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Les élections municipales permettent aux habitants d’une commune d’élire leurs conseillers municipaux. Ces élus siègent au conseil municipal et prennent des décisions importantes pour la vie locale. Ces dimanche 15 et 22 mars sont concernés par ce scrutin.

Le rôle des conseillers municipaux

Les conseillers municipaux sont élus par les habitants d’une commune, c’est-à-dire une ville, un village ou parfois un groupe de villages. Ils forment le conseil municipal, l’assemblée chargée de gérer les affaires locales. Le conseil municipal prend des décisions qui concernent le quotidien des habitants : urbanisme, écoles, équipements publics, environnement ou encore services municipaux. Une fois élus, les conseillers municipaux se réunissent pour élire le maire, qui représente la commune et dirige l’action municipale.

Un vote au suffrage universel direct

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct. Cela signifie que les électeurs votent directement pour la liste de candidats qu’ils souhaitent voir siéger au conseil municipal. Pour participer au vote, les électeurs doivent être inscrits sur les listes électorales de leur commune.

Un mandat de six ans

Les conseillers municipaux sont élus pour un mandat de six ans. Cette durée correspond à la période pendant laquelle ils exercent leur fonction. Le mandat est renouvelable, ce qui signifie qu’un élu peut se représenter et être réélu lors d’une élection suivante.

Une réforme du mode de scrutin

Depuis la loi du 21 mai 2025, le mode de scrutin est désormais identique dans toutes les communes, quelle que soit leur taille. Les conseillers municipaux sont élus selon un scrutin de liste paritaire proportionnel à deux tours. Une liste est dite paritaire lorsqu’elle comporte autant de femmes que d’hommes. Les candidats doivent apparaître en alternance, c’est-à-dire une femme puis un homme, ou l’inverse, afin de garantir une représentation équilibrée.

Comment fonctionne le scrutin ?

Les électeurs votent pour une liste de candidats, sans pouvoir modifier les noms. Si une liste obtient la majorité absolue au premier tour, il lui est attribué un nombre de sièges égal à la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés.

En cas de second tour, seules peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés. Ces listes peuvent être modifiées dans leur composition pour inclure des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, à condition que la liste de ces candidats ait obtenue, au premier tour, au moins 5% des suffrages exprimés. En cas de fusion de listes, l’alternance entre une femme et un homme doit toujours être respectée. La répartition des sièges se fait ensuite comme lors du premier tour, avec attribution de la moitié des sièges à la liste arrivée en tête.

elections mode de scrutin

Le cas particulier de Paris, Lyon et Marseille

Les grandes villes de Paris, Lyon et Marseille disposent d’un système particulier. Les électeurs votent par secteur électoral, correspondant à un ou plusieurs arrondissements. Les habitants élisent des conseillers d’arrondissement, qui siègent dans les conseils locaux. À Paris et à Marseille, deux scrutins différents sont organisés le même jour pour élire les conseillers d’arrondissement et les conseillers municipaux. À Lyon, un troisième scrutin permet également d’élire les conseillers métropolitains, qui représentent les communes au sein de la métropole.

Un scrutin clé pour la démocratie locale

Les élections municipales sont l’un des scrutins les plus importants de la vie démocratique française. Elles déterminent les équipes qui administreront les communes et mettront en œuvre les politiques locales pendant les six années à venir.

Ce dimanche, les électeurs sont appelés aux urnes pour le premier tour des élections municipales. En Franche-Comté, les enjeux varient fortement d’un territoire à l’autre. Si certaines communes s’apprêtent à vivre un scrutin très disputé, ailleurs l’attention se portera davantage sur le niveau de participation.

Des batailles ouvertes dans plusieurs villes

Dans plusieurs communes importantes de la région, l’issue du scrutin demeure incertaine. C’est notamment le cas à Besançon, Pontarlier, Maîche, Le Russey, Les Fins, mais aussi dans le Jura à Saint-Claude et Lons-le-Saunier. Dans ces territoires, la campagne a parfois été animée et les rapports de force entre les listes laissent planer un doute sur le résultat final. Le classement à l’issue du premier tour pourrait d’ailleurs rebattre les cartes et ouvrir la voie à des stratégies d’alliance en vue du second tour.

Dans certaines communes, une seule liste en lice

À l’inverse, dans de nombreuses communes rurales, le suspense sera limité. Plusieurs villages ne comptent en effet qu’une seule liste candidate. Dans ces communes de moins de 1 000 habitants, la loi ne permet plus de rayer ou de panacher les listes, une règle déjà en vigueur dans les villes plus peuplées. Dans ces cas de figure, l’intérêt du scrutin portera surtout sur la mobilisation des électeurs.

Un scrutin local… aux résonances nationales

Au-delà des enjeux municipaux, ce scrutin s’inscrit également dans un contexte politique plus large. À un an de l’élection présidentielle, les résultats observés dans les principales villes pourraient être analysés comme un indicateur de l’état des forces politiques dans les territoires. Malgré ces incertitudes locales, une tendance nationale se dessine déjà : selon les estimations, près de 93 % des communes françaises devraient connaître le nom de leur maire dès l’issue du dépouillement de ce dimanche.

A deux jours du premier tour des élections municipales, une mobilisation lycéenne a lieu ce vendredi matin au lycée Louis-Pasteur, en plein centre-ville de Besançon. À l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL) du Doubs et de représentants du lycée, un blocus a été organisé pour dénoncer le manque de prise en compte de la parole des élèves dans les instances scolaires.

Une mobilisation née d’un sentiment de colère

Pour Mohamed, vice-président du conseil de la vie lycéenne (CVL) et référent de l’Union Syndicale Lycéenne  dans l’établissement, cette action est le résultat d’une frustration accumulée. « La mobilisation aujourd’hui, c’est le résultat d’une colère », explique-t-il. Selon lui, le système de représentation des lycéens manque d’efficacité : « On nous consulte souvent, mais on ne nous écoute jamais ». Les représentants lycéens dénoncent notamment l’absence de résultats concrets malgré plusieurs années de travail dans les instances de dialogue.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

Des revendications locales

Parmi les exemples cités figure l’aménagement des espaces de travail et de vie au sein du lycée Pasteur. Les élus au CVL disent travailler sur ce sujet depuis deux ans sans évolution notable. « On a fait des réunions, rédigé des comptes rendus, proposé des projets, mais rien ne change. Il n’y a pas eu un banc de plus installé depuis deux ans », affirme le jeune homme. Pour les élèves mobilisés, cette situation illustre les limites des moyens institutionnels de dialogue. Le blocus se veut donc une manière de rendre visible leur mécontentement.

Un message adressé au système éducatif

Au-delà des revendications locales, les lycéens mobilisés souhaitent interpeller plus largement le système éducatif. Selon Mohamed, il est nécessaire de repenser la place des élèves dans les instances de décision. « Notre avenir et nos conditions d’éducation ne se feront pas sans les lycéens », estime-t-il. Il appelle également les responsables politiques à engager une réflexion sur « un système démocratique lycéen qui mettrait davantage en avant les élèves ».

Une mobilisation dans un contexte politique tendu

Cette mobilisation intervient également à quelques jours du premier tour des élections municipales. Pour les organisateurs, le contexte politique national et local a pesé dans la décision d’agir. Le jeune bisontin évoque notamment la crainte de voir la ville de Besançon basculer à droite lors du scrutin. « Il est extrêmement important de rappeler que la jeunesse est antifasciste, antiraciste et féministe », affirme-t-il, appelant les jeunes à se mobiliser face à ce qu’il décrit comme « une droite violente et haineuse ». Les organisateurs voient ainsi cette action comme une manière d’exprimer une position politique et d’encourager les jeunes à s’engager dans le débat public.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

Une mobilisation qui se poursuit

Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation plus large. Les organisateurs annoncent notamment la participation d’un cortège lycéen à la manifestation prévue le 14 mars. Ils appellent également les jeunes électeurs à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales. « La mobilisation continuera, à la fois dans la rue et dans les instances institutionnelles », assure Mohamed.

L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne. 

A Besançon, le NPA l’Anticapitaliste de Besançon appelle à voter, dès le premier tour des élections municipales, pour la liste conduite par Séverine Véziès avec La France insoumise. Selon  le collectif, la liste « Faire mieux pour Besançon » porte des mesures importantes pour les classes populaires : transports et cantine bio gratuits, lutte contre les discriminations, logement digne, accueil des exilés et solidarités internationales ».

Après six ans à la tête de la commune de Saône, le maire Benoît  Vuillemin ne briguera pas un nouveau mandat. Il estime avoir tenu ses engagements et souhaite passer le relais, tout en restant engagé dans la vie publique. Bilan de mandat, regard sur la politique locale et perspectives d’avenir : il répond à nos questions.

Pour commencer, dans quel état d’esprit êtes-vous à l’issue de ce mandat ? Vous avez tenu votre dernier conseil municipal mardi soir, je crois ?

Je suis dans un très bon état d’esprit. Celui de quelqu’un qui a le sentiment d’avoir accompli sa mission, d’avoir tenu 100 % de ses promesses et respecté son programme ainsi que ses engagements. Après un conseil municipal qui a duré deux heures et demie, au cours duquel nous avons voté le budget et diverses autres délibérations, je suis heureux aujourd’hui de terminer mon mandat sur cette note très positive.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Pourquoi cette décision, Monsieur le Maire ? Vous qui êtes, il faut le reconnaître, un élu très engagé.

Je n’étais pas spécialement destiné à être maire de Saône, même si mon père l’avait été. Je n’étais pas non plus dans une logique de filiation, pas plus que je n’étais destiné à être vice-président de Grand Besançon Métropole, alors que mon père en est l’un des fondateurs. Toutefois, on m’a demandé de mettre mes compétences et mon poids politique au service de la ville où je suis né et où j’habite depuis de nombreuses années. J’ai donc accepté. Nous avons construit un projet, un programme, et je m’étais dit que si nous menions ce programme à son terme, je ne resterais pas pour le statut ou pour le titre. Je voulais simplement pouvoir dire : la mission est accomplie, le travail est terminé.

Aujourd’hui, j’ai fait tout ce que j’avais à faire. Je peux donc tenir ma parole et ne pas me représenter. Et puis n’oublions pas que j’étais candidat aux élections législatives de 2024. J’avais dit à l’époque que si j’étais élu député, je laisserais ma place de maire. Il aurait été un peu cavalier de dire aujourd’hui : puisque j’ai perdu les législatives, je reviens me présenter à Saône. J’ai aussi voulu faire un acte de sincérité et d’honnêteté. Je ne viens pas spécialement du monde politique. J’ai aussi un pied dans l’économie en tant que chef d’entreprise, et dans ce monde-là, la parole compte. Je pense que demain, en politique, la parole devra compter davantage.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Quel regard portez-vous, avec toute votre expérience, sur la vie politique locale, et plus particulièrement sur la vie politique grand bisontine ?

Vous savez, c’est malheureusement un peu le même regard que celui que je porte sur la politique nationale. Vous connaissez tous ma proximité avec le président de la République. J’ai encore eu la chance de l’accompagner très récemment au Salon de l’agriculture. Je reste un élu proche de ses valeurs. Aujourd’hui, 90 % de la politique consiste à gérer le quotidien : c’est de la gestion, de l’organisation de notre société. Seulement 10 % relève du partisanisme. Pourtant, ces 10 % finissent par cannibaliser complètement les 90 % restants. On a parfois le sentiment qu’il n’y a que de la politique partisane. Or, la réalité est que la politique est utile tous les jours. Elle est présente partout et elle organise notre société.

À Grand Besançon, il y a un bilan. Et moi je dis que ce bilan est bon. La campagne électorale est aussi un moment où l’on doit défendre ce bilan. Franchement, nous avons fait de très bonnes choses à Grand Besançon Métropole. Au-delà de nos divergences politiques, nous avons su travailler ensemble. La présidente de Grand Besançon Métropole, qui est aussi maire de Besançon, n’est pas du même bord politique que moi, vous le savez. Pourtant, pendant ces six années, nous avons bien travaillé ensemble dans un seul intérêt : celui des habitants du Grand Besançon. Il faut remettre l’image de la politique à sa juste place : ces 90 % qui consistent simplement à gérer la cité.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Une toute dernière question, Monsieur Vuillemin : l’avenir maintenant. Est-ce que vous faites une croix définitive sur la politique ou est-ce qu’on pourrait vous retrouver dans d’autres responsabilités ? On pense notamment aux sénatoriales, à la présidentielle ou aux législatives.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

J’ai exercé une politique du quotidien, celle d’être maire. C’était important pour moi d’effectuer ces six années. Cela m’a permis de voir ce qui fonctionne bien dans notre pays — car beaucoup de choses fonctionnent bien — mais aussi ce qui ne fonctionne pas. Et je crois que, comme beaucoup de Français, je constate que ce qui ne fonctionne pas très bien aujourd’hui, c’est le parlementarisme. Quand on regarde la séquence politique des deux dernières années, ce n’est pas très honorable pour la politique, et encore moins pour les parlementaires. Je pense que c’est aussi un véritable frein pour nos concitoyens.

Moi, je viens du monde de l’entreprise et j’ai désormais une expérience politique. J’ai envie d’agir avec ces deux regards : celui de l’homme de l’économie et celui de quelqu’un qui a été au contact direct de la politique du quotidien. Oui, il y a d’autres échéances. Il y a les sénatoriales, qui sont importantes car le Sénat est l’assemblée des territoires. Il y aura aussi une présidentielle, qui dessinera l’avenir de la France pour les années à venir. Et bien sûr, dans la foulée, des élections législatives. Il y a beaucoup de choses à changer dans le fonctionnement du Parlement en France.

Quoi qu’il arrive, je resterai engagé. Mes engagements continueront. Je suis passionné par la politique parce que je pense que c’est ce qui peut améliorer notre quotidien. Et donc je continuerai à m’engager

À quelques jours des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, 2 012 107 électeurs sont inscrits sur les listes électorales en Bourgogne-Franche-Comté, répartis dans les 3 685 communes de la région, selon les derniers chiffres de l'INSEE. 

Une légère hausse du nombre d’électeurs

Par rapport aux précédentes élections municipales, le nombre d’inscrits connaît une légère augmentation dans la plupart des départements. Cette évolution s’explique principalement par les changements démographiques : les inscriptions de jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans ont été plus nombreuses que les décès. Selon les données régionales, les évolutions varient selon les territoires. Certains départements enregistrent une hausse notable, comme la Côte-d’Or (+3,9 %) ou le Doubs (+3,0 %), tandis que d’autres connaissent une légère baisse, notamment la Nièvre (-2,3 %) et l’Yonne (-0,6 %). Avec 193.028 inscrits, le département du Jura enregistre une hausse de 2,9%, par rapport à 2020.

Une population électorale vieillissante

La structure de l’électorat reflète également le vieillissement de la population régionale.
Les femmes représentent 52 % des inscrits, notamment en raison de leur espérance de vie plus longue. Par ailleurs, un tiers des électeurs (33 %) ont 65 ans ou plus, une proportion en hausse depuis les municipales de 2020. Cette progression de la part des seniors concerne l’ensemble des départements de la région.

Une participation en recul en 2020

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, organisé au début de l’épidémie de Covid-19 et à la veille du premier confinement, 48,7 % des électeurs inscrits en Bourgogne-Franche-Comté s’étaient rendus aux urnes. Ce niveau de participation était nettement inférieur à celui observé lors des municipales précédentes, en 2014, où 66,5 % des électeurs avaient voté.

Des électeurs européens également inscrits

Parmi l’ensemble des inscrits, 11 678 électeurs, soit 0,6 % du corps électoral, sont des citoyens européens résidant dans la région. Les Portugais constituent le groupe le plus représenté parmi ces électeurs.

À l’approche du scrutin municipal, ces chiffres illustrent les transformations démographiques et électorales d’une région où l’électorat continue d’évoluer, entre renouvellement générationnel et vieillissement de la population.

À l’approche du premier tour des élections municipales, la commune de Montlebon voit réapparaître une figure bien connue de la vie locale. Ancien maire entre 2008 et 2014, Christophe André se présente de nouveau devant les électeurs avec la liste « Dynamisons Montlebon ». Un retour motivé par une disponibilité professionnelle retrouvée et par la volonté de poursuivre son engagement au service du village.

Un retour après une pause professionnelle

Installé à Montlebon depuis près d’un demi-siècle, Christophe André explique avoir dû mettre fin à son engagement public pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui, un changement d’employeur lui permet de bénéficier d’un temps partiel compatible avec un mandat municipal. « J’ai adoré mon premier mandat de maire. J’y ai énormément appris et j’ai eu un plaisir incroyable à travailler avec les habitants, les services de la commune et les différentes institutions » explique M. André.  Fort de cette expérience, l’ancien édile a décidé de revenir dans l’arène politique locale avec l’objectif de poursuivre le développement de la commune.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Une liste constituée rapidement

Pour ce scrutin, Christophe André mène une liste paritaire. Selon lui, sa constitution n’a pas posé de difficulté particulière. « J’ai été beaucoup sollicité par des habitants qui souhaitaient que je me représente. Après avoir pris ma décision, je les ai rencontrés et nous avons pu former une équipe assez facilement », explique-t-il. L’équipe entend s’inscrire dans la continuité des projets engagés tout en proposant de nouvelles orientations pour l’avenir du village.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Photo Montlebon 2026 christophe andre

Un programme entre continuité et nouveaux projets

Si certains chantiers hérités du mandat précédent devront se poursuivre, la liste Dynamisons Montlebon souhaite également mettre l’accent sur plusieurs axes : le développement économique, les mobilités douces et l’habitat. Parmi les projets majeurs figure la réhabilitation de l’ancien hôtel Bellevue, situé au centre du village et laissé à l’abandon depuis plusieurs années. L’objectif serait d’y installer un café-restaurant, des commerces de proximité ainsi qu’un cabinet médical. « Ce bâtiment est à l’arrêt depuis 16 ans et constitue aujourd’hui une véritable verrue au centre du village. Nous avons l’opportunité d’en faire l’acquisition et de le réaménager pour créer de l’activité et des services pour les habitants », détaille le candidat. D’autres projets sont également évoqués, comme la construction d’une salle des fêtes et la création d’un itinéraire de mobilité douce reliant l’école du centre-village à la sortie de l’agglomération.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Une campagne de terrain et sur les réseaux sociaux

À quelques jours de la fin de la campagne du premier tour, l’équipe de Christophe André a déjà organisé plusieurs réunions publiques. La communication se poursuit désormais principalement sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook et Instagram sous l’intitulé Dynamisons Montlebon 2026. Si aucune nouvelle réunion publique n’est pour l’instant prévue, le candidat n’exclut pas d’en organiser une dernière d’ici la clôture officielle de la campagne.

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les listes se mettent en ordre de bataille à Maîche. Parmi elles, la liste « Maîche demain », conduite par Pascal Bouteille, ancien enseignant et directeur d’école. À 69 ans, le Maîchois entend proposer une autre manière de gérer la commune, en mettant en avant la transparence, le travail d’équipe et l’écoute des habitants.

Un ancien instituteur engagé pour sa commune

Né à Maîche, Pascal Bouteille a exercé pendant vingt ans comme instituteur puis directeur d’école, dans la commune et dans les établissements du secteur. Déjà engagé lors du scrutin municipal de 2020 sur une autre liste, il n’avait alors pas été élu, mais dit avoir suivi de près la vie municipale ces six dernières années. « J’ai souvent assisté aux conseils municipaux et participé aux préparations. Cela m’a intéressé et donné envie de m’investir davantage », explique-t-il. Lorsque la tête de liste de 2020, battu par Régis Ligier, le Maire sortant, a décidé de ne pas repartir dans la course, la question d’un nouveau chef s’est posé. « Je me suis dit : pourquoi pas y aller ? Mais si je m’engage, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour m’investir réellement », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

 

Une liste revendiquée « apolitique »

La liste « Maîche demain » se présente sans étiquette politique. « Nous avons des personnes de tous horizons. L’objectif n’est pas de faire de la politique partisane mais de travailler pour la commune », insiste le candidat. Parmi les motivations de son engagement figure aussi la situation financière de la ville. Pascal Bouteille évoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes, qui pointe plusieurs fragilités. « On y lit que la situation financière se dégrade, que la gestion budgétaire nécessite des ajustements et que les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Cela pose forcément des questions », estime-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

pascal bouteille liste

 

Une autre organisation du travail municipal

Au-delà des finances, le candidat souhaite également modifier le fonctionnement du conseil municipal. Après six années passées à observer les débats, il estime que les décisions sont parfois concentrées entre quelques élus. « J’ai parfois eu l’impression que deux ou trois personnes étaient aux manettes et que les autres se contentaient d’exécuter. Je souhaite au contraire un véritable travail collectif », explique-t-il. Son projet prévoit notamment un fonctionnement en duos ou trios d’élus autour des dossiers, afin d’impliquer davantage les conseillers municipaux dans les décisions.

Pascal Bouteille propose également d’ouvrir les commissions municipales à l’ensemble des élus et colistiers, y compris ceux de la liste concurrente menée par Régis Ligier. « L’idée est de travailler dans la transparence et d’associer toutes les compétences », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

Transparence et dialogue avec les habitants

Autre axe mis en avant par la liste : la transparence dans la gestion municipale. Le candidat évoque par exemple la publication claire des indemnités du maire et des adjoints, afin que les habitants puissent en avoir connaissance. Mais Pascal Bouteille insiste surtout sur la nécessité de renouer le dialogue avec la population. Depuis le début de la campagne, lui et plusieurs colistiers ont multiplié les rencontres en porte-à-porte. « Les habitants nous ouvrent leurs portes et ils ont surtout besoin d’être écoutés. Certains se sentent un peu délaissés. Quand on prend le temps d’échanger, ils apportent aussi des idées », observe-t-il. Selon lui, la gestion municipale doit s’appuyer davantage sur cet aspect humain, tout en continuant à assurer les missions classiques d’une commune : entretien de la voirie, gestion des équipements et préservation du patrimoine.

Une réunion publique avant le scrutin

La liste « Maîche demain » organise une réunion publique ce jeudi à 20 heures, à la salle de l’Union, afin de présenter son projet et échanger avec les habitants. Pascal Bouteille indique que ce type de rencontre pourrait être renouvelé régulièrement en cas d’élection. « La transparence et l’écoute ne doivent pas s’arrêter après la campagne », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.

Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?

Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

 

Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?

Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?

Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.

Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.

Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?

Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?

Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.

La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?

Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.

Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.

Face à la hausse des prix des carburants, le député du Doubs Laurent Croizier demande au gouvernement d’étendre les contrôles à l’ensemble de la filière, notamment aux raffineurs. Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, il s’interroge sur l’augmentation rapide des prix à la pompe ces derniers jours. Si des contrôles sont déjà prévus dans 500 stations-service par la répression des fraudes, l’élu souhaite davantage de transparence afin de prévenir toute spéculation et protéger le pouvoir d’achat des Français.