Conseillère régionale de Bourgogne–Franche-Comté, Amandine Rapenne a officialisé sa candidature à la mairie des Fins pour les élections municipales de mars prochain. Elle s’inscrit dans la continuité de la maire sortante, Élisabeth Redoutey, qui a annoncé qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Une candidature née d’une concertation locale
Âgée de 41 ans, née à Besançon et installée aux Fins depuis plusieurs années, Amandine Rapenne revendique une candidature « issue d’un long travail d’échanges avec les élus sortants, des citoyens, des chefs d’entreprise et des acteurs associatifs ». « On m’a proposé de prendre la tête de liste, et j’ai accepté volontiers », explique-t‑elle. Élue régionale en charge de la transition énergétique et alimentaire, elle met en avant vingt ans d’expérience dans l’industrie agroalimentaire, notamment chez Danone dans le secteur de la nutrition infantile. À la Région, elle pilote aujourd’hui la relocalisation des achats alimentaires pour les lycées ainsi que la rénovation thermique des bâtiments publics.
Une liste sans étiquette, encore en construction
La future liste, baptisée « Les Fins avec vous », se veut « ouverte à toutes les sensibilités » et ne portera aucune étiquette politique. Sur les 23 colistiers nécessaires, une quinzaine sont déjà réunis : « Nous avons des profils très variés : milieu hospitalier, associatif, chefs d’entreprise, enseignante, agriculteur, étudiant… L’objectif est de représenter l’ensemble des habitants », souligne la candidate.
Des priorités déjà identifiées
Si le programme complet sera présenté après une phase de concertation avec les habitants, plusieurs axes majeurs émergent déjà :
- Sécurisation et réaménagement de l’entrée des Fins, devenue un point de circulation sensible avec l’essor démographique et commercial de la commune.
- Création d’un pôle petite enfance, la crèche actuelle étant jugée sous‑dimensionnée face à l’arrivée régulière de nouvelles familles.
- Achèvement du vaste projet de rénovation de l’école, initié par l’équipe sortante.
- Modernisation des cantines et du périscolaire, ainsi que le développement de logements communaux accessibles.
« Les Fins se développent rapidement. Il faut accompagner cette dynamique avec des infrastructures adaptées et sécurisées », résume Amandine Rapenne.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Une continuité assumée avec l’équipe sortante
La candidate insiste sur la volonté de prolonger le travail engagé par la maire sortante : « L’idée est vraiment de poursuivre ce qui a été initié par Élisabeth Redoutey et son équipe. C’est un travail de qualité que j’ai moi-même accompagné en tant qu’élue régionale ». Plusieurs élus sortants devraient d’ailleurs rejoindre la nouvelle équipe.
Première rencontre publique le 16 janvier
La liste « Les Fins avec vous » tiendra sa première réunion publique vendredi 16 janvier, à 18 h, à la salle de convivialité. Objectif : présenter l’équipe, échanger avec les habitants et recueillir leurs attentes.
Concernant les élections municipales à Besançon. Ce samedi matin, Anne Vignot, la maire écologiste sortante, inaugurera sa permanence de campagne. La cheffe de file de la liste « Besançon : vivante, juste et humaine » s’installera au 49 Grande Rue, au centre-ville de la cité comtoise. Mme Vignot veut en faire un lieu « ouvert à toutes et tous ». Elle le définit comme un espace « vivant, d’échanges et de rencontres autour du projet » qu’elle porte.
À l’occasion du rassemblement prévu ce soir, notamment à Besançon, Matthieu Guinebert, secrétaire du Parti Communiste Français dans le Doubs, également conseiller régional, appelle à une large mobilisation. Selon lui, l’enjeu dépasse largement le cadre local et s’inscrit dans un contexte international marqué par de fortes tensions diplomatiques.
« Oui, il est important de se mobiliser »
Interrogé sur la portée de l’événement, M. Guinebert insiste d’emblée sur la nécessité d’une mobilisation nationale : « C’est important de se mobiliser à Besançon et partout en France. Je serai moi-même à Montbéliard ce soir. Nous sommes face à une rupture avec ce que nous avons connu jusqu’à présent, un nouveau piétinement du droit international ». Pour lui, la mobilisation vise autant à dénoncer une atteinte au droit international qu’à défendre « la souveraineté des peuples » .
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Une inquiétude face aux politiques d’ingérence
Au-delà des débats autour du président vénézuélien Nicolás Maduro, l’élu communiste estime que l’enjeu principal réside dans ce qu’il qualifie de politique d’ingérence : « Il ne faut pas se leurrer : l’évocation de Maduro sert de prétexte. On assiste à une intervention qui s’inscrit dans une logique impérialiste, réactivant une vieille doctrine visant à contrôler le bassin caribéen ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Cuba, Groenland,... : des signaux qui inquiètent
M. Guinebert élargit son analyse à d’autres territoires récemment évoqués dans le débat international : « Donald Trump et Michael Pompeo n’ont jamais caché leurs intentions concernant Cuba ou même le Groenland. Il existe une volonté expansionniste guidée par des intérêts économiques et stratégiques ». Selon lui, ces positions s’inscrivent dans une continuité géopolitique. Selon le conseiller régional doubiste, l’enjeu dépasse le seul cas vénézuélien : « On piétine le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sous couvert de liberté, alors qu’il s’agit d’intérêts économiques. Aujourd’hui, c’est le Venezuela. Demain, de quoi s’agira-t-il ? ». Dans le même temps, M. Guinebert se montre préoccupé par la réaction française : « Le président français a pris la liberté de s’écarter du droit international et de la Charte des Nations Unies. Il faut cesser d’être les vassaux d’une puissance étrangère ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Aux Hauts‑de‑Bienne, le maire Laurent Petit a confirmé qu’il sera candidat à sa succession pour les municipales de mars 2026. Élu depuis 2014, d’abord à Morez puis à la commune nouvelle, il dit vouloir terminer les dossiers engagés, comme la chaufferie bois, l’îlot Humbert‑Brun, l’Échappée Bienne ou encore la rénovation de la boulangerie Barras.
Sa liste compte déjà 20 noms, avec des élus sortants et de nouveaux venus de La Mouille et de Lézat. À 64 ans, il annonce en revanche vouloir passer la main à la communauté de communes, évoquant une charge devenue trop lourde.
Un rassemblement est annoncé ce lundi 5 janvier à 18 h, place Pasteur à Besançon. L’initiative revient au Parti communiste français, rejoint par plusieurs organisations politiques de gauche. Les participants entendent, selon les organisateurs, « dénoncer la violation du droit international, les impérialismes et l’alignement de la France sur Trump », et affirmer leur soutien au peuple vénézuélien.
Le gouvernement annonce la suspension prochaine des importations de produits alimentaires en provenance d’Amérique du Sud contenant des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. Un arrêté, porté par la ministre de l’agriculture Annie Genevard, doit être publié mardi, a confirmé le ministère, après un message du ministre Sébastien Lecornu sur X. Sont visés notamment le mancozèbe, le glufosinate, le thiophanate-méthyl et le carbendazime.
La France devra toutefois obtenir, sous dix jours, le feu vert de la Commission européenne. Annie Genevard espère l’obtenir mercredi, lors de son déplacement à Bruxelles. Cette annonce intervient alors que les syndicats agricoles, reçus en début de semaine par le premier ministre, prévoient de relancer la mobilisation, notamment contre l’accord de libre‑échange UE–Mercosur, dont la signature est attendue en janvier.
La candidate de La France insoumise, Séverine Vézies, et sa liste « Faire Mieux pour Besançon » placent le « droit à un logement digne » au cœur de leurs propositions pour les municipales de mars. Leur mesure phare : la création d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre l’habitat indigne, d’accompagner les locataires menacés d’expulsion, de faciliter les démarches administratives et de renforcer la médiation avec les propriétaires, en lien avec les associations locales.
Le programme prévoit aussi l’extension du permis de louer au secteur de l’OPAH et l’augmentation du nombre d’inspecteurs. Sur le volet énergétique, la liste propose d’abonder les aides à la rénovation thermique, tant pour les logements sociaux que pour le parc privé conventionné, avec des critères liés à l’usage de matériaux biosourcés ou recyclés. Un appartement témoin rénové serait installé en centre‑ville pour montrer comment moderniser un logement classé sans altérer le patrimoine.
La candidate souhaite également soutenir l’auto‑réhabilitation, créer un club des syndics pour faciliter les travaux en copropriété, et instaurer un service du droit à la chaleur et à la fraîcheur, destiné à coordonner les acteurs de l’habitat et à lutter contre la précarité énergétique.
La Maire écologiste de Besançon salue l’arrêté du Préfet du Doubs interdisant le transit des camions de plus de 7,5 tonnes sur la RN83, hors livraisons locales. Cette mesure répond à une mobilisation citoyenne contre les nuisances liées à près de 2 000 poids lourds quotidiens. Elle souligne « l’importance de repenser les mobilités à l’échelle du Grand Besançon, en lien avec la Région et les collectivités, notamment via le covoiturage et les parkings-relais ».
Le paysage politique local commence à se dessiner en vue des élections municipales de mars prochain. Laurent Petit, actuel adjoint au maire de Doubs, a officialisé sa candidature à la tête d’une liste intitulée « L’avenir s’écrit avec Doubs ». Une candidature placée sous le signe de l’expérience, du collectif et du pragmatisme.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un élu expérimenté au service de la commune
Aujourd’hui à la retraite, Laurent Petit (65 ans) n’envisage pas pour autant de se retirer de la vie publique. Ancien entrepreneur de travaux forestiers, il souhaite prolonger son engagement pour la période 2026-2033. « Être élu, ce n’est pas un titre, c’est un engagement au service de la population », insiste-t-il, rappelant que sa démarche s’inscrit avant tout dans la continuité du travail mené au sein de la commune.
Une liste complète et largement constituée
Sa liste est d’ores et déjà complète, et même au-delà des attentes : 25 candidats se sont portés volontaires pour 23 sièges au conseil municipal. Respectant la parité, elle rassemble des profils aux compétences variées : service à la personne, chefs d’entreprise, employés, agriculteurs, professionnels du médical. La moyenne d’âge, établie à environ 48 ans, traduit une volonté de conjuguer expérience et renouvellement.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un contexte politique local recomposé
Cette candidature intervient dans un contexte de division de la majorité municipale actuelle. Certains élus ont choisi de constituer leur propre liste, tandis que Laurent Petit a poursuivi le travail engagé, entouré de plusieurs élus sortants et de nouveaux candidats. Le nom de la liste, « L’avenir s’écrit avec Doubs », se veut volontairement fédérateur : un jeu de mots qui évoque à la fois le territoire, les habitants et le collectif.
Une commune ancrée dans l’intercommunalité
Deuxième commune la plus importante de la communauté de communes du Grand Pontarlier, Doubs compte près de 3 500 habitants. Pour Laurent Petit, l’action municipale ne peut se concevoir sans une implication forte à l’échelle intercommunale. Déjà membre du bureau communautaire, il souhaite que les futurs élus de sa liste participent activement aux décisions, rappelant que de nombreuses compétences relèvent désormais de l’intercommunalité.
Un programme en construction, sans hausse d’impôts
Le programme est actuellement en cours d’élaboration. « Il ne s’agit pas d’aligner des promesses, mais de proposer des projets réalistes, pertinents et finançables », explique le candidat, avec une ligne rouge clairement posée : pas d’augmentation de la fiscalité locale. Parmi les axes de réflexion figurent : la construction d’une salle omnisports, jugé nécessaire sur la commune, le logement, face aux difficultés croissantes pour se loger ou acquérir un bien, l’environnement, la communication et la sécurité routière, avec un plan communal dédié. Sans oublier les finances, l’économie, la jeunesse et l’intergénérationnel.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Ni droite, ni gauche, mais une gestion pragmatique
Laurent Petit revendique une approche sans étiquette politique. « La priorité n’est pas l’appartenance à un parti, mais une gestion rigoureuse et efficace de la commune », affirme-t-il. Les valeurs mises en avant sont le pragmatisme, l’humilité, l’écoute et le travail collectif.
Le collectif avant tout
Plus qu’une candidature personnelle, Laurent Petit insiste sur la dimension d’équipe de son projet. « Tout seul, on ne fait rien. Ce sont les compétences et l’engagement d’un collectif qui font avancer une commune », conclut-il. À quelques mois du scrutin, la campagne municipale à Doubs est désormais lancée.
Le maire de Lons‑le‑Saunier, Jean‑Yves Ravier, a officiellement annoncé ce jeudi 18 décembre sa candidature pour un second mandat lors d’une déclaration place de la Liberté. Le Jurassien, élu sous une étiquette de gauche, fera face à trois listes déjà déclarées pour les municipales de mars 2026. Rappelons qu’il avait succédé, en 2020, à Jacques Pélissard, ancien député maire de la capitale jurassienne