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Le quatrième jour du procès de Nicolas Zepeda s’est poursuivi ce vendredi.

L’audience a débuté à 8h ce matin par des visioconférence avec Tokyo. Trois personnes se sont succédées pour apporter leur témoignage. Le premier, Kaisuke Kameiama est âgé de 56 ans et est professeur universitaire au Japon. Il est le directeur du centre informatique de l’université de Tsukuba. Il a été sollicité par la police japonaise afin de fournir les traces de connexion au réseau universitaire depuis les comptes de Narumi et Zepeda. Il a été relevé qu’environ cinquante connexions ont été effectuées sur le compte de Narumi depuis des appareils appartenant à Nicolas Zepeda après le 20 Août, date du départ de l’étudiante japonaise pour la France. Ces connexions sont considérées comme illicites, et soulève la piste d’une véritable "traque informatique" de la part de l’accusé. 

Le deuxième témoin de la matinée, Takeshi Manaka, âgé de 47 ans, exerce des fonctions techniques au sein de l’université de Tsukuba. Il lui a été demandé d’analyser l’historique de l’utilisation du compte de Narumi. Il a relevé que le compte de Narumi avait été utilisé sur le campus de Tsukuba alors que l’étudiante avait déjà quitté le territoire japonais pour Besançon. Mais ce qui a particulièrement attiré l’attention de son enquête, c’est cette mystérieuse connexion effectuée après la disparition de Narumi au moins de Décembre 2016. Cette connexion a été effectuée depuis l’étranger, mais l’adresse IP de l’appareil ainsi que le type d’appareil utilisé n’a pas pu être identifié. Malgré tout, il a été détecté que cette connexion aurait été effectué via des fournisseurs internets espagnols. 

Enfin le troisième témoin, un officier de police japonais, n’a apporté aucun élément nouveau à l’enquête, et son passage devant la cour a été très confus. Il a soulevé deux erreurs dans le rapport effectué par son service, mais cela concernait des éléments de détails qui n’avaient aucune importance. 

D’intenses recherches

L’audience a été suspendue à 10h, pour une reprise à 10h30 avec l’intervention du commandant de police Christophe Touris.  Le commandant présente l’enquête dans sa globalité pour commencer. Il évoque Arthur Del Piccolo comme premier suspect de cette enquête, mais il a vite été écarté au vu des éléments. Nicolas Zepeda a très rapidement été considéré comme le suspect principal de l’affaire. Le commandant évoque les différents moyens mis en œuvre pour essayer de retrouver le corps de Narumi. Il évoque notamment toutes les battues effectuées, ainsi que les différentes zones aquatiques dans lesquelles les plongeurs sont intervenus. Toutes les recherches n’ont pas abouti à la découverte du corps. Le commandant présente ensuite les déplacements de Nicolas Zepeda, notamment la nuit du 4 Décembre, ainsi que la nuit du 5 au 6 Décembre, nuit où il a quitté le campus de Besançon pour se rendre vers les environs de Dole. Tous les déplacements ont pu être obtenus grâce au déclenchement d’antennes relais téléphoniques ainsi qu’avec la localisation de sa voiture. Il présente également la soirée  du 1er Décembre, où il s’était déjà rendu dans les environs de Dole et de la forêt de Chaux.  Tous les éléments fournis sont déjà connus, mais le commandant apporte une expertise minutieuse, minute par minute, en nommant exactement les lieux où les antennes ont été déclenchés lors de ces nuits. 

Le commandant présente ensuite un élément extrêmement troublant et qui place Nicolas Zepeda dans une position très délicate. Le 6 Décembre, un billet de train Besançon/Lyon pour le jour même a été acheté avec la carte bancaire de Narumi. Cet achat a été effectué depuis le centre commercial de la toison d’or à Dijon. Au même moment, une connexion a été effectuée sur le compte Facebook de Narumi, depuis la toison d’or de Dijon. Nicolas Zepeda est la seule personne qui a été localisée par les enquêteurs à la toison d’or de Dijon ce jour-là. 

Des connexions après la disparition de Narumi

De plus, quelques jours plus tard, une nouvelle connexion au compte Facebook de Narumi est remarquée. Cette connexion est effectuée avec une adresse IP qui est liée à une localisation en Espagne. Nicolas Zepeda est justement en Espagne à ce même moment.  Enfin, une connexion au compte gmail de Narumi a été remarquée en Décembre, après sa disparition. Les informations relatives à cette connexion indique un élément troublant. La connexion a été effectuée depuis le fuseau horaire chilien. Nicolas Zepeda était au Chili à ce moment-là. 

Le commandant présente donc tous les éléments relatifs aux connexions sur les comptes de Narumi, après la date de sa disparition, et toutes les connexions sont reliés à Nicolas Zepeda, que ça soit via les adresses IP, où les lieux des connexions. 

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Besançon a rendu son jugement. Elle avait été saisie par l’anesthésiste Frédéric Péchier pour l’annulation de trois cas d’empoisonnement supposés sur les 24 référencés et pour lesquels le médecin est poursuivi. Cette demande a finalement été rejetée par la juridiction bisontine.

Le deuxième jour du procès de Nicolas Zepeda a été marqué par les auditions du directeur d’enquête et d’un enquêteur qui a expliqué ce qu’il avait vu sur les images de vidéosurveillance du campus. Il y a apparaît un homme, rôdant dès le 1er décembre, dans le secteur de la Bouloie. Là, où vivait la jeune étudiante japonaise. L’enquêteur  en est convaincu, cet individu n’est autre que l’ex petit ami chilien. A la vue de cette vidéo, les avocates de Nicolas Zepeda sont montées au créneau. Dénonçant, le fait que cette vidéo et les éléments décrits n’apparaissent pas dans la procédure.

Mardi, vers 17h, à Pontarlier, un homme de 29 ans a été interpellé lors d’un contrôle routier. Les forces de l’ordre ont constaté un défaut d’assurance. Son véhicule a été immobilisé. Les dépistages aux stupéfiants ont répondu positivement à la consommation de cocaïne et de cannabis. Le jeune contrevenant sera convoqué ultérieurement lorsque le résultat des analyses toxicologiques définitives sera connu.

La première journée du procès de Nicolas Zepeda aux assises du Doubs s’est conclue ce mardi soir. Comme le souligne Maître Sylvie Galley, avocate de la famille et des proches de Narumi Kurosaki, ces derniers ont été très ébranlés par les propos tenus par l’accusé ce jour.

ZEPEDA ASSISES

En compagnie de Maître Randall Schwerdorffer, qui assiste Arthur Del Piccolo, le petit ami de l’étudiante japonaise, les avocats de la défense pointent l’aplomb avec lequel Zepeda arrange la vérité, malgré parfois des faits très précis que l’enquête et les investigations ont pu mettre en évidence.

ZEPEDA ASSISES 4

Le procès se poursuit ce mercredi, à partir de 9h,  avec l’examen des faits. Notons que le premier interrogatoire de l’accusé sur les faits est prévu ce jeudi après-midi. Des experts sont également attendus à la barre.

ZEPEDA ASSISES 3

Un septuagénaire, impliqué dans une affaire relative à un conflit de voisinage, dans le secteur de Palente, à Besançon, a été présenté à la justice le 28 mars dernier. Jugé en comparution immédiate, il a écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis, d'une interdiction de porter une arme, d'être en contact avec ses victimes et d’une obligation de soin concernant l'alcool.

Le 26 mars dernier, un différend de voisinage a éclaté. Arrivée sur place la patrouille entend une détonation et aperçoit un homme arme à la main qui se déplace. Elle parvient à le désarmer et à l’interpeller. L’individu, qui présentait un taux de 1 gramme d’alcool par litre de sang,  a été placé en garde à vue. L’arme s’est révélée être un révolver à bille de catégorie D. Précisons que la victime s’est vue prescrire une ITT de 3 jours.

Un jeune homme de 17 ans, qui a été retrouvé porteur d’une arme de poing, garnie de cartouches, dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier Planoise, à Besançon, devra s’expliquer le 12 avril prochain devant le juge pour enfants au tribunal judiciaire de Belfort. Il était en possession de plus de 5 grammes de résine de cannabis. Il est apparu qu’il faisait  l’objet d’une interdiction de s’absenter de son domicile belfortain la nuit. Il était également recherché suite à une condamnation judiciaire en rapport avec les stupéfiants.

C’est un procès hors norme qui va s’ouvrir ce mardi matin au palais de justice de Besançon. A compter du mardi 29 mars, et jusqu’au mardi 12 avril, le Chilien Nicolas Humberto Zepeda Contreras comparaît devant la cour d’appel de Besançon pour l’assassinat de l’étudiante japonaise Narumi Kurosacki, en 2016, à Besançon. Soit onze jours de procès. Précisons que le corps de la jeune femme n’a jamais été retrouvé.

Il aura fallu toute la détermination de la justice française et d’Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon, pour obtenir l’extradition du Chilien en France. C’est en mai 2020, après le déplacement des autorités françaises au Chili, qui avaient pu obtenir et assister à un entretien entre une magistrate chilienne et l’accusé, et pour lequel 95 questions avaient été posées, que la cour suprême du Chili a autorisé l’extradition de Zepeda. En juillet 2020, Il se voyait notifier sa mise en examen par le juge d’instruction de Besançon. En février 2021, l’ordonnance de renvoi de Zepeda devant la cour d’assises de Besançon du chef d’assassinat était actée. Le 19 mai de la même année, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon confirmait cette ordonnance.

Nicolas Zepeda sera assisté par Maîtres Jacqueline Lafont et Julie Bendetti, avocates au barreau de Paris. Cinq personnes se sont constituées parties civiles. Les proches de la victime seront défendus par Maître Sylvie Galley, avocate au barreau de Besançon. Arthur Del Piccoloh-Saleh sera assisté de Maître Randall Schwerdorffer, également avocat au barreau de Besançon.

Le procès débutera mardi matin, à 10h. Il sera alors procédé au tirage au sort du jury de jugement. La personnalité de l’accusé sera détaillé mardi après-midi. L’examen des faits sera effectué mercredi. Ce n’est que jeudi après-midi que Nicolas Zepeda sera interrogé.

Un jeune homme de 18 ans a été placé en garde à vue hier soir à Besançon. Lors d’un contrôle, ce jeune automobiliste a tout d’abord donné une fausse identité aux policiers, avant de revenir sur ses déclarations. Les investigations ont permis d’établir qu’il n’était pas titulaire du permis de conduire.

Un jeune homme de 16 ans a été interpellé par les policiers bisontins hier soir, vers 18h30, sur le secteur de Planoise à Besançon. Sur son scooter, ce dernier a pris de nombreux risques vis-à-vis des usagers. Le jeune contrevenant, qui avait d’échapper aux forces de l’ordre,  a été ramené manu militari au commissariat et placé en garde à vue.