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Nathalie Arthaud est attendue le 4 novembre prochain à Besançon à l’occasion de la fête de Lutte Ouvrière, qui se déroulera au Grand Kursaal. Elle animera un débat à 17h30, juste avant un point presse. Les festivités débuteront à 15h pour les militants, avec notamment la présentation des expositions « le capitalisme, c’est la guerre » et « il y a 50 ans, la lutte des Lip ».

Hier, pour la troisième fois, depuis la reprise des travaux parlementaires en septembre, et la quatorzième fois depuis sa prise de fonction à Matignon, Elisabeth Borne a utilisé l’article 49.3 de la Constitution. Cette fois-ci, la responsabilité de son gouvernement a été engagée sur la partie  recettes du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2024. La France Insoumise et le Rassemblement national déposeront chacun une motion de censure.

Une manifestation de soutien au peuple palestinien se tiendra ce samedi 28 octobre, à 14h, à Besançon. Le rendez-vous est fixé sur l’esplanade des droits de l’homme. Cet appel est formulé par un ensemble d’associations, collectifs, syndicats et partis politiques, que sont Palestine Amitié, ATTAC, CGT, Europe Ecologie Les Verts, Genérations, LFI, … . Il est demandé « un cessez-le feu immédiat » et la fin du « massacre à Gaza ».

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et alors que ce mercredi l’Assemblée nationale examine un budget de la sécurité sociale, sur fond de division  au sein de l’Hémicycle, l’exécutif a fini par renoncer à augmenter les franchises médicales et à ponctionner, « à ce stade », les retraites complémentaires Agirc-Arrco. Il n’exclut pas de le faire plus tard.

Selon un arrêté publié ce mardi au journal officiel, le contrôle technique des deux-roues motorisés sera progressivement mis en œuvre à partir d’avril 2024 en fonction de l’âge des véhicules. Une décision prise alors que les associations de motards s’y opposent depuis plusieurs mois partout en France, dont en Franche-Comté.

Ce samedi 28 octobre, l’association des maires ruraux du Doubs convie ses 460 adhérents, issus des 575 communes du département à son nouvelle assemblée générale. Rappelons que ce collectif, présidé par Charles Piquard, le maire d’Osse, près de Nancray, s’adresse aux communes rurales jusqu’à 500 habitants.

Cette année, dans un contexte où les démissions d’élus se multiplient, où les maires se sentent de plus en plus isolés et submergés par les tâches administratives, renforcées par les difficultés de recrutement de secrétaire de mairie, l’association a choisi d’organiser un rassemblement sur la fonction d'animateur d’un territoire qui incombe aux maires, sans doute encore plus en milieu rural. « Agir dans une société complexe » complète également la thématique du jour. Pour écouter les difficultés et recenser les besoins et les attentes, des tables rondes seront organisées. Elles seront animées par un sociologue, Michel Fournier, le président de l’association des Maires ruraux de France et des élus locaux, Patricia Todeschini (maire de Petite Chaux) et Pierre-François Bernard, maire de la commune des Premiers Sapins. Jean-François Colombet, préfet du Doubs, clôturera cette journée.

Le rendez-vous est fixé ce samedi à la maison de la chasse et de la nature à Gonsans.

L'interview de la rédaction : Charles Piquard, maire d'Osse et Président de l'association des Maires ruraux du Doubs

Emmanuel Macron est arrivé à Tel-Aviv ce mardi matin. Cette visite s’effectue plus de deux semaines après les attaques meurtrières du Hamas Palestinien sur le sol israélien.  Le Chef de l’état a tout d’abord rencontré des familles des victimes du Hamas dans un salon de l’aéroport de la ville israélienne. Il s’est ensuite entretenu avec Isaac Herzog, le président d’Israël, à Jérusalem, avant d’échanger avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Le Président de la République doit également rencontrer Mahmoud Abbas, le président palestinien. La libération des otages est le 1er objectif d’Emmanuel Macron. Rappelons que  30 ressortissants français ont perdu la vie dans ce contexte. Sept Français sont toujours portés disparus.

Les propos tenus par Olivier Faure, le 1er Secrétaire du Parti Socialiste,  ce dimanche, lors de l’émission « Dimanche en Politique », ne passe pas auprès d’une partie des militants et élus socialistes. Les 46% des membres du Conseil qui n’ont pas voté le texte de leur chef de file, jugeant sa proposition de  moratoire « ni claire, ni franche ». Olivier Faure leur octroie « une opposition à toute forme de rassemblement » Ce que dément formellement  Myriam El Yassa, la première fédérale du Parti Socialiste du Doubs.

La responsable politique, membre du courant « Refondations », conteste cette prise de position personnelle. Elle explique que « l’union de la gauche ne se résume pas à un acronyme qui a été négocié en coin de table en 2022, suite à la défaite à la présidentielle,  pour amorcer la séquence des législatives ». Et de poursuivre : « L’union de la gauche, pour nous, doit s’effectuer autour de valeurs, de principes et de fondements et d’accords politiques ».

La mise en place d’Etats Généraux

« Pour prétendre rassembler toute la gauche il faut commencer par rassembler sa propre famille politique en évitant les anathèmes » explique Mme El Yassa. A l’image d’autres élus franc-comtois, comme Marie-Guite Dufay et Nicolas Bodin, et nationaux comme Anne Hidalgo, réunis au sein du courant « Refondations », Myriam El Yassa  appelle à des Etats Généraux, « réunissant toutes celles et ceux qui, dans la gauche politique, écologiste, associative, syndicale et citoyenne, souhaitent bâtir une nouvelle union démocratique et populaire, claire sur ses valeurs, solide sur ses fondements ».  « Olivier doit voire que nous sommes dans une impasse avec la NUPES. On veut une organisation démocratique et collégiale » conclut Mme El Yassa.

L'interview de la rédaction : Myriam El Yassa

La droite populiste suisse est arrivée en tête des élections législatives, qui se sont tenues ce dimanche. Le parti recueille 29,2% des voix. Dans un contexte de crise migratoire et de risques d’attentats en Europe, la campagne du parti sur « l’immigration de masse » a payé. Les socialistes se classent en deuxième position, avec plus de 17% des voix. On remarque également le recul des partis écologiques.

Sur fond de conflit au Proche-Orient, une crise politique majeure s’installe à gauche.  Les positions ambiguës de Jean-Luc Mélenchon et de certains députés de la France-Insoumise sur le Hamas n’ont fait que révéler une discorde qui ne demandait qu’à éclater. Le 17 octobre dernier, le conseil national du PS votait ‘un moratoire sur sa participation » aux travaux de la NUPES. Rencontre avec Nicolas Bodin, l’élu socialiste bisontin, qui  connaît mieux que quiconque la vie politique locale et nationale.

Est-ce que la NUPES, c’est terminée, selon vous ?

C’est vraisemblable. En quelque jours, le Parti Communiste a proposé de ne pas continuer sous la forme actuelle. Le Parti Socialiste a proposé un moratoire. Yannick Jadot a dit qu’elle était « morte ». Je pense que la NUPES,  telle qu’on la connaît depuis le début de cette mandature,  risque de ne plus exister. En revanche, je crois que l’union de la gauche est particulièrement nécessaire. Une gauche qui pourrait aller de François Ruffin à Bernard Cazeneuve.

J’ai l’impression que vous ne vous êtes jamais inscrit dans cette démarche-là ?

Dès le départ, j’ai eu des doutes. Je connaissais la radicalité de la France Insoumise et surtout de Jean-Luc Mélenchon. Les faits ont démontré au cours de ces deux années, malheureusement, que cela se traduisait. Je trouve que dans un certain nombre de positions, Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas prononcé. Je l’ai trouvé très discret sur le rôle de la Russie dans  l’invasion de l’Ukraine. Je l’ai trouvé extrêmement timide lors des manifestations sur les violences policières, dans lesquelles le mot d’ordre parlait de racisme d’état et de racisme institutionnel. Nous avons des points de désaccord majeur avec lui sur les prochaines élections européennes.  Cette semaine encore, sur le conflit israélo-palestinien, il n’a pas réussi à dénoncer le fait que le Hamas était une organisation terroriste.

C’est la prise de position de trop ?

Oui. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Et ce, même si on sentait, depuis quelques semaines, qu’il y avait des différends entre nous sur le fond et sur la forme. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est un obstacle à l’union de la gauche dans notre pays.

Jean-Luc Mélenchon est donc le responsable de cette situation politique ?

En partie oui. Effectivement.

Avez-vous également des griefs à l’encontre d’Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti Socialiste ?

Peut-être qu’au moment où il y a eu cet accord, c’était peut-être la bonne décision. Electoralement parlant, c’était une bonne décision puisque beaucoup de députés ont été élus ou réélus à gauche à l’Assemblée nationale. En même temps, sur le fond, il aurait dû être beaucoup plus précautionneux parce que l’on savait qu’il y aurait des points de divergence. Ce que je regrette quand même, c’est qu’au sein du PS, tous ces points de divergence, que ce soient l’Europe, le rôle de la police, le budget de l’armée,… n’ont jamais été abordés, en interne, après cet accord législatif. Je regrette que notre parti soit désormais divisé en deux. Autrement dit, ceux qui veulent arrêter tout de suite et ceux qui veulent faire un moratoire.  Sauf qu’un moratoire a une fin et je pense que c’est la fin de la NUPES.

La Parti Socialiste peut-il exister sans la NUPES ?

Bien sûr. Nous le verrons lors des élections européennes. En résumé, il faut une union de la gauche pour que la gauche existe dans ce pays. Aujourd’hui, je constate que les idées extrémistes prennent de plus en plus le pas sur les idées démocratiques. Le Parti Socialiste doit absolument exister à l’intérieur de cette alliance de gauche. L’union de la gauche a toujours été un combat. Cela dure depuis des décennies. Mais sans cette union de la gauche, il n’y a pas de victoire.

Quelle suite attendez-vous maintenant ?

Une clarification encore plus importante des différents partis. A la fois, du PC, du PS et des Verts. Nous-mêmes, nous parlons d’un moratoire. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que localement nous ne participons plus à aucune réunion  dans le cadre de la NUPES ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon accepte de se mettre en retrait de la NUPES ? Ce sont des choses qui vont s’éclaircir. Ces derniers jours ne montrent pas que nous sommes dans cette séquence-là. Cela va être très intéressant de voir ce qui va se passer d’ici Noël pour faire apparaître des positions  claires en début d’année 2024.  

L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin