Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix. Précisons que le Maire de Pontarlier a refusé la 1ère vice-présidence de la collectivité. Par ailleurs, neufs vice-présidents ont été élus, ainsi que cinq autres membres du bureau.
1er vice-Président : Yves Louvrier ( La-Cluse-et-Mijoux, patrimoine et bâtiment)
2è vice-président : Jean-Louis Gagelin ( Pontarlier, aménagement du territoire et développement économique).
3è vice-président : Laurent Favre ( Dommartin, gestion et finances).
4è vice-président : Philippe Klein ( Pontarlier, développement durable et environnement).
5è vice-président : Bruno Tempesta (Doubs, gestion des moyens techniques et opérationnels).
6è vice-président : Nathalie Bertin ( Pontarlier, développement touristique et château de joux).
7è vice-président : Damien Guyot ( Houtaud, ressource en eau et assainissement).
8è vice-président : Raphaël Charmier ( Granes Narboz, gestion et valorisation des déchets).
9è vice-président : Agathe Henriet ( action sociale et service à al population).
1er membre complémentaire du bureau : Patrick Comte maire de Pontarlier).
2ème membre complémentaire du bureau : Lionel Malfroy (maire de Sainte-Colombe).
3ème membre complémentaire du bureau : Marc Louvrier ( les Verrières de Joux)
4ème membre complémentaire du bureau : Laurence Invernizzi ( maire de Vuillecin)
5ème membre complémentaire du bureau : Christian Petit (Doubs)
Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix.
Le président du Rassemblement national à la région Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, appelle à la suppression du CESER (Conseil Économique, Social et Environnemental Régional), dans un contexte de débat national sur le rôle de ces instances consultatives.
Il dénonce une structure « non élue », qu’il juge déconnectée des citoyens et coûteuse, avec un budget d’environ 1,4 million d’euros par an. Selon lui, les avis rendus ont peu d’impact sur les décisions régionales.
Julien Odoul annonce vouloir déposer une demande officielle de suppression lors de la prochaine assemblée plénière. Un positionnement qui s’oppose à la présidence du CESER, qui défend son rôle au nom de la représentation de la société civile.
A Besançon, deux hommes ont été interpellés le 21 avril après avoir tenté de jeter des colis par-dessus le mur de la maison d’arrêt, avenue Clemenceau. L’un d’eux, âgé de 30 ans, a reconnu avoir préparé les paquets. Son complice, 29 ans, affirme l’avoir simplement accompagné. Ils seront convoqués le 2 juillet devant le délégué du procureur.
À Besançon, une agression violente s’est produite le 7 avril dans la cour de la maison d’arrêt. Un détenu de 19 ans a reconnu avoir frappé un autre prisonnier à l’aide d’un morceau de bois taillé en pointe, ainsi qu’à coups de poing. La victime, âgée de 35 ans, a reçu six jours d’ITT. Le suspect sera jugé le 19 novembre prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon.
À Besançon, la situation de mineurs étrangers isolés sans hébergement suscite une vive indignation. Dans un communiqué, l’association Solmiré alerte sur la présence d’enfants contraints de dormir dehors, dénonçant non pas une fatalité, mais le résultat de politiques publiques jugées défaillantes.
Des mineurs laissés sans protection
Selon l’association, plusieurs jeunes, parfois âgés de 13 à 17 ans, se retrouvent à la rue après avoir été exclus du dispositif de protection de l’enfance. En cause : les évaluations de minorité menées par le SEAMNA, structure mandatée par le Département du Doubs. Ces évaluations, censées déterminer si un jeune peut bénéficier d’une prise en charge, sont fortement critiquées. Solmiré évoque des conditions jugées « intolérables » : auditions de jeunes malades ou épuisés, absence de traduction adaptée, et décisions rendues très rapidement. Plus préoccupant encore, les rapports d’évaluation seraient rédigés après coup, parfois plusieurs semaines après la décision de refus.
Près de 250 jeunes laissés à la rue en 2024
Malgré des recours engagés par certains mineurs devant la justice, souvent couronnés de succès, la situation perdure. D’après les données avancées par l’association, près de 248 jeunes se déclarant mineurs auraient été laissés sans solution dans le Doubs en 2024, soit environ 20 nouveaux jeunes à la rue chaque mois.
Des responsabilités politiques pointées
Solmiré met directement en cause Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs, accusé d’avoir soutenu ces pratiques. L’association dénonce également le rôle des institutions locales dans l’accès à l’hébergement d’urgence. Le dispositif du 115 est notamment pointé pour des pratiques jugées discriminatoires envers les personnes étrangères, via une « instance de régulation » limitant fortement l’accès à un abri. Autre critique : le refus de domiciliation par certains services sociaux, pourtant un droit fondamental pour les personnes sans domicile, qui empêche ces jeunes d’accéder à un accompagnement.
La ville interpellée sur ses leviers d’action
Pour Solmiré, la municipalité dispose pourtant de moyens concrets via le CCAS, la veille mobile ou encore des associations locales financées par la ville. L’association affirme avoir transmis un dossier détaillé à la nouvelle équipe municipale, resté sans réponse. Elle regrette des priorités jugées décalées face à l’urgence sociale.
Un statut de « ville amie des enfants » questionné
Besançon est labellisée « ville amie des enfants » par l’Unicef depuis 2005, un engagement qui implique le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant. Or, selon Solmiré, les pratiques actuelles ne respecteraient pas ce cadre, notamment le principe selon lequel tout jeune doit être présumé mineur et protégé jusqu’à décision judiciaire.
Une mobilisation pour alerter les élus
Réunie devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil municipal, l’association entend interpeller plusieurs responsables locaux, dont Clément Darcq, adjoint en charge du CCAS, Isabelle Bordat, adjointe à l’enfance et à la jeunesse et le maire Ludovic Fagaut. Objectif : obtenir des engagements concrets pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « violence institutionnelle ».
Une situation qui relance le débat local
Au-delà de ce cas, la situation des mineurs isolés à Besançon pose la question plus large de l’accueil et de la protection des publics les plus vulnérables. Entre critiques des dispositifs existants et appel à une mobilisation politique, l’association Solmiré espère remettre ce sujet au cœur du débat public local.
Ce samedi 25 avril, à Morteau, la salle de l’Escale vibrera au rythme d’une soirée pas comme les autres. Baptisée « La p’tite soirée en plus », elle viendra clôturer le Printemps du Handicap dans une ambiance festive et inclusive. Derrière cet événement, une association locale engagée : « Meilleur Temps », portée par sa présidente, Agnès Jallon.
Un projet né d’une histoire personnelle
À l’origine de Meilleur Temps, une réalité familiale forte. « J’ai trois frères et sœurs en situation de handicap, et une fille concernée également », confie Agnès Jallon. « Je me suis rendu compte qu’il manquait des solutions adaptées pour vivre autrement que chez ses parents ou en établissement ». C’est ainsi qu’est née l’idée d’un habitat inclusif, une alternative encore peu connue du grand public, située entre le domicile individuel et les structures collectives.
L'interview de la rédaction : Agnès Jallon
Un lieu de vie à taille humaine
Depuis un an, l’association a concrétisé ce projet dans une ancienne ferme rénovée aux Suchaux, sur la commune des Fins, à proximité de Morteau. Le principe : 6 colocataires maximum, des espaces privatifs (chambre, salle de bain, toilettes) et des espaces partagés (cuisine, salon, terrasse, activités). « On vit comme chez soi, mais pas seul », résume la présidente. Aujourd’hui, cinq colocataires — âgés de 21 à 39 ans — occupent les lieux. Une sixième place reste à pourvoir.
Plus qu’un logement : un projet de vie
L’habitat inclusif ne se limite pas à l’hébergement. Il repose sur un pilier essentiel : le projet de vie sociale et partagé. Activités communes, moments de convivialité, entraide quotidienne… tout est pensé pour favoriser l’autonomie sans isolement. « C’est une solution intermédiaire, plus souple que les établissements, mais sécurisante pour des personnes qui ne peuvent pas vivre totalement seules », explique Agnès Jallon.
L'interview de la rédaction : Agnès Jallon
Une soirée festive pour “rendre visibles les invisibles”
Pour clôturer le Printemps du Handicap — organisé par la Ville de Morteau et le CCAS — l’association a voulu marquer les esprits. Une soirée, baptisée « la p’tite soirée en plus » se tiendra ce samedi 25 avril, de 20h30 à minuit, à la salle de l’Escale. Au programme : deux DJ en situation de handicap, Gibus et Auguste, un dancefloor ouvert à tous et une ambiance familiale et bienveillante. L’entrée est fixée à 5 euros. « Les personnes concernées voulaient un moment festif. On a répondu présent », souligne la présidente.
L'interview de la rédaction : Agnès Jallon
Une soirée pour tous, sans distinction
Le message est clair : l’inclusion passe aussi par le partage. « Ce n’est surtout pas une soirée réservée. Tout le monde est bienvenu : familles, jeunes, moins jeunes… L’objectif, c’est de ne pas rester entre soi ». Au-delà de la fête, l’événement se veut aussi un symbole : celui d’une société plus ouverte, où chacun trouve sa place — sur la piste de danse comme dans la vie quotidienne.
Pour obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à joindre l’association au 07.77.12.65.46 ou 03.81.44.37.86
À Besançon, la situation des habitants de la rue Dürer suscite colère et inquiétude. Touchés par des incendies à répétition ces dernières semaines, les riverains dénoncent des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque de sécurité. Une situation qui fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui pointe des responsabilités multiples.
Une situation locale symptomatique d’un problème plus large
Pour l’élue, les difficultés rencontrées rue Dürer ne sont pas un cas isolé.
« Cette situation existe depuis des années dans tous les quartiers de Besançon », affirme-t-elle, évoquant une problématique structurelle du logement dans la ville. Au-delà des récents incendies, ce sont surtout les conditions de vie des habitants qui sont mises en cause : bâtiments dégradés, équipements défaillants et sentiment d’abandon.
Bailleurs sociaux : des économies au détriment des locataires
Séverine Véziès met en cause le fonctionnement des bailleurs sociaux, accusés d’avoir privilégié des logiques de réduction des coûts. Elle dénonce notamment des ascenseurs en panne pendant des mois, la disparition progressive des concierges ou encore un manque d’entretien global des immeubles. Selon elle, ces choix ont des conséquences directes sur la qualité de vie mais aussi sur le lien social : « La présence humaine permettait d’apaiser les situations et de créer du vivre-ensemble. » L’élue rappelle également que la Ville et Grand Besançon Métropole siègent dans les instances de gouvernance des bailleurs, et disposent donc de leviers d’action.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Des solutions axées sur la proximité
Face à ces constats, La France insoumise défend une approche basée sur la proximité. Séverine Véziès propose notamment la création de “brigades du logement”, destinées à accompagner les locataires et à faciliter leurs démarches. Elle souligne également le rôle important des associations comme la CNL, mais qui doivent être épaulés dans leur mission bénévole.
Insécurité et pauvreté : un contexte aggravant
L’élue élargit son analyse aux enjeux sociaux plus larges, évoquant une hausse de la pauvreté et des problèmes liés aux trafics, qui dégradent le quotidien des habitants. Elle estime que ces questions relèvent aussi de la responsabilité de l’État, notamment en matière de sécurité.
Une critique directe de la gestion municipale
Séverine Véziès n’épargne pas non plus la majorité municipale actuelle, et en particulier le nouveau maire Ludovic Fagaut (LR). Elle dénonce une politique basée sur « des symboles » et des « effets d’annonce », citant : l’illumination de la Citadelle, des dépenses pour les fleurs et l’armement de la police municipale. Selon elle, ces mesures ne répondent pas aux enjeux de fond : « Ce sont des actions visibles, mais qui ne règlent pas les problèmes structurels du logement. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Le débat relancé au conseil municipal
La question du logement social devrait être au cœur des débats lors du conseil municipal. Séverine Véziès annonce vouloir interpeller la majorité sur ses priorités budgétaires, qu’elle juge « pas à la hauteur des enjeux ». Entre critiques des bailleurs, appel à plus de proximité et mise en cause de la stratégie municipale, l’élue entend replacer la question du logement au centre des préoccupations politiques locales.
Une urgence sociale persistante
Alors que les habitants de la rue Dürer attendent des réponses concrètes, cette prise de position relance le débat sur l’état du parc social à Besançon. Au-delà des polémiques, une question demeure : comment garantir des conditions de vie dignes et sécurisées à l’ensemble des locataires ?