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Grand Besançon Métropole s’engage avec la Caisse d’Allocations Familiales et les 68 communes de son territoire sur un nouveau dispositif, la Convention Territoriale Globale (CTG), qui succède à l’ancien Contrat Enfance Jeunesse, pour la mise en place de services à destination des familles. Un diagnostic a été réalisé, à l’échelle du Grand Besançon, pour identifier les caractéristiques et les besoins de chaque territoire. Plusieurs enjeux ont été définis : petite enfance, enfance-jeunesse, parentalité et animation de la vie sociale. Désormais, des plans d’actions vont être définis par chaque municipalité et contractualisés avec l’organisme financeur. Les 4 millions d’euros consentis en 2021 sont assurés. Ils seront renouvelés chaque année, d’ici la fin de l’engagement, prévu en 2026. D’autres financements sont également possibles pour le soutien à de nouvelles actions.

Des enjeux importants

Pour les municipalités, l’accompagnement des familles est une des priorités. L’épidémie de Covid-19 a laissé des traces. Il faut reconstruire du lien social dans les communes. D’autre part, les modes de garde des enfants doivent être repensés et leur accueil amélioré et complété. Les familles privilégient désormais les accueils collectifs, au détriment des assistantes maternelles. En France, 150.000 femmes n’ont pas pu reprendre une activité professionnelle faute de places dans les structures d’accueil.

L'interview de la rédaction / Marion Etevenard, vice-présidente déléguée à la politique de la Ville, rénovation urbaine et l'accompagnement social.

Annick Jacquemet, la Sénatrice du Doubs, a dernièrement interrogé le gouvernement sur  les tensions concernant le doliprane pédiatrique en France. Un sujet de préoccupation majeure pour la population. La parlementaire explique « qu’il n’existe aucun substitut ». « Le principal fabricant, Sanofi, est en situation de quasi-monopole avec près de 98% des parts de marché et aucun concurrent ne peut suppléer à la baisse de sa production ». Mme Jacquemet craint une nouvelle saturation des services d’urgence des hôpitaux si la situation ne s’améliore pas.

La situation est tendue à Grand Besançon Métropole (GBM). Une conférence des maires se tiendra le 17 décembre sur la gouvernance de la collectivité locale. Il est reproché à Anne Vignot, sa présidente, de ne pas communiquer suffisamment avec son bureau et ses vice-présidents. Pour certains de ces élus, l’organisation politique actuelle,  qui consiste à confier tacitement la présidence de GBM au maire de Besançon,  est peut-être à repenser. Rencontre avec Benoît Vuillemin, Maire de Saône et 9è Vice-Président en charge notamment du tourisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Qu’est-ce-qui ne va pas au sein de cette collectivité, selon vous, M. Vuillemin ?

Nous avons deux problématiques distinctes. Nous avons tout d’abord une problématique de gouvernance, lié au mode de fonctionnement, et une problématique idéologique et politique. Je rappelle que notre EPCI, composé de 68 communes, doit prendre en compte le développement et les attentes de chacun de ces territoires.

Est-ce que cela signifie que l’organisation politique de la collectivité doit changer. Autrement dit que le Maire de Besançon ne soit plus tacitement élu à la tête de GBM ?

On s’engage déjà à respecter la charte. Je rappelle que la présidente et ses présidents ont été élus par l’ensemble des délégués communautaires lors du conseil d’installation, il y a maintenant plus de deux ans. Il faut respecter cela durant la mandature. Pour la  mandature d’après, les choses seront peut-être différentes. Pour l’instant, il n’est pas question de putsch, ni de renverser la table. On veut une prise en compte de la délégation des vice-présidents et que seul le résultat des votes en assemblée compte. Une fois que l’on a pris des positions – je pense à la RN 57, au développement des zones d’activité économique – nous devons aller dans le même sens, que l’on soit d’accord ou pas.

Cette organisation politique peut-elle encore tenir ?

La présidente doit prendre en compte qu’elle est maire de Besançon. Elle a toute sa souveraineté avec son conseil municipal pour gérer la ville. Mais, elle n’est pas maire du Grand Besançon. Elle est présidente d’un EPCI. C’est de la coopération intercommunale. Effectivement, vous pouvez prendre des décisions qui sont contraires à vos engagements politiques. Mais cette situation-là, la Présidente Vignot la connaissait lorsqu’elle a été élue. Je suis un homme de compromis et de consensus. Je souhaite que notre territoire fonctionne bien. Je ne suis pas un opposant. Je veux que l’on coconstruise ensemble pour les 68 communes. Cela passe par des petits ajustements. On doit travailler ensemble, parfois sur des sujets que l’on ne partage pas, mais on doit y aller dans l’intérêt du territoire. Je suis sûr que cela va marcher.

Pensez-vous vous aussi que les maires ne sont pas toujours au courant des dossiers, que certains ne leur parviennent pas ou sont cachés ?

Les maires, non. Les Vice-Présidents, oui. J’en ai fait les frais. S’il y a des maires qui veulent des exemples concrets, j’en ai. Sur certaines de mes délégations, on ne m’a pas donné tous les documents volontairement. On m’a mis de côté sur certains dossiers qui, pourtant, sont les miens. Cela ne peut pas marcher comme cela. C’est la règle. Le Vice-Président doit être associé à toutes les décisions qui le concernent.  Ce sont des règles de base et de bon sens pour que cela fonctionne bien. Depuis deux ans, il y a eu  la volonté de ne pas nous mettre au fait de certains dossiers.

L'interview de la rédaction / Benoit Vuillemin

Éric Ciotti a été élu nouveau président des Républicains ce dimanche avec 53,7% des suffrages exprimés face à Bruno Retailleau. Les 91.110 adhérents ont choisi le successeur de Christian Jacob qui a démissionné en juin dernier, après des élections qui ont marqué l’effondrement du parti de droite, n’obtenant que 4,8 % à la présidentielle. C’est un immense défi qui attend le député de Alpes-Maritimes, à savoir la reconstruction et l’union de la droite

 

Une participation satisfaisante

Au terme d’un second tour qui a opposé Éric Ciotti à Bruno Retailleau, les adhérents des Républicains ont élu le député des Alpes-Maritimes ce dimanche 11 décembre comme nouveau président du parti, avec 53,7 % des suffrages. « Je suis satisfaite, l’élection s’est bien passée, il y a eu de la participation, et un résultat qui ne ridiculise personne » explique Marie-Christine Dalloz, députée Les Républicains dans le Jura. La participation a atteint 69,70 % au deuxième tour contre 72,67 % au premier, a précisé Annie Genevard lors d’un point presse. Éric Ciotti était arrivé en tête du premier tour le 4 décembre avec 42,73 % des voix, contre 34,45 % pour le patron des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau et 22,29 % pour Aurélien Pradié, éliminé. Avec 73 % de participation au premier tour, l’objectif du second était de mobiliser les abstentionnistes, en réussissant à rallier les 22 % d’Aurélien Pradié qui n’avait pas donné de consigne de vote.

 

Deux courants à droite

53,7% d’un côté, 46,3% de l’autre. Un score final assez serré, significatif, qui conduit à un constat. Comme l’évoque Marie-Christine Dalloz, députée Les Républicains dans le Jura, ces résultats dévoilent deux courants au sein du parti, qu’il faudra bien évidemment prendre en compte. « Je fais confiance à Éric Ciotti pour rassembler toute la famille, pour organiser et structurer le mouvement autour de ces deux courants, ça me semble essentiel. Je pense qu’il a compris, compte tenu du résultat, qu’il devra tenir compte des autres sensibilités du parti. Je le crois assez intelligent pour avoir compris cette mesure-là » souligne la sénatrice. Des propose partagés par Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, qui lui aussi demande à Éric Ciotti de rassembler et de proposer une ligne très claire ou chacune des sensibilités de ce parti politique pourra se retrouver.

Marie-Christine Dalloz : 

 

 

Ne pas quitter le navire en pleine tempête

L’élection d’Éric Ciotti à la tête de Républicains a suscité de nombreuses réactions. Certaines personnalités politiques ont même décidé de quitter le parti le soir de la victoire du député des Alpes-Maritimes. C’est notamment le cas de François Grosdidier, maire de Metz, ou encore Laurence Arribagé, présidente des Républicains en Haute-Garonne. S'il est « déçu » parce qu’il avait apporté son soutien à Bruno Retailleau et qu’il croyait en son projet pour redresser ce parti historique de droite, Jacques Grosperrin n’est pas de cet avis. « François, que je connais très bien, a toujours eu une ligne cohérente avec le parti, parfois avec des sensibilités différentes. Je peux entendre son geste, mais je pense que dans une période difficile, où le bateau est en tempête sur la mer, il faut un capitaine, et tous être derrière. Celui que les Républicains ont choisi est Éric Ciotti. Je crois que ce n’est pas le moment de quitter le navire, au contraire, il faut être solidaires pour bien tenir la voile » souligne le sénateur.

Jacques Grosperrin : 

 

Pas d’alliance possible avec l’extrême droite

Aussitôt élu, Éric Ciotti, invité du 20h de TF1, a plaidé pour « une droite ferme, qui rétablisse l’ordre dans la rue » ainsi qu’une droite « du travail, de l’autorité, de l’identité, qui nous permette de vivre comme nous avons toujours vécu […] La question est d’abord celle de la survie de la France alors que notre pays est frappé de déclin voire d’une sorte de décadence » a expliqué le nouveau président des Républicains. S’il est décrit par ses adversaire comme étant trop radical, et qu’on le positionne parfois « à droite de la droite », Éric Ciotti a maintenu qu’il n’y aurait aucun accord avec Éric Zemmour, alors que quelques rumeurs couraient à ce sujet. Une position confirmée par le sénateur du Doubs, Jacques Grosperrin. « Être pour une droite forte ne veut pas dire être pour une droite extrémiste. De toute manière il ne pourra pas présider ce parti en flirtant avec Zemmour ou d’autres, je crois et je suis persuadé qu’il ne le fera pas. Il a très bien compris que l’existence et la pérennité de notre parti politique c’est de proposer autre chose, et que nous ne voulons pas nous fondre ni nous rapprocher de ces partis, parce qu’on ne partage pas du tout les mêmes valeurs, républicaines, sociétales, économiques ou encore éducatives ». Il n’y aurait donc pas d’alliance en perspective entre Les Républicains et Reconquête selon le sénateur du Doubs. Des propos approuvés du côté du Jura et de sa députée, Marie-Christine Dalloz. « Je partage cette vision d’une droite qui s’assume, qui est forte de ses convictions, mais qui n’est pas à vendre, ni auprès de monsieur Macron, ni auprès des mouvements d’extrême droite. Encore une fois, l’attention sera portée sur l’ensemble des sensibilités et des courants de notre famille politique. Il ne faut pas oublier qu’on s’est créé sur le RPR et l’UDF, donc il faut respecter l’ensemble de cette vision ».

 

L'association Les Jardins des Vaîtes, en collaboration avec Extinction Rebellion, organise la projection du documentaire « Pour la Vie » ce mardi 13 décembre, à 20h30, en présence de la co-réalisatrice Sandra Blondel, au cinéma Victor Hugo. Le documentaire revient sur le voyage des zapatistes en Europe. Rappelons que ce périple avait conduit une délégation à Besançon l’année dernière. Elle avait alors été reçue par les militants bisontins. Tarif unique à 5 euros.

Agnès Firmin-Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, sera dans le Doubs ce lundi.  Elle se rendra d’abord à la maison des soignants de Morteau qui propose un dispositif d’hébergement favorisant l’installation d’étudiants en médecine, médecins remplaçants et professionnels de soins hospitaliers rencontrant des difficultés à trouver un logement. Puis elle visitera le cabinet éphémère de Morteau qui apporte une solution à la désertification médicale. Elle inaugurera ensuite, à Ornans, l’extension du centre hospitalier Saint-Louis, qui permettra la création de 18 lits d’EHPAD, 14 lits en unité Alzheimer et 9 lits de soins de suite et de réadaptation.

Enfin, suite aux 21 ateliers territoriaux du Conseil National de la Refondation de la Santé, organisés en Bourgogne-Franche-Comté, depuis le mois de novembre, la ministre déléguée participera à la restitution des travaux, en présence d’élus, de professionnels de santé et de citoyens mobilisés à la CCI du Doubs à Besançon. L’objectif de ces temps de réflexion était de trouver des solutions de terrain et répondre aux besoins de santé de la population.

Le ministre des Armées Sébastien Lecornu est attendu dans le Jura ce samedi. En compagnie de l’animateur Stéphane Bern, il participera au dîner de mécènes pour la restauration du Fort des Rousses. Rappelons que le rempart du Fort des Rousses a obtenu des financements de la Mission Patrimoine. Une aide de 300.000 euros a été accordée par le ministère de la culture et de la Française des Jeux.

La Jurassienne a remporté l’élection ce matin à Berne pour une petite voix dans un scrutin à trois tours inattendu. Un succès incroyable pour le Jura, le gouvernement compte désormais quatre élus venus des régions latines du pays.

 

« Une élection folle », « sensationnelle » ou  encore « historique », beaucoup de superlatifs ont été utilisés dans les médias suisses ce mercredi 07 décembre pour qualifier l’élection d’Élisabeth Baume-Schneider. Membre du parti socialiste, elle est originaire de Saint-Imier, une petite commune située à moins de 10 kilomètres du département du Doubs.  Cette députée du canton du Jura au Conseil des États depuis 2019 vient d’être élue conseillère fédérale (équivalent de ministre du gouvernement en France).

Une majorité latine au conseil fédéral

Sa nomination est historique pour plusieurs raisons. Elle permet premièrement à son canton d'obtenir son premier représentant au gouvernement, 43 ans après son entrée en souveraineté. Le gouvernement compte désormais quatre élus latins (une Jurassienne, un Vaudois, un Fribourgeois et un Tessinois) contre trois Alémaniques. Les Latins obtiennent ainsi la majorité au gouvernement. Dans l’histoire, cela ne s’est produit que brièvement et à une seule reprise, à la fin des années 1910. Une situation qui ne devrait pas durer plus d’un an.

Une victoire inattendue

L’élection a donné lieu à un suspense intense avec un scrutin plus que serré. Une partie des élus de droite avait choisi de voter pour Daniel Jositsch, pourtant non candidat car non sélectionné par son parti.  Puis, tour après tour, ils se sont rabattus sur les deux candidates officielles. Au troisième tour,  l'Assemblée fédérale a finalement élu la jurassienne par 123 voix sur 245 bulletins valables. Elle devance donc d’une seule et unique voix sa concurrente baloise Eva Herzog. Élisabeth Baume-Schneider succède à Simonetta Sommaruga.

 

Benjamin Cornuez

Alain Fousseret,  ancien conseiller régional écologiste de Franche-Comté, entre 2004 et 2015,  est décédé cette nuit. Il avait 66 ans. Il a succombé à une crise cardiaque. Il était le frère de Jean-Louis Fousseret, l’ancien Maire bisontin. Il avait été réélu conseiller municipal de la commune de Danjoutin, dans le Territoire de Belfort, en 2020. Alain Fousseret était ingénieur écologue de formation.

 La Ville de Besançon se soucie de sa forêt. Les enjeux sont multiples. C’est la raison pour laquelle elle ne cesse d’adapter son plan d’aménagement forestier aux réalités du moment. Comme l’exige la loi, la cité comtoise  a rédigé son propre document. Ce cahier des charges de référence décline la gestion forestière bisontine jusqu’en 2040. Les coupes de feuillus, les coupes sanitaires, la vente de ces bois et la structuration de la filière bois pour permettre à la forêt de Chailluz de produire les bois de construction pour les futurs projets  y apparaissent. Jeudi soir, lors du conseil municipal, les élus se prononceront sur le nouveau programme de coupes et de travaux forestiers pour l’année 2023.

S’adapter au changement climatique

L’été dernier a montré que la Franche-Comté n’était pas épargnée par les feux de forêt. Ce qui oblige à prendre en compte cette situation dans la manière de gérer le domaine forestier municipal. Ainsi, un travail va s’engager entre les services de la ville, l’ONF, les services de secours et la préfecture, afin que les enjeux de défense contre les incendies soient intégrés à la gestion des massifs.  

L'interview de la rédaction : Fabienne Brauchli, en charge de la transition écologique, des espaces verts, de la biodiversité

Une convention avec les chasseurs

Un document cadre a été signé avec l’association communale de chasse agrée de Besançon. Une gestion en zonage a vu le jour et permet une occupation partagée de l’espace forestier de Chailluz. Une juste cohabitation entre chasseurs et promeneurs. Trois secteurs ont été définis. Si la partie centrale, qui correspond à la réserve, n’est quasiment jamais chassée, sauf par décision préfectorale, les zones, situées à l’est et à l’ouest,  sont ouvertes par alternance  à ces différents publics. La chasse aux grands gibiers est  interdite le samedi et le dimanche après-midi. Ces règles sont en place depuis début septembre. Précisons également,  qu’à Besançon, la chasse ne se pratique pas le mercredi après-midi, le vendredi toute la journée et le dimanche après-midi.

L'interview de la rédaction :