Le groupe « S’Unir pour Besançon » dénonce les propos tenus par Anne Vignot, Maire de Besançon, lors du dernier Conseil municipal, qualifiant les échanges de « discussion de café » et s’adressant à Karima Rochdi (Horizons), présidente de l’un des trois groupes d’opposition, avec un « oui, oui, faites la maligne ».
Ces paroles, jugées « déplacées et indignes d’une représentante d’une grande ville », traduisent, selon les élues, « une dérive autoritaire déjà observée ». Elles rappellent que le Conseil municipal « doit rester un lieu de débat démocratique, respectueux des sensibilités politiques ».
Face « aux intimidations », le groupe « S’Unir pour Besançon » réaffirme « son engagement pour une opposition constructive, au service des Bisontines et Bisontins ».
À moins de six mois des élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains, Bertrand Guinchard a tenu, ce vendredi matin, sa deuxième conférence de presse. Comme il s’y était engagé, il a, cette fois-ci, présenté l’ossature de son programme et les onze personnes, qui composent sa municipalité. La liste complète, et les 33 noms qui la composent, sera connue avant la fin de l’année. Ce collectif a été baptisé : « Pontarlier, forte, vivante et responsable ».
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Cinq axes prioritaires
Bertrand Guinchard a structuré son intervention autour de cinq priorités qu’il présente comme la « colonne vertébrale » de sa campagne :
La sécurité : Il a plaidé pour des conditions de vie sécurisées pour tous : tranquillité des riverains, sécurité routière, protection des enfants et des personnes âgées, et droit pour les femmes de circuler librement sans crainte. « On a envie de pouvoir vivre sereinement », a-t-il insisté, résumant l’enjeu comme quotidien et transversal.
Bien vivre à Pontarlier — Le candidat veut valoriser la petite taille et l’attractivité montagnarde de la ville : propreté, verdissement, espaces verts accessibles, voirie entretenue. Il souhaite aussi redynamiser l’animation locale — festivals et événements — en privilégiant une offre peut-être « moins d’envergure » mais plus régulière, qui permette aux Pontissaliens de se réapproprier les lieux publics.
Développement durable et mobilité — Le développement durable doit, d’après M. Guinchard, être « au centre de toutes nos décisions ». Il refuse d’en faire du « militantisme » mais affirme vouloir intégrer systématiquement l’environnement dans les projets municipaux. Sur la mobilité, il défend un équilibre : la voiture « aura toute sa place », tout en donnant la priorité au développement de mobilités douces sécurisées et utilisables au quotidien.
Développement économique, accompagnement social et logement — Considérés comme indissociables, ces trois volets formeront le quatrième axe : relancer l’économie pour permettre une politique sociale efficace et améliorer l’accès au logement. La ville, dit-il, doit jouer un rôle de facilitation (mise à disposition de terrains à prix maîtrisés, partenariats avec des investisseurs privés) plutôt que d’être investisseur principal.
Transition numérique et méthode de travail _ La transition numérique figure également parmi les priorités : le candidat Guinchard veut une « ville connectée et intelligente » avec des outils numériques au service des services à la population. L’introduction de l’IA et du numérique doit, selon lui, rester concrète et utile.
Sur la méthode, le candidat met en avant un projet final co-construit, avec l’intégralité des membres de sa liste, « du 1ᵉʳ au 33ᵉ conseiller municipal ». Des commissions ont été mises en place pour aboutir à un programme « cohérent, réalisable et réaliste ». Il promet une feuille de route et des projets de services concrets, en avertissant sur l’obligation de son équipe à rendre des comptes si elle ne parvient pas à atteindre ses objectifs.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Un exécutif renouvelé et « apolitique »
Au cours de cette conférence de presse, Bertrand Guinchard a présenté, l’équipe municipale, et non les 33 membres de sa liste. Il s’agit d’un équipe de onze personnes, sans compter le maire, renouvelé par rapport à la précédente mandature : 6 femmes et 6 hommes — avec une moyenne d’âge annoncée à 47 ans. Bertrand Guinchard a répété son choix de critères : apolitique, compétence et motivation. Il a précisé que chaque élu devra être autonome dans son domaine, que le maire arbitrera lorsque nécessaire, et que la gouvernance ne doit pas reposer sur un « hyper-maire ». Bertrand Guinchard a précisé que la liste complète des 33 candidats sera présentée ultérieurement et que, à l’exception de quelques anciens élus, l’exécutif est largement renouvelé — trois anciens adjoints, dont les compétences ont changé, deux anciens conseillers et sept nouveaux engagés pour la première fois.
Parmi les postes dévoilés :
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
De la parole aux actes : promesse de terrain
La campagne entre désormais dans une phase de terrain plus marquée : présence sur les réseaux sociaux (pages « Bertrand Guinchard 2026 »), rencontres de terrain à partir de l’automne, distribution de documents papier pour permettre aux habitants de lire et d’analyser les propositions. Le candidat promet une animation de la campagne conjuguant proximité et explicitation des responsabilités : « chaque concitoyen doit pouvoir identifier celui qui sera face à lui », a-t-il dit, soulignant la volonté de rendre lisible l’action publique municipale.
La liste « Besançon Forte et Solidaire » sera présente à l’ouverture du festival « Livres dans la Boucle » ce vendredi, à Besançon, sur le parking Chamars, pour réaffirmer son engagement en faveur de la lecture et de la culture. Le collectif socialiste et son chef de file Jean Sébastien Leuba, candidats aux élections municipales de mars prochain, annoncent leur volonté d’organiser, dès l’année prochaine, « une nouvelle manifestation entièrement dédiée au livre et à la lecture ». Ce projet s’inscrit dans une conviction profonde : « la lecture est un bien commun, un vecteur d’émancipation et de lien social ».
Après des mois d’alerte et de mobilisation, le député Modem du Doubs Laurent Croizier réagit à la signature « tardive », selon lui, d’un arrêté municipal interdisant l’occupation du square Saint-Amour à Besançon entre 23h et 6h. « C’est une mesure que je réclame depuis cet été, en soutien aux habitants qui vivent un véritable calvaire », rappelle-t-il. Depuis le mois de mai, les riverains du square dénoncent des nuits rythmées par des nuisances sonores, des comportements inciviques, et des regroupements d’individus consommant alcool et stupéfiants.
Une mobilisation sans précédent touche les officines françaises ce jeudi, avec près de 98 % des pharmacies en grève selon le syndicat des Pharmaciens de France. En cause : un arrêté gouvernemental visant à réduire les remises sur les médicaments génériques de 40 % à 20 %, une mesure jugée « assassine » par les professionnels du secteur. Plusieurs centaines de pharmaciens et kinésithérapeutes, venus de toute la région, ont répondu à la mobilisation de ce matin au centre-ville de Besançon.
L'interview de la rédaction : Jérôme Pheulpin, président de la Fédération des Pharmaciens de France en Haute-Saône (FSPF)
Une menace directe pour la survie des officines
Pour Jérôme Pheulpin, président de la Fédération des Pharmaciens de France en Haute-Saône (FSPF), cette baisse représenterait une perte moyenne de 30.000 euros par pharmacie, mettant en péril leur équilibre économique déjà fragilisé par l’inflation. « Si cet arrêté passe, 33 % des pharmacies françaises pourraient fermer définitivement », alerte-t-il.
Une mobilisation soutenue par les patients
Les pharmaciens comptent sur le soutien du public, notamment via des pétitions disponibles dans les officines. L’objectif : faire pression sur le gouvernement pour que le plafond des remises génériques soit inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2026, et non laissé à la discrétion du pouvoir exécutif.
L'interview de la rédaction : Jérôme Pheulpin, président de la Fédération des Pharmaciens de France en Haute-Saône (FSPF)
Un service minimum maintenu
Malgré l’ampleur de la grève, les pharmacies de garde assurent un service sanitaire minimum pour répondre aux urgences. Le mouvement pourrait se durcir si aucune réponse n’est apportée par les autorités.
Le Département du Jura organise, ce vendredi 19 septembre 2025, la première édition du Salon des Collectivités Territoriales, au sein de l’Hôtel du Département à Lons-le-Saunier. Ce rendez-vous inédit réunira élus, cadres territoriaux, techniciens et partenaires privés autour des grands enjeux locaux : transition écologique, attractivité, mobilités, services publics et innovation. Plus de 1000 participants et 40 exposants sont attendus pour une journée d’ateliers, de rencontres et de solutions concrètes au service des territoires jurassiens.
Dans une tribune engagée, Benoit Vuillemin, maire de Saône et commerçant, appelle à la création d’un « Ministère de la Consommation et du Pouvoir d’Achat ». Face à la montée des prix et aux inquiétudes croissantes des Français, il plaide pour un regroupement des compétences aujourd’hui dispersées : logement, énergie, alimentation, commerce, artisanat et fiscalité.
« Le pouvoir d’achat n’est ni de gauche ni de droite, il est au cœur du pacte républicain », écrit l’élu, qui alerte sur le risque d’une nouvelle fracture sociale. Il propose une approche transversale et concrète pour répondre aux besoins vitaux des ménages, et invite le gouvernement à faire de la vie quotidienne une priorité nationale.
Un appel lancé, à Sébastien Lecornu, Gabriel Attal, Bruno Le Maire et Emmanuel Macron, sans arrière-pensée partisane, mais avec la conviction qu’il faut « réinventer nos priorités politiques » pour éviter une crise de la consommation aux conséquences majeures.
La France Insoumise de Besançon a réagi vivement après le vote de confiance accordé lundi 8 septembre à François Bayrou par le Député Laurent Croizier. Dans un communiqué, le mouvement accuse le député de la 1ʳᵉ circonscription du Doubs, de « soutenir la macronie » et de « voter contre les intérêts de ses électeurs ». LFI critique un bilan jugé « catastrophique » du gouvernement et rappelle avoir déposé, avec d’autres groupes de gauche et ultramarins, une motion de destitution visant Emmanuel Macron.
Invité sur France Inter ce mardi, le philosophe Raphaël Enthoven a reconnu une erreur dans sa formulation polémique sur les journalistes à Gaza : « Je n’aurais jamais dû écrire la phrase ‘Il n’y a aucun journaliste à Gaza’. » Ce mea culpa intervient après sa déprogrammation du festival Livres dans la Boucle à Besançon, motivée par des risques de troubles à l’ordre public. Enthoven sera finalement réintégré au programme.
Dans un communiqué publié mardi, la maire de Besançon, Anne Vignot, s’est dite « satisfaite » du recul du philosophe, tout en réaffirmant que sa décision initiale visait à défendre la liberté de la presse : « Cette séquence a démontré l’importance de la vigilance de chacun pour permettre qu’une démocratie vive. »
Le festival pourra ainsi renouer avec son esprit d’ouverture et de dialogue, dans la ville de Victor Hugo.
Suite au renversement du gouvernement de François Bayrou, le président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre ce mardi 9 septembre. L’actuel ministre des Armées est chargé de consulter les partis afin de bâtir les accords nécessaires aux décisions à venir. L’Élysée précise qu’un nouveau gouvernement ne sera proposé qu’à l’issue de ces discussions.