Du 20 au 30 avril, la Maison de l’Habitat du Doubs et ses partenaires lancent une opération inédite dédiée aux propriétaires bailleurs privés. Objectif : informer, rassurer et mobiliser face aux enjeux du logement et de la rénovation énergétique.
Un événement pour répondre à la tension du logement
À l’heure où la demande de logements reste soutenue dans le Doubs, la mobilisation des propriétaires bailleurs privés apparaît comme un levier essentiel. C’est dans ce contexte que la Maison de l’Habitat du Doubs, aux côtés de partenaires tels que l’Agence nationale de l’habitat (Anah), Action Logement, Soliha ou encore Habitat et Humanisme, organise les “10 jours des propriétaires bailleurs privés”, du 20 au 30 avril. Cette initiative vise notamment à remettre sur le marché des logements vacants et à mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement existants. Ces dernières années, près de 15 000 conseils ont été délivrés aux habitants du territoire, preuve d’un besoin croissant d’information.
L'interview de la rédaction : Jacqueline Cuenot Stadler, vice-présidente du Département du Doubs et présidente de la Maison de l'habitat du Doubs
Informer et sécuriser les propriétaires
Au cœur de cette opération : la volonté de rassurer les bailleurs face aux contraintes administratives, fiscales et techniques. Grâce à une approche pluridisciplinaire (juridique, fiscalité, rénovation, urbanisme), les organisateurs entendent démontrer qu’il est possible de louer en toute sécurité. Le dispositif Loc’Avantage, notamment, sera largement présenté. Il permet aux propriétaires de bénéficier d’avantages fiscaux significatifs, en contrepartie de loyers modérés. Dans le Doubs, ce mécanisme s’accompagne d’un “pack sécurisation renforcée”, incluant : une garantie gratuite contre les loyers impayés (Visale), un accompagnement social des locataires ET des primes bonifiées de l’État. Un modèle « gagnant-gagnant » qui séduit de plus en plus de bailleurs.
Un programme riche pour accompagner les bailleurs
Pendant dix jours, plusieurs rendez-vous sont proposés aux propriétaires, investisseurs et porteurs de projets :
Ces rencontres permettront d’aborder concrètement les étapes clés d’un projet locatif, de l’investissement à la gestion, en passant par la rénovation.
La rénovation énergétique au cœur des échanges
Autre enjeu majeur : la performance énergétique des logements. Les participants pourront découvrir les aides disponibles, notamment celles de l’Anah, dont les niveaux de financement ont atteint des montants records ces dernières années dans le département. Grâce à l’appui d’experts (architectes, conseillers en urbanisme, techniciens), les propriétaires pourront bénéficier d’un accompagnement personnalisé, facilitant leurs démarches et sécurisant leurs investissements.
Valoriser les réussites et changer les regards
Au-delà des aspects techniques, les organisateurs souhaitent aussi changer l’image du secteur locatif. Trop souvent associée à des situations de crise, la location peut aussi être synonyme de réussite humaine. Des témoignages de propriétaires engagés dans la location solidaire seront ainsi mis en avant.
Une ambition : déclencher le passage à l’acte
En fédérant un réseau d’experts et en proposant des solutions concrètes, les “10 jours des propriétaires bailleurs privés” ambitionnent de lever les freins et d’encourager les propriétaires à se lancer ou à poursuivre leur engagement locatif. Informer, sécuriser, accompagner : trois objectifs pour répondre à un défi majeur du territoire.
On l’apprend par la Ville de Besançon. Une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin après la présence d’une banderole et de deux pancartes du collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce dimanche après-midi. Les écrits associaient migrants et violeurs. La municipalité, par la voix du maire et de son équipe, condamne fermement ces faits et réaffirme son attachement aux valeurs de respect et de vivre‑ensemble.
La Communauté de Communes Altitude 800 s’est dotée d’un nouvel exécutif à l’issue de la séance d’installation du Conseil communautaire. Les élus ont reconduit Claude Courvoisier à la présidence, confirmant une volonté de continuité institutionnelle pour le mandat qui s’ouvre.
Le bureau a été largement renouvelé, avec quatre vice‑présidences et une réorganisation notable des compétences. La gestion des bâtiments, auparavant centralisée, est désormais répartie entre chaque délégation afin de renforcer l’efficacité et le pilotage de proximité.
Cette nouvelle organisation doit permettre, selon l’exécutif, de « porter les ambitions du territoire » en associant stabilité politique et montée en puissance opérationnelle.
Une fête populaire perturbée
Le carnaval de Besançon, largement salué pour sa réussite et l’implication de nombreux bénévoles, a été marqué par un incident qui a suscité une vive controverse. En plein défilé, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole et brandi des pancartes assimilant migrants et violeurs. Un message similaire est également resté affiché sur une façade de la Grande Rue durant une grande partie de l’événement, accentuant le malaise parmi les participants et les observateurs.
Une condamnation politique ferme
Les écologistes Anne Vignot et Anthony Poulin, l’Insoumise Sévérine Véziès et le socialiste Jean-Sébastien Leuba ont réagi avec fermeté. « Ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » ont réagi Mme Vignot et M. Poulin. Les élus dénoncent une stigmatisation inacceptable et appellent à une réponse judiciaire claire. Ils demandent notamment au maire de déposer plainte afin de « renforcer les procédures déjà engagées » par Anne Vignot et d’aboutir à « une condamnation définitive des membres du collectif ».
Une gestion de l’incident questionnée
Au-delà du contenu des messages, la durée d’exposition de la banderole interroge. Plusieurs responsables politiques s’étonnent qu’elle ait pu rester visible aussi longtemps sans intervention rapide. Jean-Sébastien Leuba souligne qu’« il est insupportable que son retrait n’ait pas pu être réalisé immédiatement », tout en reconnaissant les contraintes opérationnelles auxquelles peuvent être confrontées les équipes sur le terrain.
Une interpellation au niveau national
Dans ce contexte, Jean-Sébastien Leuba s’associe à la démarche de la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, qui a récemment interrogé le gouvernement à l’Assemblée nationale sur les agissements du collectif Némésis et les risques de troubles à l’ordre public. Cette initiative nationale est perçue comme un levier complémentaire pour faire évoluer la réponse face à des actions jugées répétées et organisées.
Appel à une réponse coordonnée
Au niveau local, l’élu socialiste bisontin Jean-Sébastien Leuba plaide « pour un travail approfondi afin d’éviter la répétition de tels incidents ». L’idée d’une concertation entre l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal est avancée, afin « d’analyser la montée de cette violence et de construire des réponses adaptées ». Il en appelle au Maire Ludovic Fagaut pour engager ce travail.
« Ça suffit » : l’indignation de Séverine Véziès
De son côté, Séverine Véziès a également exprimé sa colère face à ces agissements : « Les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine. Le maire de Besançon doit déposer plainte. Ça suffit ! »
Refuser la banalisation
Au-delà des réactions immédiates, les élus convergent sur un point essentiel : la nécessité de ne pas laisser s’installer une forme de banalisation de ces discours. « Il est temps de mettre fin à l’ambiguïté entretenue par certains », insistent Anne Vignot et Anthony Poulin.
En basket féminin, Champagnole Jura Basket accède à la Nationale 2 après une saison intense. Les Jurassiennes se sont imposées 75 à 63 face à Berrwiller lors du match décisif disputé à domicile. Une victoire pleine d’émotion qui récompense le travail du club et de toute l’équipe. Champagnole évoluera la saison prochaine à l’échelon supérieur.
À Besançon, un départ de feu a été signalé hier soir dans une cuisine au 11, rue Marcelle De Lacour. À l’arrivée des sapeurs‑pompiers du Doubs, il s’agissait d’aliments oubliés sur une plaque de cuisson. Le feu était déjà éteint, mais un important dégagement de fumée a nécessité la ventilation des lieux. Un homme de 24 ans et une femme de 23 ans ont été transportés au CHU Minjoz pour examens après une inhalation de fumées. Enedis et la police nationale étaient sur place.
À Besançon, un incident a perturbé le Carnaval ce week‑end. Une banderole à caractère politique a été déployée depuis le balcon d’un appartement situé sur le parcours du défilé. Le collectif Némésis, qui s’est déjà illustré en 2024, serait à l’origine de cet incident. La Ville dénonce fermement cet affichage, rappelant que « le Carnaval est un événement populaire et familial, sans vocation militante ».
Le maire Ludovic Fagaut a demandé l’intervention immédiate de la sécurité et de la Police municipale. Les fauteurs de troubles ont été évacués, mais la banderole n’a pas pu être retirée avant la fin du cortège.
Le Procureur de la République, la Préfecture et la Police nationale ont été informés. Des suites juridiques sont envisagées. La Ville appelle à préserver l’esprit festif du Carnaval de Besançon.
Le Badminton Val de Morteau termine sa saison en nationale 2 sur une défaite logique, 5 à 3 face à Strasbourg. Malgré un effectif remanié à l’intersaison, l’objectif du maintien est atteint. Bilan : une victoire, deux matchs nuls et sept défaites. À noter toutefois la belle implication des jeunes joueurs, qui ont su répondre présent. Une expérience précieuse pour construire l’avenir du club.