À la tête de la communauté de communes Loue-Lison, Jean-Claude Grenier, maire de l’Hôpital du Grosbois, et président de l’association des maires du Doubs, défend une organisation conciliant mutualisation des moyens et proximité avec les villages. Pour le mandat 2026-2032, il place l’assainissement, l’habitat, la gestion de l’eau et l’adaptation au vieillissement de la population au premier rang de ses priorités.
Un vaste territoire de 71 communes
Créée le 1er janvier 2017 par la fusion des anciennes communautés de communes du Pays d’Ornans, d’Amancey et du Pays de Quingey, Loue-Lison rassemble 71 communes et environ 27.000 habitants sur 630 km². Elle constitue ainsi la plus vaste intercommunalité du Doubs par sa superficie, avec une densité limitée à 37 habitants au kilomètre carré. Ce territoire rural s’organise autour de plusieurs bassins de vie et de sites emblématiques, parmi lesquels la Saline royale d’Arc-et-Senans, le musée Courbet à Ornans, ainsi que les vallées de la Loue et du Lison. Jean-Claude Grenier reconnaît que la création de cette grande intercommunalité avait initialement suscité des réticences parmi les élus. « C’était trop grand », rappelle-t-il. La collectivité est désormais divisée en quatorze bassins de vie, chacun disposant d’élus référents afin de maintenir un lien de proximité avec les communes et leurs conseils municipaux.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
La commune comme cellule de base
Le président de Loue-Lison considère l’intercommunalité comme un échelon désormais incontournable pour conduire les politiques d’assainissement, d’habitat, de développement économique ou de tourisme. Il refuse toutefois qu’elle se substitue aux municipalités. « Il faut absolument garder la commune comme cellule de base et de proximité pour les habitants », affirme-t-il. À ses yeux, les équipements et les investissements doivent néanmoins être pensés à l’échelle des bassins de vie, afin d’éviter que chaque village développe seul des projets identiques.
La revanche politique des petites communes
Jean-Claude Grenier porte également un regard politique sur la place prise par les élus ruraux à la tête des intercommunalités. Dans plusieurs territoires, le maire de la ville-centre n’a pas obtenu la présidence de l’établissement intercommunal, les représentants des petites communes ayant choisi un autre candidat. Lui-même avait accédé, en 2014, à la présidence de l’ancienne communauté de communes du Pays d’Ornans alors qu’il dirigeait une commune d’environ 600 habitants. Selon lui, les maires ruraux souhaitent éviter une concentration des responsabilités entre les mains des élus des principales villes. Jean-Claude Grenier estime également que l’étiquette partisane ou les ambitions nationales prêtées à certains responsables peuvent susciter de la méfiance. « Les maires font davantage confiance à un élu qui s’investit pour le territoire et non pour sa carrière », juge-t-il. Une analyse qui traduit la volonté des petites communes de peser davantage dans les équilibres intercommunaux.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
Assainissement et qualité de l’eau en priorité
La protection de la Loue et du Lison constitue le premier chantier du nouveau mandat. La collectivité entend poursuivre ses investissements dans l’assainissement collectif et individuel, après plusieurs décennies durant lesquelles les installations n’ont pas toujours été suffisamment entretenues. La gestion et la distribution de l’eau figurent également parmi les principaux enjeux. Cet été, plusieurs villages ont rencontré des difficultés d’approvisionnement, laissant entrevoir les conséquences futures du changement climatique sur la ressource.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
Adapter le territoire au vieillissement
L’autre priorité concerne l’habitat. Loue-Lison veut soutenir la rénovation des logements, leur adaptation à la perte d’autonomie et la remise sur le marché des maisons vacantes. La réhabilitation des friches industrielles et agricoles doit également limiter la consommation de nouveaux espaces. Face à la baisse des naissances et au vieillissement démographique, Jean-Claude Grenier appelle à agir sans attendre. Il souhaite permettre aux personnes âgées de rester à domicile ou de trouver une structure adaptée à proximité de leur village.
La communauté de communes veut enfin renforcer son attractivité résidentielle à travers la culture, le sport et l’amélioration du cadre de vie. L’objectif affiché est de préserver l’identité rurale de Loue-Lison tout en proposant à ses habitants des services adaptés aux évolutions démographiques, environnementales et économiques.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
Nouveau président de l’Association des maires du Doubs, Jean-Claude Grenier entend renforcer l’accompagnement des élus, notamment dans les petites communes. Le maire de L’Hôpital-du-Grosbois veut également défendre l’autonomie financière des collectivités afin de préserver les services publics et les investissements locaux.
Trente et une années d’expérience politique locale
Maire de L’Hôpital-du-Grosbois et élu communal et intercommunal depuis 31 ans, Jean-Claude Grenier prend la tête de l’Association des maires du Doubs. Âgé de 68 ans et récemment retraité après avoir exercé durant quarante ans comme garagiste, il connaît déjà bien la structure départementale. Il y a occupé pendant quinze ans les fonctions de trésorier puis de vice-président, chargé notamment des questions intercommunales. Sa candidature répond à une volonté de transmettre l’expérience acquise au cours de ses différents mandats. Selon lui, cet accompagnement est d’autant plus nécessaire que 35 % des maires du Doubs ont changé à l’issue du dernier scrutin municipal.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
Une attention particulière aux communes rurales
S’il entend représenter l’ensemble des 563 communes du département, Jean-Claude Grenier estime que les collectivités rurales ont davantage besoin d’un appui extérieur. Elles sont confrontées aux mêmes normes et difficultés administratives que les grandes villes, sans disposer de services juridiques ou techniques comparables. « Dans une commune rurale, le maire est souvent seul avec une secrétaire de mairie à temps partiel », souligne-t-il. Le nouveau président souhaite donc faire de l’association un interlocuteur facilement accessible, capable d’écouter, de conseiller et d’orienter les élus lorsqu’ils rencontrent une difficulté.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
« Terrain, terrain, terrain »
Jean-Claude Grenier revendique une présidence inscrite dans la continuité du travail mené par son prédécesseur, Patrick Genre, avec lequel il a collaboré pendant quinze ans. Il souhaite toutefois accentuer la présence de l’association dans les territoires. À partir de 2027, des réunions seront organisées dans les cantons et les différents secteurs du Doubs. Elles doivent permettre aux maires d’exposer directement leurs préoccupations. Chaque élu devra également pouvoir identifier un référent de proximité au sein du conseil d’administration de l’association. La prochaine assemblée générale de l’Association des maires du Doubs se tiendra le 7 novembre.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
Défendre l’autonomie financière des collectivités
Au-delà de l’accompagnement quotidien des élus, Jean-Claude Grenier veut faire de l’autonomie financière des collectivités son principal combat politique. Il souhaite porter ce dossier au niveau national, notamment au sein du comité des finances de l’Association des maires de France. Le nouveau président s’inquiète de la diminution des marges budgétaires et des dotations versées aux collectivités. Il juge indispensable de maintenir les investissements consacrés aux routes, aux bâtiments et aux services publics locaux. Selon lui, renoncer aujourd’hui à certains travaux reviendrait à créer une « dette pour demain », les rénovations reportées risquant de coûter beaucoup plus cher aux collectivités dans les prochaines années.
L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier
L’équipementier automobile Grupo Antolin prévoit de supprimer 35 postes sur son site de TEMIS à Besançon, soit environ 10 % de ses effectifs. Annoncée au début du mois de juillet, cette restructuration intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l’ensemble de la filière automobile. Elle doit notamment entraîner la fermeture du service d’outillage.
Un site pourtant récemment modernisé
Spécialisée dans les systèmes d’éclairage et les équipements intérieurs pour automobiles, l’entreprise espagnole est implantée à Besançon depuis 2012. Elle avait regroupé ses activités industrielles, logistiques et de recherche et développement au sein d’une usine de 22 000 m² construite sur le parc TEMIS. Cet investissement de 34 millions d’euros, présenté comme un projet d’« usine 4.0 », devait permettre de moderniser la production et de conforter durablement la présence du groupe dans la capitale comtoise. Le nouveau site, inauguré à la fin de l’année 2023, avait alors été érigé en symbole du renouvellement industriel bisontin. Moins de trois ans plus tard, Antolin invoque une baisse de son activité, des coûts fixes élevés et le poids financier des machines pour justifier cette réduction d’effectifs. Le service d’outillage devrait être particulièrement touché.
Ludovic Fagaut à la rencontre des salariés
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, s’est rendu dans les locaux de l’entreprise le 20 août, accompagné d’Anne Falga, vice-présidente chargée du développement économique, de l’industrie, de l’emploi, de l’insertion et de l’innovation à Grand Besançon Métropole. Les deux élus ont rencontré les équipes afin d’échanger sur les difficultés du site et sur les conséquences humaines de la restructuration. « Au-delà des chiffres, ce sont des femmes et des hommes, des compétences et un savoir-faire industriel qui sont concernés », souligne Ludovic Fagaut.
Le maire assure que les collectivités resteront « à l’écoute et disponibles » pour accompagner l’entreprise, dans la limite de leurs compétences et de leurs moyens. Il insiste également sur la nécessité, pour les élus locaux, d’être présents sur le terrain afin de mieux comprendre les contraintes qui pèsent sur l’activité industrielle.
Toute la filière régionale sous pression
La situation d’Antolin s’inscrit dans une crise plus large. La baisse des volumes produits en Europe, la transition vers les véhicules électriques, la pression exercée sur les prix par les constructeurs et la concurrence internationale, notamment chinoise, fragilisent les sous-traitants. Cette évolution est particulièrement sensible en Bourgogne-Franche-Comté, l’une des régions françaises les plus dépendantes de l’automobile. Fin 2023, la filière représentait 28 700 emplois répartis dans près de 430 établissements. Près des trois quarts de leurs effectifs travaillaient directement pour l’automobile, une proportion alors plus élevée que dans toutes les autres régions françaises. À l’échelle du groupe, Antolin affirme pourtant avoir amélioré sa rentabilité en 2025, malgré la diminution de son chiffre d’affaires. L’équipementier a parallèlement poursuivi son plan de transformation et de réduction des coûts. Il a annoncé 28 millions d’euros de dépenses de restructuration sur l’exercice.
À Besançon, la suppression annoncée de 35 postes fait donc craindre une perte durable de compétences industrielles, quelques années seulement après un investissement majeur destiné à consolider l’avenir du site.
La Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs renouvelle en 2026 son forfait destiné aux personnes vivant seules. Il permet de bénéficier d’une remise de 22 euros sur la redevance incitative. Toutes les demandes doivent être renouvelées, y compris pour les personnes ayant déjà profité de cette réduction. L’attestation est disponible en mairie, auprès de l’intercommunalité ou sur son site internet. Une fois complétée, elle doit être déposée en mairie avant le 31 août 2026. La remise sera appliquée sur la facture du second semestre. Pour de plus amples informations : https://www.portes-haut-doubs.com/sites/portes-haut-doubs.com/files/2026_attestation_foyer_1_personne.pdf
Menacé d’une fermeture provisoire à la fin du mois d’août, le laboratoire Biogroup de Salins-les-Bains fait l’objet d’une mobilisation municipale. L’entreprise invoque une baisse d’activité et des difficultés à recruter un biologiste rattaché au site. La Ville, qui a saisi l’Agence régionale de santé et les parlementaires jurassiens, demande une dérogation de trois mois afin de maintenir l’activité pendant la recherche d’un professionnel. Elle souhaite éviter que cette fermeture temporaire ne devienne définitive et préserver ainsi l’accès aux soins de proximité.
Le Conseil de Développement Participatif de Grand Besançon Métropole renouvelle son assemblée pour le mandat 2026-2032. Cette instance réunit des citoyens bénévoles chargés de réfléchir aux grands enjeux du territoire : mobilités, habitat, transition écologique, économie, qualité de vie ou encore intelligence artificielle. Répartis dans des ateliers thématiques, ses membres débattent et formulent des propositions destinées à éclairer les décisions des élus communautaires. Les habitants majeurs de l’une des communes du Grand Besançon peuvent déposer leur candidature jusqu’au 15 septembre 2026. Le bulletin d’inscription est disponible sur www.grandbesancon.fr/cdp
Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, demande à la Région Bourgogne-Franche-Comté de cesser le financement de « La Pive », qualifiant de « gaspillage » les 440 000 € alloués à la monnaie locale sur 2019-2025. S'appuyant sur des rapports d'activité, il dénonce un échec après dix ans, avec seulement 493 adhérents fin 2024 contre 4 500 espérés, et un taux d'autofinancement bien en deçà des projections.
La commune de Villers-le-Lac lance son premier budget participatif et appelle ses habitants à proposer des initiatives destinées à améliorer leur cadre de vie. Jusqu’au 10 octobre 2026, les Villériers âgés d’au moins 16 ans peuvent soumettre leur idée. Une enveloppe maximale de 20 000 euros est consacrée à cette démarche.
L'interview de la rédaction : Maud Luthi
Associer les habitants à la vie locale
Et si une idée imaginée par un habitant devenait demain une réalisation concrète à Villers-le-Lac ? C’est l’ambition du budget participatif lancé pour la première fois par la municipalité. Le dispositif doit permettre à la population de proposer des aménagements ou des actions répondant aux besoins du territoire. « L’objectif est d’associer les habitants à la vie locale et de leur permettre de proposer des projets pour améliorer leur cadre de vie », explique Maud Luthi, conseillère municipale et responsable de la commission jeunesse et vie participative. Cette initiative figurait dans le programme porté lors de la campagne municipale par la liste de Romain Vermot
Qui peut déposer un projet ?
Le budget participatif est ouvert à tous les habitants de Villers-le-Lac âgés de 16 ans révolus. Une proposition peut être présentée individuellement, par un groupe d’habitants ou au nom d’une association. Pour être recevable, le projet devra présenter un intérêt général, relever des compétences de la commune et respecter le cadre financier fixé par la municipalité. Une enveloppe pouvant atteindre 20 000 euros toutes charges comprises sera consacrée au dispositif. Elle pourra permettre de retenir un seul projet ou d’en financer plusieurs, selon leur nature et leur coût.
L'interview de la rédaction : Maud Luthi
Une étude technique avant le vote de la population
Après la clôture des candidatures, les services municipaux examineront la faisabilité technique et financière de chaque proposition. Les dossiers seront ensuite étudiés par la commission municipale chargée de la jeunesse et du budget participatif, avant une validation par le conseil municipal. Les projets déclarés recevables seront présentés à la population, puis soumis au vote en mairie. Chaque participant disposera de trois voix pour désigner ses propositions préférées.
Des candidatures ouvertes jusqu’au 10 octobre
Les habitants ont jusqu’au 10 octobre 2026 pour transmettre leur idée. Le dossier de candidature, le règlement complet et le calendrier de l’opération sont disponibles sur le site internet de la commune. Les dossiers peuvent être déposés directement à l’accueil de la mairie ou envoyés par courrier électronique à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les services municipaux restent également disponibles pour accompagner les habitants dans leurs démarches.
La section bisontine du Parti communiste demande à la préfète de région de mettre fin à la dérogation permettant à la Ville de Besançon de prélever directement de l’eau dans le Doubs au niveau d'Avanne. Cette nouvelle interpellation intervient après un premier courrier adressé, une semaine plus tôt, au préfet du Doubs et resté sans réponse.
Le PCF dénonce l'utilisation détournée des réserves d'eau des récupérateurs de la piscine Mallarmé pour arroser les massifs fleuris et certains terrains de sport malgré la sécheresse alors que cette réserve devait être utilisée pour arroser les arbres. Il réclame une concertation et une réflexion sur les usages prioritaires et une gestion plus économe de l’eau. Le PCF reprend les propos de la ministre de la transition écologique qui demande aux préfets d'être plus restrictifs sur les prélèvements dans les rivières.
Après la fusillade survenue dans le quartier Planoise à Besançon, le député Laurent Croizier adresse ses pensées aux familles et aux habitants, « une fois encore confrontés à la violence ». L’élu estime que le narcotrafic pèse lourdement sur leur quotidien, malgré l’action des polices nationale et municipale. Évoquant une montée des tensions depuis plusieurs semaines, il rappelle avoir récemment porté plainte après une altercation avec des dealers place de l’Europe. Laurent Croizier appelle à « une fermeté absolue » contre les trafiquants, leurs soutiens et les consommateurs qui alimentent les réseaux.