Le groupe des élus Communistes, Républicains et Citoyens de Besançon a adressé un courrier à Ludovic Fagaut, maire de la ville et président du conseil de surveillance du CHU, pour l’alerter sur la situation au centre gérontologique de Bellevaux. Ils soutiennent les personnels en grève depuis le 23 avril et dénoncent un manque chronique d’effectifs, des rappels sur congés et une dégradation des conditions de travail. Ils demandent une intervention rapide de la direction du CHU afin que les revendications des soignants soient entendues et que des moyens supplémentaires soient engagés.
La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.
La municipalité de Pontarlier lancera à partir du 15 juin une phase de test de la piétonnisation du centre-ville commerçant et touristique. Cette expérimentation concernera la portion de la rue de la République située entre la rue de la Gare et la rue de la Halle et se poursuivra jusqu’au Marché de Noël 2026. La Ville indique vouloir évaluer cette mesure en concertation avec les habitants et les commerçants. Deux réunions publiques sont prévues salle Morand : le vendredi 22 mai à 19h15 pour les commerçants et le samedi 23 mai à 10h pour les riverains.
À Pontarlier, le conseiller municipal d’opposition Bertrand Guinchard est revenu, sur ses réseaux sociaux, sur le dernier conseil municipal du 4 mai. Il a notamment salué la validation des subventions aux associations locales et rappelé l’importance des futures aides économiques et commerciales attendues en juin pour les animations du centre-ville.
L’élu a également contesté le refus d’une subvention au Lycée Jeanne d’Arc. Selon lui, la demande aurait été écartée en raison du statut privé de l’établissement, « malgré son implication dans plusieurs événements locaux ». Bertrand Guinchard indique que le maire s’est engagé à faire réexaminer ce dossier par une autre commission municipale.
Le Conseil communautaire de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réunira ce mardi 12 mai, à 20h, à la Maison de l’Intercommunalité, rue Pierre-Déchanet à Pontarlier. À l’ordre du jour notamment : la modification de la composition du bureau communautaire, plusieurs désignations de représentants au sein de syndicats et organismes partenaires, la création de commissions, ainsi que des questions liées aux effectifs et aux indemnités des élus. Une retransmission sonore publique en direct sur YouTube sera proposée.
Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.
Le député du Doubs Laurent Croizier a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Besançon, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, après la découverte d’une affiche à caractère antisémite dans une station-service bisontine. Dans un communiqué, l’élu condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’il qualifie d’atteinte aux valeurs républicaines. Il dénonce une affiche reprenant « les codes des caricatures antisémites les plus abjectes » et appelle à une réponse judiciaire ferme. Le gérant de l’établissement a indiqué mettre à disposition des enquêteurs les images de vidéoprotection.
La sénatrice centriste du Jura Sylvie Vermeillet a été nommée, par décret du Premier ministre en date du 30 avril 2026, rapporteure d’une mission parlementaire consacrée aux ressources financières des collectivités locales. Elle mènera ces travaux aux côtés des députés Christine Pirès-Beaune et Jean-René Cazeneuve, avec l’appui des ministères chargés de l’Aménagement du territoire et des Comptes publics.
Dans un contexte marqué par la dégradation des finances publiques et les difficultés budgétaires croissantes des collectivités, cette mission devra notamment évaluer la contribution des territoires au redressement des comptes publics et réfléchir à une réforme de leur financement. L’objectif affiché : redonner davantage de visibilité et de marges de manœuvre aux élus locaux, notamment sur le plan fiscal.
Les conclusions de cette mission transpartisane sont attendues d’ici la fin du mois de septembre 2026.
Les élections municipales finalement organisées à Chapelle-d’Huin opposeront deux listes dans cette commune du Haut-Doubs, près de Levier. Initialement reporté faute d’un nombre suffisant de candidats, le scrutin se tiendra finalement le 7 juin prochain. Deux équipes se sont déclarées sur les réseaux sociaux : « Ensemble pour Chapelle d’Huin », conduite par Cédric Bragard, et un mouvement citoyen emmené par Fabrice Maugain.
À Besançon, le ton est donné. Un mois et demi après la prise de fonctions du maire Ludovic Fagaut, les élus communistes et le collectif À Gauche Citoyen ont présenté un premier bilan critique lors d’une conférence de presse.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Une opposition unie pour “tirer un premier bilan”
Autour des élus d’opposition Aline Chassagne et Hasni Alem et de représentants du collectif A Gauche Citoyens, ont voulu analyser les premières décisions de la nouvelle majorité. “Il y a beaucoup de communication, mais aussi des axes très clairs qui se dessinent”, résument-ils. Au cœur des critiques : une orientation jugée rétrograde. L’opposition dénonce une série de mesures perçues comme des reculs, qu’il s’agisse du fleurissement, de l’éclairage de la Citadelle ou encore du stationnement gratuit, au centre-ville, entre 12h et 14h. “On voit bien que des éléments du programme sont mis en œuvre, mais avec une logique de retour en arrière”, souligne Aline Chassagne. “Il défait ce qui a été construit ».
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
L'interview de la rédaction : Asni Halem
Une ligne politique jugée idéologique
Les intervenants voient dans les premières décisions de la majorité une orientation marquée à droite. “Ils reprennent tous les repères de la droite, et même d’une droite ancienne”, est-il avancé. L’engagement de Ludovic Fagaut dans une nouvelle formation politique, Nouvelle Energie du maire de Cannes David Lisnard, est également évoqué comme révélateur d’une ligne “ultralibérale”, selon l’opposition. Face à cette orientation, les élus affirment leur rôle :
“Nous avons été élus démocratiquement, nous ferons notre travail d’opposition. Ils annoncent une vigilance particulière sur plusieurs sujets jugés absents des priorités actuelles : la question sociale, les droits des femmes et plus largement les politiques de solidarité. L’opposition regrette notamment un recul en matière de parité au sein de l’agglomération, avec une baisse du nombre de femmes dans les instances exécutives.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Des inquiétudes sur les politiques concrètes
Au-delà des symboles, les élus attendent des réponses sur des enjeux du quotidien : rénovation des écoles, tarification de la restauration scolaire, mobilités et logement. “Les habitants attendent des mesures concrètes, pas seulement des symboles”, insiste Aline Chassagne. Autre sujet d’inquiétude : la gestion financière. L’opposition redoute un retour à des pratiques budgétaires qu’elle juge dépassées. “On a l’impression de revoir des politiques d’un autre temps, où l’on pouvait se permettre de creuser la dette”, est-il avancé. Une critique renforcée par le contexte d’incertitudes économiques récentes.
Un appel à “entrer dans le XXIe siècle”
En conclusion, l’opposition appelle la majorité à changer de cap : “Nous sommes au XXIe siècle. Il faut arrêter de penser comme au XXe siècle. Elle insiste notamment sur la faculté d’intégrer pleinement les enjeux climatiques, sociaux et scientifiques dans les politiques publiques locales. Cette conférence de presse marque une première étape dans le positionnement de l’opposition bisontine. Face à une majorité qui revendique une rupture, le débat politique local s’installe déjà dans un rapport de confrontation assumé.