La Ville de Besançon poursuit son important programme de rénovation des écoles et des crèches. Huit projets sont actuellement en cours de travaux sur le territoire communal. Des opérations engagées il y a déjà deux ans et dont certaines livraisons sont prévues jusqu’en 2029, preuve de l’ampleur des rénovations engagées.
Parmi les futurs chantiers attendus figure notamment l’école Champagne, présentée comme un projet majeur estimé à environ 15 millions d’euros. Au total, les huit projets actuellement engagés représentent un investissement de 62 millions d’euros sur les trois prochaines années. La municipalité met en avant des travaux destinés à améliorer les conditions d’accueil dans les établissements, aussi bien pour les enfants que pour les personnels.
L’objectif affiché est également de renforcer le confort climatique des bâtiments, été comme hiver, à l’intérieur comme dans les espaces extérieurs. La Ville évoque ainsi « de beaux travaux engagés » pour moderniser durablement les écoles et les crèches bisontines.
L'interview de la rédaction : Pascal Orlandi, élu en charge des infrastructures, de la voirie, des grands chantiers et de la transition écologique et énergétique
Le conseil municipal de Besançon se réunira ce jeudi soir avec à l’ordre du jour 25 rapports portant notamment sur l’habitat, le patrimoine, le sport ou encore la culture. Plusieurs désignations dans différentes structures intercommunales et commissions seront également actées.
Battant au centre des ambitions de renouvellement urbain
Parmi les dossiers majeurs de cette séance figure le point consacré à l’amélioration de l’habitat privé dans le centre-ville, dans le cadre du dispositif OPA-RU et du programme Action Cœur de Ville. La municipalité souhaite aller plus loin en intégrant le quartier Battant dans la troisième phase du programme national de renouvellement urbain, l’ANRU III. L’objectif affiché est de transformer durablement le quartier avec une approche globale mêlant rénovation du bâti, sécurité, santé, mobilité et services de proximité. La Ville rappelle que Battant compte environ 2 500 habitants et qu’une cinquantaine de bâtiments nécessitent aujourd’hui une réhabilitation. La Ville souhaite notamment développer un projet de maison de santé de proximité sur le secteur.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon
Une étude relancée pour la salle des actes du collège Victor-Hugo
Le conseil municipal examinera également une nouvelle convention d’étude pour la rénovation de la salle des actes du collège Victor-Hugo. Cette salle patrimoniale, réputée pour ses qualités acoustiques, fait l’objet d’un projet mené conjointement par la Ville, le Département du Doubs et la Région Bourgogne–Franche-Comté. Le coût de l’étude de faisabilité s’élève à environ 87 000 euros hors taxes, financés en partie par la DRAC et les dispositifs liés au patrimoine historique. Pour la Ville de Besançon, la participation atteindra près de 17 500 euros.
L'interview de la rédaction : Pascal Orlandi, en charge des infrastructures, de la voirie, des grands chantiers et de la transition écologique et énergétique
Soutien confirmé aux clubs sportifs amateurs
Les élus voteront aussi une première enveloppe de subventions destinée aux associations sportives amateurs. Le dispositif concerne les clubs affiliés à l’Office municipal des sports et disposant de leur siège à Besançon. L’enveloppe globale prévue pour 2026 atteint 265 000 euros, dont une première tranche de 137 400 euros qui sera attribuée lors de cette séance. Les grands clubs professionnels ou semi-professionnels, comme le Racing Besançon ou le GBDH, feront l’objet de contrats d’objectifs spécifiques dans un second temps.
Patrimoine : la restauration de l’orgue de Saint-Ferjeux lancée
Autre dossier présenté avant le conseil : la restauration de l’orgue de la basilique Saint-Ferjeux, installé en 1894 et propriété de la Ville. Le coût du chantier est estimé à près de 180.000 euros. La Fondation du Patrimoine apportera environ 88 000 euros, dont plus de 83 000 euros issus d’une souscription publique menée par l’association des Amis des Orgues de Saint-Ferjeux. La Ville contribuera à hauteur de 50 000 euros. Les travaux devraient débuter en 2027 pour une durée comprise entre un an et un an et demi.
Fête de la musique : quatre scènes principales annoncées
La municipalité a également dévoilé les grandes lignes de la Fête de la musique 2026, prévue le 21 juin. Quatre scènes principales seront installées dans le centre-ville : place de la Révolution pour la programmation pop-rock, place Pasteur pour l’électro, la promenade Granvelle pour le reggae et le square Saint-Amour pour le jeune public. Plus de 80 concerts sont attendus. Ludovic Fagaut, le Maire bisontin, a annoncé également plusieurs nouveautés : QR codes sur les scènes, carte interactive, dispositifs écologiques et renforcement de la sécurité et des mobilités.
Vigilance renforcée face aux fortes chaleurs
Enfin, la municipalité a indiqué avoir activé son protocole de vigilance jaune face aux fortes chaleurs. Une campagne d’information a été lancée auprès des habitants, notamment via les réseaux sociaux, des SMS ciblés et le CCAS pour accompagner les personnes vulnérables.
Après plusieurs années d’investissements, la Communauté de Communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs entend poursuivre le développement de son offre dédiée au VTT. Objectif affiché : faire du territoire une référence nationale de la pratique du vélo tout-terrain dans un contexte de diversification touristique et d’adaptation au changement climatique.
De nouveaux projets déjà annoncés
La collectivité souhaite désormais engager une nouvelle étape de sa stratégie avec le réaménagement des sentiers VTT labellisés par la Fédération française de cyclisme afin de mieux répondre aux attentes des pratiquants. Ce travail sera mené avec les clubs locaux et les acteurs socio-professionnels du territoire. La communauté de communes prévoit également de poursuivre l’entretien et le développement des équipements déjà réalisés.
Un plan d’investissement de 1,5 million d’euros
Entre 2020 et 2025, la CCLMHD a engagé un vaste programme d’investissement de 1,5 million d’euros cofinancé par la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs et le Commissariat à l’aménagement du Massif du Jura.
Cinq pôles VTT développés
Cinq sites majeurs ont été créés ou renforcés sur le territoire :
Le stade VTT des Fourgs a également récemment obtenu une labellisation de la Fédération française de cyclisme.
Des compétitions nationales attendues en 2026
Le territoire accueillera en juin 2026 les concours annuels organisés par les magazines spécialisés VTTMag et E-Bike Magazine autour du VTT cross-country et du VTTAE. Une reconnaissance supplémentaire pour les équipements développés dans le Haut-Doubs.
À travers cette stratégie, les élus souhaitent renforcer l’attractivité touristique du territoire tout en accompagnant l’évolution des pratiques sportives de montagne.
À l’approche des 100 jours à la tête de la ville, Patrick Comte, le maire de Pontarlier, revient sur ses débuts, la charge de travail liée à sa nouvelle fonction, la question de la communication avec les habitants mais aussi les premiers projets lancés, comme la piétonnisation partielle du centre-ville.
Les 100 jours à la tête de la ville approchent. Cette date du 30 juin représente-t-elle quelque chose pour vous ?
Pas du tout. Très honnêtement, les 100 jours ne me perturbent pas et ne me motivent pas non plus. Pour l’instant, il y a eu beaucoup de prises de contact. C’était très riche en enseignements, très intense et passionnant. Nous avons lancé quelques projets, d’autres demanderont davantage de temps. Mais nous travaillons surtout sur la durée du mandat.
Avez-vous été surpris par la charge de travail liée à la fonction ?
Oui, surtout par le temps que cela demande. Tous les jours de la semaine, le soir, et même une partie des week-ends. J’avais déjà l’habitude de travailler une dizaine d’heures par jour, mais je n’avais pas conscience que presque toutes les soirées et les week-ends seraient pris.
Avez-vous aujourd’hui complètement endossé le costume de maire ou êtes vous encore en apprentissage ?
C’est les deux. J’ai pleinement conscience des responsabilités qui m’incombent, mais j’en apprends encore tous les jours.
Vous avez récemment échangé avec un commerçant sur les réseaux sociaux dans une ambiance très directe, filmée régulièrement et publiée en ligne. Est-ce une autre manière de communiquer ?
Moi, je m’adapte. Le commerçant auquel vous faites référence vient me voir, il est sympathique. Si vous venez me voir régulièrement, je pense qu’au bout de quelques jours, on se tutoiera aussi et tout se passera très bien.
Regrettez-vous de ne pas avoir obtenu la présidence de la communauté de communes ?
Oui,. Il y a environ 550 agents communaux et 190 à la communauté de communes. J’aurais aimé pouvoir travailler avec l’ensemble des équipes de manière équitable. Mais je pense qu’avec Nicolas Barbe, nous allons bien nous entendre.
Certains élus d’opposition estiment avoir été écartés de certaines commissions. Que leur répondez-vous ?
Dans les commissions de la communauté de communes, Pontarlier dispose de quatre ou cinq représentants selon les cas. Je ne pouvais pas me permettre de donner une voix supplémentaire à quelqu’un dont je n’étais pas sûr politiquement.
Préférez-vous être maire de Pontarlier ou président de la communauté de communes ?
J’aime être maire de Pontarlier, ça c’est certain. Président de la communauté de communes, je ne le saurai jamais. Mais j’ai eu la chance d’être élu président du Pays du Haut-Doubs, et je pense que cela nous donne déjà de bons moyens pour porter les ambitions de la ville.
Vous allez lancer une expérimentation de piétonnisation du centre-ville. Le dispositif concernera une portion de la rue de la République, entre la rue de la Gare et la rue de la Halle. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le dispositif débutera le 21 juin. Il sera accompagné d’animations culturelles et sportives. Nous avons travaillé ce projet avec les commerçants et les riverains rencontrés récemment. L’accueil est plutôt positif et tout le monde a envie que cela fonctionne. Mais rien n’est figé : si cela ne marche pas, nous saurons l’arrêter.
Quels seront les critères pour juger du succès de cette expérimentation ?
Ce sera principalement une question de fréquentation du centre-ville. Après, beaucoup d’éléments entreront en compte : la météo, l’implication des commerçants, les animations… Un bilan sera réalisé en septembre afin d’améliorer ce qui doit l’être.
Était-il important d’associer commerçants et habitants à cette réflexion ?
Oui, complètement. Toute notre action politique sera menée de cette manière. Nous ne voulons rien faire seuls. Les bonnes idées viennent souvent du terrain et notre rôle est de les accompagner.
Ces échanges ont-ils déjà permis de faire évoluer le projet ?
Oui, plusieurs idées ont émergé, notamment sur les macarons pour les riverains et les salariés du centre-ville ou encore sur les sens de circulation afin d’éviter un report trop important du trafic rue de la Gare. Beaucoup de sujets ont été évoqués et nous allons poursuivre ce travail sereinement.
La piétonnisation est-elle votre première grande action concrète depuis votre arrivée ?
Non, pas seulement. Nous travaillons aussi avec les services de l’État sur la circulation autour du rond-point de l’Europe pour fluidifier le trafic entre ce secteur et Préval. Des aménagements sont à l’étude avec plusieurs voies d’accès supplémentaires.
D’autres projets doivent-ils sortir rapidement des cartons ?
Il y aura notamment le passage de la ville à 30 km/h. Pour d’autres projets, comme la Maison Chevalier, les réflexions et les études sont encore en cours.
Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.
Une polémique locale devenue affaire nationale
L’affaire Franck Bernard a franchi un nouveau cap. Après les révélations du média local Le Ch’ni et les enquêtes relayées par Mediapart, plusieurs grands médias nationaux, dont Le Monde, Libération et Franceinfo, se sont à leur tour emparés du dossier concernant le maire Rassemblement national de Chevroz et ancien vice-président de Grand Besançon Métropole.
Au cœur de la polémique : des publications racistes, sexistes et homophobes diffusées sous le compte Facebook anonyme « Seven FK », reconnu par l’élu lui-même lors du conseil communautaire. Une affaire qui provoque une onde de choc politique bien au-delà de l’agglomération bisontine.
Une démission sous pression politique
Vendredi 22 mai, Franck Bernard a annoncé sa démission de son poste de 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, chargé notamment des déchets et de la propreté. Selon la presse locale et nationale, cette décision intervient après la demande explicite du président de l’agglomération et maire LR de Besançon, Ludovic Fagaut, qui lui avait demandé de « prendre ses responsabilités ». Lors du conseil communautaire, Ludovic Fagaut avait déclaré se « désolidariser totalement » des propos relayés sur ce compte Facebook, estimant que « ce type de publications n’a pas sa place dans le débat politique ni dans le débat public ». Franck Bernard avait alors reconnu être derrière le profil « Seven FK », tout en affirmant n’avoir fait que « relayer » certains contenus.
Des publications jugées racistes, sexistes et homophobes
Les contenus attribués au compte Facebook ont suscité une vive indignation parmi les élus locaux et nationaux. Plusieurs publications visaient les personnes LGBT, les femmes ou encore les populations africaines à travers des visuels et commentaires jugés ouvertement discriminatoires. Le quotidien Libération évoque notamment des publications partageant des théories racistes sur les « quotients intellectuels par pays », des visuels opposant familles traditionnelles et symboles LGBT, ainsi que des contenus issus de sphères médiatiques d’extrême droite. L’élu communiste Hasni Alem a dénoncé « des propos extrêmement graves », évoquant des contenus considérant certaines populations comme « inférieures » ou contestant la normalité des personnes LGBT. De son côté, l’élue insoumise Séverine Véziès a rappelé que « le racisme n’est pas une opinion, le racisme est un délit », dénonçant toute « banalisation de l’extrême droite ».
Une défense qui ne convainc pas
Face aux accusations, Franck Bernard assure ne pas être raciste ni homophobe. Il affirme avoir seulement partagé des « publications privées » ou des « petits tacles » politiques visant notamment Anne Vignot et Séverine Véziès, à qui il a présenté des excuses. Mais plusieurs commentaires publics retrouvés sous des publications visibles par tous viennent fragiliser cette ligne de défense.
Une affaire aux conséquences politiques et judiciaires possibles
Cette affaire ravive également les tensions politiques au sein de Grand Besançon Métropole. L’élection de Franck Bernard à la vice-présidence, en avril dernier, avait déjà provoqué une forte contestation des élus de gauche, qui dénonçaient l’entrée d’un représentant RN dans l’exécutif métropolitain. Aujourd’hui, plusieurs responsables politiques estiment que cette affaire dépasse le simple cadre d’une polémique sur les réseaux sociaux et pourrait désormais prendre une dimension judiciaire.
Alors que la presse nationale continue de suivre le dossier, cette affaire met en lumière les fractures politiques locales autour de la présence du Rassemblement national dans les exécutifs territoriaux et relance le débat sur les responsabilités publiques des élus dans leurs prises de parole numériques.
Le nom de Franck Bernard figure cette semaine dans un palmarès peu enviable publié par le journal La Tribune Dimanche. Le maire RN de Chevroz y apparaît après avoir été contraint de quitter le bureau exécutif de Grand Besançon Métropole. En cause : des publications racistes, sexistes et homophobes relayées sur les réseaux sociaux via un compte anonyme qu’il a reconnu utiliser. Une affaire qui continue de provoquer de fortes réactions politiques et médiatiques.
Le Département du Doubs souhaite renforcer son rôle dans la politique du logement. Lors de l’assemblée départementale du 27 avril, les élus ont affiché leur ambition de devenir Autorité organisatrice de l’habitat à l’échelle départementale. L’objectif : mieux adapter les aides au logement aux réalités locales, soutenir les filières comme le bois-énergie et renforcer les actions de proximité en faveur de l’habitat et de l’accès au logement dans le Doubs.
Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives appellent à un rassemblement mercredi 27 mai, à 12h45, devant le tribunal judiciaire de Besançon, en soutien à l’ancienne maire de la cité comtoise Anne Vignot. Cette mobilisation intervient à l’occasion du procès pour diffamation d’une militante du collectif identitaire Némésis, poursuivie après la diffusion d’une banderole et de messages visant l’élue lors des vœux de la Ville en 2025. Les organisateurs dénoncent des discours de haine et une stratégie de stigmatisation portée par l’extrême droite.
Le Parti socialiste du Doubs a désigné Arnaud Marthey comme tête de liste pour les élections sénatoriales de septembre 2026. Maire de Baume-les-Dames depuis douze ans et conseiller régional, l’élu de 53 ans mènera une campagne axée notamment sur les services publics, les territoires ruraux et la transition écologique. Cette candidature intervient alors que le PS espère retrouver un siège perdu il y a six ans après les divisions de la gauche entre le socialiste Nicolas Bodin et Barbara Romagnan, alors candidate de Génération.s. Cette fracture avait permis à Annick Jacquemet de se qualifier et de rejoindre au Sénat les deux autres sénateurs doubistes, Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot.