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Une figure du football français de passage à Amancey

Ancien arbitre international, Michel Vautrot a marqué l'histoire du football français et mondial. Ce samedi, à l'invitation de Jean-Claude Grenier, président de la Communauté de communes Loue-Lison, il était présent au bar-restaurant « Le Champ des Lys » à Amancey pour présenter son ouvrage « Libre arbitre, le roman d'une vie hors du commun » et échanger avec le public. Aux côtés de Philippe Maréchal, maire d'Amancey et vice-président de l'intercommunalité, l'ancien homme en noir est revenu sur un parcours exceptionnel qui l'a conduit des terrains régionaux aux plus grandes compétitions internationales.

L'interview de la rédaction : Michel Vautrot 

Un destin hors du commun

Le livre retrace plus de cinquante années consacrées à l'arbitrage. Une trajectoire d'autant plus remarquable que Michel Vautrot n'a jamais été joueur de football. Une maladie durant son enfance l'a éloigné des terrains et même des bancs de l'école pendant près de deux ans. Ce handicap n'a pourtant jamais entamé sa passion pour le ballon rond. À force de travail et de détermination, le Franc-Comtois est devenu l'un des arbitres les plus respectés de sa génération.

Son palmarès est impressionnant. Il a dirigé les plus grandes stars du football mondial, de Pelé à Diego Maradona, en passant par Michel Platini ou Marco Van Basten. Recordman des finales de Coupe de France avec cinq finales dirigées, dont trois consécutives, il a également été élu dix fois meilleur arbitre français de la saison par France Football et sacré à deux reprises meilleur arbitre du monde. Après sa carrière sur les terrains, il a poursuivi son engagement au service de l'arbitrage en devenant président des arbitres français et membre de plusieurs commissions de la FIFA et de l'UEFA. Il a notamment participé à la création de la Direction technique de l'arbitrage.

Le témoignage d'une vie

Longtemps, Michel Vautrot a refusé d'écrire son histoire. Encouragé par ses proches et par l'historien du football Alexandre Joly, il a finalement accepté de se confier. Pour rédiger cet ouvrage, il s'est appuyé sur une abondante documentation personnelle composée d'articles de presse, d'interviews et d'archives accumulées tout au long de sa carrière. L'ancien arbitre y raconte ses matchs les plus marquants, les coulisses du football de haut niveau, mais aussi les moments plus difficiles qui ont jalonné son parcours.

 

Un regard critique sur le football moderne

À 81 ans, Michel Vautrot conserve un regard très attentif sur l'évolution du football. Sans nostalgie excessive, il s'interroge toutefois sur certaines transformations du jeu. L'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) fait partie des sujets qu'il aborde dans son livre. Il estime que la technologie a profondément modifié la relation entre l'arbitre et le jeu. Il regrette également certaines évolutions observées lors des grandes compétitions internationales. Les interruptions commerciales déguisées en pauses fraîcheur, l'omniprésence de la technologie et l'évolution du spectacle footballistique sont autant de sujets qu'il analyse avec franchise. Selon lui, le football a perdu une part de sa spontanéité et de son caractère humain. Pour autant, Michel Vautrot reconnaît que les arbitres actuels doivent faire face à une pression médiatique et sportive bien supérieure à celle de son époque.

L'interview de la rédaction : Michel Vautrot 

Lever le voile sur « l'affaire des portables »

L'ouvrage permet également à l'ancien arbitre de revenir sur un épisode douloureux de sa carrière : « l'affaire des portables », qui avait fortement terni la fin de son parcours avant qu'il ne soit totalement réhabilité. Vingt ans après les faits, Michel Vautrot livre sa version de cette affaire et souhaite apporter un éclairage personnel sur cet épisode qui l'a profondément marqué.

Un homme attaché à ses racines

Au-delà du football, le livre révèle un homme profondément attaché à ses origines rurales. Michel Vautrot revendique avec fierté ses racines franc-comtoises et les valeurs héritées du monde agricole : le travail, l'honnêteté, la simplicité et le respect de la parole donnée. Des principes qui ont guidé toute sa carrière et qu'il continue de défendre aujourd'hui lors de ses rencontres avec le public. À travers « Libre arbitre, le roman d'une vie hors du commun », Michel Vautrot ne se contente pas de raconter l'histoire d'un arbitre. Il livre le témoignage sincère d'un homme qui a traversé un demi-siècle de football et dont le parcours demeure unique dans l'histoire du sport français.

À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

Un projet de recherche au service des grands défis de demain

Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.

À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.

L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI 

Faire dialoguer science et société

Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.

Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien

Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ».  Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.

L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice 

Une immersion au cœur des laboratoires

Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.

L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste 

Cinq chercheurs au cœur de l'enquête

Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :

  • Laurent Philippot, spécialiste des microbes du sol et de la santé des plantes ;
  • Didier Hocquet, chercheur au CHU de Besançon sur les bactéries résistantes aux antibiotiques ;
  • Hervé Alexandre, spécialiste des ferments microbiens dans l'alimentation ;
  • Emmanuelle Guenin, géologue qui étudie le rôle des bactéries dans la formation des roches ;
  • Michel Chalot, spécialiste de la dépollution des sols par les micro-organismes.

Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.

Le dessin comme outil de vulgarisation

Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.

Déconstruire les idées reçues

L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.

Un outil de culture scientifique

Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.

Quatre tomes déjà programmés

Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.

L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté

Du 18 au 20 septembre prochains, Besançon accueillera la 11e édition de « Livres dans la Boucle », devenu au fil des années le premier  festival littéraire en Bourgogne Franche-Comté. Lors de la présentation officielle de l'événement à la Maison Victor Hugo, Grand Besançon Métropole, l’organisateur, et son président Ludovic Fagaut,  ont affiché une ambition claire : conforter la place du festival dans le Top 10 national tout en élargissant encore son public. « Nous voulons un festival placé sous le signe de la sérénité et de la nouveauté », a résumé M. Fagaut. Un message qui marque la volonté de tourner la page des difficultés rencontrées lors de l'édition précédente tout en proposant une programmation renouvelée.

Un moteur culturel et économique pour le territoire

Au-delà de sa dimension culturelle, « Livres dans la Boucle » représente un levier économique important pour l'agglomération bisontine. L'édition 2025 a généré près de 350 000 euros de retombées économiques, attiré plus de 30 000 visiteurs, accueilli près de 200 auteurs et permis la vente de plus de 12 000 ouvrages. Les organisateurs rappellent également l'importance de soutenir la filière du livre dans un contexte difficile. Chaque année, près de 80 librairies ferment également leurs portes en France. Par ailleurs, selon les chiffres évoqués lors de la conférence, un jeune Français ne consacre plus que 18 minutes par jour à la lecture, tandis que le temps passé devant les écrans dépasse trois heures quotidiennes. « Ces événements sont essentiels pour redonner le goût de la lecture et soutenir les acteurs du livre », a souligné l’élu.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

 

Une programmation répartie dans toute la ville

Le festival investira de nombreux lieux culturels de Besançon : la Maison Victor Hugo, le Nouveau Théâtre de Besançon, le Bastion, le cinéma Megarama, le Scénacle ou encore le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie. Le grand chapiteau de Chamars restera le cÅ“ur du festival, mais la volonté affichée est de faire rayonner l'événement dans toute la ville et dans plusieurs communes du Grand Besançon. « Dix médiathèques de l'agglomération accueilleront également des rencontres avec les auteurs. Des animations seront proposées dans les écoles, au CHU ainsi qu'en milieu carcéral afin de toucher les publics éloignés de la lecture Â» a expliqué Franck Monneur, Vice-Président de la collectivité, en charge de la culture.

Guillaume de Tonquédec, président d'honneur

La grande nouveauté de cette édition est la nomination du comédien Guillaume de Tonquédec à la présidence du festival. Récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le Prénom » en 2013, il succède à une longue liste d'écrivains ayant marqué l'histoire du festival. Un choix qui symbolise l'ouverture du rendez-vous bisontin vers d'autres disciplines artistiques. L'acteur viendra présenter son nouveau livre « Ta mère et moi », publié chez Stock, un récit personnel consacré à la maladie, à la famille et à la place des aidants.

L'interview de la rédaction : Franck Monneur, Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge de la culture

Littérature, cinéma, musique et bande dessinée

L'édition 2026 entend renforcer les passerelles entre la littérature et les autres formes artistiques. Près de 170 auteurs sont attendus, dont une centaine en littérature générale, une vingtaine d'auteurs de bande dessinée, 25 auteurs jeunesse et une trentaine d'auteurs régionaux. Les organisateurs revendiquent pleinement cette diversité. « La bande dessinée n'est pas une sous-littérature, pas plus que le manga », a insisté Franck Monneur. Concerts dessinés, rencontres cinéma, performances artistiques et lectures musicales viendront compléter la programmation.

L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival 

Une attention particulière portée à la jeunesse

Le festival poursuit également son important travail en direction des jeunes lecteurs. Le Prix Jeunesse réunira un jury de quinze enfants âgés de 8 à 11 ans chargés de départager quatre autrices sélectionnées. La remise du prix aura lieu le 19 septembre. Particularité de ce prix : l'ouvrage lauréat donnera naissance à une création artistique réalisée avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Besançon. Le spectacle sera présenté lors de l'édition suivante du festival. Des rencontres avec les auteurs seront également organisées dans les établissements scolaires du Grand Besançon avant et après le festival.

Un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté

Avec ses dizaines de milliers de visiteurs et ses centaines d'intervenants, « Livres dans la Boucle » s'impose aujourd'hui comme le plus important festival littéraire de Bourgogne-Franche-Comté. Pour les organisateurs, l'objectif est désormais clair : poursuivre son développement, attirer de nouveaux publics et faire de Besançon, chaque mois de septembre, une capitale du livre ouverte à toutes les formes de création artistique.

La commune des Fins annonce la sortie du troisième livre de Jean-Claude Vieille, « Mémoire des Gens d’Ici », dans la continuité de ses précédents ouvrages consacrés à la vie du village. L’auteur y dresse des portraits de figures locales et revient sur des épisodes marquants de l’histoire communale.

Préfacé par l’arbitre international Michel Vautrot, l’ouvrage est disponible en librairie et commerces locaux. Des séances de dédicace sont prévues lors du marché de Noël des Fins les 13 et 14 décembre, ainsi qu’au Celtic Café le 19 décembre.

En Bourgogne Franche-Comté, jusqu’au 29 novembre, le festival « Les Petites Fugues Â» fête sa 24e édition avec près de 100 rencontres littéraires . Quinze auteurs francophones, venus de France, de Belgique ou de Suisse, vont à la rencontre de publics variés : écoles, hôpitaux, EHPAD, prisons, mais aussi médiathèques et associations. Objectif : retisser le lien entre lecteurs et littérature, en favorisant des échanges directs et vivants. Pour tout savoir sur cet évènement : https://www.lespetitesfugues.fr/

L’auteur Jacques Expert a annoncé sur X qu’il renonçait à participer au Salon du livre de Besançon, prévu du 19 au 21 septembre. Il dénonce l’exclusion de Raphaël Enthoven, décidée par l’organisation, en raison des propos de l’écrivain sur le Proche-Orient.

Expert évoque une « atteinte à la liberté d’opinion » et présente ses excuses aux lecteurs et libraires. La déprogrammation d’Enthoven fait suite à ses prises de position jugées controversées sur le Proche-Orient.

Une histoire familiale et commerçante

Bisontin de souche, Pierre Dieterlé porte en lui une mémoire profondément enracinée dans l’histoire du commerce local. Arrière-petit-fils de commerçants, il rappelle que sa famille a tenu, jusqu’en 2007, un magasin de meubles en centre-ville, rue Gustave Courbet, au cœur du quartier du marché. Son père, Jean-Charles Dieterlé, fut lui-même commerçant et, de 1988 à 2007, président de l’Union des Commerçants de Besançon. À ce titre, il initia plusieurs rendez-vous emblématiques de la vie bisontine : les Instants Gourmands, le Marché de Noël, la Braderie d’Automne ou encore les Samedis Piétons. Aujourd’hui, Pierre Dieterlé est chargé d’affaires à la direction de l’économie de Grand Besançon Métropole, mais il a choisi de renouer avec cet héritage en coécrivant, avec son père, un ouvrage ambitieux : Besançon, mémoire du commerce. Boucle et Battant, 1950-2000.

L'interview de la rédaction : Pierre Dieterlé 

Un travail de mémoire inédit

Fruit de près de trois années de recherches, ce livre propose un recensement minutieux des commerces bisontins du centre-ville – la Boucle et le quartier Battant – entre 1950 et 2000. Plus de 5 000 acteurs du commerce y sont répertoriés. Il contient également 1 500 photographies et illustrations (publicités, documents d’archives, fonds privés). Une approche rue par rue, numéro par numéro a été menée.  Certaines adresses, comme celles de la rue des Granges ou de la Grande Rue, ont vu se succéder plusieurs dizaines de commerçants. Ce travail confère à l’ouvrage une valeur documentaire rare.

 

AFFICHE DIETERLE

 

Entre histoire et nostalgie

Au-delà du simple inventaire, l’ouvrage cherche à restituer l’expérience sensible du commerce de centre-ville. Pierre Dieterlé insiste : chaque boutique, chaque café ou salon de coiffure est un réservoir de souvenirs personnels et collectifs. L’achat d’un premier vélo, le choix d’un costume de mariage, les moments partagés autour d’un verre : autant de repères qui jalonnent des vies et s’ancrent dans la mémoire affective des habitants Â».

L'interview de la rédaction : Pierre Dieterlé 

 

Le choix de la période 1950-2000

Le périmètre temporel retenu n’est pas anodin. Les années 1950 à 1990 représentent l’âge d’or du commerce de centre-ville, avant l’essor de la grande distribution et l’émergence du commerce en ligne. L’année 2000 constitue un point de bascule : déjà assez éloignée pour susciter la nostalgie, mais encore proche pour parler à plusieurs générations de lecteurs.

Un ouvrage attendu

La parution de « Besançon, mémoire du commerce Â» suscite déjà un vif intérêt. Nombreux sont ceux qui se reconnaissent dans cette histoire : anciens commerçants, enfants ou petits-enfants de familles commerçantes, habitants attachés à leurs souvenirs de quartier. Le livre sera présenté en avant-première au salon Livres dans la boucle, du 19 au 21 septembre  au parc Chamars, à Besançon. Il sera ensuite disponible dans les librairies de la ville et sur les plateformes spécialisées.

Une préface signée Philippe Labro

L’ouvrage bénéficie d’une préface prestigieuse, rédigée par Philippe Labro, homme de médias, écrivain et réalisateur. Très attaché à Besançon par des liens familiaux, il a accepté d’accompagner ce projet avec une plume sensible et chaleureuse. Disparu avant la parution du livre, il laisse à travers ce texte un témoignage précieux de son amour pour la ville et pour son patrimoine vivant.

L'interview de la rédaction : Pierre Dieterlé 

Avec Besançon, mémoire du commerce, Pierre et Jean-Charles Dieterlé offrent à la ville un ouvrage patrimonial et affectif, qui célèbre non seulement l’histoire commerciale mais aussi la mémoire collective de générations de Bisontins. Un livre pour se souvenir, transmettre et raviver ces lieux de vie qui ont façonné le cœur de Besançon.

Du 19 au 21 septembre prochain, le cœur de Besançon battra au rythme des mots, des livres et des rencontres. Le festival « Livres dans la Boucle » célèbre cette année sa dixième édition avec une programmation foisonnante, riche en émotions et en nouveautés, toujours fidèle à sa mission de transmission et d’ouverture à tous les publics.

David Foenkinos, président d'honneur d'une édition anniversaire

L’écrivain, scénariste et réalisateur David Foenkinos a accepté d’être le président d’honneur de ce nouveau rendez-vous. Auteur prolifique de romans à succès, il incarne parfaitement cette passerelle entre les arts que le festival cherche à promouvoir. Son dernier roman, « Tout le monde aime Clara Â» (paru en avril chez Gallimard), sera bien sûr à l’honneur lors de cette édition. Aux côtés de David Foenkinos, plus de 200 auteurs sont attendus à Besançon, couvrant tous les genres et tous les âges : littérature générale avec des noms comme Christine Orban, Natacha Appanah, Alain Mabanckou, Sorj Chalandon ou encore Lydie Salvayre, mais aussi la bande dessinée, les auteurs jeunesse et les écrivains régionaux.

L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival 

Un vibrant hommage à Jean-Luc Lagarce

L’édition 2025 sera également marquée par un hommage appuyé à Jean-Luc Lagarce, disparu il y a 30 ans. L’auteur franc-comtois, aujourd’hui reconnu et joué dans le monde entier, sera célébré à travers cinq temps forts pluridisciplinaires mêlant théâtre, musique, cinéma et conférences. Parmi les temps forts, une lecture musicale et théâtralisée, une rediffusion du film Juste la fin du monde (adapté de sa pièce), mais aussi un concert électro et des rencontres pour revisiter l’œuvre foisonnante de cet auteur attaché à son territoire natal.

La jeunesse au cœur du festival

Fidèle à son engagement d'éducation et d'accès à la culture pour tous, le festival accorde une place toujours plus importante aux jeunes lecteurs. Pour la première fois, un véritable événement « Young Adult » prendra place le samedi après-midi à la chapelle et au théâtre du Sénacle. Autour d’une dizaine d’auteurs phares de la littérature jeunesse et fantasy — Victor Dixen ou encore les autrices de la saga Oksa Pollock — les jeunes passionnés de 12 à 25 ans pourront participer à des masterclass, des rencontres, du cosplay et des animations entièrement pensées pour eux. Une façon de capter une jeunesse avide de lecture et souvent très engagée dans ces univers.

Autre temps fort : le Prix Jeunesse, dont le jury est composé d’enfants de 8 à 11 ans sélectionnés dans tout le Grand Besançon. Accompagnés par l’association « Lire et Faire Lire Â» et ses bénévoles, ces jeunes lecteurs ont évalué pendant plusieurs mois une sélection d’ouvrages pour désigner leur lauréat. Le prix sera remis solennellement le 20 septembre à l’Hôtel Régent. « Ils lisent un livre par semaine, parfois plus, et en parlent avec une maturité impressionnante », confie Jean-Marie Delachaux.

L'interview de la rédaction : Jean-Marie Delachaux, bénévole à l'association "Lire et Faire Lire" 

Le Prix de l’Homme Debout : révéler les voix de la jeunesse

En écho à Victor Hugo et à ses engagements humanistes, le Prix de l’Homme Debout viendra, pour la cinquième année consécutive, couronner les textes et vidéos produits par les jeunes des quatre maisons de quartier municipales de Besançon : Planoise, Montrapon-Fontaine-Écu, Bains Douches Battant et Grette-Butte.

Sous la houlette de l’artiste bisontin José Choungou, ces ateliers d’écriture et d’expression orale invitent les jeunes participants à poser un regard sur eux-mêmes et le monde qui les entoure. Après la phase d’écriture, les créations sont mises en voix et présentées sous forme de vidéos de deux minutes. « C’est un véritable travail d’introspection et de confiance en soi que l’on mène avec eux », explique José Choungou, pour qui l’atelier est avant tout un moyen de révéler « l’artiste qui sommeille en chacun ».

L'interview de la rédaction : José Choungou, artiste bisontin. 

Un festival intergénérationnel et engagé

Entre hommage aux grandes figures littéraires, ouverture aux nouveaux lecteurs, et mise en lumière de la jeunesse bisontine, cette 10e édition de Livres dans la Boucle s’annonce particulièrement riche et fédératrice. Un rendez-vous qui, une fois encore, fera de Besançon une véritable capitale du livre et du dialogue, le temps d’un week-end.

La libraire l’Intranquille, implantée au centre-ville de Besançon, accueillera l’écrivain, journaliste et réalisateur Philippe Labro ce samedi 12 octobre, à partir de 17h. Il échangera, avec les visiteurs, autour de son nouveau roman, « Deux Gimlets sur la 5è avenue Â», publié aux éditions Gallimard. Cette rencontre sera suivie d’un moment de dédicaces.

L’événement approche à grands pas. Du 20 au 22 septembre, « Livres dans la Boucle Â» se déroulera dans le parc Chamars à Besançon. Mais également dans les allées du musée des Beaux-Arts, du musée du Temps et dans la maison natale de Victor Hugo.

Au programme : rencontres, spectacles, lectures et ateliers. Pour cette nouvelle édition, c’est Bernard Minier qui s’est vu confier la présidence de l’événement. Rappelons que ce rendez-vous est l’un des festivals littéraires les plus importants de France. Plus de 33.000 visiteurs sont attendus. Pour tout savoir :  www.livresdanslaboucle.fr