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Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot et la candidate de La France insoumise Séverine Véziès ont décidé de faire cause commune pour le second tour. Objectif affiché : faire barrage à la droite menée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.

Une alliance à gauche face à la droite

Arrivée en deuxième position au premier tour, Anne Vignot a choisi de rassembler les forces de gauche pour le second tour. Séverine Véziès, qui avait obtenu un score lui permettant de se maintenir, a finalement fait le choix de rejoindre la maire sortante. Pour la candidate insoumise, cette décision répond avant tout à un enjeu politique. « L’enjeu, c’était de faire preuve de responsabilité pour battre la droite dure qui se présente face à nous à Besançon », explique-t-elle.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Les Insoumis conservent leur autonomie

L’accord conclu entre les deux camps n’est toutefois pas un accord programmatique complet. Les élus insoumis entendent conserver leur liberté de positionnement au sein du futur conseil municipal. « Les Insoumis vont garder leur autonomie et leur liberté de vote. Nous continuerons à défendre le programme que nous avons présenté aux Bisontins et aux Bisontines lors du premier tour », précise Séverine Véziès. Concrètement, les élus insoumis soutiendront les mesures qu’ils jugeront positives tout en cherchant à faire évoluer celles qui leur sembleraient insuffisantes.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Pas de participation à l’exécutif municipal

Dans ce cadre, La France insoumise ne participera pas à l’exécutif municipal si la coalition de gauche l’emporte dimanche prochain. « Il y aura des élus insoumis au conseil municipal, mais nous n’entrerons pas dans l’exécutif de la ville », indique Séverine Véziès. Selon elle, cet accord vise avant tout à permettre la représentation de leurs électeurs tout en respectant les identités politiques de chacun.

Une mobilisation attendue pour le second tour

Pour la candidate insoumise, le scrutin à venir est déterminant pour l’avenir de la ville. Elle estime que la victoire de la droite serait « inquiétante » pour Besançon et appelle à une forte mobilisation des électeurs. « Maintenant, on se met au travail. J’appelle tous les Bisontins et toutes les Bisontines à se mobiliser, parce qu’il s’agit de leur avenir et de celui de la ville », lance-t-elle. Dans un scrutin particulièrement serré, le second tour s’annonce décisif pour déterminer la future majorité municipale à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 35,6 % des voix, le candidat centriste Patrick Comte aborde le second tour avec confiance. Devant ses concurrents Bénédicte Hérard (27,6 %), Bertrand Guinchard (24 %) et Cédric Laithier (12,6 %), il entend poursuivre la campagne sans alliance, malgré les sollicitations reçues depuis dimanche soir.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

« Continuer jusqu’au bout avec notre équipe »

Au lendemain du scrutin, Patrick Comte s’est dit « très content du résultat » et a tenu à remercier les électeurs. « Je remercie tous les Pontissaliens et les Pontissaliennes qui nous ont fait confiance du fond du cœur. Je suis content que le message que nous portons et l’ambition que nous avons pour Pontarlier aient été compris », a-t-il déclaré. Contacté par d’autres candidats pour envisager un rapprochement en vue du second tour, il affirme cependant vouloir maintenir sa liste telle quelle. « J’ai été contacté, mais je suis quelqu’un de très fidèle. Nous avons une équipe, des valeurs et une ambition pour la ville. Nous continuerons seuls jusqu’au bout pour les porter », explique-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une position ferme sur les alliances

Le candidat centriste reconnaît que cette stratégie comporte un risque, mais il assume pleinement ce choix. « Peut-être que cela ne marchera pas, mais nous avons des valeurs et une équipe solide et soudée. Je ne vois pas vraiment comment je pourrais fusionner avec des personnes qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs », affirme-t-il. Patrick Comte assure par ailleurs que cette décision est définitive. « Ce que je dis, je le fais », tranche-t-il.

Une avance plus large qu’attendu

Si sa liste arrive en tête, l’écart enregistré dimanche soir a surpris le candidat lui-même. « Nous ne nous attendions pas du tout à un tel écart », reconnaît-il. Pour lui, ce résultat confirme toutefois l’adhésion des électeurs à son projet pour la ville. Son ambition : renforcer l’attractivité de Pontarlier. « Nous voulons faire rayonner Pontarlier au-delà de son rôle de ville-centre. Il manque de culture, de relations transfrontalières, de tourisme. L’objectif est de ramener du monde en ville, des clients pour les commerçants, de la vie et des salles de spectacle pleines », détaille-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Un positionnement centriste revendiqué

Interrogé sur l’origine de son électorat, le candidat Bertrand Guinchard estimant qu’une partie des électeurs de gauche aurait pu se reporter sur sa liste, Patrick Comte revendique un positionnement transpartisan. « Je suis quelqu’un du centre par conviction. Pour moi, une bonne idée reste une bonne idée, qu’elle vienne de gauche ou de droite. L’important, c’est de partager la même vision pour que Pontarlier redevienne une belle ville », explique-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une campagne qui se poursuit

D’ici au second tour, le candidat entend poursuivre activement sa campagne. Une nouvelle profession de foi est en préparation et une réunion publique est prévue vendredi soir, à 20h,  au théâtre Bernard-Blier. Objectif : convaincre davantage d’électeurs dans un scrutin qui pourrait se jouer dans le cadre d’une quadrangulaire dimanche prochain.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

C’est acté. Anne Vignot et Séverine Véziès ont choisi de faire  cause commune lors du 2è tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars. Hier, Anne Vignot est arrivée en deuxième position, battue par son rival de toujours Ludovic Fagaut. La maire écologiste sortante a recueilli 33,3% des suffrages, contre 40,1% pour M. Fagaut. Séverine Véziès est arrivée en troisième position, avec 10,9%, avec la possibilité de se maintenir au second tour. Finalement, elle rejoint l’autre camp de la gauche.

À Bellefontaine, rien n’est encore joué après le premier tour des élections municipales. La maire sortante, Martine Guyon, arrive en tête avec un peu plus de 45 % des voix. Elle devance la liste de Martine Riallan, qui obtient un peu plus de 37 %, tandis que Jean-Philippe Charpentier recueille un peu plus de 17 % des suffrages. Dans cette commune de moins de 500 habitants, la participation a dépassé les 70 %. Les électeurs devront donc retourner aux urnes dimanche prochain pour départager les listes.

Le suspense a duré jusqu’au bout à Clairvaux-les-Lacs lors des élections municipales. La liste « Un nouvel élan pour Clairvaux », menée par Philippe Berthet, s’impose finalement avec 51,11 % des suffrages, soit seulement quinze voix d’avance sur celle de la maire sortante Hélène Morel-Bailly (48,89 %). La participation a dépassé les 71 %. Battue de peu, l’édile sortante a annoncé envisager un recours auprès de la préfecture, explique le journal « Le Progrès Â».

On notera également, les élections de Michel Rochet à Mouchard, qui ravit le poste à Sandra Hählen, la maire sortante. Avec 64,6% des suffrages, Dominique Bonnet conserve la mairie de Poligny. Valérie Depierre sera toujours la maire d’Arbois pour les six prochaines années (53,1%).

A Pirey aussi, Patrick Ayache était le seul engagé dans le combat politique des municipales. Dans ces conditions, l’édile sortant rempile le plus facilement du monde pour cette nouvelle mandature.

Hier, lors du 1er tour des municipales,  avec une seule liste proposée, l’enjeu était moindre dans certaines villes du département du Doubs. A Morteau, le maire, Cédric Bôle, conserve son fauteuil. Situation identique à Ornans, où Pierre Lièvremont portera l’écharpe dans la cité de Courbet. Il succède à la maire sortante, Isabelle Guillame, qui ne sollicitait pas un nouveau mandat. Enfin, à Baume-les-Dames, Arnaud Marthey, qui ne souffrait d’aucune concurrence, poursuit également l’aventure.

Saint-Vit garde son maire. Dimanche soir, Pascal Routhier a viré en tête, en obtenant 73,3% des suffrages. A Beure, Il faudra un deuxième tour pour départager les candidats en lice. Celle ayant obtenu le moins de soutiens se retire. La victoire, à l’issue de ce premier round, revient à Bruno Lind, de la liste « Beure 2026 – Construisons ensemble Â» (44,4%). Suivent Philippe Chaney et sa liste « poursuivre, innover, partager Â» (37,3%)  et Laurent Ferré et ses coéquipiers de  la liste «  Beure vrai, engagé, vivant Â» (18,2%). Enfin, Nancray perd son maire. Vincent Fiétier, l’édile sortant,  a été battu par son opposant Charles Perrigod, qui décroche la victoire, avec 51,33% des suffrages.

La liste « Dynamisons Montlebon », conduite par Christophe André, remporte le scrutin dès le premier tour avec 53,30 % des suffrages. Il devient ainsi le nouveau maire de la commune et succède à l’équipe sortante. Cette élection marque le retour aux affaires  de Christophe André  dans ce village du Val de Morteau, où les électeurs ont tranché dès le premier tour.

Le premier tour des élections municipales à Besançon a placé la liste conduite par Ludovic Fagaut en tête du scrutin. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot. Le second tour s’annonce ouvert dans la capitale comtoise.

Ludovic Fagaut arrive en tête

À l’issue du premier tour des élections municipales, Ludovic Fagaut arrive en tête à Besançon avec 40,13 % des suffrages. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot, qui recueille 33,37 % des voix. Derrière eux, Séverine Véziès obtient 10,90 %, Jacques Ricciardetti 8 %, Éric Delabrousse 5,67 % et Nicole Friess 1,93 %. Avec ces résultats, un second tour aura lieu dimanche prochain dans la capitale comtoise. La participation s’établit à 57,14 %.

« Le désir de changement »

À l’annonce des résultats, Ludovic Fagaut a salué le vote des Bisontins. « La démocratie a parlé. Les Bisontines et les Bisontins ont montré qu’ils voulaient décider par eux-mêmes de leur destin et ont exprimé leur désir de changement », a-t-il déclaré. Le candidat souligne que sa liste est arrivée « largement en tête », tout en appelant à la prudence. « Rien n’est gagné », a-t-il insisté, affirmant vouloir continuer à convaincre les électeurs d’ici le second tour.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 



Une campagne qui se poursuit

Ludovic Fagaut indique vouloir poursuivre la campagne dès les prochains jours. « Dès demain matin, nous irons continuer à parler aux électeurs », explique-t-il, rappelant que près de 120 000 Bisontins sont appelés à voter. Le candidat met en avant une liste d’union allant de la droite au centre et à la social-démocratie, avec l’objectif de « redonner à Besançon sa place de capitale », renforcer la sécurité et relancer l’attractivité de la ville.

Pas de rapprochement avec le RN

Interrogé sur d’éventuels rapprochements politiques, Ludovic Fagaut a réaffirmé sa ligne. « Nous avons toujours été très clairs », affirme-t-il, indiquant qu’il souhaite s’adresser à l’ensemble des électeurs bisontins, sans discussion de fusion avec la liste du Rassemblement national.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un second tour très ouvert

La campagne se poursuivra donc toute la semaine avant le second tour prévu dimanche prochain. Pour Ludovic Fagaut, l’objectif est désormais clair : transformer l’avance du premier tour en victoire finale. « On va continuer à porter notre projet et à convaincre les Bisontins », assure-t-il.

A Valdahon. Sylvie Le Hir conserve son fauteuil. Elle obtient 53,9% des suffrages. Son opposante Patricia Lime-Vieille recueille 46,1% des voix.