À quelques semaines des élections municipales de mars prochain, Patrick Comte, candidat à la mairie de Pontarlier, entre dans une phase concrète de sa campagne. Son programme, fruit d’un long travail collectif et d’une large consultation citoyenne, sera distribué dans les boîtes aux lettres à partir de ce samedi. Pendant une à deux semaines, les 33 membres de son équipe s’attelleront à la distribution des quelques 11 000 exemplaires du programme. Un document qui se veut ouvert : Patrick Comte invite d’ores et déjà les habitants à s’en emparer et à continuer à faire remonter leurs idées.
Une consultation citoyenne au cœur du projet
Ce programme s’appuie largement sur une consultation citoyenne menée ces derniers mois. Près de 9 000 questionnaires ont été distribués, recueillant 512 réponses par courrier ou par mail. « Les attentes sont assez homogènes », constate le candidat. Loin des grands projets spectaculaires, ce sont surtout des « petits irritants » du quotidien qui sont remontés : trous dans la voirie, déjections canines, vitesses excessives, usage des trottinettes, problèmes de circulation ou encore transports en commun. Depuis près d’un an, Patrick Comte et son équipe multiplient les réunions thématiques. « On se lève le matin en se demandant ce qu’on peut inventer pour améliorer la vie des Pontissaliens », confie-t-il, évoquant le « bonheur » de mener une campagne tournée vers l’avenir, tout en gardant un œil attentif sur les finances municipales.
Circulation et cadre de vie : des priorités identifiées
Parmi les actions jugées rapidement réalisables, l’amélioration de la fluidité de la circulation figure en bonne place. Le candidat évoque notamment des aménagements possibles sur certains ronds-points relevant de la compétence communale. Pour des axes plus complexes, comme la rocade Georges-Pompidou, il envisage un travail en concertation avec les services de l’État. Des solutions sont également à l’étude pour des points noirs bien identifiés, comme le feu du pont Saint-Claude ou les ronds-points des Grands-Planchants, souvent saturés aux heures de pointe. Là encore, Patrick Comte insiste sur la concertation avec les riverains et les usagers.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Écoles, périscolaire et bâtiments communaux
Sur le plan éducatif, le candidat rappelle que la commune n’intervient pas sur les contenus pédagogiques, mais sur les écoles et le périscolaire. Il souhaite notamment permettre l’accueil en périscolaire dès l’entrée en maternelle et repenser l’organisation de la restauration scolaire, afin d’éviter les déplacements massifs vers le restaurant municipal. La gestion des bâtiments communaux constitue un autre axe fort du programme, avec un objectif clair : réduire les frais de fonctionnement, notamment énergétiques. Patrick Comte évoque un projet de parc photovoltaïque sur l’ancienne décharge, destiné à alimenter les 78 bâtiments communaux, ainsi qu’une attention particulière portée à la rénovation des gymnases.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Incivilités, sécurité et police municipale
Très présentes dans les réponses à la consultation citoyenne, les incivilités font l’objet de propositions ciblées : meilleure gestion des points d’apport volontaire pour les déchets, lutte contre les déjections canines, application stricte de la réglementation sur les trottinettes. « Ce sont des choses simples, mais il faut les appliquer », insiste le candidat. Sur la question de la sécurité, Patrick Comte se veut mesuré : « Il n’y a pas de véritable insécurité à Pontarlier », chiffres à l’appui. Il appelle néanmoins à la vigilance, notamment face aux trafics de stupéfiants. Il propose la mise en place d’un protocole de coopération entre police municipale, police nationale et gendarmerie, ainsi que l’installation de caméras de vidéoprotection dans certains lieux sensibles. Le renforcement des effectifs de la police municipale fait partie de ses objectifs, l’armement restant, selon lui, une question ouverte à discuter avec les agents concernés.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Centre-ville et hommage au maire sortant
Concernant des dossiers emblématiques comme la maison Chevalier, abandonnée depuis plus de vingt ans, Patrick Comte se refuse à toute promesse hâtive. « Rien n’est figé », assure-t-il, tout en affirmant sa volonté de redonner de l’attractivité au centre-ville d’ici la fin du mandat. Plus politique, le candidat a tenu à rendre hommage à Patrick Genre, maire sortant après 31 années à la tête de la ville. « C’était important de saluer l’ampleur du travail accompli », souligne-t-il.
Une campagne sereine et tournée vers le terrain
À titre personnel, Patrick Comte dit aborder la campagne « sans stress », porté par le plaisir du débat et du terrain. Il affirme respecter ses adversaires et se dit confiant : « Je les sens bien ». Son ambition, au-delà du résultat électoral, est aussi managériale : améliorer le climat de travail au sein des services municipaux. D’ici mars, la campagne se poursuivra avec des réunions publiques et de nombreuses rencontres informelles avec les habitants. « Continuer à aller vers les gens », résume Patrick Comte, fidèle à une méthode qu’il revendique : proximité, écoute et pragmatisme. Précisons que sa permanence de campagne est ouverte tous les mercredi après-midis et samedis matins
À quelques semaines des élections municipales, la maire sortante de Valdahon, Sylvie Le Hir, confirme qu’elle brigue un second mandat. À la tête de la commune depuis 2020, après six années passées dans l’opposition, l’élue dit vouloir « poursuivre le travail engagé » et mener à terme plusieurs projets structurants.
Un premier mandat marqué par la sécurité et la santé
Durant son mandat, la municipalité a concentré ses efforts sur l’aménagement du centre-ville, notamment sur les axes très fréquentés. Avec près de 24 000 véhicules par jour cumulés, la sécurisation était devenue prioritaire. Réduction de la voirie, végétalisation, aménagements ralentissant la vitesse : un chantier majeur qui arrive à son terme. La maire revendique également des avancées en matière de santé, avec l’arrivée d’un scanner et de deux IRM, « obtenus grâce à un travail conjoint entre professionnels de santé et élus ». Côté transition énergétique, la rénovation complète de l’école élémentaire Lavoisier constitue l’un des autres marqueurs du mandat. Sur le volet sécurité, la commune a fait le choix d’armer son policier municipal et prévoit, si elle est reconduite, d’en recruter un second « pour répondre à la croissance démographique et aux incivilités ».
L'interview de la rédaction : Sylvie Le Hir
Une nouvelle équipe renouvelée
La liste menée par Sylvie Le Hir, baptisée « Continuons à agir pour Valdahon », se veut apolitique. « La politique n’a pas sa place dans une commune rurale, la proximité prime », insiste l’élue. L’équipe, largement renouvelée, rassemble des profils variés, de 30 à 80 ans. La maire souligne la motivation des nouveaux candidats et reconnaît les difficultés rencontrées par certains élus sortants, notamment en raison de contraintes familiales ou professionnelles.
L'interview de la rédaction : Sylvie Le Hir
Sécurité, bien‑être, logement : les priorités du prochain mandat
Pour les six années à venir, la maire sortante affiche un programme dense. Parmi les axes majeurs :
La sécurité : recrutement d’un deuxième policier municipal, renforcement du réseau de caméras de surveillance, augmentation des rondes, cartographie complète de la voirie pour cibler les zones sensibles …
Bien‑être et cadre de vie : création de nouveaux parcs pour enfants, développement d’un nouveau quartier d’environ 150 logements, rénovation de la Maison France Services et actions en faveur du bien‑être animal
Santé : Projet majeur du prochain mandat : la transformation de l’ancien Lidl en pôle de santé. L’idée est née des réunions de quartier, une démarche nouvelle mise en place durant le mandat. L’équipement accueillerait des spécialistes manquants sur le territoire, notamment des ophtalmologues.
Éducation et sport : réflexion sur l’école du futur, en réponse à la baisse démographique, refonte complète du complexe sportif, jugé inadapté aux besoins actuels,…
Poursuite et développement des manifestations : marchés de Noël, estivales, événements culturels
L'interview de la rédaction : Sylvie Le Hir
Une campagne mêlant proximité et outils numériques
Pour faire connaître son programme, la liste multiplie les supports : tracts distribués en boîtes aux lettres, réunions publiques et présence chaque samedi matin sur la RD 461 pour répondre aux questions des habitants. Un site internet dédié (www.continuons-a-agir-.blog4ever.com ) et une page Facebook ont été mis en ligne. Les questions posées en ligne reçoivent une réponse en vidéo chaque samedi.
« Il reste beaucoup à faire »
Sylvie Le Hir conclut en rappelant son attachement à la commune et à ses habitants. « Nous avons bien travaillé, mais il reste encore beaucoup à faire pour Valdahon », affirme-t‑elle, déterminée à poursuivre la dynamique engagée.
À Besançon, la liste « Faire mieux pour Besançon », pilotée par l’Insoumise Séverine Véziès, relance le débat démocratique en défendant l’instauration d’un Référendum d’Initiative Citoyenne municipal. Soutenue nationalement par 155 candidats insoumis, dont Séverine Vézies, la mesure permettrait aux habitants de demander un vote sur tout sujet local important. Une pétition est lancée pour appuyer cette démarche, avec des rencontres organisées sur les marchés et devant les écoles.
Lors de la séance du mardi 20 janvier, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet a interpellé le Gouvernement sur la situation critique du lynx boréal, espèce emblématique des massifs du Jura et protégée à tous les niveaux — international, européen et national. Elle a rappelé que le lynx, « loin de s’attaquer au bétail, joue un rôle essentiel dans la régulation des ongulés et contribue ainsi à la régénération des forêts ». Dans le Doubs, le Jura et l’Ain, l’animal est devenu un véritable symbole de biodiversité.
Braconnage, collisions routières et omerta : un cocktail mortel
La députée a dénoncé une série de menaces croissantes : près d’une centaine de lynx tués en cinq ans, des collisions routières en hausse et surtout un braconnage persistant, parfois revendiqué par certaines associations communales de chasse, bien que minoritaires. Elle a évoqué un cas récent particulièrement choquant : une femelle lynx retrouvée dans l’Ain, caillassée, extrêmement amaigrie, puis diagnostiquée avec plusieurs blessures par balle, dont l’une ayant crevé son œil gauche. Malgré les soins du Centre Athénas, elle n’a pas survécu. Ses petits, livrés à eux-mêmes, sont probablement condamnés. Pour Dominique Voynet, ces actes « scandaleux » ne sont ni des accidents, ni des cas isolés, et ils prospèrent dans un « climat d’omerta ». Elle demande au Gouvernement de mettre fin à l’impunité des braconniers et d’interpeller les fédérations de chasse qui « trahissent leur mission de préservation de la biodiversité ».
La réponse du Gouvernement : enquêtes en cours et nouvelles mesures en 2026
Le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a confirmé que la justice avait été doublement saisie. L’Office français de la biodiversité mène une enquête, et la personne suspectée dans l’affaire de l’Ain a été entendue le 12 janvier pour déterminer l’intentionnalité des tirs. Le ministre a réaffirmé « la détermination du Gouvernement » à protéger la population d’environ 200 lynx présents dans l’Est de la France. Il a annoncé : une expérimentation dès 2026 avec de nouveaux panneaux de signalisation pour réduire les collisions routières, un travail conjoint avec le WWF et un rappel des sanctions encourues : 150 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement pour destruction illégale d’une espèce protégée. Il a également salué le travail du Centre Athénas, malgré l’issue tragique de la femelle blessée.
Le look d’Emmanuel Macron au Forum de Davos, lunettes de soleil sur le nez, fait sensation. Le modèle porté est signé Henry Jullien, marque jurassienne basée à Lons-le-Saunier. Même Donald Trump a ironisé sur ce choix. Pour l’entreprise, c’est un coup de pub inespéré, relayé par les médias et les réseaux sociaux.
À Pontarlier, La Gauche Pontissalienne inaugurera son local de campagne ce samedi 24 janvier à 11h, à l’Esperluète, rue Vannolles. L’équipe présentera son programme axé sur l’écologie, le social et la démocratie, et invite les habitants à venir échanger. Le local sera ensuite ouvert chaque mercredi, de 16h à 18h et samedi, de 10h à 12h et de 14h à 17h.
Président fondateur du Mouvement Franche-Comté, Jean-Philippe Allenbach revendique une parole libre, rapide et indépendante des partis politiques. Fédéraliste convaincu, il défend depuis plus de quinze ans la Franche-Comté, Besançon et leurs habitants, en se plaçant volontairement « au-dessus des clivages partisans ».
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Un mouvement territorial, pas un parti politique
Créé il y a plus d’une quinzaine d’années, le Mouvement Franche-Comté ne se définit pas comme un parti politique classique. « Nous ne défendons pas une idéologie, mais un territoire et sa population », insiste son président. Contrairement aux formations politiques traditionnelles, le mouvement ne revendique ni étiquette de droite ni de gauche. Jean-Philippe Allenbach se dit fédéraliste, au sens du principe de subsidiarité : « Ne pas faire à plusieurs ce qu’on peut faire tout seul ». Une vision qui l’amène à défendre davantage de compétences locales pour les régions, sur le modèle suisse, tout en étant favorable à un fédéralisme européen.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Une organisation volontairement souple
Le Mouvement Franche-Comté fonctionne sans cartes d’adhésion ni assemblées générales formelles. « Nous avons arrêté le système associatif classique, trop lourd », explique Jean-Philippe Allenbach. À la place, une “nébuleuse” de sympathisants, principalement mobilisée via Internet. « Environ 1 000 personnes » suivent régulièrement les actions du mouvement, dont « près de 500 en Franche-Comté ». « Un noyau dur de cinq à six responsables très actifs » pilote les décisions : président, secrétaire général, trésorier, responsables de la communication et des réseaux sociaux. Cette structure légère permet une réactivité immédiate, revendiquée comme un atout majeur.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Une parole libre et réactive
Ne participant pas systématiquement aux élections, le mouvement se dit affranchi de toute stratégie électorale. « Comme nous n’avons rien à gagner, nous disons ce que nous pensons », affirme son président. Résultat : des communiqués fréquents, parfois quotidiens, sur l’actualité locale et régionale. Jean-Philippe Allenbach souligne la différence avec les partis traditionnels, souvent freinés par des calculs politiques. « Nous, on réagit en vingt-quatre heures », assure-t-il, citant notamment des dossiers municipaux sensibles ou des procédures judiciaires en cours.
Une opposition assumée à la municipalité bisontine
Très critique à l’égard de la maire de Besançon, Anne Vignot, Jean-Philippe Allenbach reconnaît toutefois pouvoir la soutenir ponctuellement lorsque certaines décisions lui semblent aller dans l’intérêt local. « Quand c’est bon pour Besançon ou la Franche-Comté, on applaudit. Quand c’est mauvais, on râle ». Le mouvement s’illustre également par des actions très visibles, notamment via une vitrine située au centre-ville de Besançon, utilisée comme support d’information et de dénonciation politique. Un moyen, selon lui, « d’inscrire les messages dans la durée, contrairement aux réseaux sociaux ou aux articles de presse éphémères ».
Une présence politique sans alignement partisan
S’il entretient des relations avec différents responsables politiques locaux, Jean-Philippe Allenbach revendique une indépendance totale. Il reconnaît avoir tenté par le passé de favoriser des rapprochements entre forces du centre et de la droite, sans succès. « Un fédéraliste n’est ni à droite ni à gauche », martèle-t-il, conscient que cette posture lui vaut des critiques. Mais il assume : « On n’aime pas les gens qui ne choisissent pas de camp. Moi, je défends la Franche-Comté. »
Informer, dénoncer, influencer
Au-delà des communiqués et des procédures judiciaires engagées, le président du Mouvement Franche-Comté insiste sur sa mission principale : informer les citoyens. « C’est de l’information et de l’opinion », conclut-il, estimant que son action contribue au débat démocratique local. Dans un paysage politique souvent polarisé, Jean-Philippe Allenbach continue de tracer une voie singulière, revendiquant liberté de ton, rapidité d’action et attachement exclusif au territoire franc-comtois.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Éric Delabrousse, le candidat Renaissance aux élections municipales de mars prochain à Besançon, indique que la visite de la députée Prisca Thevenot, ancienne ministre et porte-parole du gouvernement, est annulée et reportée à une date ultérieure. Elle devait apporter son soutien au candidat bisontin ce vendredi 23 janvier.
Les eurodéputés doivent décider aujourd’hui s’ils saisissent la Cour de justice européenne concernant la validité de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. La veille, près d’un millier de tracteurs ont convergé vers Strasbourg pour dénoncer ce traité de libre‑échange. Dans le cortège, des agriculteurs venus de plusieurs pays européens, dont des francs-comtois, venus de Haute-Saône, du Doubs et du Territoire-de-Belfort.
Le député du Doubs Laurent Croizier dénonce l’enlisement des débats budgétaires à l’Assemblée nationale et accuse le RN et LFI de mener une « obstruction interminable ». Dans un communiqué publié ce 19 janvier, l’élu centriste estime que le texte issu des discussions est désormais « invotable » et appelle le Premier ministre à « poser un acte d’autorité » pour permettre au pays d’adopter enfin un budget. Selon lui, l’absence de cadre budgétaire menace la stabilité économique et la continuité des services publics.