Afin d'assurer l'ordre public et la sécurité des habitants, le préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex, a pris une série d’arrêtés préfectoraux d'application immédiate sur l'ensemble du département. Les mesures prévoient l'interdiction de détention d'articles pyrotechniques, du transport de carburant ainsi que du port d'équipements de protection. Le survol en drone de Lons-le-Saunier est également proscrit, à l'exception des vols effectués par les forces de sécurité intérieure (FSI). Enfin, la vente et la consommation d'alcool sur la voie publique sont strictement interdites du vendredi soir à 22h jusqu'au dimanche matin à 8h.
Dans le Jura, cinq jeunes hommes font l’objet de sanctions administratives pour consommation répétée de stupéfiants. Le préfet a décidé de suspendre pour six mois les permis de conduire de trois individus âgés de 20, 22 et 25 ans. Deux autres, de 20 et 22 ans, ne pourront pas obtenir leur permis pendant la même période. Le département figure parmi les premiers à appliquer la loi RIPOST, entrée en vigueur le 18 août dernier, qui autorise ces mesures même sans infraction au Code de la route.
Le dispositif de patrouilles de gendarmes réservistes dans les trains Mobigo a été officiellement lancé ce mercredi 15 juillet en gare de Dijon. Mis en place par la Région Bourgogne-Franche-Comté, la Gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs, il prévoit le déploiement de 100 patrouilles, composées de trois militaires, dans les trains et les gares des huit départements jusqu'au 30 juin 2027. En appui des contrôleurs et de la Sûreté ferroviaire (SUGE), elles auront pour mission de prévenir les incivilités, lutter contre les actes de malveillance et renforcer la sécurité des voyageurs à bord des quelque 600 TER Mobigo qui circulent chaque jour.
La Région Bourgogne-Franche-Comté, la Gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention d'un an pour renforcer la sécurité à bord des trains Mobigo. À compter du 1ᵉʳ juillet, 100 patrouilles de réservistes de la gendarmerie interviendront dans les trains et les gares des huit départements de la région. Ce dispositif vise à prévenir les incivilités, renforcer la sécurité des voyageurs et compléter l'action des contrôleurs et de la Sûreté ferroviaire.
Le député du Doubs Laurent Croizier se félicite de voir l'une de ses propositions intégrée au projet de loi « RIPOST », porté par le ministre de l'Intérieur. Face à la hausse des refus d'obtempérer, en progression de 22 % en zone gendarmerie et de 46 % en zone police dans le Doubs en 2025, l'élu avait demandé en février dernier un renforcement des sanctions.
Le texte prévoit désormais la saisie automatique du véhicule utilisé lors de l'infraction, une mesure issue d'une proposition de loi déposée par Laurent Croizier en juin 2025. L'objectif est de renforcer l'effet dissuasif des sanctions et de mieux protéger les forces de l'ordre ainsi que les usagers de la route. Le projet de loi est examiné à partir de ce lundi 22 juin en commission des Lois à l'Assemblée nationale.
À la veille de l'ouverture du sommet du G7, le sous-préfet de Saint-Claude, François Huet, s'est rendu aux postes-frontières de La Cure et de Bois-d'Amont. La préfecture du Jura indique que les contrôles sont renforcés à la frontière franco-suisse, avec une mobilisation accrue des services de douane et de gendarmerie afin d'assurer la surveillance et la sécurité du secteur
Le préfet du Jura a annoncé l’éloignement, le 27 avril dernier, d’un ressortissant étranger en situation irrégulière faisant l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Condamné pour des infractions liées aux stupéfiants et des faits de vols, l’homme était considéré comme représentant une menace importante pour l’ordre public. Cette mesure a été prise dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024 relative au contrôle de l’immigration.
La sécurité s’impose comme l’un des marqueurs forts du budget 2026 à Besançon. À l’approche du conseil municipal de jeudi soir, la nouvelle majorité détaille sa stratégie : renforcement des effectifs, armement, vidéoprotection et réorganisation en profondeur de la police municipale. Elle proposera ainsi un budget de 584.000 euros pour mener à bien ses premières propositions, en attendant le prochain exercice comptable pour affirmer plus fortement ses ambitions.
Une présence renforcée dès maintenant
Pour Jean-Pascal Reyes, l’élu bisontin en charge de la sécurité, l’urgence est d’agir immédiatement, sans attendre les futurs recrutements. « Dans un premier temps, on va travailler avec les effectifs disponibles », explique-t-il. Une première phase déjà engagée, avec un objectif clair : accroître la présence des policiers municipaux sur le terrain. Un constat s’impose selon l’élu : « La police municipale est très souvent en première ligne, mais toujours en deuxième division à Besançon ». La municipalité souhaite donc réaffirmer son rôle, notamment en renforçant la coopération avec la police nationale, dans un contexte où la convention de coordination n’est plus en vigueur.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Vers une police de proximité assumée
La nouvelle équipe municipale revendique une doctrine claire : développer une véritable police de proximité, à la fois préventive et opérationnelle. « La police municipale n’est pas une variable d’ajustement, ni une police supplétive. Elle est complémentaire », insiste M. Reyes. Prévention, dissuasion, mais aussi capacité d’intervention : la municipalité veut une police municipale pleinement engagée face à la délinquance.
22 recrutements et un doublement des effectifs
Le budget 2026 prévoit le recrutement de 22 policiers municipaux. Une première étape avant un objectif plus ambitieux : doubler les effectifs d’ici la fin du mandat. Cette montée en puissance s’accompagnera d’investissements structurels, notamment la création d’un nouvel hôtel de police municipale. Les locaux actuels sont jugés « obsolètes », tant pour les conditions de travail que pour l’efficacité opérationnelle.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Armement et vidéoprotection : des moyens renforcés
Autre évolution majeure : l’armement de la police municipale. Après les équipements déjà existants (pistolets à impulsion électrique, matraques, tonfas), la municipalité prévoit un armement létal. En parallèle, le dispositif de vidéoprotection sera étendu avec l’installation d’une trentaine de nouvelles caméras dès 2026. Objectif : améliorer le maillage du territoire en s’appuyant sur les données et indicateurs de la police nationale.
Un budget de transition, mais des priorités affirmées
Ces mesures s’inscrivent dans un budget 2026 qualifié de « transition », encore largement hérité de la précédente mandature. La municipalité assume toutefois une réorientation progressive. « Le vrai budget de la mandature sera celui de 2027 », reconnaît Jean-Pascal Reyes. D’ici là, l’exécutif entend poser les bases de sa politique, avec une priorité affichée : répondre à une « forte attente » des habitants en matière de sécurité.
Le vote du budget, jeudi soir, constituera ainsi un premier test pour la nouvelle majorité — et un signal politique fort sur ses orientations.
Dans le Jura, la prise en charge des victimes se renforce avec de nouveaux dispositifs dans les commissariats de Dole et Lons-le-Saunier. Un tableau d’accueil confidentiel permet désormais de signaler discrètement sa situation grâce à un code couleur : orange pour les violences sexuelles ou intrafamiliales, bleu pour les autres infractions. En parallèle, le téléservice « Police Rendez-vous », accessible en ligne via « Ma Sécurité », permet de réserver un créneau pour déposer plainte et ainsi réduire l’attente. Deux outils complémentaires pour un accueil plus discret, rapide et adapté aux victimes.
À l’occasion de l’une de ses premières sorties officielles, le nouveau maire de Besançon a choisi d’aller à la rencontre des policiers municipaux bisontins, ce mardi 31 mars. Un déplacement hautement symbolique, qui marque la volonté de l’édile de faire de la sécurité un axe central de son mandat.
Une première visite sous le signe du soutien aux forces municipales
Face aux agents de la police municipale, actuellement au nombre de 54, le maire a tenu à adresser un message clair : la sécurité est « la première des libertés » et une priorité politique affirmée. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de proximité avec les équipes de terrain, mais aussi dans un engagement concret : soutenir les agents dans leurs missions et les accompagner en cas d’agression, notamment par des dépôts de plainte systématiques et une protection juridique renforcée.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Des effectifs appelés à augmenter rapidement
Le renforcement des moyens humains constitue l’un des axes majeurs annoncés. Trois nouvelles recrues sont attendues dans les prochains jours, venant étoffer un effectif que la municipalité juge encore insuffisant. Douze postes restent actuellement à pourvoir, mais le nouvel édile souhaite aller plus loin. Lors du prochain conseil municipal, il entend faire voter une augmentation des moyens dédiés afin d’accélérer les recrutements dans le cadre du budget 2026. L’objectif affiché : renforcer durablement la présence de la police municipale sur le territoire bisontin.
Vers une police municipale mieux équipée
Autre annonce forte : la volonté d’armer la police municipale. Face à des agents souvent en première ligne, la municipalité souhaite « monter en gamme » en matière d’équipement. Cette évolution doit se faire en concertation avec les agents, tant sur le choix des armes que sur les besoins en formation. Le maire insiste également sur la nécessité d’un dispositif homogène, refusant l’idée d’une police municipale « à géométrie variable ». Des aménagements matériels seront nécessaires, notamment pour le stockage sécurisé des équipements.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une organisation repensée et des missions élargies
La municipalité souhaite également faire évoluer l’organisation opérationnelle. Parmi les pistes évoquées : la mise en place de patrouilles de nuit sur la base du volontariat, le développement de la police de proximité avec davantage de patrouilles pédestres, et une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Une réflexion est engagée pour élargir les missions dans le respect du cadre légal, tout en renforçant la complémentarité avec la police nationale.
Vidéoprotection et tranquillité publique en ligne de mire
Le renforcement de la vidéoprotection figure également parmi les priorités. En parallèle, la municipalité entend agir sur des problématiques de tranquillité publique, notamment dans le centre-ville, où certains secteurs sont confrontés à des situations de mendicité agressive.*
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
De nouveaux projets à l’étude
Plusieurs dispositifs sont en réflexion, comme la création d’une brigade canine ou encore le développement d’unités de nuit pour assurer une présence élargie. Le dossier du commissariat de Planoise a également été relancé, en lien avec les autorités nationales, même si sa concrétisation dépendra de décisions à plus long terme.
Une feuille de route sécuritaire assumée
À travers cette première sortie officielle, le nouveau maire donne le ton : renforcer les effectifs, équiper davantage les agents et adapter l’organisation aux enjeux actuels. Une orientation claire, qui place la sécurité au cœur de l’action municipale et qui devrait se traduire concrètement dès le prochain budget.