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Un jeune homme de 22 ans devra s’expliquer le 12 septembre prochain devant la justice. Dimanche dernier, chemin des Torcols, à Besançon, deux individus ont quitté à vive allure un point de deal. Ces derniers ont refusé de se soumettre à un contrôle. Néanmoins, le conducteur est interpellé plus loin. Il était en possession de produits stupéfiants.

Il conduisait également malgré une suspension de son permis de conduire. Néanmoins, le mis en cause nie avoir été au volant. Le parquet a demandé une perquisition, l’exploitation de  son téléphone et la vérification de la provenance des 745 euros appréhendés qui , finalement proviennent d’un gain réalisé au Casino de Besançon. Cet argent lui a d’ailleurs été restitué.

C’est un nouveau procès hors norme qui s’est conclu mardi aux assises du Doubs. Le Chilien Nicolas Zepeda a été reconnu coupable du meurtre de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki. Il a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle. Il a désormais 10 jours pour faire appel de cette décision.

Mardi, en milieu d’après-midi, peu après le verdict de la cour et du jury,  l’avocat de l’université de Tsukuba, à laquelle Narumi Kurosaki était affiliée, a lu un message de son président. Il y décline « son profond respect pour tous les efforts consentis’ par les autorités d’enquête françaises et japonaises, sans oublier l’avocate de la famille, pour avoir mener les investigations nécessaires pour faire aboutir les investigations menées. Le doyen a également évoqué le souhait de son établissement de développer les relations académiques franco-japonaises, répondant ainsi au projet de la jeune victime.

L'interview de la rédaction

Un jeune homme de 17 ans sera présenté ce mercredi devant la justice. Lundi, il a été interpellé sur un point de deal, rue Ravel à Besançon. Il était en possession de 460 euros en liquide. Il conduisait le policier vers sa cache, située dans un local poubelles. 23 sachets contenant des barrettes de résine de cannabis et neuf bonbonnes de cannabis ont été découvertes.

 

Après deux semaines intenses, nous connaissons l’épilogue du procès Zepeda. Ce mardi, la cour d’assises du Doubs a condamné le Chilien Nicolas Zepeda à 28 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son ex-petite amie japonaise Narumi Kurosaki, en décembre 2016 à Besançon. Une fois sa peine purgée, il sera interdit de territoire français. Il a désormais 10 jours pour faire appel.

Maître Jacqueline Lafont, avocate de Nicolas Zepeda

La cour déclare Nicolas Zepeda entièrement responsable des préjudices. Il devra payer à chaque parent de la victime la somme de 50 000 euros, et à chacune de ses sœurs 40 000 euros au titre des dommages et intérêts. Arthur Del Piccolo, petit ami de la victime au moment des faits recevra quant à lui 5 000 euros.  

Maître Schwerdorffer, avocat des parties civiles

 

A l'annonce du verdict, le Chilien est resté figé, droit face au juge, sans aucune réaction. Une impassibilité totale, dans une salle suspendue aux lèvres du président d’audience Matthieu Husson. Zepeda n'a pas tourné une seule fois la tête en direction de ses parents, assis à sa droite, qui eux aussi ont détourné leurs regards. En face, la mère de Narumi Kurosaki a sorti le portrait de sa fille. 

Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon

Un jeune homme de 17 ans a été interpellé le 11 avril  à Besançon. Il est soupçonné d’avoir blessé un homme de 35 ans avec un couteau devant le centre commercial Île de France, dans le quartier Planoise le 18 mars dernier. L’auteur des violences a pu être confondu grâce aux images de vidéosurveillance. Ce même homme a été entendu dans une autre affaire, datant du 14 avril 2021. Il s’agit d’un autre dossier de violences avec également six jours d’ITT pour la victime.

Aux assises du Doubs. Dernier jour de procès dans l’affaire Narumi Kurosaki, cette étudiante japonaise dont le corps n’a jamais été retrouvé et qui avait rejoint Besançon pour y effectuer ses études en 2016. Depuis le 29 mars dernier, son ancien petit ami Nicolas Zepeda, incarcéré à Besançon, suspecté du meurtre de la jeune femme, est auditionné.

Le trentenaire continue de nier les faits. Hier, l’avocat général a requis la réclusion criminelle à perpétuité, l’interdiction de territoire à la fin de sa peine, et une période de sûreté de 18 ans. Ce mardi matin, à compter de 9h30, la cour et le jury se retireront pour délibérer. Le verdict devrait être connu en début d’après-midi. Maître Schwerdorffer, un des deux avocats des parties civiles, est au micro de la rédaction. Il revient sur la plaidoirie de la défense, assurée par Maîtres Lafont et Benedetti, avocates au barreau de Paris.

L'interview de la rédaction / Maître Randall Schwerdorffer

Le procès de Nicolas Zepeda entamera ce lundi sa troisième et dernière semaine. Deux nouvelles journées sont au programme. Rappelons que le verdict sera connu mardi. Durant les neuf jours précédents, Zepeda, le meurtrier présumé de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki, n’a jamais reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a toujours tenu la même défense.  Les parties civiles  ont  cru obtenir des aveux en milieu de semaine dernière, mais l’accusé s’est ressaisi. Ce lundi, place aux plaidoiries des parties civiles, les réquisitions du ministère public et la plaidoirie de la défense. Le dernier jour de procès débutera à 9h30 mardi. C’est après la délibération de la cour et du jury que l’accusé connaîtra sont sort. Zepeda bénéficiera-t-il d’un acquittement en raison de l’absence de corps ou sera-t-il condamné à la peine maximale ? Il ne reste plus que quelques jours à attendre.

Joli coup réalisé par la police bisontine. Le 5 avril, rue Larmet, à Besançon, deux jeunes hommes de 19 ans ont été interpellés, après avoir tenté de prendre la fuite. Dans la voiture, les policiers ont découvert que le passager était en possession de 495 euros en liquide et d’un sachet contenant de la résine de cannabis. Lors d’une fouille plus approfondie, et sur les indications du conducteur, près de 450 grammes de résine de cannabis ont été aperçus. Par ailleurs, au domicile d’un mis en cause, 3.780 euros en numéraire ont été saisis.

La possession d’un badge par un mis en cause a également permis d’identifier un appartement. La perquisition, menée en présence de la locataire, est à l’origine de la découverte d’un petit coffre fermé à clé, contenant des emballages, de la résine de cannabis et un téléphone portable. 84 cartouches de cigarettes étrangères ont été découvertes dans le même temps. Les deux jeunes hommes ont été présentés à la justice ce vendredi.

Jeudi soir, vers 19h, à Besançon,  trois individus, qui se trouvaient dans une voiture,  à hauteur de la rue du Petit Battant, étaient en possession de 855 euros, près de 3 grammes d’herbe de cannabis et 13 grammes de résine de cannabis. Ils ont été placés en garde à vue. Pour deux d’entre eux, cette dernière a été prolongée. Un classement sans suite a été décidé pour le dernier.

La 8ème journée du procès de Nicolas Zepeda s’est achevée ce jeudi soir, dans une atmosphère très intense. Jusqu’à la dernière minute, chacun aura tenté de faire avouer Nicolas Zepeda, en vain. L’interrogatoire récapitulatif de l’accusé a débuté à 14h. Mais le chilien a continué de manière impassible à affirmer qu’il n’avait rien à voir dans la disparition de Narumi. Face aux questions de l’accusation, il a craqué, avant de reprendre ses esprits, soutenu par sa mère et son père qui se rendent à ses côtés à chaque suspension d’audience. À la reprise, l’ensemble de la cour a conjuré Nicolas Zepeda d’avouer où se trouvait le corps de Narumi, jusqu’à sa propre avocate. En vain.

 

L’avocate de Nicolas Zepeda, Me Jacqueline Laffont, a été la dernière à prendre la parole, en s’adressant à son client. Avec un ton grave, mais très doux, elle s’essaye à son tour.

 

« La question vous a été posée par tout le monde. Moi aussi j'aimerais vous la poser. Pour vous défendre, il me semble absolument nécessaire de vous poser moi-même cette question. Celle de savoir si vous êtes en mesure de répondre à l'espoir, à l'espérance de la maman et de la soeur de Narumi Kurosaki. Où se trouve le corps de leur fille et de leur soeur ? » 

 

« Je ne sais pas » répond Zepeda. 

 

« Est-ce qu'on peut imaginer qu'une dispute aurait mal tourné ? » poursuit-elle. 

 

« Nous nous connaissons suffisamment bien avec Narumi pour que les choses ne finissent pas comme ce à quoi vous faites référence » répond le chilien.

 

« Avez-vous envie de dire quelque chose une dernière fois ? » dit-elle à nouveau.

 

Zepeda souffle, attend quelques secondes avant de répondre, puis il s’effondre en larme en s’emportant : « Je me trompe parfois, je suis loin d'être une personne parfaite. Moi aussi, je veux savoir. Je veux savoir. Je ne l'ai pas tuée ! Je ne l'ai pas tuée ! Je ne l’ai pas tuée ! »

 

Plus un bruit dans la salle sinon les sanglots de Nicolas Zepeda. Son avocate retourne s’asseoir. Puis le président suspend l’audience.

L'interview de la rédaction / Maître Randall Schwerdorffer