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Une élection serrée à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier

À l’issue de l’élection du président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier (CCGP), organisée le 22 avril dernier, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, publie un communiqué dans lequel il revient sur sa défaite face à Nicolas Barbe. Rappelons que le scrutin s’est conclu par une victoire serrée du Maire de Chaffois,  élu président avec 19 voix contre 16. Patrick Comte dit « prendre acte » de ce résultat démocratique, tout en exprimant une « profonde déception » quant à son issue.

Une candidature portée au nom de la stabilité

Dans son message adressé aux habitants de Pontarlier, le maire explique avoir présenté sa candidature après l’échec des discussions entre les dix maires du territoire visant à construire une candidature commune. Selon lui, son projet reposait sur la volonté d’assurer une « gouvernance solide » pour accompagner les projets structurants engagés lors du précédent mandat. Il estime également que Pontarlier, par son poids démographique et institutionnel, dispose de la légitimité nécessaire pour porter les dossiers du territoire auprès des partenaires publics et financiers. Patrick Comte défendait aussi une réorganisation du fonctionnement intercommunal, avec davantage de dialogue entre les communes et une meilleure coordination entre la Ville de Pontarlier et l’intercommunalité, notamment dans les domaines administratifs et des ressources humaines.

Des critiques envers certains élus et la nouvelle gouvernance

Le maire de Pontarlier regrette par ailleurs le choix de deux élus municipaux d’opposition pontissaliens d’avoir soutenu la candidature de Nicolas Barbe, estimant que cette décision a contribué à un résultat « défavorable aux intérêts » de la ville. Il critique également les premières orientations prises par le nouveau président de la CCGP, notamment : l’absence d’un élu pontissalien à la première vice-présidence et le refus de créer une dixième vice-présidence dédiée aux ressources humaines et à l’administration générale.  Pour Patrick Comte, cette délégation aurait pourtant été essentielle face aux enjeux actuels de gestion et d’organisation des services mutualisés.

« Une mobilisation totale » pour Pontarlier

Malgré cette défaite, le maire affirme rester pleinement engagé pour défendre les intérêts de Pontarlier au sein de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, aux côtés des vice-présidents pontissaliens élus. Dans la conclusion de son communiqué, Patrick Comte assure les habitants de sa « mobilisation totale au service de la ville et du territoire », affirmant vouloir poursuivre son action au sein de l’intercommunalité malgré le changement de gouvernance.

 

Un mois après l’élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon, les Écologistes de Besançon et du Grand Besançon dressent un bilan très critique des premières décisions prises par le nouvel exécutif municipal. Dans un communiqué, ils dénoncent « une rupture politique qui efface sans discernement les acquis du mandat précédent » et pointent des choix jugés régressifs sur les plans écologique, démocratique et social.

Un recul sur la finance responsable

Parmi les principales critiques figure la suppression de la grille d’analyse extra-financière utilisée dans l’attribution des prêts bancaires de la collectivité. Pour les écologistes, cet outil permettait d’intégrer des critères liés à l’engagement climatique, à la transparence des investissements ou encore à la responsabilité sociale des établissements bancaires. Son abandon traduirait, selon eux, « un retour à une gestion strictement comptable », au détriment des enjeux environnementaux et éthiques.

Des décisions jugées contraires aux enjeux écologiques

Les écologistes pointent également plusieurs décisions prises ces dernières semaines concernant l’environnement. Ils dénoncent notamment l’allumage de la Citadelle en pleine période de nidification, malgré les réserves formulées par des spécialistes de la biodiversité. Selon eux, cette décision a interrompu un projet d’éclairage innovant, conçu pour concilier mise en valeur du site UNESCO et protection du vivant.

Autre sujet de mécontentement : le retour à un fleurissement traditionnel par massifs de fleurs annuelles. Le collectif estime que ce choix représente un « recul environnemental et budgétaire », alors que de nombreuses collectivités privilégient désormais des solutions moins coûteuses, moins gourmandes en eau et plus favorables à la biodiversité.

Des choix politiques et financiers contestés

Le communiqué critique également l’augmentation des indemnités du maire et du président du Grand Besançon dans un contexte économique jugé difficile pour les habitants. Le cumul des fonctions de maire, président de Grand Besançon Métropole et vice-président du Département est également pointé du doigt.

Une inquiétude sur le fonctionnement démocratique

Les Écologistes de Besançon dénoncent enfin une « dégradation préoccupante du débat démocratique » au sein des conseils municipal et communautaire. Ils évoquent notamment des limitations dans l’expression de l’opposition ainsi qu’un non-respect des engagements de représentativité au sein du bureau de Grand Besançon Métropole.

Le collectif s’inquiète aussi de l’élection d’un élu du Rassemblement National au conseil communautaire, estimant qu’elle contrevient au « cordon sanitaire républicain » défendu pendant la campagne municipale.

« Une rupture sans projet »

Pour les écologistes, ce premier mois de mandat traduit avant tout une volonté « d’effacer méthodiquement les politiques écologiques, sociales et démocratiques du mandat précédent ». Ils assurent toutefois rester mobilisés aux côtés des élus d’opposition « pour défendre une ville durable, solidaire, démocratique et ambitieuse ».

Ce mardi matin, la préfecture du Doubs a accueilli près de 150 nouveaux maires du département à l’occasion d’une journée d’échanges et de formation réunissant les représentants de l’État, les associations d’élus, le Conseil départemental, les procureurs, les services de gendarmerie et plusieurs partenaires institutionnels. Ces nouveaux édiles représentent près d’un tiers des maires du Doubs. Une rencontre placée sous le signe de l’accompagnement, du dialogue et des responsabilités croissantes qui attendent les élus locaux.

« Vous n’êtes pas seuls »

En ouverture de cette matinée de travail, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a tenu à rassurer les nouveaux élus sur le rôle d’appui des services de l’État. « Un bon maire aujourd’hui, c’est un maire qui sait mobiliser et utiliser un réseau de partenaires », a-t-il déclaré devant les participants, insistant sur la nécessité de travailler avec les intercommunalités, les services de l’État et les différentes structures d’accompagnement. Le représentant de l’État a également rappelé que la commune demeurait « le point de repère essentiel de nos concitoyens ». Dans un contexte où les responsabilités administratives et juridiques des maires se renforcent, le préfet a multiplié les messages de soutien : « Vous n’êtes pas seuls. Sachez demander de l’aide et de l’accompagnement, ils ne vous seront jamais refusés ". 

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs 

Des maires aussi agents de l’État

Au fil de son intervention, Rémi Bastille a rappelé les nombreuses missions exercées par les maires au nom de l’État : état civil, élections, urbanisme ou encore inscriptions scolaires. « Chaque maire devient, pour l’exercice de certaines missions, un agent de l’État », a-t-il souligné, évoquant également le contrôle de légalité exercé par la préfecture sur les actes administratifs des collectivités. Le préfet a insisté sur l’importance du dialogue en amont avec les services préfectoraux afin d’éviter les contentieux : « Plus tôt vous nous saisirez de vos projets et de vos interrogations juridiques, plus nous pourrons construire ensemble une solution appropriée. »

Budget, exemplarité et sécurité au cœur des préoccupations

Face à des finances publiques de plus en plus contraintes, les nouveaux maires ont aussi été alertés sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Le préfet a rappelé que la Dotation globale de fonctionnement (DGF) resterait stable en 2026 au niveau national, tout en évoquant des restrictions sur certaines aides à l’investissement. « Une gestion rigoureuse et maîtrisée des finances publiques n’est plus une option », a-t-il averti.

L’exemplarité des élus a également occupé une place importante dans son discours. « Impartialité, intégrité, sens de l’intérêt général (…) ne sont pas des principes théoriques », a-t-il martelé. Autre enjeu majeur évoqué : la sécurité publique. En rappelant que les maires sont aussi officiers de police judiciaire, Rémi Bastille a appelé à renforcer la coopération entre élus, forces de sécurité et justice face à la hausse des incivilités et des violences constatée depuis le début de l’année.

Des ateliers pratiques pour les nouveaux élus

Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre avait une vocation très concrète. Les nouveaux maires ont participé à plusieurs ateliers thématiques consacrés notamment aux finances publiques, à l’urbanisme, aux responsabilités juridiques des élus ou encore à la sécurité. Des temps d’échange destinés à permettre aux élus, parfois novices dans leurs fonctions, de mieux appréhender les réalités administratives et techniques de la gestion communale.

Cohésion sociale et transition écologique : les grands défis du mandat

En conclusion de son intervention, le préfet du Doubs a souhaité attirer l’attention des maires sur deux défis majeurs des prochaines années : la cohésion sociale et la transition écologique. Face à « un temps propice aux clivages » et à la montée de la désinformation, il a appelé les élus à jouer un rôle d’apaisement et de pédagogie au plus près du terrain.

Concernant le climat, il a rappelé  que les communes sont « en première ligne » pour adapter les territoires aux conséquences du dérèglement climatique : vagues de chaleur, inondations ou maîtrise des consommations énergétiques. « Il en va à la fois de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre quotidien dès à présent », a conclu le préfet devant les nouveaux maires du département.

 

L’association « Palestine Amitié » organise une conférence-débat mardi 28 avril à 20h, à la salle Battant (48 rue Battant) à Besançon. Intitulée « Gaza : à bas bruit, le génocide continue… », elle sera animée par Sarah Katz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), engagée dans le soutien à la cause palestinienne.

Cette soirée, dédiée à la solidarité avec la population gazaouie, sera en entrée libre. Une vente de produits solidaires (livres, huile d’olive, savons, keffiehs) ainsi qu’une collecte de soutien seront également proposées.

Le député François Ruffin sera en déplacement à Vesoul ce mercredi 29 avril pour soutenir les ouvriers de Stellantis. Il participera à une distribution de tracts à 12h15 devant l’usine. En soirée, il animera une réunion publique à 18h au Nulle Part Ailleurs, sous la forme d’un “entretien d’embauche” à la présidence de la République.

La France Insoumise du Haut-Doubs, le Parti Communiste Français, le Parti Ouvrier Indépendant (POI) et le Nouveau Parti Anticapitaliste- Révolutionnaire  appellent à un rassemblement citoyen ce samedi 2 mai, à 17h, place d’Arçon à Pontarlier. Cette mobilisation se veut un moment de solidarité et d’engagement contre la guerre, l’impérialisme et la colonisation.

Le député RN de Haute-Saône Antoine Villedieu a été suspendu ce lundi de son groupe à l’Assemblée nationale. En cause : son implication dans un accident de la route vendredi à Noidans-lès-Vesoul. Une enquête est en cours, notamment pour conduite sous l’emprise d’un état d’ivresse, l’élu ayant refusé les dépistages. Déjà impliqué dans un précédent fait divers en janvier à Vesoul, où il avait été retrouvé blessé dans la rue, il ne peut plus participer aux travaux de son groupe en attendant les suites judiciaires.

Dans le Doubs, plusieurs communes restent sans maire faute de candidats à l’issue des élections municipales. Cinq d’entre elles sont concernées, dont quatre dans le Haut-Doubs, à Rochejean, où Lionel Chevassus, ancien maire de la commune, devrait se présenter, à Chapelle d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls et La Planée. 

Des élections complémentaires sont programmées les 24 mai, pour La Planée et Rochejean, et 7 juin, Chapelle d’Huin et Dompierre-les-Tilleuls,  afin de tenter de constituer de nouveaux conseils municipaux. En attendant, des délégations spéciales ont été mises en place par la préfecture pour assurer la gestion courante et garantir la continuité du service public.

À Lons-le-Saunier, Jean-Philippe Huelin a fait savoir, ce dimanche 26 avril, qu’il quittait le conseil municipal ainsi que son mandat communautaire.

Mis en échec quelques jours auparavant dans la course à la présidence de l’Espace communautaire Lons Agglomération (Ecla), il affirme avoir été « trahi » par le maire Cyrille Brero, élu en mars, qu’il accuse de ne pas avoir respecté un accord politique scellé entre les deux tours des municipales.

Dans un communiqué particulièrement offensif, il fustige une « faillite morale » et dénonce une « trumpisation de la vie politique locale », estimant avoir été « exécuté politiquement » après avoir contribué à l’élection du maire.

À Besançon, la mobilisation des surveillants pénitentiaires de ce lundi a reçu le soutien visible du Maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et du député du Doubs, Laurent Croizier, venus constater une situation jugée critique.

Une présence politique remarquée

Dans un contexte de mobilisation nationale des agents pénitentiaires, le déplacement des deux élus doubistes, n’est pas passé inaperçu. Tous deux se sont rendus devant la maison d’arrêt pour afficher leur soutien aux surveillants et alerter sur la situation de l’établissement. « Il était important d’être présent ce matin », a insisté Ludovic Fagaut, évoquant un double enjeu : la protection des agents et le respect de conditions de détention dignes.

« Quelque chose ne tourne pas rond »

Face aux chiffres de la surpopulation carcérale, l’élu ne cache pas son inquiétude. « Quand vous avez près de 480 détenus pour 270 cellules, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond », déplore-t-il. Le maire pointe également l’état des infrastructures, avec des cellules inutilisables depuis plusieurs années, faute de rénovation. Une situation qui, selon lui, aggrave encore les conditions de travail des agents et de vie des détenus.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon 

Une action coordonnée entre local et national

La présence conjointe du maire et du député s’inscrit dans une stratégie assumée. « Nous travaillons main dans la main », explique Ludovic Fagaut. L’objectif : faire remonter les difficultés locales jusqu’à l’échelle nationale. Laurent Croizier, déjà venu récemment visiter l’établissement, joue ce rôle de relais à l’Assemblée nationale, tandis que le maire agit au plus près du terrain.

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Porter la voix des agents

Les deux élus se sont engagés à soutenir les surveillants dans leurs revendications. « Dans la mesure de nos possibilités, nous relaierons ces problématiques », assure le maire. Une prise de position attendue par les agents, qui dénoncent depuis plusieurs mois la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail.