À travers une première tribune publiée dans le journal municipal Pontarlier Votre Ville, Betrand Guinchard, le chef de file de l’un des deux groupes d’opposition au conseil municipal de Pontarlier affirme vouloir jouer pleinement son rôle dans la vie publique locale. L’élu et son collectif se veulent à la fois « positif et lucide », affirmant poursuivre leur engagement au service de l’avenir de la ville et du Haut-Doubs.
Dans ce texte, les élus rappellent avoir soutenu la candidature du maire de Pontarlier à la présidence de la communauté de communes du Grand Pontarlier, tout en appelant à une vigilance particulière sur la représentation de la ville centre au sein de la gouvernance intercommunale. Ils estiment que Pontarlier, « acteur et financeur majeur », doit pleinement participer aux décisions stratégiques du territoire. Le groupe insiste également sur plusieurs priorités locales : l’attractivité de la ville, la sécurité et le bien-être des habitants. « Les Pontissaliens ne sont pas uniquement des contributeurs, ils doivent être des acteurs des décisions stratégiques », écrit M. Guinchard, qui souhaite replacer « l’intérêt général au centre des préoccupations ».
Les conseillers d’opposition assurent vouloir adopter une posture « constructive et exigeante », tout en mettant en garde contre les « guerres d’ego » et les débats idéologiques. Selon eux, le changement exprimé par les électeurs doit désormais se traduire par des actions concrètes, sans remettre systématiquement en cause les projets déjà engagés pour le territoire.
Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a vivement critiqué ce mercredi au Sénat le projet de consigne pour recyclage des bouteilles plastiques. Lors d’une question d’actualité au Gouvernement, le président de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable a dénoncé une mesure qu’il juge « coûteuse, incohérente et pénalisante » pour les collectivités.
Selon lui, cette réforme priverait les intercommunalités du flux le plus rentable du tri sélectif, malgré les importants investissements réalisés ces dernières années dans les centres de tri. Le sénateur estime également que le dispositif entraînerait davantage de contraintes pour les habitants tout en favorisant les grandes enseignes. Il appelle le Gouvernement à privilégier des solutions axées sur la réduction des déchets plastiques et le réemploi.
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, sera en déplacement à Besançon ce vendredi 22 mai. La visite débutera, vers 9h30, à la Maison de l’habitat de Besançon, avant une déambulation dans le quartier Battant, classé quartier prioritaire de la politique de la ville. Le ministre poursuivra ensuite sa visite à Planoise, à la Maison de quartier Nelson Mandela, où une table ronde réunira les acteurs du logement et de la politique de la ville.
Le groupe des élus Communistes, Républicains et Citoyens de Besançon a adressé un courrier à Ludovic Fagaut, maire de la ville et président du conseil de surveillance du CHU, pour l’alerter sur la situation au centre gérontologique de Bellevaux. Ils soutiennent les personnels en grève depuis le 23 avril et dénoncent un manque chronique d’effectifs, des rappels sur congés et une dégradation des conditions de travail. Ils demandent une intervention rapide de la direction du CHU afin que les revendications des soignants soient entendues et que des moyens supplémentaires soient engagés.
La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.
La municipalité de Pontarlier lancera à partir du 15 juin une phase de test de la piétonnisation du centre-ville commerçant et touristique. Cette expérimentation concernera la portion de la rue de la République située entre la rue de la Gare et la rue de la Halle et se poursuivra jusqu’au Marché de Noël 2026. La Ville indique vouloir évaluer cette mesure en concertation avec les habitants et les commerçants. Deux réunions publiques sont prévues salle Morand : le vendredi 22 mai à 19h15 pour les commerçants et le samedi 23 mai à 10h pour les riverains.
À Pontarlier, le conseiller municipal d’opposition Bertrand Guinchard est revenu, sur ses réseaux sociaux, sur le dernier conseil municipal du 4 mai. Il a notamment salué la validation des subventions aux associations locales et rappelé l’importance des futures aides économiques et commerciales attendues en juin pour les animations du centre-ville.
L’élu a également contesté le refus d’une subvention au Lycée Jeanne d’Arc. Selon lui, la demande aurait été écartée en raison du statut privé de l’établissement, « malgré son implication dans plusieurs événements locaux ». Bertrand Guinchard indique que le maire s’est engagé à faire réexaminer ce dossier par une autre commission municipale.
Le Conseil communautaire de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réunira ce mardi 12 mai, à 20h, à la Maison de l’Intercommunalité, rue Pierre-Déchanet à Pontarlier. À l’ordre du jour notamment : la modification de la composition du bureau communautaire, plusieurs désignations de représentants au sein de syndicats et organismes partenaires, la création de commissions, ainsi que des questions liées aux effectifs et aux indemnités des élus. Une retransmission sonore publique en direct sur YouTube sera proposée.
Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.
Le député du Doubs Laurent Croizier a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Besançon, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, après la découverte d’une affiche à caractère antisémite dans une station-service bisontine. Dans un communiqué, l’élu condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’il qualifie d’atteinte aux valeurs républicaines. Il dénonce une affiche reprenant « les codes des caricatures antisémites les plus abjectes » et appelle à une réponse judiciaire ferme. Le gérant de l’établissement a indiqué mettre à disposition des enquêteurs les images de vidéoprotection.