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Une enquête a été menée après l’agression violente d’un détenu survenue le 3 mai dernier dans l’aire de promenade de la maison d’arrêt de Besançon. Pris à partie par plusieurs codétenus, l’homme aurait été visé en raison du motif de son incarcération, en l’occurrence des faits de viol. Souffrant notamment de fractures du nez et de la rate, la victime s’est vu prescrire 20 jours d’ITT.

L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis d’identifier plusieurs participants présumés aux violences. Plusieurs détenus ont reconnu les faits lors de leur garde à vue. Certains ont déjà été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 mois de prison ferme, tandis que d’autres attendent leur jugement après avoir demandé un délai supplémentaire.

Un individu a été interpellé dimanche 18 mai vers 17 heures, rue Marcelle-de-Lacour à Besançon, lors d’un contrôle mené par une patrouille anticriminalité. Soupçonné d’avoir voulu se dissimuler à la vue des policiers, il a spontanément remis une gazeuse avant d’indiquer avoir caché des stupéfiants dans un jardin voisin.

Les fonctionnaires ont découvert 118 grammes de résine de cannabis et 11 grammes de cocaïne. L’intéressé faisait également l’objet d’un signalement pour fugue et d’une fiche de recherche liée à la protection des mineurs. Placé en garde à vue, il sera convoqué le 22 septembre prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon.

Une habitante du Bas-Rhin a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de Strasbourg après avoir tué en 2024 un jeune lynx réfugié dans son poulailler à Niederbronn-les-Bains. L’animal avait été frappé à coups de pelle. La prévenue écope de trois mois de prison avec sursis ainsi que de 30 000 euros au titre du préjudice écologique.

Le Centre Athénas, partie civile aux côtés de One Voice, a obtenu 25 000 euros de dommages et intérêts. L’association souligne une décision importante, évoquant une première reconnaissance judiciaire du préjudice écologique lié à la destruction d’un lynx en France. Le centre rappelle que sur 80 cas de destructions volontaires recensés ces dernières années, très peu ont débouché sur des condamnations. Cette décision est donc perçue comme un signal fort pour renforcer la protection de cette espèce menacée.

 

Le 16 mai dernier, rue de la Rotonde à Besançon, un équipage de la BAC a surpris une transaction de droue entre plusieurs individus à bord d’un véhicule. Les policiers ont découvert 2 grammes de cocaïne, 10 grammes d’héroïne ainsi que 360 euros en espèces.

La conductrice roulait sans permis et son compagnon était porteur d’un couteau. Les trois personnes ont été placées en garde à vue. Le couple sera convoqué devant la justice en novembre prochain, tandis que le vendeur présumé a été déféré au parquet.

Placée en liquidation judiciaire, la distillerie Pernot, implantée à La Cluse-et-Mijoux, va finalement poursuivre son activité. La distillerie Guy, basée à Pontarlier, a officialisé la reprise de l’entreprise et de ses marques emblématiques. Une opération validée ce mardi matin par le tribunal de commerce de Besançon et qui permet de sauvegarder les quatre emplois encore présents sur le site,  tout en préservant une partie du patrimoine historique des spiritueux du Haut-Doubs. « Nous venons d’être attribués pour reprendre la distillerie Pernot par le tribunal de commerce de Besançon pas plus tard que ce matin », a confirmé Laurent Féry, président de la distillerie Guy.

Sauvegarder un héritage régional

À travers cette reprise, Laurent Féry explique vouloir avant tout défendre « un bel héritage régional ». « Émile Pernot est une société qui compte pour la région. L’objectif est de faire perdurer certains produits et de conserver ce savoir-faire », souligne-t-il. Le dirigeant affirme avoir rapidement trouvé un terrain d’entente avec les équipes de la distillerie Pernot. « On s’est mis dans le projet avec plaisir et les équipes nous ont rapidement rejointes », précise-t-il. Pour la distillerie Guy, cette reprise dépasse le simple cadre économique. L’objectif affiché est aussi de préserver une partie de l’identité du territoire pontissalien et de maintenir vivantes des recettes historiques liées à l’histoire des spiritueux du Haut-Doubs.

Les quatre emplois conservés

La reprise permet également de maintenir les quatre salariés encore présents au sein de la distillerie Pernot. Ces derniers intégreront désormais les effectifs de la distillerie Guy. Au total, 22 collaborateurs travailleront désormais sous le giron de la société pontissalienne, répartis sur les deux sites. « On va dépasser les 20 personnes. Nous serons 22 permanents dans l’ensemble des deux distilleries », indique Laurent Féry. Le président insiste sur l’importance d’avoir conservé l’ensemble des salariés encore présents au sein de la société placée en liquidation judiciaire. Une manière, selon lui, de préserver aussi les compétences et le savoir-faire liés à la fabrication des produits historiques de la maison Pernot.

Des marques historiques relancées

L’objectif affiché par la distillerie Guy est désormais de redonner un second souffle à plusieurs produits emblématiques du territoire. Parmi eux figurent notamment des absinthes reconnues comme Junod, mais aussi des liqueurs et eaux-de-vie traditionnelles. « Il y a des produits très complémentaires à ce que fait déjà la distillerie Guy aujourd’hui », explique Laurent Féry, évoquant notamment les recettes à base de gentiane et plusieurs spécialités historiques du Haut-Doubs. Le président précise toutefois qu’un travail de sélection sera mené parmi les nombreuses références accumulées au fil du temps par Émile Pernot. Parmi les produits qui ont particulièrement motivé cette reprise figurent notamment les recettes de gentiane, certaines absinthes historiques, mais aussi plusieurs marques anciennes profondément ancrées dans le patrimoine régional.

Une nouvelle étape pour la distillerie Guy

Pour Laurent Féry, cette reprise représente une étape importante dans le développement de la distillerie Guy. « C’est effectivement une marche importante. Mais j’ai très confiance dans les équipes de la distillerie Guy, qui ont déjà su assurer une belle continuité ces dernières années », affirme-t-il. Le dirigeant entend désormais remettre progressivement la distillerie Pernot sur pied tout en consolidant les activités des deux structures. Cette reprise ouvre également la voie à une activité complémentaire entre les deux sites de production. Certains produits développés par Pernot viennent enrichir une gamme déjà portée par la distillerie Guy.

Préserver le savoir-faire du Haut-Doubs

Au-delà de l’aspect économique, Laurent Féry insiste surtout sur la dimension patrimoniale de cette reprise. « Notre objectif de fond, c’est de faire partie de l’héritage de la région, du savoir-vivre et du savoir-faire de la Franche-Comté », explique-t-il. Cette opération marque également un rapprochement historique entre les deux maisons. Certaines marques détenues par Émile Pernot entretiennent en effet des liens anciens avec l’histoire même de la distillerie Guy. Le dirigeant rappelle notamment que la marque Cousin Florentin, autrefois détenue par Émile Pernot, a joué un rôle historique dans la formation de la famille Guy avant la création de la distillerie pontissalienne. « C’est rajouter un maillon à cette belle histoire », conclut le président de la distillerie pontissalienne.

Dans la nuit du samedi 17 mai, rue de Fribourg à Besançon, des projectiles ont été lancés sur des véhicules de police alors que les équipages intervenaient pour des violences familiales. Les faits ont provoqué des rayures sur un Peugeot 5008 sérigraphié. Repéré grâce aux caméras du CSU, un adolescent de 17 ans a été interpellé puis placé en garde à vue. Lors de son audition, il a reconnu les faits tout en affirmant ne pas connaître les autres participants. Il devra répondre d’une réparation pénale devant le délégué du procureur le 10 juin prochain.

A Besançon. Un homme de 58 ans a été interpellé, mardi 13 mai, à Planoise,  après le vol d’un vélo électrique, avenue de l’Île-de-France à Besançon. Grâce aux images de vidéoprotection, les policiers ont pu localiser le deux-roues dans les parties communes d’un immeuble rue du Languedoc et identifier un suspect rapidement interpellé par la brigade anticriminalité. Placé en garde à vue, l’intéressé a nié les faits. Sa garde à vue a été prolongée afin de poursuivre les investigations sur son lieu de résidence. Il devra s’expliquer le 20 juillet prochain devant la justice.

À Besançon, un homme de 53 ans a été interpellé le 12 mai dernier, à son domicile,  dans le cadre d’une enquête portant sur plusieurs faits de vols aggravés et de tentative de vol par ruse. Les investigations ont débuté après le vol d’une Peugeot 307 commis le 30 avril rue Boisot. Le véhicule avait ensuite été aperçu lors d’une tentative d’intrusion dans une habitation, puis lors de plusieurs vols à main armée perpétrés dans les bureaux de tabac « Le Picaduros » et « Le Fontenoy », rue de Belfort.

L’auteur menaçait ses victimes avec un sabre dissimulé dans un sac plastique ou prétendait être armé d’une arme à feu. Plusieurs centaines d’euros et une trentaine de cartouches de cigarettes avaient été dérobées. Lors de la perquisition menée au domicile du suspect, les enquêteurs ont retrouvé des cartouches de cigarettes ainsi que des vêtements et objets similaires à ceux utilisés lors des faits. À l’issue de sa garde à vue, le quinquagénaire a été déféré au parquet.

Frédéric Péchier restera en détention. La Cour de cassation a rejeté la demande de remise en liberté formulée par l’ancien anesthésiste bisontin, condamné en première instance à la perpétuité pour 30 empoisonnements, dont 12 ayant entraîné la mort. Il souhaitait sortir de prison avant son procès en appel, programmé à Lyon à la fin de l’année. Détenu depuis sa condamnation fin décembre, il demeure incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon.

Le député du Doubs Laurent Croizier a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Besançon, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, après la découverte d’une affiche à caractère antisémite dans une station-service bisontine. Dans un communiqué, l’élu condamne « avec la plus grande fermeté » cet acte qu’il qualifie d’atteinte aux valeurs républicaines. Il dénonce une affiche reprenant « les codes des caricatures antisémites les plus abjectes » et appelle à une réponse judiciaire ferme. Le gérant de l’établissement a indiqué mettre à disposition des enquêteurs les images de vidéoprotection.