Choix du secteur :
Se connecter :
 

À l’approche de l’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le dimanche 10 avril, puis le second tour le dimanche 24 avril 2022, Plein Air a rencontré des jeunes engagés politiquement. Nous leur donnons la parole ces prochaines semaines afin d’évoquer quelques thématiques, portant notamment sur la jeunesse. Chaque parti politique acceptant de répondre sera représenté. Cette semaine nous nous sommes entretenus avec Priscilla Menut, étudiante à la faculté de lettres de Besançon, engagée aux côtés de Lutte Ouvrière.

 

Depuis combien de temps êtes-vous engagée politiquement, et pourquoi avoir choisi Lutte Ouvrière ?

J’ai rencontré Lutte Ouvrière en 2018. Depuis que je suis jeune, je suis révoltée en voyant tous les travailleurs autour de moi, des ouvriers du bâtiments aux femmes de ménage, qui galèrent toute leur vie pour des salaires de misère et des conditions de travail épouvantables. Et quand j’ai rencontré Lutte Ouvrière qui militait dans les quartiers à Besançon, ça m’a paru logique de m’engager à leurs côtés, puisque je partageais ces idées.

 

Aujourd’hui, en quoi un jeune peut-il se retrouver dans la politique de Lutte Ouvrière ?

Nous dénonçons ce système capitaliste, qui détruit la société, l’environnement, les rapports entre les personnes. On se rend aussi compte de la façon dont sont traités les travailleurs qui viennent d’autres pays. Enfin il y a tellement de choses révoltantes qui nous concerne. On dénonce ce système qui produit et amplifie tout ce délitement, et les discours de tous les politiciens et les patrons qui cherchent à nous diviser. Lutte Ouvrière c’est ça : proposer un camp, le camp des travailleurs, ceux qui portent la société, se battre contre ce système, et le renverser.

 

Certains candidats se sont positionnés sur le droit de vote à 16 ans. Nathalie Arthaud est plutôt mitigée. Qu’en pensez-vous à titre personnel, et quel ressenti avez-vous auprès des autres jeunes de Lutte Ouvrière ?

Je pense que c’est possible à 16 ans. Je me base sur ce que je vois, et les personnes que je rencontre, qui ont de nombreux avis sur la société. C’est une occasion de s’exprimer. J’aimerais bien évoquer aussi toute cette population qui n’a pas le droit de vote : les migrants. Qu’on parle aussi du droit de vote à leur encontre, et qu’on ait aussi en tête que tout le monde puisse s’exprimer, que ce ne soit pas que les grandes élites. Les personnes, qui en réalité, ne font pas tourner cette société, mais qui ont le monopole de la parole. J’ai en tête Zemmour et Pécresse, qui ne vivent pas dans la société, mais qui ont toujours un mot à dire. Il va falloir se battre pour s’exprimer, qu’on ait 16 ans ou plus.

 

Est-ce que localement vous ressentez un fort engouement autour de Lutte Ouvrière, et quels pourraient-être les atouts, les arguments, qui inciteraient les jeunes à se mobiliser aux urnes en avril prochain ?

Nous, on ne réfléchit pas du tout comme ça. Qu’il y ait les élections ou non, nous sommes mobilisés, dans les quartiers, le centre-ville, les marchés, un peu partout. Mais pour nous, ce ne sont pas dans les urnes que les choses vont changer. Nathalie Arthaud est notre candidate, qui continue à dénoncer la société, en utilisant les élections comme moyen pour transmettre ce message au plus grand nombre, le porter, et de demander à tous les gens qui sont concernés de s’y rallier.  

Les nuits du mardi 5 au mercredi 6 et du mercredi 6 et jeudi 7 avril, de 21h à 5h, la DIR EST va fermer la section de la RN57 de la voie des Mercureaux, dans les deux sens de circulation afin de réaliser, conformément à la réglementation, la maintenance des équipements de sécurité et l’entretien courant. Des déviations seront mises en place dans les deux sens de circulation.

Une nouvelle mobilisation des AESH, ces personnels qui accompagnent des enfants en situation de handicap, est programmée pour le 5 avril prochain. Elle est organisée à l’appel des syndicats FSU et Sud-éducation. Les revendications portent sur les salaires et les conditions de travail.

A Besançon, un rendez-vous est donné à ces encadrants et à l’ensemble de la communauté éducative à 10h à la maison des syndicats. Symboliquement, une carte « d’électeurs précaires » leur sera remis pour interpeller le président de la République.soci

Le Vin Jaune sera à l’honneur tout au long du week-end dans le Jura. Après une édition annulée et un report en février dernier, la Percée du Vin Jaune fait son grand retour en terre jurassienne. Cette nouvelle édition se tiendra, à compter du 1er avril, et jusqu’au 3 avril, à Cramans. Cette année, c’est au tour du millésime 2015 d’être mis à l’honneur. Il a dormi pendant six ans et trois mois dans des fûts en chêne de 228 litres. Quelques 50 caveaux ouvriront leurs portes au public. Soulignons que Laurent Gerra en est le parrain. Il présidera comme il se doit la cérémonie officielle, qui débutera à 11h15 ce samedi 2 avril.

Durant trois jours, vendredi, samedi et dimanche, le stade des Tuffes, à Prémanon, accueille les championnats de France de ski nordique. Les meilleurs tricolores du biathlon, du ski de fond, du saut à ski et du combiné nordique seront présents en terre jurassienne.

Le coup d’envoi de la compétition sera donné ce vendredi, en milieu d’après-midi, pour la mass-start U17 dames. La fête promet d’être belle. Le public pourra notamment applaudir le champion jurassien Quentin Fillon Maillet et soutenir sa consœur Anaïs Bescond, qui effectuera les dernières courses de sa magnifique carrière.

Hier soir, dans le cadre d’un match en retard du championnat de national 3, le CA Pontarlier football a vaincu le FC Valdahon Vercel. Le groupe de Jean-Luc Courtet s’est imposé sur le score de 2 buts à 0. Grâce à cette victoire, les Capistes remontent à la 10è place et s’éloignent de la zone de relégation.

Au classement, à huit journées de la fin de la saison, le Racing Besançon est toujours en tête, avec 38 points. La réserve sochalienne est son dauphin, à deux points seulement. Gueugnon complète le podium, avec 35 points. La 19è journée de championnat est prévue le 9 avril prochain.

Un grave accident de la route s’est produit hier soir, vers 22h, à Onoz (39). Une personne, qui a activé le dispositif e-call de son véhicule, est grièvement blessée. Elle a été prise en charge par les secours et transportée sur un centre hospitalier.

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Besançon a rendu son jugement. Elle avait été saisie par l’anesthésiste Frédéric Péchier pour l’annulation de trois cas d’empoisonnement supposés sur les 24 référencés et pour lesquels le médecin est poursuivi. Cette demande a finalement été rejetée par la juridiction bisontine.

Le deuxième jour du procès de Nicolas Zepeda a été marqué par les auditions du directeur d’enquête et d’un enquêteur qui a expliqué ce qu’il avait vu sur les images de vidéosurveillance du campus. Il y a apparaît un homme, rôdant dès le 1er décembre, dans le secteur de la Bouloie. Là, où vivait la jeune étudiante japonaise. L’enquêteur  en est convaincu, cet individu n’est autre que l’ex petit ami chilien. A la vue de cette vidéo, les avocates de Nicolas Zepeda sont montées au créneau. Dénonçant, le fait que cette vidéo et les éléments décrits n’apparaissent pas dans la procédure.

Six candidats à la Présidentielle ont participé au congrès annuel national de la FNSEA, le premier syndicat agricole français, qui s'est tenu à Micropolis, à Besançon, du 28 au 30 mars. Fabien Roussel, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Éric Zemmour, et Jean Lasalle ont fait le déplacement. Emmanuel Macron, retenu à Paris, a enregistré une vidéo la veille. En cette période de campagne présidentielle, le Conseil de l'agriculture française invitait les candidats à exprimer leur vision de l'agriculture. Tous ont livré quelques éléments de leurs programmes respectifs. Si certains n’ont pas convaincus, d’autres ont fait le show comme Jean Lassalle, la mascotte du public présent à Besançon.

 

View the embedded image gallery online at:
https://pleinair.net/details?start=15358#sigProIdc980cb4eca

 

C’est Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA et du Conseil de l'agriculture française qui a ouvert le bal. « Notre traditionnel rendez-vous prend une acuité particulière au regard de la situation dramatique que nous vivons en Ukraine. Il faut faire du secteur agricole une source de solution en matière d'emploi, de vitalité des territoires. Le but de ce grand oral est de vérifier qu'aucun candidat ne passe à côté d'une grande ambition agricole qu'il considère l'agriculture comme un outil de la relance et aille vers une souveraineté qui nous délivre de nos dépendances. Soyez à la hauteur des ambitions de l'agriculture française » conclut Christiane Lambert.

 

C’est ensuite au tour des 6 candidats de d’entrer en scène. Sous les applaudissements, Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste, est le premier à s’avancer, et commence son propos en déclarant avoir l’honneur « d’être le seul candidat de gauche » présent à ce Grand oral. Le candidat PCF souhaite défendre une agriculture française, respectueuse de la terre et du vivant. Il veut aussi se fixer l'objectif d'avoir au moins 500.000 agriculteurs en 2030. « Cela suppose d'installer 20 à 25.000 agriculteurs par an » a-t-il déclaré. Le candidat ne cache pas non plus son amour de la viande, en soulignant « qu'il faut manger moins de viande, mais en manger de la bonne et de la Française ».

Fabien Roussel : 

 

Absent car retenu à Paris pour par un conseil de défense et un conseil des ministres, c’est ensuite une vidéo d’Emmanuel Macron qui est diffusée sur le grand écran. Le président sortant se penche sur la question de l'énergie, du rôle des biocarburants et de la production d'énergie renouvelable. « Nous allons aussi continuer à investir pour produire nos propres engrais », poursuit Emmanuel Macron avant de détailler d’autres investissements pour favoriser l'installation d'agriculteurs, 20.000 par an souhaités, afin de lutter contre les déserts vétérinaires en zone rurale. Il dit aussi vouloir veiller à faciliter l'accès au foncier, tout en contrôlant les achats des investisseurs étrangers. Emmanuel Macron souligne « l'engagement » des agriculteurs. Il évoque une « indépendance alimentaire de la France qui est non négociable, au moment où des pays comme la Russie se servent du blé comme d'une arme ». Enfin, il souhaite que le prochain quinquennat « redonne toute sa valeur à l'alimentation », en annonçant la mise en place d'un chèque alimentaire.

 

Marine Le Pen est la troisième candidate à s’adresser aux agriculteurs présents dans la salle. La présidente du Rassemblement National évoque la création d’un statut de l'animal dans le Code civil, avec la mise en place de règles pour les animaux de compagnie, sauvage, d'élevage, différentes en fonction de la destination des animaux. Elle s’attaque ensuite aux écologistes, qui selon elle, « ont conduit la France et l’Allemagne dans l’impasse ». « Les talibans de la verdure » dénommés ainsi par Marine Le Pen, « voudraient transformer les agriculteurs en paysagistes ». Avant de poursuivre « Les campagnes sont victimes d'une délinquance itinérante d'origine étrangère qui vient faire une forme de razzia dans les campagnes ». Christiane Lambert s’adresse alors à la candidate. « Ceux qui viennent taguer nos bâtiments et tailler nos bâches, ne sont pas d'origine étrangère. Par ailleurs, nous ne pouvons pas récolter nos vignes, ramasser nos fruits sur nos arbres sans main d’œuvre étrangère car nous avons des problèmes de recrutement » souligne la présidente de la FNSEA.

Marine Le Pen : 

 

C’est au tour de Valérie Pécresse de se présenter face à la foule. Elle débute son propos avec une charge contre l’Europe, en critiquant le projet Farm to Fork. « L’Europe n’a pas à importer des produits qui ne respectent pas les normes environnementales qu’on vous impose » souligne la candidate Les Républicains. Valérie Pécresse évoque aussi la féminisation du métier. « Avec moi, vous aurez une agriculture que les Français aimeront. Je serai la présidente qui rendra sa fierté à l'agriculture ». Elle se positionne aussi favorablement aux NBT, les New Breeding Techniques, des nouveaux OGM. La candidate revendique la sévérité à l’égard des « activistes qui mènent des actions punitives contre les agriculteurs » en prônant une impunité zéro. Puis, avant de quitter la scène, la présidente des Républicains apporte son soutien avec l’agriculteur de Charente, mis en examen pour avoir tué un cambrioleur dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Éric Zemmour, le candidat de « Reconquête » succède à Valérie Pécresse. Ses premières cibles : les grandes surfaces « qui tirent les prix vers le bas ». « Vous devez pouvoir vivre dignement de votre travail. Certains d'entre vous vivent avec 300 euros par mois, auxquels il faut ajouter la pression de la grande distribution et de la réglementation européenne. La grande distribution ne doit plus décider seule de l'écoulement de votre production » souligne le candidat d’extrême droite. Il indique aussi vouloir supprimer la concentration des centrales d’achats et interdire l’implantation des grandes surfaces à l’entrée des petites villes. Eric Zemmour souhaite favoriser les circuits courts, notamment par le biais de la restauration collective. Puis, à son tour, il attaque l’Europe « déconnectée de la réalité », en voulant cultiver davantage en France, et en ne signant plus d'accords commerciaux de libre échange « sacrifiant notre agriculture ». « Il ne faut plus importer de produits agricoles qu'on ne peut pas cultiver chez nous » poursuit Éric Zemmour. Il indique aussi vouloir fusionner ministère de l'agriculture et de l'écologie, afin que ces deux thèmes soient abordés ensemble.

Éric Zemmour : 

 

Enfin, le clou du spectacle. Attendu par tous, Jean Lassalle, la mascotte du public bisontin, entre en scène sous l’ovation du public. Mêlant anecdotes de sa vie personnelle et histoires cocasses, sous les applaudissements d’un public hilare, difficile de cerner les réponses du candidat aux questions qui lui sont posées. Malgré tout, Jean Lassalle souhaite organiser un référendum sur l'utilisation des 3 milliards d'euros de son plan. 3 milliards « qu’il enlèvera à la contribution européenne pour les consacrer à une grande cause nationale pour le monde agricole » annonce-t-il. Il évoque ensuite les exportations et importations des produits agricoles français, en se voulant le défenseur des exploitations à taille humaine. 

Jean Lassalle :