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À l’approche des élections municipales, Laurent Petit  est dans les starting-blocks à Doubs, près de Pontarlier. Composée de 25 personnes aux profils variés, son équipe se présente « sans étiquette » et met en avant plusieurs priorités pour les années à venir, notamment la sécurité routière, le logement et la création d’une salle omnisports.

Une liste de 25 candidats aux profils variés

La liste est constituée de 23 candidats titulaires et de deux suppléants. Laurent Petit souligne la diversité des compétences présentes au sein de l’équipe. « C’est une liste sans étiquette composée de personnes issues de milieux professionnels très différents », explique-t-il. Éducation, social, agriculture, forêt, communication, finances ou encore gestion des voiries et des bâtiments : selon lui, ces expériences variées doivent permettre de répondre aux enjeux de gestion d’une commune d’environ 3 700 habitants.

La sécurité routière parmi les priorités

Parmi les axes majeurs du programme figure la sécurité routière. Laurent Petit rappelle qu’un diagnostic a été réalisé en novembre 2024 afin d’analyser les vitesses et les flux de circulation dans les rues traversantes de la commune. L’équipe souhaite s’appuyer sur ces données pour mettre en place un plan de sécurité routière. L’objectif est notamment de réduire la vitesse des véhicules grâce à différents aménagements techniques et de limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels. « Il faut éviter que certaines rues servent d’itinéraires de substitution pour gagner quelques minutes », explique le candidat, qui souhaite renforcer la sécurité des habitants, notamment des familles et des enfants.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Un enjeu majeur : l’accès au logement

Autre sujet central pour la liste : la question du logement. Selon Laurent Petit, les jeunes actifs et les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger dans la commune, et plus globalement dans le Huat-Doubs. Le nombre de logements disponibles à la location est limité et les loyers sont jugés élevés. L’accès à la propriété est également devenu difficile en raison du prix du mètre carré. Pour répondre à cette situation, plusieurs pistes sont avancées : faire respecter les règles du plan local d’urbanisme et de l’habitat, développer des logements abordables dans les futurs projets communaux et lutter contre la sous-occupation de certains logements. La liste souhaite également encourager la rénovation via l’opération programmée d’amélioration de l’habitat portée par la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Une salle omnisports pour la commune

Le projet de création d’une salle omnisports constitue un autre engagement du programme. Pour Laurent Petit, une commune de la taille de Doubs ne dispose pas aujourd’hui d’équipements permettant à tous de pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Une telle infrastructure permettrait d’accueillir les activités associatives, scolaires et individuelles, quelle que soit la météo. « Dans le Haut-Doubs, les conditions climatiques ne sont pas toujours simples », rappelle-t-il. Le candidat affirme que les projets proposés sont « réalistes et réalisables » et assure qu’ils pourraient être menés sans augmentation des taux d’impôts communaux.

Une réunion publique avant le scrutin

Laurent Petit invite les habitants à venir échanger avec son équipe lors d’une réunion publique prévue le 13 mars à 20 heures à l’Espace des Rives. Ce rendez-vous sera l’occasion de présenter plus en détail le programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat appelle également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour choisir la future équipe municipale de la commune.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

À quelques jours du scrutin, les enjeux politiques se précisent à Besançon. La maire sortante, Anne Vignot, défend son bilan et son projet pour la ville, entre développement économique, solidarité et transition écologique. Sécurité, attractivité du territoire, place de l’écologie ou encore duel politique avec son opposant Ludovic Fagaut : autant de sujets au cœur de cette campagne. Anne Vignot répond à nos questions.

Quels sont, pour vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples. Je suis très attachée à une ville qui a toujours été reconnue pour sa dimension à la fois sociale et économique. Besançon repose sur ces deux piliers : accompagner les personnes en difficulté et porter une activité économique dynamique. Pour moi, l’objectif est de continuer à avancer sur ces deux jambes et ne pas se retrouver à cloche-pied sur une seule. J’ai besoin d’une ville animée, active, productive, donc très vivante, mais aussi juste et humaine. Face à une société qui traverse aujourd’hui une forme de chaos, nous avons besoin d’un territoire solide sur le plan de l’humanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pensez-vous que l’écologie a encore toute sa place comme préoccupation pour les Bisontins ?

En réalité, tous les sondages montrent que les habitants sont très attachés aux réponses à apporter face au climat, à l’effondrement de la biodiversité ou encore aux questions de pollution. Ces sujets préoccupent de plus en plus les citoyens, notamment parce qu’ils touchent directement à la santé. Bien sûr, cela implique des changements importants dans nos modes de vie et cela amène chacun à réinterroger ses habitudes et ses convictions. L’enjeu aujourd’hui est de montrer qu’il est possible de développer un territoire de manière écologique tout en garantissant l’activité économique, le pouvoir d’achat et la qualité de vie. Cela passe aussi par le vivre-ensemble : accompagner le vieillissement de la population, encourager la jeunesse, soutenir la parentalité et lutter contre les violences intrafamiliales. Tout est lié. Construire l’avenir, c’est aussi penser à notre environnement, car il aura un impact majeur, à la fois humain et économique.

La ville est à gauche depuis 1953. Ressentez-vous une responsabilité particulière de ne pas laisser Besançon basculer dans un autre camp politique ?

Je poserais la question autrement. En France comme à l’international, on observe une montée de réflexes politiques de droite, souvent marqués par des logiques de rejet et de durcissement. Ces discours se rapprochent parfois de ceux du Rassemblement national. Je m’oppose à cette dérive. Car laisser penser que certaines personnes ne mériteraient plus d’avoir accès aux services publics est extrêmement préoccupant. C’est une idée que l’on entend au Rassemblement national, mais aussi chez certains de mes opposants, notamment Ludovic Fagaut. On le voit par exemple dans certaines politiques sociales au niveau départemental, qu’il soutient : réduction du nombre de travailleurs sociaux, restriction de l’accès au RSA, critique permanente de la masse salariale des services publics, derrière ce discours, c’est en réalité l’accès aux services publics qui est remis en cause.

À Besançon, les habitants sont attachés à un modèle qui combine attractivité économique et solidarité. La preuve : la ville gagne des habitants, accueille de nouvelles entreprises et développe des espaces pour l’activité économique. Mais en même temps, nous ne lâchons pas la dimension sociale. Chacun sait qu’un accident de la vie peut arriver dans n’importe quelle famille. Et la société doit être capable de tendre la main. C’est profondément ancré dans l’identité de Besançon. Il ne faut pas opposer développement économique et solidarité. C’est justement la force de Besançon et aussi celle d’un projet écologiste et de gauche.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Vos opposants vous reprochent de ne pas avoir fait assez en matière de sécurité. Que leur répondez-vous ?

Je suis très claire sur ce sujet. Pendant six ans, j’ai mené un combat inédit sur la sécurité, en travaillant sur tous les aspects. D’abord, j’ai demandé dès 2022 la création d’un nouveau commissariat afin d’améliorer les conditions de travail des policiers et d’augmenter les effectifs. Nous travaillons main dans la main avec l’État. Lors d’opérations contre les points de deal, comme celles menées récemment, jusqu’à 180 policiers peuvent être mobilisés. Cela montre bien que la présence de la police est indispensable.

Mais pour lutter efficacement contre le trafic, il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord en s’attaquant aux réseaux internationaux et aux avoirs financiers des grands chefs du narcotrafic. Sans cela, il est très difficile d’assécher le système. Ensuite, il faut agir sur la consommation. Tant que la demande existe, le marché se reconstitue. Arrêter les petits dealers ne suffit pas : ils sont remplacés très rapidement.

Faire croire que l’on règlera le problème uniquement avec davantage de caméras ou plus de policiers municipaux est illusoire. Des villes très équipées comme Nice, Nîmes, Toulouse ou Marseille continuent pourtant à faire face au narcotrafic. Il faut traiter ce problème comme une véritable cause nationale. Je suis d’ailleurs heureuse de voir que, au niveau national, des responsables politiques de différentes sensibilités commencent à travailler ensemble sur cette question.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Cela suppose aussi de s’attaquer aux causes du phénomène ?

Oui, bien sûr. Il faut comprendre pourquoi les gens consomment. La santé mentale joue souvent un rôle important. Dans une société de plus en plus tendue, certains pensent trouver une solution dans la consommation de drogues. Il y a aussi des jeunes en situation de précarité sociale qui sont attirés par le trafic parce qu’on leur fait miroiter de l’argent facile. En réalité, ils se retrouvent confrontés à une violence extrême. À cela s’ajoutent parfois des situations de violences intrafamiliales et des contextes sociaux très fragiles.

C’est sur l’ensemble de ces chantiers que nous agissons : lutter contre le narcotrafic, les incivilités et améliorer la sécurité. Nous travaillons avec les douanes, la police et la justice. Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, mais je peux assurer que Besançon mène ce combat avec détermination.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Certains présentent cette élection comme un duel entre vous et Ludovic Fagaut. Est-ce pour vous un ennemi politique ?

Je dirais plutôt que Ludovic Fagaut porte une vision très marquée par le XXᵉ siècle et qu’il a du mal à entrer dans les enjeux du XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, les priorités sont la qualité de vie, l’environnement, le cadre de vie et l’attention portée aux habitants, qu’il s’agisse des enfants ou des personnes âgées. Notre société a changé : la population vieillit, les structures familiales évoluent, l’économie et le commerce se transforment en permanence. Or son projet repose largement sur une vision centrée sur la voiture, comme dans les années 1960, 1970 ou 1980. Bien sûr, la voiture reste nécessaire, mais les habitants veulent aussi avoir le choix dans leurs modes de déplacement.

Par ailleurs, je ne crois pas que la compétitivité permanente entre territoires soit la solution. Dans un monde globalisé, la coopération entre territoires est essentielle pour renforcer la résilience économique. Nous devons soutenir nos entreprises, consolider nos filières et faire en sorte que la richesse créée profite au territoire, à l’emploi et au pouvoir d’achat des habitants. Un habitant qui a un bon pouvoir d’achat fait vivre les commerces, la culture, le sport et toute la vie locale. Je crains que certains projets très spectaculaires absorbent des moyens qui devraient plutôt être consacrés au soutien de l’économie locale et au pouvoir d’achat des habitants.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pourquoi faut-il voter pour vous dimanche prochain ?

Parce qu’Anne Vignot et son équipe portent un projet collectif et pluraliste, très représentatif de la population de Besançon. Nous voulons une ville toujours plus vivante, plus juste et plus humaine. Ces valeurs guident la trajectoire que nous proposons pour la ville. Les habitants attendent que l’on s’occupe d’eux, qu’on les protège, qu’on les accompagne et qu’on leur permette de s’émanciper. C’est cette ville que nous avons commencé à construire et que nous voulons continuer à développer avec notre équipe.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Dans le Val de Morteau, dernière ligne dans la course aux municipale. Kevin Fadin, adjoint sortant, entend bien décrocher le siège laissé vacant par la maire sortante. À 30 ans, l’enseignant originaire de la commune conduit la liste « Vivre ici », un collectif sans étiquette qui s’inscrit dans la continuité du mandat actuel.

Un engagement débuté à 24 ans

Kevin Fadin n’est pas un inconnu de la vie municipale. Élu adjoint en 2020 à seulement 24 ans, à la sortie de ses études dans le domaine de l’eau, il s’est notamment occupé des dossiers liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi que du projet de la sablière, destiné à accueillir un futur aménagement urbain. Parallèlement à son mandat communal, il a  exercé des responsabilités à la communauté de communes du Val de Morteau, notamment sur le plan climat, et dans différentes structures liées à la gestion de l’eau.

Aujourd’hui, il souhaite franchir une étape supplémentaire. « Quand je m’engage, je ne fais pas les choses à moitié. La fonction de maire, dans une commune de plus de 2 000 habitants comme Montlebon, est devenue une fonction à part entière. Je veux m’y consacrer pleinement », explique-t-il.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

 

Une liste de 19 candidats

La liste « Vivre ici » rassemble 19 candidats et deux suppléants, avec une équipe paritaire composée d’habitants âgés de 30 à 69 ans, issus de professions variées. Trois conseillers municipaux de l’équipe actuelle figurent également sur la liste. La commune de Montlebon compte environ 2 250 habitants.

Photo Vivre Ici fadin  montlebon

Dans la continuité du mandat

Le projet porté par Kevin Fadin s’inscrit dans la continuité des réalisations du mandat précédent, marqué notamment par la voie douce entre Morteau et Montlebon, la rénovation complète de l’école ou encore la mise en service d’une station d’ultrafiltration pour la potabilisation de l’eau. « Nous avons lancé des projets structurants et nous voulons poursuivre dans cette dynamique », souligne le candidat.

Trois axes pour le programme

Le programme de la liste s’articule autour de trois grandes priorités.

La première concerne le renforcement du cadre de vie, avec notamment la création d’un lieu de vie destiné aux habitants et aux associations, afin de favoriser les rencontres et le lien social. L’équipe souhaite également améliorer certaines infrastructures communales, comme la salle Saint-Louis, la salle de Derrière-le-Mont ou encore la maison de l’enfance, très attendue par les familles.

Le second axe porte sur la sécurité des déplacements. La liste propose la création de trottoirs dans les rues les plus fréquentées et le prolongement d’un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, dans la continuité de la voie douce reliant Morteau à Montlebon, notamment vers l’école et la rue de la Fruitière. 

Enfin, le troisième volet concerne le logement. Dans ce secteur frontalier où la pression immobilière est forte, le projet de la sablière doit permettre de développer de nouveaux logements en centre-bourg. « La commune doit prendre sa part pour anticiper les besoins futurs et soutenir les services publics et les entreprises locales », estime Kevin Fadin.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

À la rencontre des habitants

Avant le scrutin, l’équipe poursuit sa campagne de terrain. Une réunion publique est prévue ce mardi soir, à 20h,  à la salle Desjardins, à la mairie. Les membres de la liste disent également aller régulièrement à la rencontre des habitants, notamment à travers la distribution de questionnaires et de tracts. Objectif affiché : présenter leur projet et convaincre les électeurs de Montlebon de leur confier les rênes de la commune pour le prochain mandat.

Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot interpelle la nouvelle ministre de la Culture au sujet du tableau « Le Désespéré » de Gustave Courbet. Cette œuvre majeure, liée à l’histoire de la Franche-Comté, aurait été acquise par Qatar Museums après avoir longtemps été conservée au musée d’Orsay. Le sénateur demande des explications sur les conditions de cette cession et sur l’éventuelle sortie de ce chef-d’œuvre du patrimoine national.

À quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne vit sa dernière ligne droite  à Fontain. Tête de liste du collectif Agir pour Fontain, Vivien Desgrange a récemment tenu une réunion publique destinée à présenter son équipe et les grandes lignes de son programme. Un rendez-vous marqué, selon lui, par « beaucoup d’échanges » avec les habitants et un intérêt manifeste pour l’avenir de la commune.

Une réunion publique placée sous le signe de l’échange

Concernant cette rencontre, le candidat dit retenir avant tout « l’intérêt des habitants pour l’avenir de leur commune ». L’objectif de la réunion, explique-t-il, était d’organiser un moment « simple et clair » pour présenter l’équipe et détailler les orientations du projet municipal. « Une élection municipale doit avant tout rassembler les habitants autour de projets pour la commune », souligne Vivien Desgrange, qui affirme avoir pris le temps de répondre aux nombreuses questions du public. Selon lui, les retours des participants ont été « très positifs », certains saluant la « clarté » et le « professionnalisme » de la présentation.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

 

Une équipe mise en avant

La composition de la liste constitue l’un des arguments centraux du candidat. Vivien Desgrange insiste sur une équipe « forte » et « très représentative du village », composée de profils variés. « Nous avons à la fois de la jeunesse, de l’expérience et des compétences complémentaires », détaille-t-il, estimant que cette diversité constitue « une richesse pour porter un projet collectif ».

Des projets d’aménagement pour le cœur du village

Sur le fond du programme, la liste Agir pour Fontain met en avant plusieurs projets d’aménagement. Parmi eux figure la réhabilitation de l’ancienne fruitière, envisagée comme un ensemble comprenant logements et commerces. Autre proposition : la création d’une place communale entre la mairie et l’église, destinée à renforcer le centre du village et à favoriser la vie locale. Le candidat évoque également différents équipements à développer ou moderniser. Pour présenter ces projets, l’équipe de campagne a réalisé plusieurs vidéos destinées à faciliter la compréhension des habitants. « L’idée est de rendre les projets tangibles et de montrer comment ils peuvent améliorer concrètement la vie quotidienne », explique Vivien Desgrange.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Une attention particulière aux jeunes

Le programme accorde aussi une place aux jeunes habitants. Vivien Desgrange propose notamment de remettre en place des emplois jeunes et saisonniers au sein de la commune. Selon lui, ces dispositifs permettraient non seulement de répondre à certains besoins municipaux, mais aussi de transmettre « des valeurs comme la responsabilité et la valeur du travail », tout en offrant une première rémunération aux jeunes. La liste souhaite également impliquer davantage les enfants de l’école dans les commémorations patriotiques, comme celles du 8 mai ou du 11 novembre, en les associant notamment au chant de la Marseillaise. « Cela permet de transmettre le devoir de mémoire et de réunir les générations », estime le candidat.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Un appel à la participation électorale

À l’approche du scrutin, Vivien Desgrange adresse enfin un message aux habitants : se déplacer pour voter. « On parle de ce qui se passe juste à la porte de votre maison : votre village », rappelle-t-il. Le candidat évoque le risque d’une abstention liée au sentiment, chez certains électeurs, que leur vote serait inutile. « Dans un village, une élection peut parfois se jouer à quelques voix », insiste-t-il, invitant chacun à « faire entendre sa voix pour l’avenir de la commune ».

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Les habitants de Fontain seront appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour élire leur futur conseil municipal.

À Pontarlier, plusieurs panneaux d’affichage électoraux ont été vandalisés. Sur des affiches de la liste « La Gauche Pontissalienne », des inscriptions à la peinture rouge ont été apposées, notamment le message « LFI assassin », visant le mouvement politique La France insoumise.

Les tags recouvrent en partie les affiches de campagne et font référence à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, un événement dont l’enquête est toujours en cours.

Dans une réaction, le candidat Cédric Laithier dénonce une instrumentalisation de ce drame. « Les affiches de La Gauche Pontissalienne sur plusieurs panneaux officiels ont été vandalisées, en instrumentalisant la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Les tags dénoncent injustement une responsabilité de La France insoumise dans cet événement alors que l’enquête est loin d’être terminée et que les informations vérifiées publiquement disponibles ne pointent clairement pas dans cette direction », affirme-t-il.

Il rappelle également que « La France insoumise puis La Gauche Pontissalienne ont manifesté à diverses occasions depuis bientôt un an, au moins une fois par mois, sans qu’aucune dégradation ni aucun débordement ne soit jamais constaté ». La liste indique condamner cet acte illégal et précise qu’une plainte a été déposée.

À l’approche des élections municipales, un nouveau collectif citoyen s’organise à Pontarlier et dans la communauté de communes. Baptisé Pont Commun, il rassemble associations, entrepreneurs et habitants engagés autour des questions de transition écologique, de mobilité ou encore de participation citoyenne. Son objectif : créer un espace de dialogue entre citoyens et futurs élus et contribuer aux politiques publiques locales.

Un collectif né de dynamiques locales

Créé officiellement le 18 décembre, le collectif Pont Commun réunit des acteurs déjà impliqués dans la vie associative et citoyenne du territoire. « L’idée est de réunir des personnes qui agissent déjà localement sur différents sujets liés à nos modes de vie », explique Stéphanie Martin Vavasseur, membre du collectif et engagée dans plusieurs associations. À ses côtés figurent notamment Fabien Bouley, membre de l’association Durable et Doubs, et Frédéric Zahnd, engagée sur les questions de mobilité. Le collectif rassemble aujourd’hui des associations, des entreprises et des citoyens. À terme, il espère également travailler avec les élus locaux afin de mutualiser les compétences et favoriser les synergies. « Nous avons sur ce territoire beaucoup de personnes compétentes et engagées. L’objectif est de mettre ces compétences en réseau pour aller plus loin », souligne Mme Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

Faire le lien entre citoyens et élus

Contrairement à une liste électorale, Pont Commun ne cherche pas à s’engager directement dans la compétition politique. Ses membres revendiquent plutôt un rôle d’interface entre la société civile et les responsables publics. « Nous ne voulons pas prendre des responsabilités politiques. Notre rôle est plutôt de donner une voix aux citoyens et aux associations et d’apporter des analyses ou de l’expertise », explique le collectif.  Selon eux, ce lien manque parfois dans la gouvernance locale. Ils souhaitent donc contribuer à plus de transparence et de compréhension des décisions publiques, tout en soutenant les initiatives déjà présentes sur le territoire. Pour Frédérique Zahnd, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large :
« On sent aujourd’hui un besoin de participation citoyenne. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que la démocratie leur échappe. Notre démarche consiste à faire des propositions et à coopérer avec les élus, pas à entrer dans un rapport de force. »

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

L'interview de la rédaction :  Frédérique Zahnd

 

Un questionnaire adressé aux candidats

Dans cette perspective, le collectif a adressé un questionnaire aux listes candidates aux municipales, autour de dix grandes thématiques : mobilité, transition écologique, gouvernance, modes de vie ou encore développement local. Quatre listes de Pontarlier ainsi qu’une liste de Chaffois et Doubs ont répondu à cette consultation. Les réponses, parfois succinctes, témoignent selon le collectif d’une volonté majoritaire de poursuivre les politiques déjà engagées, même si certaines listes avancent également de nouvelles propositions.

Le collectif reconnaît que la consultation s’est déroulée dans un délai assez court et que certaines listes n’étaient pas encore constituées au moment de l’envoi. « Nous sommes déjà satisfaits d’avoir obtenu plusieurs réponses. Ce questionnaire constitue surtout un premier retour. Le travail commence maintenant », précise Fabien Boulay.

L'interview de la rédaction : Fabien Boulay 


 

Une analyse rendue publique

Dans les prochains jours, Pont Commun prévoit d’analyser ces réponses et de les publier intégralement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn). Des formats courts et pédagogiques seront également proposés afin de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre. Le collectif envisage ensuite de rencontrer les listes candidates, éventuellement entre les deux tours, afin d’échanger sur les propositions et sur la place que pourraient prendre les acteurs associatifs dans les politiques locales. « Nous apprenons en marchant. Tout est en train de se construire », résume Stéphanie Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Patrick Comte défend son projet pour Pontarlier. Le candidat centriste se dit satisfait de la campagne menée avec son équipe et assume un discours critique sur la gestion actuelle de la ville. Il mise sur un programme élaboré collectivement et affirme croire en ses chances de victoire. Entretien.

Quel regard portez-vous sur cette campagne locale que l’on présente comme difficile, voire parfois hargneuse ?
Pas du tout. Je suis très satisfait de la façon dont se déroule cette campagne. Se lever chaque matin en cherchant des solutions pour améliorer la vie des gens, c’est très réjouissant.
De plus, cela m’a permis de rencontrer des personnes passionnantes, parce que passionnées, venues de tous horizons. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec toute une équipe de personnes compétentes et sympathiques. Nous avons bien travaillé ensemble et élaboré un programme qui répond aux attentes.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Justement, votre liste est présentée comme un collectif composé de fortes personnalités. N’est-ce pas trop difficile à gérer ?
Non, pour moi c’est un avantage. Ce sont des femmes et des hommes de caractère, qui ont des convictions, qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Si les habitants nous font confiance, la tâche sera lourde et j’aurai besoin de ces forces pour mener à bien notre projet. Je n’ai pas l’intention d’avoir une gouvernance verticale. Chacun aura son domaine et ses projets à gérer. Moi, je serai le capitaine. Nous serons tous sur le pont pour atteindre notre objectif : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs et le rayonnement qu’elle a perdu.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, comme celle tournée devant le musée municipal, on vous voit très critique sur la gestion de la municipalité actuelle. Est-ce une posture ?
J’ai vu Pontarlier s’endormir. Sans cela, je ne me serais jamais présenté. La politique culturelle, par exemple, n’est pas à la hauteur de Pontarlier, alors que la ville a de nombreux atouts. Elle n’a plus la renommée touristique qu’elle avait autrefois. Beaucoup de choses se sont endormies. Je suis là pour les réveiller.
Si je suis critique, c’est parce qu’il y a des choses à critiquer. Ma candidature aura au moins eu le mérite de réveiller les deux candidats sortants. J’ai l’impression qu’ils commencent à bouger seulement maintenant.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous leur avez repris certaines idées ?
C’est n’importe quoi. Nous avons été les premiers à présenter notre programme et à le distribuer. Nous avons mené une consultation citoyenne à laquelle les habitants ont largement répondu. Ensuite, nous avons travaillé en commissions avec les personnes susceptibles de devenir adjoint. Nous avons travaillé pendant des semaines. Les résultats de ces commissions ont été présentés à l’ensemble de la liste, les meilleures idées ont été retenues et intégrées au programme. Je le redis : nous avons été les premiers. Nous n’avons jamais copié. Que certaines idées se ressemblent, c’est possible. Mais ce que je leur reproche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Et vous vous adressez là aux deux candidats sortants, Bénédicte Hérard et Bertrand Guinchard ?
Oui. Et si jamais je m’endors, mes adjoints seront là pour me secouer et me dire : « il faut se remettre au boulot».

Est-ce difficile de porter une étiquette centriste dans le contexte politique national actuel ?
J’ai une étiquette centriste. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je dis parfois que je suis de « l’extrême centre », parce que les gens aiment bien les extrêmes. Mais je préfère parler de bon sens, de pragmatisme et d’efficacité,  plutôt que d’étiquette politique.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire ne pas agir en fonction des consignes des partis politiques ni de dogmes idéologiques. Si une idée venue de La France insoumise est bonne, pourquoi ne serait-elle pas adoptée au conseil municipal ? De même si elle vient de Bertrand Guinchard, qui se situe plutôt de l’autre côté de l’échiquier politique. Je ne vois pas ce que la politique nationale vient faire dans la gestion municipale.

La victoire est-elle possible ?
Bien sûr. Je ne veux pas nous lancer de fleurs, mais je pense que notre liste est la meilleure et que nous avons les meilleures idées. Oui, clairement.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans le contexte politique actuel, très conflictuel, envisagez-vous de fusionner votre liste ?
Non, ce n’est pas envisagé pour l’instant. Nous pensons à la victoire. Je ne sais pas si l’on voit mon sourire…

Avec ces divisions à droite, ne craignez-vous pas d’ouvrir des perspectives à la gauche ?
Non, je ne le pense pas. Il est vrai que je suis plus proche des idées et des projets des candidats sortants — ou plutôt qu’ils sont plus proches des miens — que de ceux de Cédric Laithier et de La France insoumise, que je considère comme très dogmatiques et partisans.

Pour terminer, organiserez-vous encore des réunions publiques d’ici le 15 mars, date du premier tour ?
Oui. Il y en a une ce soir aux Étraches : ce sera la sixième. La dernière, avant le premier tour,  aura lieu mercredi prochain à la salle Morand.

À l’approche des élections municipales de mars prochain à Pontarlier, Cédric Laithier, tête de liste de « La gauche pontissalienne », poursuit sa campagne. Le candidat affirme croire en la possibilité d’une victoire et met en avant un projet axé sur la transparence, la participation citoyenne et le partage du pouvoir au sein du conseil municipal.Rencontre. 

Croyez-vous en la victoire ? Est-il possible de gagner à Pontarlier quand on est de gauche ?

Évidemment que c’est possible de gagner à Pontarlier. Cette année, il y a quatre listes : trois listes de droite et une liste de gauche. Les trois listes de droite n’assument pas forcément d’être de droite, ce qui est assez étonnant. Nous, au contraire, nous assumons pleinement d’être de gauche et de porter un programme de rupture. Mais au-delà du fait que ce soit possible, c’est surtout nécessaire. Cela fait 30 ans que la ville est gérée par une politique de droite qui conduit aujourd’hui à un état catastrophique des finances municipales. On l’a vu lors du dernier conseil municipal : il n’y a quasiment plus aucune marge de manœuvre pour investir dans les prochaines années. Rien ne sera simple, mais il faut stopper rapidement cette hémorragie si l’on ne veut pas que Pontarlier soit placée sous tutelle. Donc oui, c’est possible, et c’est surtout nécessaire.

Sur l’échiquier politique, classez-vous tous vos adversaires à droite ?

On peut difficilement dire autre chose. Bertrand Guinchard a soutenu Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022, même s’il essaie aujourd’hui de le cacher ou de ne pas le dire. Il est donc à droite. Bénédicte Hérard est aux Républicains. Quant à Patrick Comte, il a été investi en 2021 par le parti du Président de la République, Renaissance. Or, la politique menée par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir est une politique de droite, ultra-libérale. Donc oui, ce sont des listes de droite.

Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas en train de vous tirer une balle dans le pied ? Ne préféreriez-vous pas qu’il reste un peu en retrait en ce moment ?

Non. Jean-Luc Mélenchon s’exprime quand il en a envie. Ensuite, chacun interprète ses propos comme il l’entend. On ne peut pas interpréter les choses à la place des autres. Les valeurs que nous défendons à la France insoumise sont claires : nous nous battons contre l’antisémitisme, contre le racisme et contre toutes les discriminations. Nous avons un programme qui ne varie pas en fonction des événements. Je ne pense donc pas que Jean-Luc Mélenchon soit un problème, ici ou ailleurs. Certaines personnes ne l’aiment pas, ce n’est pas nouveau. Rappelons que 7 millions de personnes ont voté pour lui lors de la dernière élection présidentielle et qu’à Pontarlier, il est arrivé en deuxième position. C’est une force et une fierté d’appartenir à la France insoumise.

À gauche, n’avez-vous pas parfois tendance à vous couper l’herbe sous le pied. On a constaté qu’il y avait eu des scissions au sein de votre équipe à un moment donné. Était-il difficile de se rencontrer et de travailler collégialement à gauche ?

Non, ce n’est pas difficile. À la Gauche pontissalienne, nous avons toujours gardé le même cap : la transparence, le respect de la démocratie et celui des engagements que nous prenons. Si certaines personnes ne souhaitent pas tenir leurs engagements, cela les regarde. Nous, nous construisons un programme qui représente les Pontissaliens. Il a été élaboré par eux et pour eux. Dans notre manière de fonctionner, nous avons toujours été clairs et transparents : quand il y a des décisions à prendre, nous votons et nous respectons simplement le résultat du vote.

Si vous faites allusion à la scission qu’il y a eu avec un autre collectif, je le redis — nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises — : un vote a eu lieu pour savoir s’il fallait ou non afficher les partis politiques nationaux. La décision démocratique a été de les afficher. Pour nous, c’était simple et clair : nous les affichions.

Si d’autres personnes ne souhaitaient pas le faire, c’est visiblement le choix qu’elles ont fait. Mais ce n’est pas ce qui avait été décidé collectivement, et manifestement elles n’y sont pas parvenues.

En tout cas, nous sommes présents. La gauche est présente à Pontarlier, et c’est bien cela le plus important. Les électrices et les électeurs de gauche de Pontarlier sont représentés à travers un programme et une équipe, et ils peuvent ainsi contribuer à faire changer les choses dans la ville.

Que répondez-vous à vos opposants qui estiment que votre programme est calqué sur le national et manque de propositions locales ?

Nous ne calquons pas le programme de la France insoumise. Il y a évidemment des éléments qui s’en inspirent, comme il y a aussi des éléments issus du programme des écologistes ou du Parti communiste français. Ce sont des idées de gauche. Et lorsqu’il s’agit d’idées de gauche, on défend nécessairement la justice sociale, la justice écologique et la démocratie. Ce sont des valeurs profondément ancrées dans notre projet.

L"interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Qu’avez-vous envie de dire aux Pontissaliens qui nous écoutent pour qu’ils votent pour vous ?

Ce programme, nous l’avons construit avec eux et pour eux. Et il y aura énormément d’espace pour qu’ils puissent s’exprimer. Nous sommes les seuls à proposer le référendum d’initiative citoyenne afin que les habitants puissent changer des choses dans leur quartier ou dans leur ville. Nous proposons également un référendum d’initiative municipale : les habitants seront consultés sur tous les grands projets structurants, comme celui de la maison Chevalier, par exemple. Sur ce sujet, les autres candidats ont déjà des propositions, mais ils n’ont absolument pas consulté la population. Nous disons aux habitants : exprimez-vous, et nous ferons ce que vous voulez.

Enfin, nous proposons aussi le référendum révocatoire. Cela signifie que si des élus de la majorité se comportent mal ou adoptent une attitude indigne de leur mandat, ils pourront être révoqués. Ce sera également valable pour les engagements que nous prendrons. Les citoyens ont besoin de retrouver confiance dans la politique. C’est en leur redonnant la parole et le pouvoir que nous pourrons regagner cette confiance. Les promesses qui ne sont jamais tenues alimentent le désamour pour la politique.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

 

Pouvez-vous nous rappeler l’organisation que vous souhaitez mettre en place si vous arrivez aux responsabilités ? Êtes-vous le chef de file de cette liste ?

Je suis la tête de liste, puisqu’en France il faut une tête de liste pour conduire une liste aux élections municipales. Ce que j’ai expliqué, c’est que je ne serai pas un maire comme les autres. Je serai bien sûr le maire de Pontarlier, avec toutes les obligations que cela implique. Il n’y a aucune ambiguïté là-dessus. La grande différence avec les autres candidats et avec ce qui se faisait auparavant, c’est que je ne serai pas un maire avec les pleins pouvoirs. Le pouvoir sera réellement partagé entre l’ensemble des élus du conseil municipal.

Dès la première séance du conseil municipal, il y aura un vote pour décider si l’on donne ou non les pleins pouvoirs au maire. Pour ma part, je demanderai à ne pas les avoir, car en démocratie, c’est l’ensemble des représentants élus qui doit pouvoir exercer ce pouvoir.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Quelques mots pour conclure sur le meeting qui va se tenir prochainement à Pontarlier ?

Ce meeting se tiendra en présence d’un député de la France insoumise, Thomas Portes. Il y aura également un représentant des écologistes, François Mandil, ainsi qu’une personne représentant le Parti communiste français et les citoyens engagés. C’est un moment important de cette campagne. Nous voulons dire aux habitants : venez nous rencontrer, venez comprendre pourquoi il faut voter pour nous et pourquoi nous pouvons changer votre quotidien. Le meeting aura lieu mardi 10 mars à 20 h, à la salle Morand.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

À l’approche des élections municipales, Bruno Tempesta officialise sa candidature à la tête d’une liste sans étiquette dans la commune de Doubs, près de Pontarlier. Arrivé dans la commune en 2004 et engagé depuis plusieurs années dans la vie locale, il souhaite poursuivre l’action engagée lors du précédent mandat tout en portant plusieurs projets structurants pour les années à venir.

Un engagement local dans la durée

Ancien officier des garde-côtes, Bruno Tempesta explique que son implication politique s’inscrit dans la continuité d’un engagement associatif et municipal déjà ancien. « J’ai toujours voulu m’investir dans des associations et dans la vie de la commune », explique-t-il. Après six années d’engagement municipal, il estime naturel de poursuivre cette implication. Installé à Doubs depuis plus de vingt ans, il souhaite désormais prolonger le travail mené au cours du dernier mandat et continuer à participer au développement de la commune.

L'interview de la rédaction : Bruno Tempesta 

 

Une liste variée et ancrée dans la vie locale

La liste présentée par Bruno Tempesta rassemble des profils divers, fortement impliqués dans la vie du village. Huit conseillers municipaux sortants y figurent, signe d’une volonté de continuité dans l’action municipale. Le candidat souligne également la présence de nombreux membres d’associations locales, acteurs essentiels de la dynamique du territoire. « Ce sont des personnes qui font déjà vivre le village », précise-t-il. La liste se veut sans étiquette politique, un choix assumé par le candidat qui souhaite privilégier l’intérêt communal plutôt que les appartenances partisanes. « Les gens ne m’ont pas donné leur orientation politique et je n’en veux pas pour le village », explique-t-il, estimant qu’un esprit sans étiquette est plus adapté à la gestion municipale.

 

tempesta doubs liste

 

Préserver l’identité d’un « grand village »

Avec près de 3 500 habitants, Doubs constitue une commune importante de l’agglomération pontissalienne. Pour Bruno Tempesta, l’enjeu est de préserver l’identité de la commune malgré sa proximité avec Pontarlier. « On reste un village avec un esprit village que l’on souhaite garder », affirme-t-il.

Trois projets majeurs pour le prochain mandat

Le programme de la liste s’articule autour de plusieurs projets structurants pour la commune. Le premier concerne la création d’une maison médicale. Les médecins actuellement installés dans la commune devant changer de locaux, la municipalité souhaite leur offrir des infrastructures adaptées afin de garantir le maintien de l’offre de soins à Doubs. Autre priorité : l’agrandissement de la crèche existante, afin de répondre à une demande croissante des familles. Le projet prévoit également la création d’hébergements d’urgence ainsi que de logements pour jeunes actifs, sous forme de colocations destinées à ceux qui débutent dans la vie. Enfin, la liste souhaite poursuivre les équipements sportifs avec la réalisation d’un gymnase.

L'interview de la rédaction : Bruno Tempesta 

Une campagne déjà lancée

La liste est constituée depuis plusieurs mois. Selon Bruno Tempesta, l’équipe est prête depuis le début de l’été. La campagne se poursuivra dans les prochaines semaines avec notamment une réunion publique prévue le jeudi 12 mars à 20 h à la salle des fêtes de Doubs, ouverte à tous les habitants souhaitant échanger avec les candidats. Les électeurs seront appelés aux urnes le 15 mars pour le premier tour des élections municipales.