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Le 28 avril,  vers 18h15,  rue Champrond, les effectifs de la BAC ont procédé à l’interpellation d’un homme de 46 ans recherché par l’autorité judiciaire pour l’exécution de plusieurs peines d’emprisonnement totalisant près de quatre années.

Placé en rétention judiciaire, l’intéressé a ensuite été présenté au Parquet Général de la Cour d’Appel, qui a ordonné la révocation de sursis et l’application des peines, portant la détention à 45 mois. Il a été écroué à la maison d’arrêt de Besançon.

Le préfet du Jura a annoncé l’éloignement, le 27 avril dernier, d’un ressortissant étranger en situation irrégulière faisant l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Condamné pour des infractions liées aux stupéfiants et des faits de vols, l’homme était considéré comme représentant une menace importante pour l’ordre public. Cette mesure a été prise dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024 relative au contrôle de l’immigration.

Un éleveur du Russey a été reconnu coupable et condamné ce lundi 27 avril par le tribunal de Besançon pour des sévices ayant entraîné la mort d’un animal. Les faits remontent à octobre 2025 : il avait attaché un poulain de deux ans avant de le précipiter dans un trou d’environ cinq mètres. Grièvement atteint, l’animal n’avait pas survécu et avait été euthanasié. Le prévenu a été condamné à trois mois de prison avec sursis. Il se voit également interdire à vie de détenir des animaux et d’exercer toute activité professionnelle en lien avec eux. Sept associations de protection animale ont obtenu réparation, pour un montant total de 12 600 euros.

Le 24 avril, vers 18h30, à Besançon, rue Madeleine Brès, une patrouille anticriminalité a surpris une transaction suspecte au fond d’une impasse. Les policiers ont observé un échange entre deux individus, l’un remettant une bonbonne contenant de la cocaïne contre de l’argent. L’acheteur présumé, âgé de 28 ans et circulant en trottinette électrique, a été interpellé après une tentative de fuite, en possession de 400 euros. Le second individu, âgé de 55 ans, a également été interpellé après avoir tenté de se débarrasser du produit stupéfiant.

Placés en garde à vue, les deux hommes ont reconnu les faits. Une perquisition a permis la découverte de 3,7 grammes de cocaïne. Le trafiquant présumé a reçu une convocation pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité en novembre prochain, tandis que son client devra répondre de ses actes devant un délégué du procureur.

Lors d’un contrôle de vitesse mené sur la RN57, limitée à 110 km/h, mené sur la commune de Chevroz, les gendarmes ont intercepté deux automobilistes en grand excès de vitesse. Les conducteurs de véhicules de marque Mercedes et Lotus ont été flashés respectivement à 191 km/h et 189 km/h. Les deux véhicules ont été interceptés sur la commune de Devecey. Les permis de conduire des conducteurs ont été immédiatement retenus et les véhicules ont été immobilisés puis remorqués.

Une mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires se tient ce lundi  devant plusieurs établissements en France, dont la maison d’arrêt de Besançon. À l’appel de trois syndicats majoritaires, les agents dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail, marquée notamment par une surpopulation carcérale alarmante et un manque criant de personnel.

Une surpopulation carcérale préoccupante

Au cœur des revendications, la surpopulation pénale atteint des niveaux critiques. À Besançon, l’établissement dispose de 273 places théoriques, mais accueille actuellement environ 460 détenus. Cela représente un taux d’occupation oscillant entre 150 % et 190 % depuis plusieurs mois. « La situation explose partout en France, mais particulièrement ici », souligne Christophe Vernerey, représentant local du syndicat UFAP UNSA Justice et secrétaire régional adjoint. Cette densité carcérale accroît les tensions quotidiennes et complique considérablement la gestion des détenus.

L'interview de la rédaction : Christophe Vernerey 

Un déficit important d’effectifs

À cette surcharge s’ajoute un manque significatif de personnel. Selon un audit récent, la maison d’arrêt de Besançon accuse un déficit d’au moins 26 agents. Une situation qui pèse lourdement sur les équipes en place. « Il manque énormément de personnel », explique M. Vernerey. « Cela met en difficulté les agents et augmente les risques dans l’exercice de nos missions. »

Des conditions de travail jugées dangereuses

Les surveillants alertent également sur la hausse des agressions. En 2023, près de 5 000 incidents ont été recensés à l’échelle nationale. Une tendance inquiétante qui alimente le malaise dans la profession. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par un événement tragique : le décès de deux agents le 14 mai 2024. « Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », confie le responsable syndical, évoquant une profession « de plus en plus exposée ».

Une mobilisation appelée à durer

Au niveau national, près de 100 établissements pénitentiaires seraient concernés par des blocages, plus ou moins importants selon leur taille. À Besançon, les agents se disent prêts à prolonger le mouvement sur plusieurs jours. « Nous espérons une sortie rapide de conflit, mais nous attendons des annonces fortes de la part du ministère », indiquent les syndicats. Des discussions doivent se tenir dans la journée entre les représentants nationaux et les autorités.

prison ufap unsa justice

Soutien attendu des élus locaux

Le député Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, ont fait le déplacement devant la maison d’arrêt. Ces derniers ont eu l’occasion de visiter dernièrement l’établissement. Les surveillants appellent les responsables politiques à constater eux-mêmes la situation : « Nous les invitons à venir sur le terrain pour voir la réalité de nos conditions de travail Â».

Une situation sous haute surveillance

Alors que la mobilisation se poursuit, l’enjeu reste la sécurité, tant pour les agents que pour les détenus. Entre surpopulation, sous-effectif et tensions croissantes, la maison d’arrêt de Besançon apparaît comme un symbole des difficultés structurelles du système pénitentiaire français.

Dans le Jura, la lutte contre la fraude aux prestations sociales se renforce. Un protocole a été signé entre le préfet, la Caisse d’allocations familiales et la justice pour améliorer le partage d’informations et accélérer le traitement des dossiers. Objectif : mieux détecter les revenus illicites et garantir un versement plus juste des aides. Une première application concrète concerne des situations liées à un trafic de stupéfiants à Dole.

Un homme de 30 ans a été interpellé le 22 avril, vers 13h45,  rue Midol, à Besançon,  lors d’un contrôle routier. Les policiers ont constaté qu’il conduisait sans permis et se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. À l’issue de l’enquête, il a été remis en liberté avec notification d’une ordonnance pénale prévue le 2 juillet 2026.

A Besançon, deux hommes ont été interpellés le 21 avril après avoir tenté de jeter des colis par-dessus le mur de la maison d’arrêt, avenue Clemenceau. L’un d’eux, âgé de 30 ans, a reconnu avoir préparé les paquets. Son complice, 29 ans, affirme l’avoir simplement accompagné. Ils seront convoqués le 2 juillet devant le délégué du procureur.

À Besançon, une agression violente s’est produite le 7 avril dans la cour de la maison d’arrêt. Un détenu de 19 ans a reconnu avoir frappé un autre prisonnier à l’aide d’un morceau de bois taillé en pointe, ainsi qu’à coups de poing. La victime, âgée de 35 ans, a reçu six jours d’ITT. Le suspect sera jugé le 19 novembre prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon.