Patrick Viverge, maire de Monnières et ancien conseiller général du canton de Dole Nord-Est, est décédé brutalement, suscitant une vive émotion dans le Jura. Figure engagée du socialisme local, il s’était investi durant de nombreuses années au service de la population.
Le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, a salué sa mémoire, rappelant des désaccords politiques passés, notamment lors des départementales de 2015, mais aussi des relations de travail devenues « étroites et amicales » depuis 2020. Il a rendu hommage à « son investissement pour le bien commun » et adressé ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et aux habitants de Monnières.
L’ancien maire socialiste de Lons-le-Saunier, Jean-Yves Ravier, récemment battu aux municipales par Cyril Brero, réagit vivement à l’élection surprise du président de la communauté de communes ECLA.
Dans un billet critique, il dénonce des « arrangements et combines entre faux amis » après la lourde défaite de Jean-Philippe Huelin, candidat déclaré de longue date, qui n’a recueilli que 11 voix sur 63. Selon lui, les élus de la majorité municipale lédonienne ne l’ont pas soutenu, malgré leurs 18 représentants.
Il accuse également le maire Cyril Brero d’avoir orchestré le soutien à un autre candidat et critique une suspension de séance jugée stratégique, estimant que la répartition des postes était déjà actée. Jean-Yves Ravier voit dans cet épisode une trahison politique et une primauté des intérêts personnels sur l’intérêt général.
La Communauté de communes du Plateau du Russey a adopté à l’unanimité ses budgets 2026 lors du conseil du 22 avril. Le budget principal 2026 prévoit 2,6 millions d’ euros de dépenses de fonctionnement et 582 000 euros de dépenses d’investissement. Avec une situation financière jugée saine et un excédent de fonctionnement de 990 000 euros, la collectivité lance ses premiers projets du mandat : végétalisation d’une crèche, développement des mobilités avec un budget renforcé et nouvelle saison culturelle gratuite, avec 9 spectacles, entièrement gratuits, au programme. Aucun changement de fiscalité n’est prévu pour 2026.
Réunis hier soir à Juraparc à Lons-le-Saunier, les élus du conseil communautaire d’ECLA Lons Agglomération ont procédé à l’élection de leur président. Le maire de Macornay, Michel Fischer, s’est imposé avec 39 voix. Il devance Jean-Philippe Huelin, élue lédonien, et Patrick Neilz, maire de Montaigu, qui ont chacun recueilli 11 voix. Dans la foulée, les vice-présidents ont également été désignés.
Quelques minutes après la fin du dernier conseil municipal bisontin, le maire LR Ludovic Fagaut a pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour revenir sur la controverse liée à son indemnité. Une mise au point brève, mais assumée. Face aux critiques, l’édile a tenu à clarifier sa situation sans détour. « Je n’ai rien à cacher », affirme-t-il, précisant le montant de son indemnité nette mensuelle, fixée à 3 800 euros ( plus de 5000 euros brut). Un chiffre qu’il compare à celui d’Anne Vignot, la précédente Maire de Besançon, indiquant une différence de 172 euros.
Le son de la rédaction : Ludovic Fagaut
Pour le maire, cette rémunération s’inscrit dans les responsabilités inhérentes à sa fonction. Il rappelle ainsi la gestion d’une collectivité importante, évoquant un budget de 225 millions d’euros et près de 3 600 agents répartis sur plusieurs structures. Ludovic Fagaut se montre ferme : il refuse d’entrer dans un débat qu’il juge stérile. « Certains ont essayé d’en faire une polémique, mais je ne rentrerai pas dans ce débat-là », conclut-il. Une déclaration qui vise à apaiser les tensions, sans pour autant clore définitivement un sujet sensible dans la vie politique locale.
Nicolas Barbe est le nouveau président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Élu face au maire de Pontarlier, Patrick Comte, il réagit à cette victoire et évoque les nombreux dossiers qui attendent la collectivité. Investissements, projets structurants et maîtrise des finances : il détaille ses priorités.
Une première réaction après votre élection à la présidence du Grand Pontarlier ?
C’est une élection qui m’honore, mais qui m’oblige également. Désormais, le temps de la campagne est terminé : il faut se mettre très rapidement au travail. Les échéances qui nous attendent sont importantes.
Justement, quels sont les principaux projets à venir ?
Nous entamons un mandat avec de grands dossiers. La construction du centre aquatique vient de démarrer : c’est un projet structurant pour l’ensemble du territoire, mais aussi un investissement conséquent. Nous avons également la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises de la Belle Vie, ainsi que la mise en œuvre du schéma directeur de l’eau et de l’assainissement.
À cela s’ajoutent la rénovation complète de la déchetterie, un projet ambitieux autour du château de Joux et la création d’un crématorium en délégation de service public.
Vous le voyez, les sujets sont nombreux. Nos finances sont saines, mais il faudra les gérer avec rigueur pour éviter tout dérapage.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous avez aussi été interrogé sur le dossier Cofreco. De quoi s’agit-il ?
Le site Cofreco représente environ cinq hectares, dont la moitié en zone commerciale. L’idée serait, si nous en faisions l’acquisition, de constituer une réserve foncière. Concrètement, nous souhaitons éviter l’implantation d’un grand commerce qui capterait les flux de consommateurs en entrée de Pontarlier, au détriment du centre-ville et des zones d’activités existantes. Une telle maîtrise foncière nous permettrait de mieux orienter l’aménagement de ce secteur.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Votre élection traduit-elle une volonté des élus de marquer une différence avec la ville de Pontarlier ?
Il existe deux entités distinctes : la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes. Mais l’une ne peut pas fonctionner sans l’autre. Nous devrons avancer ensemble, dans le même sens, comme deux partenaires étroitement liés. La nouvelle équipe municipale de Pontarlier a déjà des défis importants à relever. De notre côté, compte tenu des investissements engagés à l’échelle intercommunale, nous avons estimé qu’il était plus prudent de prendre la responsabilité de la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous êtes un élu chevronné. Vous venez ainsi d’expliquer les raisons qui vous ont poussé à faire acte de candidature ?
Oui, tout à fait. C’est ce qui m’a conduit à me présenter.
À Pontarlier, appel à candidatures pour le renouvellement du Conseil d’Administration du CCAS. À la suite des élections municipales, huit représentants de la société civile doivent être désignés aux côtés des élus. Sont concernés : les associations familiales, de retraités, de personnes en situation de handicap et celles engagées dans l’insertion et la lutte contre les exclusions. Les candidatures sont à déposer avant le jeudi 7 mai 2026 à midi, en mairie, par courrier, mail ou directement au secrétariat général.
Infos pratiques :
Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix. Précisons que le Maire de Pontarlier a refusé la 1ère vice-présidence de la collectivité. Par ailleurs, neufs vice-présidents ont été élus, ainsi que cinq autres membres du bureau.
1er vice-Président : Yves Louvrier ( La-Cluse-et-Mijoux, patrimoine et bâtiment)
2è vice-président : Jean-Louis Gagelin ( Pontarlier, aménagement du territoire et développement économique).
3è vice-président : Laurent Favre ( Dommartin, gestion et finances).
4è vice-président : Philippe Klein ( Pontarlier, développement durable et environnement).
5è vice-président : Bruno Tempesta (Doubs, gestion des moyens techniques et opérationnels).
6è vice-président : Nathalie Bertin ( Pontarlier, développement touristique et château de joux).
7è vice-président : Damien Guyot ( Houtaud, ressource en eau et assainissement).
8è vice-président : Raphaël Charmier ( Granes Narboz, gestion et valorisation des déchets).
9è vice-président : Agathe Henriet ( action sociale et service à al population).
1er membre complémentaire du bureau : Patrick Comte maire de Pontarlier).
2ème membre complémentaire du bureau : Lionel Malfroy (maire de Sainte-Colombe).
3ème membre complémentaire du bureau : Marc Louvrier ( les Verrières de Joux)
4ème membre complémentaire du bureau : Laurence Invernizzi ( maire de Vuillecin)
5ème membre complémentaire du bureau : Christian Petit (Doubs)
Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix.
À Besançon, la situation des habitants de la rue Dürer suscite colère et inquiétude. Touchés par des incendies à répétition ces dernières semaines, les riverains dénoncent des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque de sécurité. Une situation qui fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui pointe des responsabilités multiples.
Une situation locale symptomatique d’un problème plus large
Pour l’élue, les difficultés rencontrées rue Dürer ne sont pas un cas isolé.
« Cette situation existe depuis des années dans tous les quartiers de Besançon », affirme-t-elle, évoquant une problématique structurelle du logement dans la ville. Au-delà des récents incendies, ce sont surtout les conditions de vie des habitants qui sont mises en cause : bâtiments dégradés, équipements défaillants et sentiment d’abandon.
Bailleurs sociaux : des économies au détriment des locataires
Séverine Véziès met en cause le fonctionnement des bailleurs sociaux, accusés d’avoir privilégié des logiques de réduction des coûts. Elle dénonce notamment des ascenseurs en panne pendant des mois, la disparition progressive des concierges ou encore un manque d’entretien global des immeubles. Selon elle, ces choix ont des conséquences directes sur la qualité de vie mais aussi sur le lien social : « La présence humaine permettait d’apaiser les situations et de créer du vivre-ensemble. » L’élue rappelle également que la Ville et Grand Besançon Métropole siègent dans les instances de gouvernance des bailleurs, et disposent donc de leviers d’action.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Des solutions axées sur la proximité
Face à ces constats, La France insoumise défend une approche basée sur la proximité. Séverine Véziès propose notamment la création de “brigades du logement”, destinées à accompagner les locataires et à faciliter leurs démarches. Elle souligne également le rôle important des associations comme la CNL, mais qui doivent être épaulés dans leur mission bénévole.
Insécurité et pauvreté : un contexte aggravant
L’élue élargit son analyse aux enjeux sociaux plus larges, évoquant une hausse de la pauvreté et des problèmes liés aux trafics, qui dégradent le quotidien des habitants. Elle estime que ces questions relèvent aussi de la responsabilité de l’État, notamment en matière de sécurité.
Une critique directe de la gestion municipale
Séverine Véziès n’épargne pas non plus la majorité municipale actuelle, et en particulier le nouveau maire Ludovic Fagaut (LR). Elle dénonce une politique basée sur « des symboles » et des « effets d’annonce », citant : l’illumination de la Citadelle, des dépenses pour les fleurs et l’armement de la police municipale. Selon elle, ces mesures ne répondent pas aux enjeux de fond : « Ce sont des actions visibles, mais qui ne règlent pas les problèmes structurels du logement. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Le débat relancé au conseil municipal
La question du logement social devrait être au cœur des débats lors du conseil municipal. Séverine Véziès annonce vouloir interpeller la majorité sur ses priorités budgétaires, qu’elle juge « pas à la hauteur des enjeux ». Entre critiques des bailleurs, appel à plus de proximité et mise en cause de la stratégie municipale, l’élue entend replacer la question du logement au centre des préoccupations politiques locales.
Une urgence sociale persistante
Alors que les habitants de la rue Dürer attendent des réponses concrètes, cette prise de position relance le débat sur l’état du parc social à Besançon. Au-delà des polémiques, une question demeure : comment garantir des conditions de vie dignes et sécurisées à l’ensemble des locataires ?