Choix du secteur :
Se connecter :
 

À Besançon, la situation du logement social est de nouveau pointée du doigt. Dans un communiqué, Séverine Véziès, élue La France insoumise, alerte sur une dégradation importante des conditions de vie de nombreux locataires, notamment dans plusieurs quartiers populaires. Elle évoque des problèmes d’insalubrité, de nuisibles, de pannes d’ascenseurs ou encore de déchets non ramassés. À Planoise, comme dans le quartier Durer, des habitants se mobilisent depuis plusieurs semaines pour dénoncer ces difficultés.

L’élue appelle les bailleurs sociaux, mais aussi la Ville et Grand Besançon Métropole, à agir rapidement pour garantir des logements dignes et accessibles. Elle demande notamment davantage de présence de proximité, ainsi que des mesures concrètes pour lutter contre la précarité et améliorer les conditions de vie. Séverine Véziès assure enfin que son groupe restera mobilisé aux côtés des locataires.

Franck Villemain a été reconduit dans ses fonctions de président de la Communauté de Communes du Pays de Maîche. L’édile a recueilli 92 % des suffrages exprimés lors du vote des 64 délégués représentant les 42 communes membres. Cette réélection, marquée par un score particulièrement élevé, traduit une volonté de continuité au sein de l’intercommunalité, dans un contexte où les enjeux de développement territorial, d’aménagement et de coopération locale demeurent centraux.

Pour ce nouveau mandat, Franck Villemain s’entoure d’une équipe de neuf vice-présidents, reflétant la diversité géographique et politique du territoire :

Boris LOICHOT (Maire de Saint-Hippolyte)

Jean-Michel FEUVRIER (Adjoint au maire de Maîche)

Dominique BERNARD (Maire d'Orgeans-Blanchefontaine)

Roland MARTIN (Maire de Charquemont)

Anthony MERIQUE (Conseiller municipal à Damprichard)

Pierre-Jean WYCART (Maire de Fournet-Blancheroche)

Francine MISERÉ (Maire de Vaufrey)

Alexandre MONNET (Maire des Bréseux)

Dominique LAMBERT (Maire de Montandon)

Le premier Conseil communautaire de la nouvelle mandature de la Communauté de communes Arbois Poligny Salins Cœur du Jura (CCAPS) s’est tenu ce mardi 14 avril 2026 à Poligny. À cette occasion, les conseillers communautaires ont procédé à l’élection de leur président. À l’issue du scrutin, Dominique Bonnet a été réélu à la tête de l’intercommunalité, confirmant ainsi la confiance que lui accordent les élus pour poursuivre les actions engagées sur le territoire.

Dans la foulée, le Conseil communautaire a également désigné les onze vice-présidents qui composeront l’exécutif aux côtés du président. Ils se répartissent les différentes compétences stratégiques de la collectivité :

  • 1er Vice-Président en charge de l’Environnement, du Développement durable et de la GEMAPI : Jean-Baptiste Baud (Abergement-le-Grand)
  • 2e Vice-Président en charge de l’Économie et du Commerce : Mikaël Yanardag (Salins-les-Bains)
  • 3e Vice-Président chargé des Finances : Bruno Robert (Grozon)
  • 4e Vice-Présidente chargée du Tourisme et de l’Attractivité : Marie Vassal (Salins-les-Bains)
  • 5e Vice-Présidente chargée de l’Habitat et de la Politique des aînés : Valérie Depierre (Arbois)
  • 6e Vice-Président chargé des Politiques territoriales et des Fonds européens : Daniel Bertocchi (Miéry)
  • 7e Vice-Présidente chargée de l’Enfance et de la Petite Enfance : Laëtitia Dos Santos (Mathenay)
  • 8e Vice-Président chargé des Ressources humaines : Jean-Pierre Duquet (Ivory)
  • 9e Vice-Président chargé du Plan Alimentaire Territorial (PAT) et des ordures ménagères : Bernard Laubier (Pont d’Héry)
  • 10e Vice-Président chargé des Travaux et des Bâtiments communautaires : Pierre Chavelet (Darbonnay)
  • 11e Vice-Présidente chargée de la Culture et du Patrimoine : Catherine Bugada (Arbois)

Cette nouvelle équipe exécutive aura pour mission de porter les projets structurants du territoire, dans un contexte marqué par des enjeux environnementaux, économiques et sociaux majeurs. Avec cette réélection, Dominique Bonnet entame un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité, mais aussi de l’adaptation aux défis à venir pour le cœur du Jura.

Le Manège de Brack a accueilli, hier soir,  le conseil d’installation de la communauté d'agglomération du Grand Dole, réunissant les 84 élus communautaires pour un moment clé de la vie démocratique locale. À l’ordre du jour : l’élection du président, des vice‑présidents et du bureau communautaire, qui piloteront l’agglomération pour les prochaines années.

Jean‑Pascal Fichère reconduit avec une large majorité

Seul candidat à sa succession, Jean‑Pascal Fichère a été réélu président du Grand Dole avec plus de 88 % des suffrages. Ce résultat confirme la confiance accordée par les élus à celui qui conduit l’exécutif communautaire depuis plusieurs mandats. Cette reconduction s’inscrit dans la continuité du travail engagé et de la dynamique collective portée au sein de l’agglomération.

Un exécutif renouvelé autour de 26 membres

À la suite de l’élection du président, les élus ont désigné les 13 vice‑présidents et les 13 conseillers délégués qui composeront le bureau communautaire. Parmi les attributions votées, Jean‑Baptiste Gagnopoux, maire de Dole,  occupera la 4e vice‑présidence, en charge du rayonnement et des coopérations territoriales, un portefeuille présenté comme « stratégique pour le développement et l’influence du Grand Dole ».

Un mandat qui s’ouvre sous le signe de la continuité

Avec un exécutif désormais installé, l’agglomération entame un nouveau cycle de travail. Les priorités du mandat seront précisées lors des prochains conseils, mais plusieurs élus ont déjà souligné l’importance de poursuivre les projets engagés, de renforcer les coopérations intercommunales et de maintenir une gouvernance stable.

La Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura a élu mercredi soir son nouveau bureau à l’issue de la séance d’installation. Rémi Hugon, maire de Montigny‑sur‑l’Ain et président sortant, a été réélu à la présidence.

Quatorze vice‑présidents ont ensuite été désignés, représentant l’ensemble du territoire et ses communes : Philippe Wermeille (Cize), Guy Saillard (Champagnole), Éloïse Schneider (Champagnole), Emmanuel Ferreux (Gillois), Monique Villemagne (Sirod), David Dussouillez (Champagnole), Christophe Vuillet (Foncine‑le‑Haut), Pascal Tissot (Champagnole), Catherine Rousset (Arsure‑Arsurette), Sébastien Bonjour (Champagnole), Olivier Cavallin (Crotenay), Monique Fantini (Chaux‑des‑Crotenay), Gilles Cicolini (Les Nans) et Gérald Courvoisier (Billecul).

La Communauté de communes des Portes du Haut‑Doubs a installé son nouveau conseil communautaire mercredi soir à Vercel‑Villedieu‑le‑Camp. Pierre‑François Bernard, maire des Premiers Sapins, a été élu président avec 54 voix sur 67 votants. Le bureau communautaire comptera 19 membres, dont sept vice‑présidents chargés de thématiques clés comme l’économie, l’aménagement ou encore la transition territoriale. Le nouveau mandat se veut « ambitieux », axé sur la coopération entre communes et l’accélération des projets structurants.

Élus et fonctions

Président

  • Pierre‑François Bernard, maire des Premiers Sapins

Vice‑présidents

  1. Samuel Girardet, maire de Gonsans — 1re vice‑présidence
  2. Sylvie Le Hir, maire de Valdahon — 2e vice‑présidence
  3. Fabrice Vivot, maire de Flangebouche — 3e vice‑présidence
  4. Marina Tassetti, maire d’Orchamps‑Vennes — 4e vice‑présidence
  5. Julie Huguenotte, maire de Vellerot‑les‑Vercel — 5e vice‑présidence
  6. Michel Lenglet, adjoint au maire d’Étalans — 6e vice‑présidence
  7. Emmanuelle Richard, adjointe au maire de Bouclans — 7e vice‑présidence

Après avoir quitté la liste « Besançon Mérite Mieux » menée par Éric Delabrousse lors des dernières élections municipales, Karima Rochdi tient à clarifier sa position. L’ancienne élue assure qu’elle reste pleinement engagée dans la vie politique locale et fidèle aux valeurs du parti Horizon d’Edouard Philippe. Entre perspectives nationales, notamment la prochaine élection présidentielle, et inquiétudes concernant le climat politique à Besançon et au sein de la métropole, elle revient sur ses choix, ses convictions et ses ambitions pour la suite.

Quelle est votre situation aujourd’hui, politiquement parlant ?

Je ne me suis pas du tout retirée de la vie politique et de la vie publique locale. Au contraire, je suis plus que jamais engagée, notamment au service des Bisontines et des Bisontins. J’avais fait le choix de me retirer d’une liste parce que je n’étais pas d’accord avec la manière de mener la campagne. Je me suis donc retirée de la liste « Besançon Mérite Mieux » en 2026, mais mon engagement politique et public se poursuit.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Cela signifie que vous continuez avec la même sensibilité politique, à savoir Horizon ?

Tout à fait. Je suis toujours adhérente à Horizon  et je continue d’en porter les valeurs à Besançon. Je poursuis mon engagement et je reste au service des habitants.
Par ailleurs, des échéances importantes arrivent, et je compte bien m’y investir.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Vous faites référence à quelles échéances : les sénatoriales, la présidentielle, les législatives ?

La prochaine échéance majeure, c’est la présidentielle. C’est un moment très important pour les Français, où chacun a un rôle à jouer. Et bien sûr, d’autres échéances suivront.

Vous ne souhaitez pas revenir davantage sur les raisons de votre départ de la liste d’Éric Delabrousse ?

Je tiens à préciser que j’ai quitté la liste d’un candidat, pas d’un parti. Je suis une élue de terrain, proche des habitants. Pour moi, une campagne électorale doit avant tout être une campagne de proximité : aller à la rencontre des citoyens, écouter leurs besoins, leurs propositions, leurs attentes. Une campagne numérique est utile, mais elle ne remplace pas le contact direct. Les solutions doivent partir du terrain.
C’est sur ce point que nous étions en désaccord. J’ai quitté une liste parce que je n’étais pas d’accord avec la manière de mener la campagne, mais je n’ai quitté ni Horizons ni la vie politique.

Concernant le conseil municipal de Besançon, vos récentes déclarations montrent une certaine inquiétude. Pourquoi ?

Le mandat 2020-2026 a été marqué par des tensions fortes entre majorité et opposition. On avait parfois l’impression que la place des Bisontins passait au second plan, au profit de confrontations politiques. J’ai suivi le dernier conseil municipal, et j’ai constaté que ces tensions persistent. Cela m’inquiète, car Besançon a besoin de sérénité.
Dans une démocratie, il faut savoir gagner, mais aussi savoir perdre. Aujourd’hui, chacun doit faire preuve de responsabilité. Les habitants attendent du respect, de l’objectivité et un travail collectif.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Craignez-vous que ces tensions se retrouvent également au niveau de Grand Besançon Métropole ?

Oui, c’est une crainte réelle. La métropole prend de plus en plus d’importance, notamment en matière de développement économique, d’emploi ou de tourisme.
Si ces logiques d’affrontement persistent, ce sont les habitants qui en pâtiront.
J’espère que le conseil communautaire ne reproduira pas les tensions observées au conseil municipal. Besançon a besoin de stabilité et de coopération.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Certains estiment qu’il s’agit d’un “retour à l’envoyeur”, notamment vis-à-vis de personnalités comme Ludovic Fagaut ou Laurent Croizier. Qu’en pensez-vous ?

C’est justement pour cela que je dis qu’il faut savoir gagner comme perdre. Les deux camps doivent mettre leur ego de côté. Les Bisontins se sont exprimés, leur choix doit être respecté. Certains ont voté pour Ludovic Fagaut, d’autres pour Anne Vignot. Tous doivent être respectés. Les élus ont la responsabilité de représenter l’ensemble des citoyens.

On n’a donc pas fini d’entendre parler de vous dans la vie publique bisontine ?

Je poursuis mon engagement politique et citoyen. Ce qui m’importe, c’est l’intérêt général. Lorsque je ne suis pas en accord avec une équipe, je m’en retire, mais cela ne signifie pas que je quitte la vie politique. Les Bisontines et les Bisontins peuvent compter sur moi. Lorsque j’ai quitté cette liste, je leur ai donné rendez-vous très bientôt — et ce sera le cas.

L'interview de la rédaction : Karima Rochdi 

Comment analysez-vous le score de la liste d’Éric Delabrousse ?

Je pense que l’équipe comptait des personnes intéressantes, avec de vraies idées et une volonté de renouvellement. Cependant, il y a eu un manque de présence sur le terrain. Il y a eu un rendez-vous manqué avec les habitants. Une campagne nécessite d’aller à la rencontre des citoyens, de se faire connaître, d’expliquer son projet.
Il y avait un espace politique à occuper, qui ne l’a pas été. Avec davantage de travail de proximité, un score entre 10 et 15 % était envisageable, permettant de jouer un rôle constructif entre les deux tours au service des habitants.

Sur le territoire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs, le nouveau conseil communautaire sera installé ce mercredi 15 avril à Vercel-Villedieu-le-Camp. Cette première réunion marquera la prise de fonctions des nouveaux élus et le lancement du nouveau mandat intercommunal.

Sévérine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, réagit à l’éventuelle nomination de Frédéric Bernard, maire de Chevroz, proche des idées du Rassemblement National, comme 1er vice-président de Grand Besançon Métropole. L’élection de l’exécutif est prévue lundi 20 avril.

Quelle est votre réaction à la possible entrée d’un élu proche du Rassemblement National dans l’exécutif de Grand Besançon Métropole ?

Nous avons là un nouvel exemple de la recomposition politique des droites, qui s’allient avec l’extrême droite dans des exécutifs. Cela fait suite à des alliances plus ou moins assumées lors des élections, comme on a pu le voir à Besançon avec M. Fagaut, élu notamment grâce au Rassemblement National et avec le soutien du collectif Némésis. Cela illustre une porosité de plus en plus forte entre les droites et l’extrême droite.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains parlent de démocratie. Vous, vous alertez sur les valeurs en jeu ?

Oui, tout à fait. Force est de constater que M. Fagaut, qui devrait être élu président de l’agglomération lundi selon la charte de gouvernance, a forcément son mot à dire dans les discussions qui ont permis de pré-désigner les vice-présidents. C’est un véritable problème qu’il assume aujourd’hui de gouverner le Grand Besançon avec le Rassemblement National. C’est une nouvelle digue qui saute. Et quand on l’entend dire que l’entrée de La France insoumise à la Ville de Besançon reviendrait à « faire entrer le loup dans la bergerie », on peut se demander si le loup n’est pas ailleurs. Il serait peut-être temps de s’interroger sur le fait de gouverner avec l’extrême droite, qui divise et attise la haine, alors que nous portons un projet humaniste et solidaire.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Ce sont justement ces notions de haine et de division qui vous inquiètent ?

Oui. Le Rassemblement National porte un projet politique qui va à l’encontre des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous devons donc nous y opposer de toutes nos forces. Nous refusons également la stratégie de dédiabolisation en cours, à laquelle ce type d’initiative participe. On assiste à une normalisation du RN dans des instances de gouvernance, y compris au niveau national, avec le soutien de la Macronie et de la droite. Nous dénonçons ces pratiques à tous les niveaux, local comme national, et nous ferons face à ces alliances que nous considérons comme contre nature et antirépublicaines.

Vous allez donc exprimer votre opposition lors du conseil communautaire ?

Oui, bien sûr. Nous ferons part de notre désaccord et de notre refus de normaliser un parti d’extrême droite qui ne défend pas les valeurs républicaines, mais s’y oppose. Il est essentiel de continuer à le rappeler.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Selon vous, Ludovic Fagaut peut-il refuser cette nomination ?

Personne ne peut sérieusement croire que le futur président de l’agglomération n’a pas été impliqué dans les discussions en cours. Il a nécessairement eu son mot à dire dans ces choix.

À Besançon, le Parti communiste français, par un écrit d’Hasni Alem,  s’oppose fermement à l’éventuelle entrée d’un élu du Rassemblement National au sein de l’exécutif de Grand Besançon Métropole, en l’occurrence Franck Bernard, maire de Chevroz. Dans un communiqué, il dénonce « une banalisation de l’extrême droite » et appelle « les élus à refuser cette nomination ». Le PCF évoque « un risque pour les valeurs républicaines, la cohésion territoriale et l’image de l’agglomération ».