À Besançon, les Écologistes de Franche-Comté réaffirment leur soutien à la maire sortante, Anne Vignot, dénonçant des attaques sexistes durant la campagne municipale.
Dans un communiqué, ils accusent certains opposants de propos misogynes et de tentatives de discrédit visant spécifiquement la candidate en tant que femme.
Le mouvement écologiste dénonce une stratégie qu’il juge rétrograde et contraire à l’égalité en politique, et appelle à un débat respectueux.
Il invite également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour soutenir la maire sortante.
Dans un communiqué, la liste d’union de la droite, du centre et de la société civile, « Besançon Avance », accuse des soutiens de la maire, Anne Vignot, de mener une campagne de dénigrement et d’intimidation à son encontre. Elle évoque des propos diffamatoires visant ses candidats, ainsi que des pressions exercées sur certains sympathisants, notamment via des messages anonymes et les réseaux sociaux. La liste dénonce des pratiques qu’elle juge contraires au débat démocratique et annonce le dépôt prochain de plaintes. Elle appelle enfin à recentrer les échanges sur les projets et les enjeux locaux, dans un climat apaisé.
À quelques jours du second tour des élections municipales à Beure, la campagne prend une tournure plus personnelle. Aurore et Clara, filles du maire sortant Philippe Chaney, ont choisi de s’exprimer publiquement pour lui apporter leur soutien.
Un second tour incertain
À l’issue du premier tour, Philippe Chaney, maire sortant, est arrivé en deuxième position avec 37,3 % des suffrages, derrière son opposant Bruno Lind, crédité de 44,4 %. Le troisième candidat, Laurent Ferré, qui avait recueilli 18,2 % des voix, a annoncé son retrait, apportant son soutien au vainqueur du 1er tour.
Une prise de parole familiale et spontanée
C’est dans ce climat que Clara et Aurore ont pris la parole, affirmant agir de leur propre initiative, sans en avoir informé leur père. Leur intervention vise à livrer un témoignage personnel sur l’engagement de l’élu. « Cela fait près de 25 ans que nous grandissons au rythme de cet engagement », explique Clara, évoquant un investissement quotidien « qui dépasse largement les contours d’un mandat ». Les deux sœurs décrivent un maire « présent tôt le matin, tard le soir, les week-ends », motivé selon elles par « conviction » et « attachement profond » à la commune.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Répondre aux critiques de la campagne
Dans leur prise de parole, les filles du maire sortant réagissent également aux critiques entendues pendant la campagne. Si elles reconnaissent le débat démocratique, elles dénoncent certains propos qu’elles jugent injustes. « On entend beaucoup de choses », indique Clara, qui évoque la nécessité de « remettre les choses en place », en insistant sur la différence entre « promesses » et « actes ». Elles mettent en avant plusieurs réalisations menées durant les mandats de leur père, comme la construction d’équipements publics ou le développement de services pour les habitants.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
L’expérience et la continuité mises en avant
Aurore souligne de son côté l’expérience acquise par Philippe Chaney, notamment dans la gestion de projets et le travail en équipe. Elle insiste également sur la volonté de poursuivre l’action municipale avec une équipe renouvelée. « Les projets annoncés sont structurés et budgétés », affirme-t-elle, évoquant une démarche construite sur la continuité et l’expérience.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Une parole assumée, sans appel direct au vote
Les deux sœurs affirment ne pas chercher à convaincre à tout prix, mais à partager leur regard. « Derrière l’élu, il y a un homme », résume Aurore, évoquant un engagement « sincère et constant ». Dans une campagne marquée par des enjeux locaux et un rapport de force serré, cette prise de parole familiale illustre aussi la dimension humaine du scrutin.
Le choix revient désormais aux électeurs de Beure, appelés à départager les candidats lors du second tour, ce dimanche 22 mars.
L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney
Arrivé en quatrième position au premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 12,7 % des suffrages, Cédric Laithier, le chef de file de la France Insoumise et d’une partie de la gauche pontissalienne, a choisi de se maintenir pour le second tour. Un choix assumé, malgré un résultat qu’il reconnaît en deçà de ses attentes.
Une abstention pointée du doigt
Premier enseignement tiré par le candidat : une forte abstention. « La grande gagnante de cette élection, c’est l’abstention », estime M. Laithier, s’interrogeant sur le manque de mobilisation des électeurs, malgré un contexte de renouvellement politique après plusieurs décennies de gouvernance municipale. Pour lui, ce désintérêt des urnes doit interpeller l’ensemble des forces politiques locales.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un score en deçà des espérances
Avec 12,7 % des voix, la liste menée par Cédric Laithier enregistre un résultat qualifié de « décevant ». Le candidat reconnaît que son équipe doit s’interroger sur sa campagne et sur les raisons qui ont éloigné une partie de l’électorat. Il souligne notamment que sa liste est « la seule clairement positionnée à gauche », avec un programme axé sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie participative.
Une gauche divisée en question
Le soutien tardif du Parti socialiste, intervenu entre les deux tours, nourrit également les interrogations. Cédric Laithier estime qu’une partie de l’électorat de gauche ne s’est pas reportée sur sa liste dès le premier tour. Certains électeurs auraient même choisi de voter pour le candidat centriste Patrick Comte, traduisant, selon lui, un désaccord avec son programme ou une forme de défiance vis-à-vis de La France insoumise.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
L’image de La France insoumise en toile de fond
Le candidat évoque aussi un contexte national pesant sur la campagne locale. Affiches dégradées, messages hostiles : il dénonce un climat parfois tendu autour de son mouvement. Tout en assumant son appartenance à La France insoumise, il insiste sur la diversité de sa liste, composée en majorité de citoyens non encartés, ainsi que de membres issus d’autres sensibilités de gauche.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un maintien pour « proposer une alternative »
Malgré ce contexte, Cédric Laithier fait le choix de se maintenir au second tour. Il justifie cette décision par la présence de « trois listes de droite aux programmes similaires ». « Nous sommes les seuls à proposer une alternative », affirme-t-il, évoquant la nécessité d’offrir une opposition à la future majorité municipale, en cas de défaite.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Une fin de campagne tournée vers la mobilisation
D’ici au second tour, le candidat et son équipe entendent poursuivre leur campagne de terrain. Porte-à-porte, tractages et échanges avec les habitants sont au programme, avec un objectif : convaincre les abstentionnistes de se rendre aux urnes. « Il faut redonner confiance et rappeler l’importance du vote », insiste Cédric Laithier, déterminé à peser dans l’issue du scrutin.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Le Département du Jura poursuit ses investissements en faveur de la transition énergétique. Les travaux de rénovation du toit-terrasse de l’Hôtel du Département viennent d’être inaugurés, avec l’installation de panneaux photovoltaïques. Au total, 267 panneaux ont été posés,. Ils permettront de produire environ 121 000 kWh par an, soit près de 17 % des besoins du bâtiment, et de générer environ 27 000 euros d’économies annuelles.
Ce chantier, d’un montant proche d’un million d’euros, s’accompagne d’une amélioration de l’isolation et de l’étanchéité du bâtiment. Le Département indique vouloir poursuivre cette dynamique sur d’autres sites, avec plusieurs projets en cours, notamment dans les collèges et les équipements publics.
Dans un communiqué de presse, Eric Delabrousse, le candidat centriste bisontin, qui n’a recueilli que 5,7% des suffrages, lors du 1er tour des élections municipales, appelle à une forte mobilisation des électeurs. Il met en garde contre , selon lui, « le risque de voir un parti d’extrême gauche accéder à la tête de la ville ». Rappelons que le scrutin de dimanche prochain opposera la maire sortante Anne Vignot, rejointe par La France Insoumise, à Ludovic Fagaut, dont la liste reste inchangée.
Deux délégations spéciales ont été nommées le 17 mars par le préfet Pierre-Édouard Colliex pour les communes de Pillemoine et La Boissière, privées de conseil municipal faute de candidats. Ces instances assurent la gestion courante et la continuité du service public pour une durée de trois mois. Elles sont composées de personnalités locales, dont une ancienne préfète du Jura, une ancienne élue, un commissaire enquêteur et une cadre de la préfecture. De nouvelles élections devront être organisées d’ici le 15 juin 2026 pour constituer une nouvelle équipe municipale.
À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.
Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.
A l’occasion de l’entre-deux tours des municipales, la France insoumise de Lons-le-Saunier et ses alentours s’adresse aux électeurs de gauche, via un communiqué de presse. Le mouvement les appelle à se mobiliser en vue du scrutin du 22 mars. Au premier tour, la liste divers gauche est arrivée en tête avec près de 41 % des suffrages, devançant de 56 voix celle menée par le divers droite Cyrille Brero. Dans un contexte d’abstention élevée, dépassant 47 %, La France insoumise souligne un manque de mobilisation et appelle en particulier les abstentionnistes à se rendre aux urnes. Dans cet écrit, le mouvement critique également le candidat de droite et met en garde contre son projet politique.
À l’approche du second tour des élections municipales, une intersyndicale, composée de la CGT, de la CFDT, UNSA, Solidaire et la FSU, a adressé une tribune à 25 communes du Doubs, cosignée par plusieurs responsables syndicaux nationaux, dont Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT),. Objectif : appeler les candidats à refuser toute alliance avec l’extrême droite. « Il s’agit d’alerter sur les dangers d’une banalisation de ces idées et sur les risques d’alliances opportunistes », explique Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
Une position syndicale claire et assumée
Les syndicats affirment ainsi une ligne rouge : aucune alliance, aucun compromis avec l’extrême droite. Ils alertent sur les risques de discriminations accrues, d’atteintes aux droits des femmes, des travailleurs étrangers ou encore des personnes LGBT. Les organisations syndicales revendiquent un engagement qui dépasse le seul cadre social. « Nous ne sommes pas apolitiques. Nous portons un projet de société basé sur l’égalité, la solidarité et la dignité », insiste Mélanie Meyer.
L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
Des inquiétudes sur les services publics
Les syndicats dénoncent une opposition fondamentale entre les principes d’universalité et les politiques défendues par l’extrême droite. Ils redoutent des mesures d’austérité, des privatisations et des logiques de « préférence nationale » susceptibles d’accentuer les inégalités. « Hôpitaux, écoles, universités ou encore justice pourraient être fragilisés, avec des conséquences directes pour les populations les plus vulnérables ».
Immigration : déconstruire les idées reçues
Les organisations syndicales ont également tenu à rappeler certaines données sur l’immigration. En France, elle représente environ 10,7 % de la population, avec des flux jugés stables. Loin des discours alarmistes, elles soulignent le rôle essentiel des travailleurs immigrés dans des secteurs en tension comme le bâtiment, la santé ou la restauration. « L’immigration est une réalité économique et sociale qu’il faut accompagner avec des droits égaux et un accueil digne », défendent-elles.
Des alertes sur la santé et l’éducation
Les syndicats mettent également en garde contre des projets jugés dangereux pour la protection sociale et l’éducation. Ils dénoncent notamment les risques de restriction d’accès aux soins, de remise en cause des droits des femmes ou encore de dérives autoritaires dans le système éducatif. Selon eux, ces orientations pourraient remettre en cause les libertés publiques et accentuer les inégalités sociales.
Une vigilance particulière dans le Doubs
Dans le département, la situation est suivie de près. Si l’extrême droite n’a pas accédé au second tour dans certaines communes comme Besançon, les syndicats s’inquiètent du report des voix et de la diffusion de ces idées dans d’autres listes. À ce stade, aucune réponse n’a été apportée par les candidats interpellés.
Informer et mobiliser
Face à ces enjeux, les syndicats misent sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Depuis 2024, des actions sont menées dans toute la région pour déconstruire les discours jugés simplistes et apporter des éléments factuels au débat public. « Notre rôle est d’informer et de défendre un modèle de société juste et solidaire », conclut Mélanie Meyer.