Le président de la Région Bourgogne–Franche-Comté, Jérôme Durain, sera en déplacement dans le Haut-Doubs ce mercredi 3 juin sur le thème des solidarités en milieu rural. La visite débutera à Bonnétage avec une présentation du projet de maison de santé pluridisciplinaire, suivie d'un passage à la fruitière du village. L'après-midi se poursuivra aux Fontenelles avec une réunion consacrée aux enjeux du Parc naturel régional du Doubs Horloger et aux mobilités du territoire, avant un temps d'échanges conclusif.
Les nombreux week-ends prolongés du mois de mai ont bénéficié à l'activité touristique dans le Haut-Doubs. Président de l'Office de tourisme du Haut-Doubs et premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme, Sébastien Populaire , Maire de Touillon-et-Loutelet, dresse un premier bilan encourageant et se montre optimiste pour la saison estivale.
Une fréquentation portée par les ponts du mois de mai
Cette année, le calendrier a offert une configuration particulièrement favorable avec l'enchaînement des ponts du 1er Mai, du 8 Mai, de l'Ascension et de la Pentecôte. « Traditionnellement, les week-ends de mai sont de bons week-ends pour le tourisme. On sort de l'hiver et il y a une véritable envie de profiter des activités de plein air », explique Sébastien Populaire. Selon lui, les week-ends du 1er Mai et de l'Ascension ont été particulièrement réussis grâce à une météo favorable. Un facteur déterminant dans les choix des visiteurs. « Les séjours sont de plus en plus réservés à la dernière minute. Les touristes regardent d'abord les prévisions météo avant de décider de partir », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire, Président de l'office de tourisme du Haut-Doubs premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme et maire de Touillon-et-Loutelet
Une clientèle variée
Le territoire attire plusieurs profils de visiteurs. D'abord les habitants du Haut-Doubs eux-mêmes, qui profitent des activités de pleine nature proposées localement. Viennent ensuite les excursionnistes, ces visiteurs qui effectuent l'aller-retour dans la journée depuis les territoires voisins, notamment la Suisse et la région Bourgogne-Franche-Comté. Enfin, le Haut-Doubs accueille également une clientèle venue de toute la France pour des courts séjours, attirée par les paysages, les activités de plein air et les sites emblématiques du territoire.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire.
De bons signaux pour l'été
À quelques semaines du début de la saison estivale, les perspectives apparaissent encourageantes. Le territoire bénéficie d'atouts reconnus dans les domaines de la randonnée, du vélo et des loisirs de pleine nature. L'organisation d'événements contribue également à renforcer son attractivité. Parmi les rendez-vous attendus figure notamment la Coupe de France de VTT, programmée en juin, qui génère déjà un intérêt croissant pour les hébergements touristiques. « Nous constatons que les réservations s'accélèrent à l'approche de ce type d'événement. Les signaux sont positifs même s'ils devront être confirmés dans les prochaines semaines », indique Sébastien Populaire.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Un territoire prêt à accueillir les visiteurs
Les acteurs du tourisme se disent mobilisés pour accueillir les vacanciers dans les meilleures conditions. « Nous sommes prêts à accueillir les touristes. L'office de tourisme est également prêt à les renseigner afin qu'ils puissent profiter pleinement de leur séjour dans le Haut-Doubs », conclut le président de l'Office de tourisme. Après un printemps bien engagé, les professionnels du secteur espèrent désormais confirmer cette dynamique au cours d'un été qui s'annonce sous de bons auspices.
Dans un communiqué, la section bisontine de La France insoumise dénonce l'intervention des forces de l'ordre lors des rassemblements organisés samedi soir dans le centre-ville de Besançon après la victoire du PSG en Ligue des champions. Le mouvement estime que l'usage de gaz lacrymogènes et les opérations de dispersion ont contribué à aggraver les tensions, touchant également des familles et des passants. Tout en condamnant les dégradations, LFI appelle les autorités à privilégier la médiation et la désescalade plutôt qu'une réponse exclusivement répressive. Le mouvement demande également la mise en place de fan-zones lors des prochains grands événements sportifs afin d'encadrer les rassemblements populaires.
Le comité de lutte social et médico-social condamne fermement l'arrêté municipal anti-mendicité mis en place à Besançon. Dans un communiqué, le collectif estime que cette mesure stigmatise les personnes en situation de précarité et ne constitue pas une réponse adaptée aux problématiques d'insécurité. Il appelle au contraire à renforcer l'accompagnement social et les services publics destinés aux plus vulnérables. Le comité invite les habitants à participer à un rassemblement organisé ce lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur, afin de demander le retrait de l'arrêté.
À Besançon, le maire Les Républicains Ludovic Fagaut condamne fermement les violences et dégradations survenues ce dimanche soir rue Courbet, en marge d’un événement sportif populaire. Dans un communiqué, l’élu estime que « rien ne peut justifier » de tels actes et affirme que leurs auteurs « ne sont pas des supporters, mais des délinquants ». Il apporte son soutien aux riverains et aux commerçants touchés, tout en saluant l’intervention des forces de l’ordre. Ludovic Fagaut indique être en contact avec la direction interdépartementale de la police nationale. Il assure que tout sera mis en œuvre pour identifier les responsables et les présenter à la justice, appelant à « la plus grande fermeté ».
Le nouvel arrêté municipal visant la « mendicité agressive et alcoolisée » à Besançon continue de susciter des réactions. Dans un communiqué, les élus du Groupe Socialiste et Citoyens critiquent vivement une mesure qu'ils jugent à la fois inefficace, stigmatisante et davantage tournée vers la communication que vers le traitement des causes des troubles à l'ordre public.
La pauvreté ne doit pas être assimilée à l'insécurité
Selon eux, la tranquillité publique constitue une attente légitime des habitants et les actes de violence, les menaces ou les incivilités doivent être combattus avec fermeté. Toutefois, ils estiment que la pauvreté ne doit pas être assimilée à l'insécurité. Les élus rappellent que ce sont les comportements qui troublent l'ordre public qui doivent être sanctionnés, quelle que soit la situation sociale de leurs auteurs. Ils dénoncent ainsi une mesure qui, selon eux, risque de désigner les personnes en situation de précarité comme responsables des difficultés rencontrées dans l'espace public.
Des outils déjà existants pour sanctionner les troubles
Le groupe souligne que les comportements visés par l'arrêté, comme les sollicitations agressives, les menaces, les violences ou certains troubles liés à l'alcoolisation sur la voie publique, sont déjà réprimés par la législation en vigueur. Les élus considèrent donc que ce nouvel arrêté n'apporte aucun moyen supplémentaire aux forces de l'ordre pour intervenir et faire respecter la tranquillité publique. Ils rappellent également que de nombreux arrêtés anti-mendicité ont suscité des controverses en France. Ils citent notamment les réserves exprimées par le Comité européen des droits sociaux, qui a alerté sur les risques d'atteinte aux droits fondamentaux des personnes en situation de précarité.
Miser sur la prévention et l'accompagnement
Pour les élus socialistes, la réponse doit être plus globale et s'inscrire dans la durée. Ils plaident pour une politique associant prévention, lutte contre les addictions, accompagnement social, soutien aux associations de terrain et coordination entre les acteurs de la santé, de la sécurité et de la solidarité. Ils mettent en avant les dispositifs déjà présents à Besançon, notamment le tissu associatif local, les maraudes sociales, les actions de prévention et les différents partenariats développés depuis plusieurs années.
Un appel à retirer l'arrêté municipal
Le Groupe Socialiste et Citoyens demande au maire de Besançon de retirer l'arrêté qu'il juge stigmatisant. Les élus souhaitent également l'ouverture d'une concertation réunissant l'ensemble des acteurs concernés afin de construire un véritable plan de cohabitation et d'apaisement à l'échelle de la ville. Selon eux, la protection des habitants passe avant tout par l'application des lois existantes, le renforcement de la prévention et de l'accompagnement social, plutôt que par des mesures d'affichage.
Mobilisation annoncée place Pasteur
Les élus annoncent enfin leur participation au rassemblement organisé le lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur. Ils affirment vouloir défendre une ville « qui protège sans exclure, qui rassemble sans stigmatiser et qui traite les causes des difficultés plutôt que leurs seules conséquences ».
Réunie le 29 mai, la commission permanente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a validé près de 47,4 millions d’euros d’aides en faveur de nombreux projets sur le territoire. Parmi les principales décisions figurent le soutien à la rénovation énergétique de logements sociaux et de bâtiments publics, le financement de projets liés à la biodiversité, à la transition énergétique, au numérique, à la culture et au sport. Plusieurs structures du Doubs bénéficient notamment de subventions, comme La Rodia à Besançon, le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté, ATMO Bourgogne-Franche-Comté ou encore les ligues et comités sportifs régionaux et les festivals culturels régionaux.
À retenir :
L'arrêté municipal signé, ce vendredi, pour lutter contre la mendicité agressive et l'alcoolisation sur la voie publique à Besançon suscite de nouvelles réactions politiques. Dans un communiqué, les élus communistes bisontins dénoncent une mesure qu'ils jugent inefficace et contraire aux principes de solidarité. Selon eux, cet arrêté ne s'attaque pas aux causes de la précarité mais cherche avant tout à éloigner les personnes les plus vulnérables des secteurs les plus fréquentés du centre-ville. Ils estiment que la pauvreté est ainsi rendue moins visible sans être résolue.
Battant au cœur des inquiétudes
Les élus reconnaissent l'existence de difficultés réelles dans le quartier Battant : alcoolisation, mendicité, précarité et troubles à l'ordre public. Mais ils considèrent que les réponses apportées sont essentiellement répressives. Ils pointent notamment le projet de déplacement de la Boutique Jeanne Antide, structure d'accueil de jour installée rue Champrond. Selon les chiffres avancés dans le communiqué, l'établissement accueille chaque année près de 1 550 personnes différentes et distribue environ 16 000 repas chauds. Il propose également des douches, une laverie, une bagagerie et un accompagnement social et médical. Pour les élus communistes, éloigner cette structure du quartier reviendrait à fragiliser davantage les publics qu'elle accompagne.
Une autre vision de l'action sociale
Le communiqué met en avant les dispositifs développés sous la précédente municipalité : renforcement de la Boutique Jeanne Antide, travail du Service d'accueil et d'accompagnement social du CCAS et présence de médiateurs sociaux dans les rues du centre-ville. Selon les élus, ces actions reposaient sur une logique d'accompagnement, de prévention et de création de lien avec les personnes en difficulté, plutôt que sur une politique d'éviction.
Des critiques appuyées sur des avis extérieurs
Les élus communistes rappellent que le Comité européen des droits sociaux a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, estimant qu'ils renforcent l'exclusion sociale. Ils citent également les réserves exprimées par des travailleurs sociaux et par la Ligue des droits de l'homme, qui considère ces mesures comme « inhumaines, inefficaces et dangereuses ».
« Combattre la pauvreté plutôt que la cacher »
Pour les signataires, la politique municipale vise davantage à améliorer l'image du centre-ville qu'à résoudre les difficultés sociales. Ils dénoncent la création de quartiers « carte postale » où la pauvreté serait simplement déplacée vers des secteurs moins visibles.
Les élus communistes appellent ainsi à privilégier une approche globale associant accompagnement social, accès au logement, lutte contre les addictions, prévention et développement économique local. Selon eux, les problèmes rencontrés dans le quartier Battant nécessitent des réponses de fond plutôt qu'une stratégie d'embellissement urbain.
La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.
« Une politique de stigmatisation »
Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.
Des outils juridiques déjà existants
La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.
Un recours envisagé
Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».
« Ramener la sérénité dans l'espace public »
La Ville de Besançon remet en place un arrêté anti-mendicité agressive. Le document, signé ce vendredi matin par le maire Ludovic Fagaut, est entré en vigueur immédiatement et s'appliquera jusqu'au 15 octobre 2026 dans plusieurs secteurs du centre-ville et à Châteaufarine. Aux côtés de Jean-Pascal Riès, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, et de Myriam Lemercier, adjointe en charge de la politique de la ville, le maire a présenté cette mesure comme une réponse aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières semaines. « Les Bisontins nous ont élus pour ramener de la sérénité dans les quartiers et mettre fin à cette mendicité agressive et à l'ivresse sur la voie publique », a déclaré Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une situation jugée « intenable »
L'exécutif municipal estime que les beaux jours favorisent le retour de comportements problématiques dans certains secteurs du centre-ville. Selon la Ville, commerçants, riverains et touristes expriment régulièrement leur exaspération face à des situations de mendicité agressive, d'alcoolisation sur la voie publique, de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Pour justifier son arrêté, la municipalité avance plusieurs chiffres relevés entre le 15 avril et le 20 mai : 60 mains courantes enregistrées ; 29 troubles à la tranquillité publique ou attroupements agressifs ; 15 faits d'ivresse ou de consommation d'alcool sur la voie publique ; 6 rixes ; 6 vols et une vingtaine de courriels adressés par des commerçants, habitants et représentants professionnels. « Les habitants n'en peuvent plus », a affirmé le maire, évoquant notamment les témoignages recueillis lors de la récente visite ministérielle dans le quartier Battant.
Quels secteurs sont concernés ?
L'arrêté s'applique quotidiennement de 10 h à 20 h sur plusieurs secteurs identifiés comme sensibles : la Grande Rue, du pont Battant à la rue de la Préfecture ; la place Pasteur ; la place du 8-Septembre ; la rue Battant ; la rue Claude-Pouillet ; la rue Champrond ; le square Saint-Amour ; le passage Pierre-Adrien-Paris et les abords des Halles Beaux-Arts ; la place de la Révolution et la zone commerciale de Châteaufarine.
La mendicité agressive dans le viseur
La municipalité insiste sur le fait que l'arrêté ne vise pas la précarité mais certains comportements. La mendicité simple reste autorisée. En revanche, sont visés les comportements jugés agressifs : sollicitation insistante, intimidation, menaces, insultes, saisie physique d'un passant, alcoolisation sur la voie publique, regroupements générant des troubles ou encore présence de chiens provoquant nuisances, danger ou problèmes de propreté. « Lorsqu'une personne vous suit, vous interpelle à plusieurs reprises ou vous prend le bras pour obtenir de l'argent, cela devient de la mendicité agressive », a expliqué Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un arrêté mais aussi un accompagnement social
Ludovic Fagaut et Myriam Lemercier ont tenu à souligner que la réponse municipale ne serait pas uniquement répressive. La Ville affirme poursuivre son travail d'accompagnement en lien avec le Centre communal d'action sociale (CCAS), les centres médico-sociaux du Département et plusieurs associations. « La dignité des personnes précaires doit être respectée, mais celle des habitants également », a rappelé le maire. Pour Myriam Lemercier, la prévention et le suivi social demeurent essentiels : « Ces personnes n'ont pas choisi cette situation. L'accompagnement doit continuer. »
Des sanctions prévues
Le non-respect de l'arrêté municipal pourra entraîner une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros. Par ailleurs, lorsque les faits relèvent de la mendicité agressive au sens pénal, les auteurs peuvent faire l'objet de procédures judiciaires pouvant conduire à une garde à vue et à des poursuites devant les tribunaux. La police municipale a reçu des consignes de vigilance particulières sur les secteurs concernés.
Un arrêté qui pourrait être contesté
Interrogé sur le précédent arrêté anti-mendicité annulé par la justice administrative en 2018, Ludovic Fagaut assure que le nouveau texte repose sur des éléments factuels et juridiquement motivés. « Nous assumons pleinement cette décision. Les chiffres sont objectivés et vérifiables », a-t-il déclaré. Pour la majorité municipale, l'enjeu est désormais de restaurer la tranquillité publique dans les secteurs les plus fréquentés du cœur de ville tout en maintenant un accompagnement social des personnes en situation de précarité.