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À la veille de l'ouverture du sommet du G7, le sous-préfet de Saint-Claude, François Huet, s'est rendu aux postes-frontières de La Cure et de Bois-d'Amont. La préfecture du Jura indique que les contrôles sont renforcés à la frontière franco-suisse, avec une mobilisation accrue des services de douane et de gendarmerie afin d'assurer la surveillance et la sécurité du secteur

Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, effectuera un déplacement dans le Doubs ce lundi 15 juin. À Besançon, il participera à une réunion consacrée au suivi des grands projets stratégiques de réindustrialisation avant de tenir un point presse à la préfecture. Il se rendra ensuite à Pontarlier pour visiter le site de l'entreprise Schrader Pacific Advanced Valves, spécialisée dans les solutions de gestion des fluides pour l'industrie automobile. Cette visite s'inscrit dans le cadre de son tour des régions dédié à la réindustrialisation du pays.

Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.

Un arrêté jugé disproportionné

Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.

Des arguments juridiques avancés

Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.

Une demande de suspension

Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.

Un débat qui se poursuit

Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.

Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Plus de 4 000 sportifs attendus

Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.

Faire du Grand Besançon une référence nationale

L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.

Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine

Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.

L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature

Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026

Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.

L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature

Des épreuves pour tous les publics

Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :

  • l'Ekiden, marathon couru en relais par équipes de six ;
  • le Raid Expérience sur des parcours secrets de 30 ou 60 kilomètres ;
  • le Raid Kids destiné aux familles ;
  • la randonnée gourmande ;
  • les animations et initiations à l'escalade.

Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.

Un festival tourné vers l'avenir

Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.

Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.

 

 

La vie politique doloise connaît un changement notable avec la démission de Laetitia Jarrot du conseil municipal. Figure de l'opposition, elle explique dans un communiqué transmis à la presse avoir choisi de mettre un terme à son mandat afin de prendre du recul. Une décision qu'elle présente comme longuement réfléchie. Son remplacement sera assuré par Guillaume Bouteloup, qui fera son entrée au sein de l'assemblée municipale.

 

 

À Besançon, le conseiller municipal Hasni Alem demande la création d’une fan zone pour la Coupe du Monde 2026. Il juge la décision du maire Ludovic Fagaut de ne pas en installer « contre-productive ». Selon lui, un lieu de rassemblement unique permettrait de mieux encadrer les supporters, d’éviter leur dispersion dans les bars et les rues du centre-ville, tout en générant des retombées économiques pour les commerces. Il estime également qu’une fan zone garantirait un accès gratuit et populaire aux retransmissions des matchs des Bleus.

 

 

Élu, il y a quelques jours,  président de la Fédération départementale des Républicains du Doubs, Cédric Bole entend fédérer les militants, renforcer le réseau des élus locaux et préparer les prochaines échéances électorales. Dans cet entretien, il revient sur ses nouvelles responsabilités, la place accordée aux jeunes générations au sein du parti et les ambitions des Républicains dans le département.

Quelles sont les missions liées à cette nouvelle responsabilité que vous avez acquise à la suite de votre élection ?

Effectivement, j'ai été élu à la présidence de la Fédération départementale des Républicains du Doubs lors de nos élections internes. Permettez-moi tout d'abord de remercier chaleureusement l'ensemble des adhérents pour leur confiance ainsi que pour leur soutien lors de cette élection. La présidence de la Fédération départementale des Républicains consiste bien entendu à fédérer l'ensemble des militants et des élus, qui sont nombreux à appartenir aux Républicains dans notre département, mais aussi à structurer le mouvement. Structurer le mouvement, c'est faire vivre la base militante, faire vivre également le réseau des élus afin de créer du lien entre les maires, les présidents d'EPCI, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et, bien entendu, les parlementaires. Il est important de maintenir ce lien entre le territoire et le niveau national. Ma volonté est également de porter nos idées, de faire vivre ce mouvement et de contribuer à l'élaboration du programme des Républicains en vue des prochaines élections présidentielles, mais aussi des autres échéances électorales à venir.

Cédric Bole 

Justement, en parlant de l'élection présidentielle, on peut également évoquer les élections sénatoriales. Vous aurez sans doute un rôle à jouer auprès des grands électeurs.

Les élections sénatoriales se préparent effectivement. C'est un scrutin un peu particulier puisqu'il repose sur les grands électeurs. Il s'agit notamment des représentants des communes, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux et des parlementaires. Dans le Doubs, cela représente un peu plus de 1 500 grands électeurs. La Fédération des Républicains sera active dans cette échéance, même si le processus est spécifique. Dans tous les cas, nous essaierons d'apporter notre contribution et une réelle valeur ajoutée à ce scrutin.

Dans votre parcours politique personnel, cette élection représente une nouvelle étape. Vous avez également exercé des responsabilités au sein de la cinquième circonscription du Doubs ?

Oui, tout à fait. Je suis adhérent de l'UMP puis des Républicains depuis maintenant vingt ans. J'ai toujours été fidèle à ma famille politique et aux valeurs que la droite représente. Aujourd'hui, dans un esprit de consensus, j'ai accepté cette mission et j'ai été élu par les adhérents de la Fédération. Je serai accompagné par une équipe composée de jeunes adhérents et de jeunes élus qui m'aideront à dynamiser et à structurer davantage la Fédération du Doubs.

Cédric Bole 

Si l'on regarde les récentes élections locales, on constate l'émergence de jeunes élus comme Kevin Vejux, élu bisontin, ou encore Romain Vermot, maire de Villers-le-Lac. Comptez-vous vous appuyer sur cette nouvelle génération pour faire vivre le parti ?

Nous avons la chance de pouvoir compter sur des militants engagés et des élus de terrain. Vous évoquiez les maires, les présidents d'EPCI, les conseillers départementaux, mais nous avons aussi la chance de voir émerger de jeunes militants et de jeunes élus. Ils représentent une force vive, une énergie nouvelle et portent un regard différent sur la politique. C'est sur eux que je souhaite m'appuyer pour renforcer et restructurer la Fédération tout en apportant des idées nouvelles. Je crois que le souffle démocratique passe également par le renouvellement des générations et par la place accordée aux jeunes. C'est ce que nous voulons faire aux Républicains, tout en nous appuyant sur l'expérience de celles et ceux qui ont déjà un parcours politique important. La complémentarité entre jeunes élus et élus expérimentés constitue une véritable richesse et favorise un développement serein du mouvement.

Cédric Bole 

Je me permets de vous provoquer un peu, Monsieur Bole : les Républicains ne sont donc pas morts ?

Écoutez, cela fait bientôt dix ans qu'on nous annonce notre disparition. Pourtant, les Républicains restent aujourd'hui majoritaires dans de nombreuses communes de plus de 9 000 habitants. Nous dirigeons également la majorité des départements et des régions en France. Nous sommes aussi majoritaires au Sénat. Dans toutes ces collectivités, nous démontrons quotidiennement notre capacité à gérer et à agir efficacement. Certes, nous sommes moins présents dans certaines institutions, notamment à l'Assemblée nationale. Il nous appartient désormais, à travers notre programme et notre engagement, de démontrer que nous avons toujours des valeurs, une vision et un sérieux à apporter. La vie politique est aujourd'hui profondément bouleversée. Les élus de terrain le constatent également. Mais nous avons vocation à proposer une autre voie et à montrer que ce que nous savons faire localement — travailler sérieusement, dialoguer avec la population et construire des projets concrets — peut aussi être appliqué à l'échelle nationale.

Cédric Bole 

Une dernière question, Monsieur Bole. Si vous deviez retenir quelques chiffres concernant les Républicains dans le Doubs, lesquels mettriez-vous en avant ?

Aujourd'hui, sur les années 2025 et 2026 cumulées, nous comptons un peu plus de 1 000 adhérents. Environ 60 % d'entre eux ont participé à ces élections internes. Nous disposons également d'un très grand nombre de maires et d'élus sur l'ensemble du territoire. Je crois que chacun partage la volonté de construire un mouvement fort, vivant, capable de produire des idées et de porter des projets pour nos territoires. C'est sur ces atouts que nous allons nous appuyer dans les années à venir. En nombre d'adhérents, nous figurons parmi les mouvements politiques les plus importants du département.

On notera également les élections suivantes

Kevin Vejux : délégué de la 1ère circonscription

Christine Werthe : déléguée de la 2è circonscription

Romain Ajoux  : délégué de la 3è circonscription

Mattéo Vitali : délégué de 4è circonscription

Romain Vermot : délégué de la 5è circonscription

La Chambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et la Communauté de communes du Plateau du Russey organisent une soirée des entrepreneurs le 16 juin à 19 h 15 à la Pizzeria La Casa de Julien, au Russey. Destiné aux dirigeants et chefs d'entreprise du territoire, ce rendez-vous vise à favoriser les échanges, développer les réseaux professionnels et présenter les dispositifs d'accompagnement économique disponibles localement.

La rencontre se prolongera autour d'un cocktail et d'un atelier de confection de pizzas dans une ambiance conviviale. Les organisateurs souhaitent ainsi renforcer les synergies entre acteurs économiques et soutenir le dynamisme entrepreneurial du territoire. Inscriptions et informations complémentaires disponibles sur le site de la CCI Saône-Doubs.

Une délégation du Parti communiste français du Doubs a été reçue le 5 juin par Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet, à la suite d'une distribution de tracts organisée à l'entrée de l'autoroute A36. Les militants y dénonçaient la hausse des prix des carburants et appelaient à des mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.

Lors de cette rencontre, le PCF a présenté ses propositions pour soutenir le pouvoir d'achat, renforcer les services publics et favoriser une nouvelle industrialisation, notamment à travers une plus grande maîtrise publique des entreprises stratégiques. La délégation a également évoqué plusieurs dossiers locaux, dont les papeteries de Novillars, l'entreprise Bourgeois et les difficultés de la filière automobile.

La représentante de la préfecture a indiqué que ces préoccupations seraient transmises au préfet, tout en rappelant que l'État dispose de moyens limités pour intervenir directement dans la gestion des entreprises. Le PCF affirme vouloir poursuivre son soutien aux mobilisations en faveur de l'emploi industriel dans le Doubs et demande un contrôle accru des aides publiques versées aux entreprises.

À la suite du décès de Bernadette Chirac, Christine Bouquin, présidente du Département du Doubs, a salué la mémoire d'une « femme politique engagée » qui a marqué durablement la vie publique française. Elle a rappelé son attachement à la Corrèze, où elle fut conseillère départementale durant 36 ans, ainsi que son engagement en faveur d'une politique de proximité. La présidente du Département a également souligné son action en faveur de la solidarité, notamment à travers l'opération Pièces Jaunes, qui a sensibilisé plusieurs générations. Christine Bouquin a enfin adressé ses pensées à la famille et aux proches de l'ancienne Première dame.