Ancienne Première dame de France de 1995 à 2007 aux côtés de son époux Jacques Chirac, Bernadette Chirac est décédée à l'âge de 93 ans. Figure de la vie politique corrézienne, elle était également connue pour son engagement en faveur de l'opération Pièces Jaunes. Sa disparition suscite de nombreuses réactions dans la classe politique française.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, sera en déplacement dans le Doubs ce vendredi après-midi. Elle visitera le site de Coquy, filiale de la coopérative Terre Comtoise, à Flagey. La ministre échangera ensuite avec des agriculteurs et des salariés autour des enjeux de souveraineté alimentaire et du rôle des coopératives agricoles dans la production française.
Malgré la suspension par le tribunal administratif de l'arrêté préfectoral interdisant la conférence de Salah Hamouri, les organisateurs du Besac Antifa Fest n'ont pas pu accueillir le militant franco-palestinien comme prévu jeudi soir à Besançon. Une situation que les responsables de l'événement disent vivre avec amertume.
« Nous sommes quand même meurtris », a déclaré Toufik de Planoise membre du comité organisateur du festival. Selon lui, les polémiques et les obstacles rencontrés ces derniers jours ont empêché la tenue d'un débat dans des conditions satisfaisantes. « Le but était de confronter les idées dans un cadre le plus ouvert possible, y compris aux réserves et aux critiques que nous pouvons tout à fait entendre et comprendre », explique-t-il. « Aujourd'hui, malgré tous nos efforts et le concours des services du Centre Mandela, ces conditions ne sont pas totalement réunies".
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une intervention finalement maintenue en visioconférence
Face à cette situation, les organisateurs ont néanmoins décidé de maintenir un temps d'échange afin d'expliquer les circonstances ayant conduit à cette issue. Salah Hamouri devait intervenir en visioconférence au cours de la soirée. Une solution jugée imparfaite par les responsables de l'événement. « La visio, c'est un peu comme regarder une vidéo sur YouTube. C'est informatif, mais il manque l'aspect humain, les interventions du public et tout ce qui rend un débat vivant », estime Toufik. Les organisateurs espèrent désormais pouvoir réinviter prochainement l'ancien avocat franco-palestinien afin de permettre un véritable échange en présentiel.
Revendiquer un débat ouvert
Le militant associatif affirme par ailleurs que la conférence avait vocation à permettre la confrontation des points de vue. « Il aurait été intéressant d'entendre aussi des personnes exprimant des doutes ou des critiques sur son parcours ou ses idées. Moi-même, il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas totalement d'accord et d'autres que je partage pleinement. Le but est justement de faire la part des choses et d'avancer dans le débat démocratique. »
Le groupe Les Écologistes, GénérationS et Société Civile a réagi favorablement à la décision du tribunal administratif de Besançon de suspendre l’arrêté préfectoral interdisant la conférence de Salah Hamouri. Dans un communiqué, les élus estiment que cette décision constitue « une juste application de la liberté d’expression » et rappellent l’importance du débat démocratique sur les conflits internationaux. Ils regrettent toutefois que cette décision soit intervenue trop tard pour permettre la venue de l’avocat franco-palestinien, qui avait renoncé à se déplacer afin de respecter la décision administrative alors en vigueur. Le groupe espère désormais qu’un nouvel échange pourra être organisé prochainement à Besançon
Après la décision du tribunal administratif de Besançon suspendant l'arrêté préfectoral qui interdisait la conférence de Salah Hamouri dans le cadre du Besac Antifa Fest, l'élue municipale bisontine Sévérine Véziès a réagi. Dans un communiqué, elle estime que cette décision constitue également un désaveu pour le président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut et son adjoint Franck Monneur, qu'elle accuse d'avoir contribué à la polémique autour de la venue du militant franco-palestinien. Elle dénonce également l'annulation de la réservation d'une salle municipale avant même la décision de justice. Pour Sévérine Véziès, cette suspension représente « une grande victoire » pour les défenseurs de la cause palestinienne et de la liberté d'expression.
La ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, sera en déplacement dans le Jura ce vendredi 5 juin. Elle visitera successivement le lycée Hyacinthe-Friant de Poligny, la Chambre de métiers et de l’artisanat à Gevingey puis le lycée Victor-Bérard à Hauts-de-Bienne.
Ce déplacement vise à mettre en avant l’apprentissage, l’orientation des jeunes et les filières d’excellence du territoire, notamment dans les domaines de l’artisanat, du bois, de l’optique et de la lunetterie. La ministre échangera avec les élèves, les enseignants et les acteurs économiques locaux.
L’entreprise jurassienne Dalloz Creations, basée à Saint-Claude et spécialisée dans la fabrication de verres solaires, a été placée en liquidation judiciaire. Les 29 salariés de la société vont perdre leur emploi. L'entreprise s'était récemment retrouvée sous les projecteurs après que les verres équipant les lunettes de soleil portées par Emmanuel Macron lors du Forum économique mondial de Davos ont été identifiés comme étant fabriqués dans ses ateliers. Malgré cette visibilité médiatique, la société n'est pas parvenue à redresser sa situation financière.
Dans un communiqué de presse la France Insoumise dénonce la décision de la préfecture du Doubs d'interdire une conférence-débat avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue ce jeudi 4 juin à Besançon. Dans un communiqué, LFI estime que cette interdiction relève d'une décision politique et conteste les motifs avancés par les autorités. Le parti apporte son soutien à Salah Hamouri et annonce un recours devant le juge administratif afin d'obtenir l'annulation de cette mesure. La préfecture invoque pour sa part des considérations liées au maintien de l'ordre public.
Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant la conférence-débat de Salah Hamouri, prévue le jeudi 4 juin à 18 h au Centre Nelson-Mandela de Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Organisée par l’Association France Palestine Solidarité, la rencontre a été interdite en raison du contexte géopolitique actuel et des risques de troubles à l’ordre public invoqués par les services de l’État. La préfecture indique vouloir garantir la sécurité et la tranquillité publiques sur l’ensemble du département.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.
« Un arrêté de la honte »
Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ». Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines".
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »
Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ». Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres ».
Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable ». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin

« Une mesure inefficace »
Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ». Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ». L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».
Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ». L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».
L'interview de la rédaction : Hasni Alem

Des recours envisagés
Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.