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Après son premier documentaire "Danube, en quête de la plus grande cave à vin du monde" sillonnant l'Europe de l'Est jusqu'en Moldavie, Bertrand Vinsu, réalisateur depuis quelques années, revient avec son nouveau film "L'interdite, sur les traces de l'absinthe".

 

Après un long périple le long du Danube en quête de la plus grande cave à vin du monde, tu reviens avec un projet cette fois-ci sur l’histoire de l’absinthe. Comment est née cette idée ?

C’est arrivé assez naturellement, le projet autour du film sur l’absinthe est venu très vite. Anna qui nous avait accueilli dans la plus grande cave à vin du monde en Moldavie, est venue nous rendre visite à Besançon. J’ai voulu lui faire découvrir la région, et on s’est arrêté chez les fils d’Emile Pernot à Lacluse-et-Mijoux, pour lui montrer nos alcools locaux, comme l’absinthe. On a passé un très bon moment, et de la rencontre avec les gens dans la distillerie est née l’idée d’un film. On leur a dit qu’on reviendrait la semaine prochaine pour tourner. Ils ont rigolé. La semaine d’après, quand ils nous ont vu arriver, ils se sont dit : « Ah, mais ils sont sérieux ». Tout est parti de là.

 

Combien de temps a pris la réalisation de ce documentaire, et comment s’est déroulé le tournage ?

On a eu cette idée fin décembre, autour du 28-27. On s’est concerté avec Tony, et le 3 janvier, on partait avec nos chaussures de randonnée, nos sacs à dos, nos tentes, et tout ce qu’il fallait pour affronter la froideur de l’hiver. Donc nous sommes partis une semaine, de Pontarlier jusqu’au Creux-du-Van en Suisse. On s’est arrêté à la distillerie de La Cluse-et-Mijoux, et puis chez d’autres distillateurs et anciens clandestins côté suisse. Ça nous a pris une semaine de voyage, et après il y a eu toute la partie montage, qui elle prend plus de temps. On a fait la première projection le 7 octobre à Besançon, une dizaine de mois après. Et la nouvelle projection est prévue ce soir à Pontarlier.

 

L’absinthe a une histoire très particulière sur notre territoire, c’est un sujet fascinant j’imagine.

L’absinthe est très présente dans le Haut-Doubs c’est vrai, beaucoup de gens en parle, beaucoup la connaisse et beaucoup en boive. Il y a aussi beaucoup de collections autour de ça, avec les cuillères à absinthe, les fontaines, les affiches. Effectivement, l’absinthe a été interdite pendant une centaine d’années côté français comme côté suisse. Ce qui était intéressant quand on a traversé la frontière, c’est qu’on a pu rencontrer des gens qui ont vécu cette interdiction et cette clandestinité. Donc on a pu avoir des témoignages de personnes qui faisaient de l’absinthe de façon clandestine au début des années 2000 et fin 1990. De très belles rencontres.

 

Ce documentaire se place véritablement dans l’esprit du premier finalement. Tu arpentes les routes à la recherche d’alcool, d’histoires, de personnages atypiques et passionnés !

Totalement, c’est toujours cet esprit-là que je souhaite mettre en avant. Le côté humain, les rencontres, les discussions, on boit un coup et on passe un bon moment ensemble. A peine arrivé chez un distillateur, on a fait l’embouteillage de son absinthe à ses côtés. Après on s’est retrouvé dans sa cuisine à déguster quelques spécialités. Ce sont toujours des moments forts sympathiques et très agréables.

 

Une projection est prévue ce soir à Pontarlier suivie d’une dégustation d’absinthe, orchestrée par les fils d’Emile Pernot.

 

Ce dimanche 6 novembre, le cinéma l’Atalante de Morteau diffusera le film de Jean-Michel Bertrand, « Marche avec les Loups ». La projection sera suivie d’un débat animé par Emmanuel Cretin de France Nature Environnement et de la Ligue Protectrice des Oiseaux. Le rendez-vous est fixé à 18h.

Deux années durant, Jean-Michel Bertrand a mené une véritable enquête pour tenter de comprendre le fonctionnement complexe et erratique de ces jeunes loups, leurs rencontres avec leurs semblables et les opportunités de se mettre en couple.

Après deux années de pandémie où l’évènement s’est déroulé dans des conditions particulières, « Lumières d’Afrique » est de retour dans une édition « normale » en cette automne 2022.

Pour ce nouveau rendez-vous, 71 créations seront proposées du 5 au 13 novembre. Elles mettront en lumière des films long métrages de fiction, des courts métrages de fiction et des documentaires. 22 pays seront représentés, dont la Tanzanie et le Soudan pour la première fois. Quinze invités, dont la Bisontine Ophélie Baud, ont répondu à l’invitation de l’association Afrikabesak, qui porte désormais le festival.

64 séances et de nombreux rendez-vous

En tout, ce sont 64 séances qui sont programmées dans quatre lieux bisontins : le Mégarama Beaux-Arts, le Petit Kursaal, le Foyer des Jeunes Travailleurs « les Oiseaux » et le centre Nelson Mandela. D’autres rendez-vous sont également au programme : une visite guidée thématique et une performance artistique au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, des expositions aux Bains Douches et à la salle de l’ancienne Poste et des conférences. Les saveurs d’Afrique seront également présentes, avec un moment de rencontre festive autour des saveurs du continent africain ou plusieurs associations bisontines feront voyager le public au Rwanda, Sénégal, en passant par l’Algérie et le Niger.

Le jeune public

Le jeune public n’est pas oublié. Une programmation leur est dédiée. Des conteurs seront présents et deux films, accessibles à toute la famille, seront projetés. Enfin, cette année encore, des prix seront décernés par le public, un jury jeunes, composé de professionnels pour la catégorie documentaires et un autre de la diaspora africaine de Besançon pour les courts métrages de fiction.

Pour tout savoir sur cet évènement : http://www.lumieresdafrique.com/

L'interview de la rédaction / Gérard Marion, le directeur du Festival

A l’occasion du 100ème anniversaire de l’actrice française Micheline Presle, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma lui rend hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroule dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier jusqu’au 30 novembre.

Pendant quinze jours, du 18 octobre au 1er novembre, le cinéma sera au rendez-vous à Pontarlier. Pour sa deuxième édition, le Ciné-Open revient cet automne avec plus de 60 films au programme. Né d’une fusion entre le festival du film d’animation et celui dédié au cinéma féminin, cet événement se veut pédagogique et interactif. Cette année, la première semaine sera consacrée à la thématique du cinéma d’animation, alors que la seconde sera orientée autour du cinéma féminin et mettra en lumière un pays invité d’honneur : la Belgique.

Deuxième édition pour ce rendez-vous annuel instauré depuis l’an dernier. Ciné Open retrouve de nouveau l’écran du Théâtre Blier cet automne 2022. Pendant la première semaine de ce Festival, il sera possible de découvrir des films inédits, projetés et primés en de nombreux festivals internationaux, et dont les cinéastes ne sont pas toujours connus du grand public mais ont été distingués par les critiques du 7ème Art. La volonté de cet événement est de conjuguer une compétition de courts métrages d’animation avec des projections de courts et longs métrages, qui permettent à l’animation d’être porteuse de regards singuliers sur l’histoire et la création, en France et au-delà.

Un casting 5 étoiles

Une première semaine dédiée aux films d’animation, et la seconde qui abordera une double thématique. Celle du cinéma au féminin mais aussi du cinéma belge. Le Plat Pays invité d’honneur cette année, qui succède à la Suisse. « Nous souhaitions rendre hommage au cinéma belge. Le nouveau cinéma belge avait quelque chose à nous dire » indique Patrick Colle, le président du Ciné-Club Jacques Becker. « On recevra à cette occasion trois invités cette semaine-là, Laura Wandel, Serge Mirzabekiantz et Amélie Van Elmbt, qui présentera d’ailleurs son film réalisé avec Maya Duverdier, Dreaming Walls ». Par ailleurs, six autres invités seront aussi au rendez-vous cette année et viendront à la rencontre du public pontissalien : Sandrine Stoïanov, Jean-Charles Finck, Léo Marchand, Lucrèce Andreae, Éléa Gobbé-Mévellec et Sébastien Laudenbac. « Cet événement, c’est un cadeau qui peut être fait aux spectateurs qui ont envie de se déplacer, de voir dans un des conditions idéales, avec d’autres spectateurs, et d’assister à des séances avec des clefs d’interprétation, de clefs de lecture, des questions qui peuvent être soulevées et partagées. C’est un moment génial à vivre » souligne Patrick Colle. « Avec des coûts qui défient toute concurrence. Quand on achète une place à 5€ ou trois places à 13€, j’ai envie de dire qu’on est dans ce qu’on appelle de l’éducation populaire. L’argent ne doit pas être un frein ». Un écran de 12 mètres sur 8, un son « surround » (qui englobe l'utilisateur, destiné à renforcer l'immersion et l'expérience auditive du spectateur), des acteurs et un scénario de très grande qualité, avec des spectateurs qui vibrent à vos côtés, ça ne se manque pas !

Pour avoir de plus amples informations concernant la programmation, rendez-vous sur : https://www.ccjb.fr/

 

Patrick Colle, le président du Ciné-Club Jacques Becker : 

 

 

Fabrice Hérard et Claude Bertin Denis, respectivement chargé de mission et responsable du Centre de ressources iconographiques pour le cinéma à Pontarlier, présentent actuellement à la bibliothèque municipale de Montperreux l’exposition « vache, comice et pâturage ». Cet évènement s’inscrit dans le cadre du comice agricole qui se déroulera cet automne au village.

A travers cette exposition délocalisée, messieurs Hérard et Bertin Denis, en collaboration avec la commune et sa bibliothécaire, ont voulu mettre à l’honneur un fleuron de notre territoire et les beaux paysages qui l’animent. Pour atteindre cet objectif, les deux pontissaliens ont fait appel à trois artistes dont le travail est connu et reconnu en Franche-Comté et bien au-delà. Ainsi, sur place, le public peut découvrir les tableaux de Marcel Mille et Julien Mestik,  qui ont une interprétation différente de la reine des prairies du Haut-Doubs, les photographies de Paul Stainacre et quelques affiches de films et notamment celle de « la Vache et le Prisonnier », avec Fernandel et la vache Marguerite, accompagnée de photos du long métrage.

Une approche culturelle

Depuis son lancement, cette exposition connaît un franc succès. Pour les organisateurs, le pari est réussi. Ils y voient un formidable moyen de diffuser la culture sur un large territoire et montrer qu’elle se décline dans tous les domaines et sous des angles différents.  « La culture est ouverte à tout le monde. Ce n’est pas que pour l’élite » explique Claude Bertin Denis, fervent défenseur de l’éducation populaire. Une première approche disciplinaire importante qui peut donner envie de pousser la réflexion et de développer ses connaissances en la matière.

L’exposition « vache, comice et pâturage » est à découvrir jusqu’au 15 octobre à la bibliothèque de Montperreux. Entrée gratuite.

L'interview de la rédaction / Fabrice Hérard et Claude Bertin Denis

 

Dans le cadre du 78ème anniversaire de la libération de Pontarlier, le 5 septembre 1944, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier propose au public une exposition d’affiches de films sur le thème de la résistance au cinéma qui se déroulera dans le hall de l’Hôtel de Ville du 2 au 30 septembre. Le rôle du cinéma dans la transmission et la formation des consciences sera notamment abordé à travers la sélection cinématographique effectuée.

On termine par cette info culture. Dans le cadre de sa programmation culturelle estivale, la Citadelle de Besançon propose quatre soirées cinéma en plein air et sur grand écran du 17 au 20 août prochain. La sélection des films diffusés correspond à  la thématique estivale 2022 du site Vauban  autour des arts de la rue et du cirque. La séance débutera à la tombée de la nuit, à 21h30. L’ouverture des portes s’effectuera à 20h45. Le tarif est de 5 euros par personne. Pour tout savoir sur cet évènement : www.citadelle.com

Du dimanche 3 juillet au mercredi 6 juillet, la fête du cinéma s’installe dans les salles obscures françaises. L’occasion pour les cinéphiles et amateurs de profiter pleinement de dernières nouveautés et de l’ambiance si particulière, que seules les grandes salles et leur grand écran assurent. Rencontre avec Cédric Louvet, le directeur du cinéma Mégarama des Beaux-Arts à Besançon.

Opération de promotion ayant lieu chaque année en France, la fête du cinéma fait son grand retour au tarif unique de 4 euros la séance hors 3D. De nombreux films sont à l’affiche en ce moment tels que Jurassic World avec Chris Pratt, Buzz l’Éclair film d’animation Pixar ou encore En roue libre, comédie française réalisée par Didier Barcelo.

Attendu avec impatience au programme de ces 4 jours, Arthur malédiction de Barthélemy Grossmann produit par Luc Besson s’inscrit dans l’univers imaginaire des minimoys. Pour le plaisir des petits comme des grands, les adorables créatures jaunes préférées des Français annoncent leur retour en salle avec la sortie des Minions 2 ce mercredi 6 juillet 2022.  Il sera encore temps de voir Top Gun Maverick, le plus gros succès au box-office US 2022 ayant dépassé le milliard de dollars en matière de recettes mondiales, avec le célèbre Tom Cruise.

Baisse de fréquentation

La crise sanitaire aura lourdement impacté l’industrie cinématographique. Après une fréquentation réduite de 30% en 2022, le Mégarama des Beaux-Arts de Besançon souhaite renouer avec ses spectateurs à travers cette édition 2022. Pour Cédric  Louvet, directeur du cinéma, c’est une façon de raviver l’envie et faire redécouvrir les salles de projection auprès du public.

L'interview de la rédaction

 

A  l’occasion du 40ème anniversaire de la disparition du réalisateur et scénariste français Jean Girault, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma lui rend hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroulera  dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 1er juillet au 1er septembre. Cette exposition mettra en lumière, les plus belles affiches des grands succès cinématographiques de Jean Girault. La série des « Gendarmes », « L’Avare » ou encore ‘La Soupes aux Choux » font partie de cette programmation à découvrir.

Il est vrai que Girault et De Funès aimaient travailler ensemble. Le réalisateur laissant une totale liberté à l’acteur, qui aimait cette confiance et cette relation. Les deux hommes ont d’ailleurs réalisé d’énormes records au box-office.

C’est toute une histoire du cinéma populaire français qui est à découvrir dans le hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier. Rappelons qu’avec une trentaine de films à son actif, Jean Girault a réalisé pas moins de 50 millions d’entrées.

L'interview de la rédaction / Claude Bertin Denis