Dans quatre communes du Haut-Doubs — Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean — aucune liste ne s’est constituée pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Les candidats avaient jusqu’au 26 février pour se déclarer en préfecture. Faute de postulants, l’État devra nommer des administrateurs provisoires chargés d’assurer la gestion des affaires courantes. En attendant l’organisation d’un nouveau scrutin.
A Besançon, le Mouvement Franche-Comté et Jean-Philippe Allenbach réagissent aux propos de Jean-Luc Mélenchon sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, devenu tristement célèbre pour une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures.. Le mouvement critique ses déclarations et relaie la polémique déclenchée par le CRIF, qui a dénoncé des propos jugés ambigus et problématiques. Le Mouvement Franche-Comté estime de son côté qu’il s’agit aussi d’une méconnaissance de la prononciation anglaise et propose ironiquement à Jean-Luc Mélenchon un stage linguistique aux États-Unis. Une séquence qui ravive les tensions politiques.
À l’approche des échéances municipales, la question de l’implantation d’un deuxième commissariat à Besançon, dans le quartier de Planoise, cristallise les tensions entre le député du Doubs Laurent Croizier, candidat sur la liste conduite par Ludovic Fagaut, et la maire sortante écologiste, Anne Vignot. Si les deux responsables politiques affirment partager le même objectif de renforcement de la sécurité, ils s’opposent frontalement sur les causes des retards et sur la méthode à adopter pour faire aboutir le projet.
Un projet conditionné au dialogue avec l’État, selon le député
Le député Croizier se montre catégorique : le deuxième commissariat « verra le jour », à condition d’instaurer une relation de confiance avec l’État. Il met en avant son travail parlementaire à Paris et ses échanges avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ainsi qu’avec la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne pour faire avancer le dossier. À ses yeux, la coopération institutionnelle constitue la clé du succès.
Selon lui, deux freins principaux ralentissent aujourd’hui l’aboutissement du projet : Des relations « exécrables » entre la municipalité actuelle et l’État, qui nuiraient au dialogue nécessaire et l’instabilité politique et budgétaire nationale, qu’il attribue en partie aux équilibres à l’Assemblée nationale, notamment au sein du groupe écologiste auquel appartient la maire. Le député estime ainsi qu’un changement de maire permettrait de « retrouver de la sécurité » et de fluidifier les échanges avec les autorités nationales. La question du commissariat devient dès lors un enjeu clairement politisé.
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
Refus d’une « discrimination politique » par la maire
Anne Vignot rejette fermement l’idée selon laquelle la couleur politique d’une municipalité pourrait freiner l’implantation d’un équipement d’État. Elle qualifie cette hypothèse « d’insoutenable », y voyant une dérive autoritaire et une atteinte au principe d’égalité des territoires. Une telle discrimination, affirme-t-elle, « relèverait d’un manquement grave aux libertés publiques et pourrait, le cas échéant, être examinée par le Conseil constitutionnel ». Pour la maire, l’État ne saurait conditionner un projet de sécurité à l’étiquette politique d’une collectivité. Elle affirme qu’elle s’opposerait « fermement » à tout traitement différencié fondé sur des considérations partisanes.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Un projet techniquement avancé, mais suspendu au financement
Sur le plan opérationnel, la maire assure que le dossier est avancé : un emplacement a été identifié le long d’un axe structurant de Planoise, les aspects logistiques ont été travaillés avec le ministère de l’Intérieur et les plans ont été tracés. Selon elle, le principal verrou reste désormais le financement par le ministère de l’Intérieur. La ville s’engage également à contribuer financièrement au projet. Une somme de 600.000 euros a été consentie par la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole pour les travaux liés aux voieries et à la déviation des réseaux » explique Anne Vignot. Ainsi, là où le député pointe un problème politique et relationnel, la maire met en avant une question budgétaire et administrative.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
La sécurité, « première des injustices » selon le député
Au-delà du commissariat, le député Croizier qualifie l’insécurité de « première des injustices », estimant qu’elle touche d’abord les populations les plus fragiles. Il reproche à la majorité municipale actuelle de ne pas faire de la sécurité un combat central. Il défend un programme qu’il présente comme « équilibré », fondé sur un quadriptique : éducation, prévention, responsabilisation er répression.
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
À quelques jours du scrutin, la maire sortante Anne Vignot poursuit la présentation de son projet. Après avoir détaillé les axes « vivante » et « juste », elle a dévoilé le troisième pilier de son programme : une ville « humaine ». Entourée de Pascale Billerey, Patrick Bontemps, Anthony Poulin, Anne Benedetto et André Terzo, elle a structuré son propos autour de quatre thématiques majeures : sécurité, sport, culture et urbanisme.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une vision globale : « vivante, juste et humaine »
Publié en ligne et présenté comme évolutif, le programme s’inscrit dans une approche territoriale intégrant Besançon et le Grand Besançon, où se décident nombre de politiques structurantes. La philosophie affichée : renforcer l’attractivité et la qualité de vie pour permettre aux habitants de « naître, grandir et vieillir » sur le territoire. La dimension « vivante » englobe économie, culture et sport, mais aussi biodiversité et objectifs climatiques. La « justice » irrigue l’ensemble des politiques publiques. Quant à la dimension « humaine », elle entend placer l’intervention de proximité, la lutte contre les discriminations et la justice sociale au cœur de l’action municipale.
Sécurité : priorité à la présence humaine
Sur la sécurité, Anne Vignot défend une ligne articulée autour de « prévention, contrôle et répression », avec un accent mis sur la proximité. La majorité sortante souhaite renforcer les médiateurs de rue et développer des forums de tranquillité publique associant habitants et institutions. La ville dispose aujourd’hui de 285 caméras. Sans exclure des installations ciblées, l’exécutif rejette l’idée d’une augmentation massive du dispositif, estimant que la vidéoprotection « peut aider » mais ne constitue pas, à elle seule, une réponse aux incivilités. L’armement accru de la police municipale et un doublement massif des effectifs ne figurent pas dans les priorités avancées. Parmi les engagements : lutter contre les addictions (alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote), avec l’implantation expérimentale d’une halte soins santé mobile, agir contre l’insécurité routière — trottinettes, excès de vitesse, nuisances sonores — et concrétiser l’installation d’un commissariat à Planoise, avec des moyens adaptés.
Éducation et solidarités : une « ville éducatrice »
La municipalité revendique le label de « ville éducatrice », avec une attention portée à tous les âges. Parmi les propositions : augmentation des places en crèche et en restauration scolaire, tarification sociale renforcée avec un repas à 0,50 € pour les familles les plus précaires, et expérimentation d’un goûter équilibré, en lien avec des producteurs locaux, durant le temps périscolaire. La création d’une résidence autonomie à Grette-Brulard et d’une Maison des seniors et des aidants vise à répondre au vieillissement de la population. Un « statut de parent solo » est également envisagé pour faciliter l’accès aux dispositifs municipaux des familles monoparentales.
Sport : inclusion et rayonnement
La pratique sportive est présentée comme un levier d’inclusion et de santé publique. Les effectifs licenciés sont passés de 18 500 en 2019 à 22 500 en 2025, selon la municipalité. Au programme : nouvel équipement multisport à Montrapon, avec la création d’un vélodrome, terrain de football à Planoise, aménagement des berges du Doubs, développement du sport-santé et soutien au sport féminin. La ville entend également accompagner les clubs dans la recherche de mécénat et développer le mentorat pour les jeunes talents.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Culture : maillage et accès pour tous
Avec plus de 3 000 associations, Besançon revendique un tissu culturel dense. La future grande bibliothèque est appelée à rayonner à l’échelle intercommunale. Une carte d’accès aux médiathèques sera automatiquement distribuée aux élèves entrant en CP. La rénovation du Kursaal se poursuit, tout comme la structuration de la friche culturelle des Prés de Vaux. L’objectif étant de décentraliser les événements culturels dans tous les quartiers et renforcer les liens entre écoles, musées et maisons de quartier.
Urbanisme : cap sur 2050
Enfin, la déclinaison urbaine du programme projette la ville à l’horizon 2050. Adaptation climatique, production de 3 000 logements en dix ans, désimperméabilisation des sols et développement de quartiers comme Saint-Jacques, Grette-Brulard ou les Vaites structurent la feuille de route. La rénovation de Planoise se poursuivra, tout comme les projets à l’est de la ville. L’objectif : concilier transition écologique, mixité sociale et attractivité résidentielle.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une majorité rassemblée autour d’un cap
En présentant ce troisième axe, Anne Vignot et son équipe entendent défendre un bilan et une méthode : proximité, coopération et vision de long terme. Face à une opposition qui place la sécurité au cœur du débat, la maire sortante assume une approche qu’elle qualifie d’« équilibrée », conjuguant fermeté, prévention et justice sociale.
En choisissant Battant pour sa conférence de presse, le candidat aux municipales Ludovic Fagaut a donné le ton : la sécurité sera le marqueur central de sa campagne, dénonçant « six ans de laxisme » et promettant un « pacte de sécurité urbaine » fondé sur la tolérance zéro.
Un diagnostic alarmant
Le candidat et son équipe évoquent une hausse marquée des faits d’insécurité entre 2023 et 2024, avec une concentration à Planoise et à Battant. Exemples cités : coups de feu, agressions, troubles à l’ordre public (+104 % selon leurs chiffres), et un total de 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Battant, quartier « vivant mais martyrisé », concentrerait 21 % des faits pour 3 % de la population, quand Planoise (15 % des habitants) en regrouperait près de la moitié. Des données qui nourrissent la volonté d’un « changement de doctrine ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un hôtel de police municipale en cœur de ville
Pièce maîtresse du programme : la création d’un hôtel de police municipale au cœur de ville, secteur Arsenal/Saint-Jacques. Objectif : visibilité, centralité et rapidité d’intervention. Le projet comprend : un Centre de supervision urbain (CSU) modernisé et opérationnel 24h/24, un accueil du public, des salles pour les brigades, une armurerie adaptée, des parkings sécurisés et une salle de crise. À l’appui, un conseiller expérimenté, Jean-Pascal Reyes, un ancien commandant de police, qui juge l’actuel CSU (27 m², datant de 2013) « obsolète » et inadapté aux ambitions affichées.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Effectifs doublés et armement létal
Le candidat veut faire passer les effectifs de 45 à 100 policiers municipaux d’ici la fin du mandat. Extension des horaires, présence nocturne accrue et « stratégie de saturation » du territoire en complémentarité avec la Police nationale. Autre point fort – et polémique – : l’armement létal des fonctionnaires. « Les policiers municipaux font face aux mêmes menaces que leurs collègues nationaux », avance Ludovic Fagaut, invoquant une nécessaire « égalité des armes ». Il promet une formation renforcée et une doctrine claire pour éviter toute dérive. « La protection des agents et des habitants prime » précise M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et nouvelles brigades
Le programme prévoit le doublement du parc de caméras, pour atteindre environ 400 dispositifs, reliés à un CSU. S’y ajouteraient une brigade canine municipale (en journée), des bornes d’appel d’urgence connectées au CSU, des patrouilles mixtes police municipale / nationale et des arrêtés municipaux ciblés (alcoolisation sur la voie publique, attroupements, mendicité avec chiens).
Prévention et justice sociale
Si le ton est ferme, le candidat revendique aussi un volet préventif : relance du Conseil des droits et devoirs des familles, contrats d’accompagnement de 6 à 12 mois et coordination avec l’Éducation nationale, bailleurs et associations. « La sécurité est aussi une justice sociale », insiste M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Transports et proximité
Le programme inclut également la création d’une brigade de sûreté des transports, en appui aux contrôleurs, et le retour d’une police de proximité par îlots. L’objectif : restaurer la visibilité policière et rassurer les usagers.
Une ligne claire : « maire de l’ordre retrouvé »
En filigrane, la stratégie est assumée : faire de la sécurité le thème structurant de la campagne bisontine. Centralité de l’infrastructure, montée en puissance des effectifs, armement, vidéoprotection, coopération renforcée : le candidat propose un changement de braquet net.
Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Dans le Jura, les électeurs seront appelés à renouveler pour six ans les conseils municipaux et communautaires des 492 communes du département, ainsi que les instances des 12 communautés de communes et des 2 communautés d’agglomération.
Une large majorité de candidatures uniques
Au total, 598 listes ont été officiellement retenues par les services de l’État.
La très grande majorité des communes jurassiennes – 393 exactement – ne compte qu’une seule candidature.
Dans 91 communes, deux listes s’affronteront.
Six communes enregistrent trois candidatures.
Une commune en compte quatre et une autre cinq.
Saint-Claude en tête du nombre de listes
C’est à Saint-Claude que la compétition sera la plus ouverte : la ville est la seule du département à enregistrer cinq listes, dont trois issues de la majorité sortante. Lons-le-Saunier arrive ensuite avec quatre listes en présence.
À noter également que deux communes de moins de 1 000 habitants affichent trois candidatures :
Deux communes sans candidat
Deux communes, toutes deux situées dans l’arrondissement de Lons-le-Saunier, n’ont enregistré aucune candidature :
Une situation rare qui devra être réglée selon les dispositions prévues par le code électoral.
Trois listes rejetées
Enfin, trois listes ont été rejetées pour cause d’inéligibilités. L’une d’elles, dans l’arrondissement de Saint-Claude, comportait la candidature d’une gendarme. La liste a depuis été modifiée afin de se conformer à la réglementation.
La clôture du dépôt des candidatures pour les élections municipales dans le Doubs permet de dresser un premier état des lieux. Au total, 683 listes ont été enregistrées dans le département. Sur les 563 communes que compte le Doubs, 449 disposent d’au moins une liste candidate.
Arrondissement de Besançon : 297 listes
Dans l’arrondissement de Besançon, qui regroupe 252 communes, 297 listes ont été déposées.
210 communes comptent au moins une liste.
Une commune reste, à ce stade, sans candidat déclaré : Saules.
Arrondissement de Pontarlier : quatre communes sans liste
L’arrondissement de Pontarlier, qui comprend 143 communes, totalise 167 listes.
113 communes disposent d’au moins une liste.
Quatre communes ne comptent aucun candidat : Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean.
Arrondissement de Montbéliard : aucune commune sans candidat
Dans l’arrondissement de Montbéliard (168 communes), 219 listes ont été enregistrées.
126 communes présentent au moins une liste.
Aucune commune n’est, pour l’heure, sans candidature.
Un panorama départemental contrasté
À l’échelle du Doubs, cinq communes se retrouvent donc sans liste à l’issue de cette première phase. La grande majorité du territoire est toutefois couverte par au moins une candidature, avec parfois plusieurs listes en concurrence dans certaines communes.
Des éléments statistiques plus détaillés seront communiqués demain, à l’occasion du tirage au sort des panneaux d’affichage électoraux. Ce moment permettra également aux services concernés de répondre aux questions sur l’organisation du scrutin.
À Chalezeule, la campagne municipale s’organise autour d’une démarche participative portée par Hervé Groult. L’adjoint sortant, candidat déclaré depuis octobre dernier, a réuni habitants et forces vives du village lors de huit rencontres publiques. Résultat : plus de 400 propositions recueillies et la constitution d’une liste qu’il veut « plurielle et représentative ».
Une méthode participative
Sous la bannière « Chalezeule, Faire Village Ensemble », l’équipe revendique une construction collective du programme. Femmes et hommes d’expériences, issus de milieux professionnels variés, composent une liste pensée « pour couvrir l’ensemble des compétences nécessaires à la gestion communale ». Chaque futur élu serait à la fois correspondant d’un quartier et porteur d’une délégation thématique, avec la volonté de travailler en « collectif » avec les habitants. Parmi les axes annoncés : solidarités, cadre de vie, transition écologique, action éducative, tranquillité publique, développement économique, vie associative et citoyenneté.
Un « café du village » comme projet phare
Au cœur du programme figure la création d’un « café du village ». Pensé comme un tiers-lieu interactif, cet espace aurait vocation à renforcer le lien social, accueillir des actions culturelles, proposer des rencontres pour les parents et développer des réseaux de solidarité. Ce projet s’inscrit dans un contexte d’évolution démographique : une quarantaine de logements doivent voir le jour d’ici deux ans. Pour l’équipe, il s’agit d’un défi d’accueil et d’aménagement qu’il convient d’anticiper.
Économie et transition écologique
Si le développement économique relève en partie de l’intercommunalité, les candidats souhaitent renforcer le dialogue avec les entreprises et commerces de la zone d’activités, qui représente un quart du territoire communal. Autre priorité transversale : la poursuite de la démarche « Ma Commune en Transition ». Objectif affiché : intégrer pleinement les enjeux climatiques et la protection de la biodiversité dans l’action municipale, notamment en valorisant la forêt communale, elle aussi équivalente à un quart du territoire.
Une équipe aux profils variés
La liste réunit des élus sortants et de nouveaux visages. Hervé Groult, 54 ans, attaché territorial principal et adjoint sortant, brigue également un siège de conseiller communautaire.
À ses côtés, notamment :
Deux candidats supplémentaires complètent la dynamique : Céline Belin et Jonathan Cussey.
Une réunion publique le 11 mars
La présentation officielle de l’équipe et un échange sur le programme sont prévus le mercredi 11 mars 2026 à 20h30, à la Maison Commune. Avec « Faire Village Ensemble », Hervé Groult mise sur une gouvernance de proximité et une implication accrue des habitants pour dessiner l’avenir de Chalezeule.
Grand Besançon Métropole présentera et soumettra au vote son budget 2026 ce jeudi soir, lors d’une nouvelle assemblée communautaire, la dernière de la mandature. Le montant global s’élève à près de 388 millions d’euros, dont 129 millions consacrés à de nouveaux investissements. Le programme pluriannuel 2025-2029 atteint 570 millions d’euros. La collectivité met en avant un projet de territoire tourné vers la transition et l’attractivité, dans un contexte marqué par les contraintes de la loi de finances 2026.
Grand Besançon Métropole poursuit le déploiement de son plan de mobilité avec un nouveau projet structurant : la création d’un pôle d’échanges multimodal à la gare de Montferrand-le-Château. Le coût prévisionnel de cet investissement s’élève à 700.000 euros. Les recherches de subvention sont actées. Le début du chantier d’aménagement du pôle est prévu en 2027.
Favoriser l’intermodalité et le report modal
L’objectif est clair : encourager les habitants à diversifier leurs modes de déplacement et réduire la place de la voiture individuelle. En renforçant l’intermodalité — train, car, vélo et voiture — la collectivité entend faciliter le report modal et contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Après les réalisations de Saint-Vit, Saône et Roche-lez-Beaupré entre 2023 et 2025, Montferrand-le-Château devient le quatrième site à bénéficier de ce type d’aménagement en périphérie bisontine.
Un site repensé autour de la gare
Le projet vise à concentrer en un lieu unique plusieurs solutions de transport. Autour de la gare, plusieurs aménagements sont envisagés : la création d’environ 45 places de stationnement, dont des emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite ; une zone de dépose-minute ; des stationnements vélos sécurisés et des espaces désimperméabilisés pour limiter l’impact environnemental. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux nouvelles pratiques de mobilité, tout en améliorant le confort des usagers.
Des cheminements sécurisés vers le centre-bourg
Le projet ne se limite pas au parvis de la gare. Il prévoit également la mise aux normes d’accessibilité des voiries reliant la gare au centre-bourg, à la mairie et aux commerces de proximité. La sécurisation des cheminements piétons constitue un axe fort du programme, afin de garantir des déplacements sûrs entre la gare et les principaux pôles d’intérêt de la commune. Avec ce nouveau pôle d’échanges, Grand Besançon Métropole confirme sa volonté de structurer un réseau de mobilités complémentaires à l’échelle du territoire et d’accompagner la transition vers des déplacements plus durables.