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Un important trafic de produits stupéfiants a été démantelé fin février dans le quartier de Planoise, à Besançon. L’affaire, qui a débuté par un simple contrôle de police, a conduit à plusieurs interpellations, d’importantes saisies et à des condamnations prononcées par le tribunal.

Un contrôle qui tourne court

Le 23 février, vers 23h50, au 3 boulevard Ouest, une patrouille de la brigade anticriminalité remarque deux individus installés dans un véhicule en stationnement, tentant de se dissimuler à la vue des policiers. Lors du contrôle, le passager est découvert porteur de 1 210 euros en numéraire ainsi que de produits stupéfiants conditionnés pour la revente : résine de cannabis, héroïne et cocaïne. L’homme tente alors de prendre la fuite. Interpellé, il s’oppose violemment à son arrestation en tordant les doigts d’un policier, blessé lors de l’intervention. Les deux occupants du véhicule sont placés en garde à vue.

Une « nourrice » et d’importantes quantités saisies

L’enquête permet rapidement d’identifier un troisième individu, soupçonné d’assurer un rôle de « nourrice », chargé de stocker la marchandise. Lui et sa compagne sont interpellés. Lors de la perquisition à leur domicile, les forces de l’ordre découvrent une presse, du matériel servant à la confection des doses, ainsi que d’importantes quantités de stupéfiants : plus d’1 kilo  d’héroïne, 67 grammes de cocaïne, près de 2 kilos de résine de cannabis et de 1,5 kilo de produit de coupe destiné à l’héroïne. Un revendeur est également interpellé à Miserey-Salines, où 200 euros sont saisis lors d’une perquisition.

Un trafic estimé à 144 000 euros

Le 26 février, quatre clients présumés du réseau sont à leur tour interpellés. Sur une période d’un an, ils déclarent avoir acheté au total 3,5 kilos d’héroïne et 2,4 kilos de cocaïne pour un montant estimé à 144 000 euros. Au terme de l’enquête, quatre personnes sont déférées et jugées le 27 février 2026.

Des peines de prison prononcées

Un jeune homme de 18 ans écope de six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Un homme de 22 ans est condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans, 5 000 euros d’amende et une interdiction de paraître dans le Doubs pendant trois ans. Il est incarcéré à l’issue de l’audience. La « nourrice », âgée de 37 ans, est condamnée à 16 mois de prison et également incarcérée. Sa compagne, 36 ans, reçoit un an de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Enfin, un homme de 44 ans est condamné à 14 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis de 140 heures de travail d’intérêt général. Les quatre clients ont été remis en liberté et seront jugés ultérieurement dans le cadre d’une ordonnance pénale.

Lundi soir, vers 21h45, à Besançon, place de l’Europe ?  à Planoise, une patrouille de police  a interpellé un jeune homme de 20 ans surpris dans des garages avec des stupéfiants. Les policiers ont saisi 5 grammes de cocaïne et 11 grammes de résine de cannabis. Placé en garde à vue, il a reconnu consommer des produits. Il fera l’objet d’une ordonnance pénale en mai prochain pour usage de stupéfiants.

Le 22 février,  vers 19h30, rue de Dole, à Besançon, une patrouille de police est intervenue après des signalements de riverains concernant un point de deal. Dans un véhicule, les policiers ont découvert plus de 2 kilos de résine de cannabis. La perquisition d’un appartement a permis  la saisie de près de 10 kilos de stupéfiants, de cocaïne et de munitions. Deux hommes de 20 et 25 ans ont été condamnés à 12 mois de prison, aménageables sous bracelet.

Les faits ont été constatés à Charquemont. Ce jeudi matin, un témoin a signalé la présence d’un véhicule incendié en forêt. Après vérifications, le véhicule avait été dérobé au cours de la nuit sur la commune de Damprichard. Le propriétaire s’est présenté ce matin à l’unité pour signaler le vol. Une enquête est en cours.

La liste « Besançon vivante, juste et humaine » conduite par Anne Vignot annonce avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. En cause : la diffusion du magazine Le Journal du Marais n°35, édité par le syndicat mixte de protection du Marais de Saône et contenant un éditorial de Ludovic Fagaut, également candidat aux municipales. Le tirage aurait été multiplié par trois et élargi à Besançon en période électorale. La liste évoque un possible « don prohibé » au regard du code électoral.

Cette nuit, sur l’aire du Boulet, sur l’A36, à hauteur de Villars-sous-Écot, un chauffeur poids lourd a été victime d’un vol de carburant. Entre 23h50 et 4h, 350 litres de gasoil ont été dérobés. Aucune dégradation n’a été constatée sur le réservoir ni sur le véhicule.

A Dannemarie-sur-Crète,  un cambriolage a visé une société. Les auteurs ont sectionné une partie du bardage métallique à l’arrière du bâtiment avant d’arracher les câbles d’alimentation de l’alarme et du système de vidéosurveillance. À l’intérieur, de l’électroportatif et de l’outillage ont été dérobés. Le coffre-fort a également été fracturé et vidé de son contenu. Deux patrouilles ainsi qu’un technicien en identification criminelle (OPTS) ont été engagés sur les lieux. L’enquête est en cours.

Un grave accident, impliquant un tracteur, s’est produit cet après-midi à Epenouse. Le bilan définitif fait état d’un blessé grave, un homme de 31 ans, dont le pronostic vital  est engagé. Il a été transporté médicalisé, par hélicoptère, à l’hôpital Jean Minjoz à Besançon.

Le 21 février dernier, rue des Flandres Dunkerque, dans le quartier Planoise, à Besançon, un jeune homme est décédé à la suite de coups de couteau portés lors d’une altercation dont les circonstances exactes restent encore à éclaircir. Une plaie profonde au niveau du dos, commise par une arme blanche, serait à l’origine du décès du jeune homme, qui succomba à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital. Deux suspects ont été mis en examen, tandis qu’une troisième personne demeure activement recherchée. L’un d’eux est en détention provisoire. Le second a été placé sous contrôle judiciaire.

Une altercation aux circonstances confuses

Les événements se sont déroulés dans un contexte de différend entre plusieurs personnes qui se connaissaient « manifestement », selon les premières déclarations. L’altercation aurait dégénéré, chacun des protagonistes affirmant avoir été victime de l’autre. D’après les éléments communiqués par le parquet, l’arme utilisée serait « compatible avec un couteau », au regard des constatations du médecin légiste. Plusieurs coups auraient été portés, mais un seul serait directement à l’origine du décès. Les déclarations des mis en cause sont décrites comme « évolutives », avec des versions divergentes des faits, rendant l’établissement précis des responsabilités encore incertain à ce stade de l’enquête.

L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon 

Deux hommes poursuivis, un troisième en garde à vue

Deux hommes ont été présentés à un juge d’instruction. Le principal suspect, né en octobre 1998, a été mis en examen pour des faits de nature criminelle, notamment meurtre. Il serait celui qui a eu l’altercation initiale avec la victime. Un second individu, né le 22 juillet 1996, a été mis en examen pour des faits de nature délictuelle. Il ferait partie de la famille du premier mis en cause. Une troisième personne, interpellée en fin d’après-midi la veille des déclarations, était toujours en garde à vue au moment du point presse de ce mardi matin. Par ailleurs, une personne reste en fuite.

L'interview de la rédaction : Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon 

Une victime connue des services de police

La victime, née le 26 novembre 2001, était connue des services de police sous une autre identité. Elle était défavorablement connue pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Au total, cinq gardes à vue ont été ordonnées dans ce dossier, y compris à l’encontre de proches des suspects, afin de déterminer les circonstances exactes du drame et les responsabilités de chacun. L’information judiciaire se poursuit. Les enquêteurs devront notamment clarifier le rôle précis de chaque protagoniste, dans une affaire où les versions restent contradictoires et où un suspect demeure activement recherché.

Le 20 février dernier, à Grandfontaine, un homicide conjugal  s’est produit à la veille du placement en EHPAD de la victime. Une femme de 77 ans a reconnu avoir frappé mortellement son mari de 88 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer, alors qu’il dormait dans le lit conjugal. Les constatations médico-légales préliminaires font état de multiples impacts crâniens fronto-temporaux. L’autopsie, en cours, devra confirmer la cause exacte des lésions et la chronologie des coups.

L’alerte des voisins

Le drame a été révélé par deux voisins, alertés par la présence  de la mise en cause à la fenêtre du premier étage. Selon les premiers éléments, elle semblait vouloir se défenestrer. Entrés dans le domicile, ils ont découvert le corps de son mari, ensanglanté, dans la chambre. À l’arrivée des services d’urgence, l’épouse apparaissait alcoolisée, en état de choc. Des entailles superficielles ont été relevées sur ses bras. Le mari, lui, était déjà décédé.

Christine De Curraize, procureure de la république de Besançon 

Christine De Curraize,  procureure de la république de Besançon 

Les aveux en garde à vue

Placée en garde à vue, la septuagénaire a immédiatement reconnu les faits. Elle a décrit un réveil nocturne, la saisie d’un marteau et des coups portés alors que son époux dormait. Elle a expliqué avoir consommé de l’alcool pour “se donner du courage”, avant de tenter de mettre fin à ses jours.

Qualification pénale

Le 22 février, une information judiciaire a été ouverte pour homicide sur conjoint. La suspecte a été mise en examen et placée en détention provisoire. Au vu de son état mental, un transfert en milieu psychiatrique a été ordonné. L’audience devant le juge des libertés et de la détention n’a pas pu se tenir dans les conditions initialement prévues.

Un passage à l’acte impulsif ?

La mise en cause évoque un geste “sur un coup de tête”, revenant de manière récurrente sur un mot : la fatigue. Les premiers éléments dessinent le profil d’un épuisement chronique de proche aidant : prise en charge quotidienne d’un conjoint atteint d’Alzheimer, troubles urinaires aggravant la dépendance, absence de répit — selon les proches, elle “ne le quittait jamais” et deux malaises récents de l’épouse dans les semaines précédentes. Aucun antécédent de violences conjugales n’est rapporté. Aucun passé d’alcoolisation problématique n’est signalé. L’alcool, dans ce contexte, apparaît comme un désinhibiteur facilitant à la fois l’agression et la tentative d’auto-agression.

Un entourage présent, mais un risque non détecté

Le couple n’était pas isolé. Une infirmière intervenait à domicile chaque jour. Un médecin est décrit comme “assez présent”. Trois enfants adultes vivait à proximité. La fatigue de l’épouse était perçue, mais sans qu’un état dépressif caractérisé ne soit identifié. Aucun signal comportemental jugé alarmant n’avait été formalisé.