pour le 1er tour, aucun candidat ne s’est manifesté. Les personnes qui souhaitent candidater pour le second tour peuvent encore le faire. Dans ce cas, elles doivent déposer leur déclaration de candidature en Préfecture du Jura, les lundi 11 et mardi 12 septembre prochains.

Pour de plus amples informations : https://www.jura.gouv.fr/index.php/contenu/telechargement/27267/212907/file/Convocation%20des%20%C3%A9lecteurs%20sur%20la%20commune%20de%20MIGNOVILLARD.pdf


Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que 632.400 euros supplémentaires seront alloués à la lutte contre les feux de forêt dans le Jura. Ce dispositif a pour vocation de permettre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt ou de détection des départs de feu.

Concrètement, dans le Jura, cette enveloppe va permettre l’achat de 2 véhicules de type camion-citerne feux de forêt super (CCFS), d’une capacité de 13 000 litres chacun, dont le montant global d’achat s’élève à 990 000 € HT. Ce sont plus de 1100 véhicules de lutte contre les feux de forêts qui vont être acquis au plan national, avec ce fond de soutien.


Fadila Khattabi, ministre déléguée chargée des personnes en situation de handicap est dans le Doubs ce vendredi 25 août. Elle se rendra à Anteuil dans les locaux de l’association « Action Philippe Streit ».

 Cette association est engagée depuis de nombreuses années pour accompagner les personnes en situation de handicap dans leur vie professionnelle. Elle met tout en œuvre pour allier santé, rééducation, travail, mobilité et handicap. Elle propose à ce titre des aides techniques innovantes permettant aux personnes d’exercer une activité dans les meilleures conditions.

 Fadila Khattabi échangera avec les membres de l’association, les chefs d’entreprises et les salariés en situation de handicap. Elle visitera notamment les entreprises installées dans le siège de l’association et participera à une table ronde concernant l’accès à l’emploi pour tous.

Plein Air poursuit ses entretiens politiques en cette nouvelle rentrée scolaire. Rencontre avec Eric Delabrousse, médecin hospitalier, professeur des universités, responsable de l’imagerie au CHU de Besançon et, depuis plus d’un an désormais, délégué municipal du parti Horizons à Besançon et délégué départemental pour le Doubs pour le parti d’Edouard Philippe.

Que représente aujourd’hui « Horizons » à Besançon et dans le département du Doubs ?

Horizons est un parti qui a été crée en octobre 2021, au Havre par Edouard Philippe. Il fait partie intégrante de la majorité présidentielle, associé au parti Renaissance et Modem. Au niveau national, il existe environ 600 comités municipaux. On recense également près de 20.000 adhérents. Des mairies importantes, comme Le Havre, Nice, Angers, Reims,  sont sous étiquette « Horizons ». Concernant le secteur bisontin, on enregistre une quarantaine d’adhérents. Le comité se réunit régulièrement pour des réunions thématiques afin d’élaborer le projet national du parti, mais aussi plus spécifiquement celui de Besançon pour les prochaines municipales.

2026, c’est d’ores et déjà une date importante pour vous ?

Je n’ai jamais adhéré dans un parti de manière claire pour occuper une place politique . Mon engagement est réellement pour Besançon. Les élections municipales représentent forcément quelque chose de particulier et le comité Horizons est très orienté sur cette échéance. Même si, encore une fois, nous sommes dans une majorité présidentielle et que nous travaillons conjointement avec nos collègues des partis Renaissance et Modem, pour proposer une liste et une investiture.

Vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Est-ce un moyen pour exister localement et médiatiquement ?

Cela s’explique pour deux raisons. Tout d’abord, ce sont des outils modernes et efficaces pour non seulement exister, mais proposer. Deuxièmement, parce que personnellement,  je ne suis pas sur un mandat électif et que cela ne me permet pas d’avoir une couverture médiatique aussi grande que d’autres. J’ai pu proposer au travers de postes, qui génèrent des commentaires et des retours, différents éléments du projet que j’envisage pour cette nouvelle ambition pour Besançon. Je souhaite la porter au travers des valeurs d’Horizon et de la majorité présidentielle.

On sent à travers vos commentaires que vous ne partirez pas en vacances avec Anne Vignot ?

Je suis clairement dans l’opposition municipale à Anne Vignot. D’ailleurs, Horizon fait partie du groupe municipale d’opposition « Ensemble Bisontins », qui est présidé par Laurent Croizier.

Le chemin est encore long.

Oui. Le chemin est long. Nous sommes à trois ans de cette échéance. Des choses peuvent encore changer. Ce qui s’est passé en 2020 est spécifique, dans une période covid, avec une triangulaire et une municipalité qui était dans une vague verte nationale. Demain, les cartes seront rebattues. Face à cette municipalité en place, il y a des volontés de fournir une alternative. Je souhaite, avec Horizons, dans le cadre d’une investiture, porter l’alternative à Anne Vignot. Effectivement.

Quels objectifs vous vous êtes fixés pour cette nouvelle saison ?

Les 15 et 16 septembre prochains, je serai à Angers pour l’assemblée nationale  du parti Horizons. Avec mon comité, nous allons reprendre les réunions thématiques pour travailler les différents projets. Certains ont déjà été communiqués. On continue d’avancer. Ce sont des projets qui correspondent à des attentes des Bisontins. On  fait de la politique au sens noble du terme pour apporter des réponses à des demandes. Notamment la salle multimodale évènementielle qui est attendue, la base nautique qui est espérée, les différents types de mobilités qui intègrent le lien avec le Doubs , le sport élite ou encore la transition écologique. L’écologie, c’est l’affaire de tous. Elle doit être régie avec pragmatisme et surtout pas dogmatisme. Et ce, avec une vraie volonté de convaincre, plutôt que de contraindre. Aujourd’hui, tout est écologie. Je veux être, demain, un porteur de projets qui intégreront l’écologie. On peut les dissocier. C’est le problème de la municipalité de Besançon. A force de voir tout en vert,  elle en oublie l’attractivité, le tourisme, l’économie, … . Cela doit être modifié. D’où le sens de mon engagement et de l’ambition que je porte pour Besançon, qui mérite véritablement mieux.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse

Dans le cadre de notre série d’entretiens avec les élus franc-comtois sur la rentrée politique en Franche-Comté, Plein Air  donne la parole, ce jeudi, à Séverine Véziès, membre de la coordination nationale de la France Insoumise et directrice de publication du journal l’Insoumission. La militante bisontine participe actuellement aux universités du parti à Valence.

Vous participez actuellement aux universités d’été de la France Insoumise. Quels rôles y tenez-vous ?

Le programme est riche. Il est composé de conférences, d’évènements culturels, de formations, de rencontres, … . Elles se termineront, dimanche matin, par un meeting de l’union populaire, avec des gens qui sont engagés dans les luttes, comme celles et ceux engagés dans les luttes de Vert Baudet ou dans des partis populaires.

Vous animez également quelques conférences.

J’anime effectivement  quelques conférences. Notamment, samedi matin sur les dérives autoritaires en Europe.  J’organise également le cycle de formations des élus locaux.

Dans quel état d’esprit se déroule cet évènement politique annuel ?

Il se déroule toujours dans la bonne humeur, dans l’envie et la motivation. Nous sommes toujours très contents de nous retrouver. Nous sommes toujours très nombreux. C’est l’évènement politique de l’année. Nous avons plus de 3000 personnes inscrites. Plus de 500 jeunes nous ont précédés. Ce sont des moments de rencontres, de formation, de discussions et d’échanges, entre nous et avec des membres d’autres formations politiques.

L’objectif n’est-il pas également de continuer à convaincre pour ne pas perdre cette unité, fragile, à gauche ?

On va continuer à convaincre. Bien évidemment. Notre objectif est de prendre le pouvoir pour mettre en œuvre notre programme,  parce que nous voulons changer la vie des gens. Nous voyons que la rentrée est une catastrophe pour la population. La souffrance est plus que jamais d’actualité, avec l’augmentation de l’essence, les fournitures scolaires, l’électricité. Nous sommes dans une urgence sociale qui est dramatique. Nous partons du principe que c’est en confirmant la NUPES, parce que nous avons soulevé un grand espoir l’année dernière aux législatives, en empêchant Emmanuel Macron d’avoir une majorité à l’Assemblée Nationale, que la société peut changer. Nous souhaitons approfondir, élargir cette aventure et bâtir ensemble les futures échéances électorales. Un dernier sondage laisse apparaître qu’une très grande majorité des sympathisants de gauche tient à cette union, construite sur un programme radical. C’est-à-dire qui prend les problèmes à la racine.

Il y a un intérêt particulier pour les élections européennes de l’année prochaine également ?

Bien sûr. La commission européenne annonce le retour de l’austérité et des budgets austéritaires. Il va y avoir des enjeux importants. Notre objectif est de montrer comment les politiques européennes impactent la vie quotidienne des Françaises et des Français. On peut prendre l’exemple du marché des énergies. Ce sont des enjeux concrets, dans l’état de souffrance dans lequel notre pays se trouve.

Et concernant les sénatoriales de cet automne ? On sait que c’est une chambre plutôt acquise à la droite.

Nos ambitions étaient de continuer à faire vivre la NUPES. Aux législatives de 2022, nous avons pris nos responsabilités. Nous avons tendu la main à nos partenaires de gauche afin de créer un nouvel espoir en France. Nous avons réussi. Plus de 150 députés ont été élus et nous avons empêché Emmanuel Macron d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Nous continuons à avancer de manière unitaire. Force et de constater que cela n’a pas été la volonté de nos autres partenaires pour les sénatoriales et nous le regrettons. Alors que l’on  reproche à la France Insoumise de vouloir être hégémonique, nous demandions une seule place de sénateur éligible pour toute la France.  Je n’appelle pas cela être hégémonique.

Localement, quels objectifs vous êtes-vous fixés pour cette nouvelle saison ?

Comme dans toute la France, notre objectif est d’être un mouvement utile. On va commencer dès la semaine prochaine à faire des collectes, par exemple de fournitures scolaires. C’est un vrai sujet de rentrée. Les gens sont pris à la gorge. Notre objectif est de continuer à convaincre et d’être utile et d’aller voir les gens sur le terrain. Par ailleurs, une grande marche contre le racisme et les violences policières sera organisée le 23 septembre prochains par plus de 150 organisations. Un rassemblement devrait avoir lieu à Besançon. Nous répondrons présents.

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies

Alors que l’exécutif a fait sa rentrée des classes ce mercredi, Plein Air a choisi de décliner une série d’interviews sur la rentrée politique en Franche-Comté, et notamment dans le secteur bisontin. Pour ce premier rendez-vous, notre rédaction a donné la parole à Ludovic Fagaut (LR), vice-président du Conseil Départemental du Doubs et chef  de l’opposition de droite et du collectif « Besançon Maintenant ».

La petite pause estivale est toujours nécessaire pour mieux affronter les échéances à venir ?

Cette pause est toujours importante, notamment pour se retrouver en famille. Le reste de l’année, on est bien engagé et bien pris. Néanmoins, on reste toujours actif et connecté à ce qui se passe sur notre ville de Besançon parce qu’on l’aime et qu’on veut son développement. Même pendant les journées de vacances, on est resté vraiment attentif. Néanmoins, cela fait toujours du bien de se retrouver en famille et vivre des choses que l’on n’a pas le temps de faire par ailleurs. C’est toujours important.

On a vu que vous aviez su couper votre séjour pour reprendre votre casquette de    Vice-Président du Conseil Départemental, lorsque la collectivité s’est positionnée sur une éventuelle aide financière au FC Sochaux Montbéliard ?

C’est le lot de tout mandat. Quand il y a des décisions importantes à prendre, il faut savoir faire fi de ses quelques jours de vacances. J’ai repris le train de mon lieu de vacances pour revenir sur Besançon pour participer à la réunion de travail avec le FC Sochaux Montbéliard, avec Jean-Claude Plessis et Pierre Wantiez, qui nous présentaient le projet de reprise. Dans la foulée, une commission permanente s’est tenue pour voter l’engagement, à hauteur d’un million d’euros, pour contribuer à sauver le club. Avec la Présidente, nous n’avons pas hésité un seul instant à le faire. Cela fait partie du mandat d’élu. Quand on se présente à une élection, on sait aussi à quoi s’attendre. Il faut assumer ce rôle-là. Je le fais sans hésitation.

Comment envisagez-vous cette nouvelle saison 2023-2024 ?

Elle sera à l’image des années précédentes. Nous serons toujours au plus proche des habitants, qu’il s’agisse des Bisontins ou des habitants du Doubs. Avec les élus de « Besançon Maintenant », nous sommes très proches de ce qui se passe, quartier par quartier. Nous sommes attentifs à l’évolution de notre ville. Quand il faut savoir prendre les décisions qui vont dans le sens du développement du territoire, nous savons voter favorablement avec la majorité. Néanmoins, quand il y a des sujets qui ne sont pas en adéquation avec la volonté de faciliter la vie des gens, nous le faisons savoir et nous apportons des contre-propositions au sein du Conseil Municipal. C’est vraiment un travail de proximité que nous allons continuer à faire. Nous serons au plus proche des gens pour relayer la voix des Bisontins qui, pour un grand nombre,  sont en colère par rapport aux décisions qui sont prises par cette majorité.

Serez-vous toujours le premier opposant à Anne Vignot ?

Je serai en tout cas en face de Mme Vignot quand les éléments ne seront pas favorables au développement de notre territoire. Quand Anne Vignot, avec cette majorité, s’engage à  réhabiliter les bâtiments, notamment scolaires, c’est normal que l’on soit à leur côté pour soutenir cette démarche-là. Par contre quand il y a certains éléments qui vont à contre sens de la vie des Bisontins, comme la fermeture de certaines rues, les changements de direction, comme la rue Veille, nous serons en opposition. Concernant ce dernier point, il s’agit d’un véritable gaspillage de l’argent public. Cette décision a coûté plus de 320.000 euros à la collectivité.  Anne Vignot, au-delà de son engagement, fait valoir son idéologie politique. Ce n'est pas comme cela que l’on doit diriger une collectivité. Il me semble.

Cette saison 2023 a-t-elle une saveur encore plus particulière à trois ans du prochain scrutin municipal ?

On sera attentif et pragmatique. On sera vraiment dans la lignée de notre engagement en matière de développement économique, d’attractivité touristique, … . Besançon a des atouts à faire valoir. Nous serons également présents en matière sécuritaire. La sécurité est la première des libertés. Les Bisontins se doivent d’être protégés au sein de notre ville. Ce qui n’est pas forcément le cas. Non pas, du fait de la police nationale ou de la police municipale, mais en  raison de la non prise de décision de la majorité actuelle. On sera vraiment attentif. Vous dites trois ans avant la prochaine élection municipale, moi je dis  2 ans et demi. Les prochaines élections auront lieu en mars 2026. On espère alors donner une autre orientation à notre ville à l’horizon de mars 2026.

Que retenez-vous de la précédente saison ?

Ce qui me marque depuis le début de ce mandat, c’est cette obstination de la part de cette majorité à vouloir constamment contraindre les habitants et à leur faire croire qu’ils ont participé à la construction et au développement de la ville. Cela a été un leurre pendant ces trois premières années. On veut leur fait croire qu’ils participent, mais en fin de compte, on fait à l’encontre de ce qu’ils veulent. En fin de compte, la majorité décide ce qui est bon pour elle.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut

Le 24 septembre prochain, un collège de “grands électeurs”, essentiellement composé de maires et conseillers municipaux, votera pour envoyer 348 représentants au Sénat. Dans le Jura, où les Républicains sont grandement favoris à leur succession, la plupart des candidats ont été annoncés. Nous sommes allés interroger chaque grand parti pour connaître les raisons de ces choix d'investitures et prendre la température de leur campagne. 

Union de la gauche : "un accord naturel pour rassembler toutes les forces de progrès”

gauche jura

A gauche, Liliane Lucchesi et à droite, Sarah Persil

Liliane Lucchesi et Sarah Persil seront les deux candidates pour l’union de la gauche. Cette union se dessine avec le PCF, le PS et EELV mais sans la France Insoumise. “C’est une alliance des gauches qui ont l’habitude de travailler ensemble” affirme Liliane Lucchesi, conseillère régionale PS. “C'est vraiment la France Insoumise qui voulait un accord national, c’est factuel mais ça arrive”. La NUPES n’est donc pas rassemblée mais cette union portera tout de même “un socle fort de valeurs communes” avec Sarah Persil, élue EELV à la région. La volonté de Liliane Lucchesi est “d’assurer la pluralité et la parité au Sénat”. Dans les rangs de la chambre haute, la droite est très majoritaire et seulement 118 sénatrices sont présentes sur les 348 élus.

La conseillère régionale souhaite “apporter son expérience d’élue de terrain depuis 1990”. Elle veut que le Sénat représente les collectivités et soit “la maison des territoires”. Elle rejette l’idée que la gauche ne fasse que s’opposer : “on a un vrai programme à proposer”. L'alternative politique, portée avec les suppléants Patrick Neilz et Frédéric Pitel, s’articulera autour de “l'égalité sociale et la lutte contre le changement climatique”. A la chambre haute, Liliane Lucchesi serait particulièrement attentive aux questions de services publics et à la démocratie locale. 

Même si “la campagne n’a pas vraiment commencé”, les préparatifs s’organisent d’ores et déjà pour tenter de faire gagner la gauche dans un territoire si difficile à conquérir. 

Le podcast de la rédaction / Liliane Lucchesi    

 

Rassemblement National : la volonté de mettre un premier pas à la chambre haute 

AURORE VUILLEMIN PLANCON

Aurore Vuillemin-Plançon

Pour le RN, ce sera Aurore Vuillemin-Plançon, maire de Rouffanges, qui se présentera dans moins de deux mois. Celle qui est référente du parti dans le département estime que cette décision “coulait de source”. “Je suis élue, bien installée, on commence à me reconnaître dans les marchés”. Elle portera un projet autour de la protection du statut d’élus. Avec 513 démissions de maires cette année et un nombre d’agressions d’élus en hausse, madame Vuillemin-Plançon cherche à “protéger les élus, tous les élus”. Tous car la maire mise sur une campagne auprès des petits élus, des conseillers municipaux… “Je le vois, ce sont ceux que l’on sollicite le moins alors qu’ils ont une grande importance”.

Le reste du programme du RN s'articule autour d’une autonomisation des collectivités. Le parti de Marine Le Pen souhaite imposer “un bouclier tarifaire sur l'énergie pour libérer du budget pour les collectivités”. Aurore Vuillemin-Plançon propose une meilleure autonomie financière mais aussi une plus grande autonomie décisionnelle. Elle prend l’exemple de l'accueil d’un centre de migrants : “c’est au maire et à la collectivité locale de décider, on se voit trop souvent imposer les choses”. 

Quant à la possibilité d'entrer à la chambre haute, la maire de Rouffanges se dit confiante. “On a quand même 89 députés, personne ne s’y attendait donc on peut s’attendre à une belle surprise pour les sénatoriales. C’est la dernière chambre qui résiste à notre proposition politique”. 

Le podcast de la rédaction / Aurore Vuillemin-Plançon   

 

Les Républicains : une campagne sereine dans un département “majoritairement issu de la tradition des droites”

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A gauche, Clément Pernot et à droite, Gérôme Fassenet

Pour les Républicains, ce seront Clément Pernot et Gérôme Fassenet qui se présenteront devant les plus de 1100 grands électeurs du département. “Ce sont deux personnes connues, élues depuis longtemps et qui travaillent le terrain” selon Jean-Marie Sermier, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté. Cette candidature est signe de rassemblement avec Clément Pernot, président du conseil départemental, qui avait laissé sa place lors de la précédente échéance pour ne pas accumuler des dissensions. Dans cette campagne, Jean-Marie Sermier fait “confiance à la grande famille de la droite”. “Il y a les partis politiques mais il y a surtout cette grande famille depuis la période giscardienne, chiraquienne, issue du gaullisme, du libéralisme, de la démocratie chrétienne”. L’ancien député de la 3ème circonscription du Jura estime que “75% des maires du département partagent cette mouvance”. Il nous confie que le réseau du parti est très important : “la plupart des élus, on connaît leurs numéros de téléphone, on les appelle par leurs prénoms”. 

Cette candidature rassemble aussi autour d’une opposition : “c’est pour dire au président de la République, ça suffit”. Jean-Marie Sermier croit à la dynamisation des villages “par rapport à un gouvernement qui rogne leurs budgets et leurs compétences”. La fin de la taxe d’habitation a notamment mis de nombreuses collectivités dans la difficulté. Celles-ci ont dû trouver des solutions pour financer leurs projets par d’autres moyens

Une question tient particulièrement à cœur à monsieur Sermier, celle de la zéro artificialisation nette. Il affirme que les communes “ne pourront plus avoir de plaques constructibles” et appelle le Sénat “à se battre sur cette question”. C'est ce que feront Clément Pernot et Gérôme Fassenet dès le 24 septembre prochain s’ils sont élus. 

Le podcast de la rédaction / Jean-Marie Sermier  

 

La France Insoumise : sans accord NUPES, “il faut bien continuer à mener le combat”

 

gauche bis jura

A gauche, Véronique Asnar et à droite, Emeric Pauvret

La semaine dernière, nous annoncions en exclusivité les candidats France Insoumise Véronique Asnar et Emeric Pauvret. Ces deux élus, à Lavans-lès-Saint-Claude et Damparis, sont “très engagés dans le mouvement social” selon Anthony Brondel, référent FI dans le département pour ces élections. Les deux suppléants, François Bonneville (Orgelet) et Florence Martelet (Clairvaux-les-lacs), prouvent selon monsieur Brondel que “le mouvement est présent aux 4 coins du territoire”. Même si, comme nous l’avons vu, l’union NUPES établie pour les législatives n’a pas été reconduite, la FI “se devait d’être là pour continuer le combat”. Anthony Brondel juge “pitoyable et regrettable” cette absence d’accord, d'autant plus que “le RN pourrait bénéficier d’une sorte de désir de rupture avec le gouvernement actuel”. Pour lui, le programme de la NUPES reste “le meilleur barrage à un repli ethniciste, ultra cosevrateur et libéral”. Ce programme, ce sera Véronique Asnar et Emeric Pauvret qui le porteront à travers le réseau d’élus du mouvement. Ils mettront en avant les grandes mesures comme “le blocage des prix ou le partage des richesses”. Aussi, ils seront chargés de porter des volontés plus concrètes pour les collectivités. "Mettre fin à l’austérité croissante de celles-ci et lutter pour une meilleure autonomie”. Le Sénat doit être le reflet d’une démocratie locale pour la France Insoumise. 

Le podcast de la rédaction / Anthony Brondel   

Renaissance légèrement en retard

Contacté, Dominique Maucotel, référent du parti dans le Jura, nous a confié “qu’aucune décision n’avait été prise au niveau national”. Alors que de nombreux départements sont déjà passés, le Jura est un peu en retard. Monsieur Maucotel n’avait “pas plus d’éléments”. La coordination nationale l’a appelée pour connaître son sentiment mais la décision finale revient à Paris. 

 

Tous les enjeux sont là : une droite sereine, une gauche divisée mais combattive, un RN montant et un parti présidentiel en retard, les Sénatoriales dans le Jura sont bel et bien lancées. 

Ce lundi 24 juillet, Emmanuel Macron s’exprimera, à 13 heures, à la télévision sur TF1 et France 2. Le chef de l’Etat s’exprimera depuis Nouméa, dans le cadre de son déplacement en Nouvelle Calédonie. Rappelons qu’Emmanuel Macron n’avait pas pris la parole le 14 juillet dernier.

Cet entretien télévisé, qui sera mené par les journalistes Nathanaël de Rincquesen  et Jacques Legros, intervient après le remaniement et la prise de parole du Président de la République, en préambule du Conseil des ministres, vendredi. Emmanuel Macron y avait alors décliné quatre grands chantiers et axes : la réindustrialisation et le plein emploi, le progrès, la planification écologique et l’ordre républicain.