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Après la décision du tribunal administratif de Besançon suspendant l'arrêté préfectoral qui interdisait la conférence de Salah Hamouri dans le cadre du Besac Antifa Fest, l'élue municipale bisontine Sévérine Véziès a  réagi. Dans un communiqué, elle estime que cette décision constitue également un désaveu pour le président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut et son adjoint Franck Monneur, qu'elle accuse d'avoir contribué à la polémique autour de la venue du militant franco-palestinien. Elle dénonce également l'annulation de la réservation d'une salle municipale avant même la décision de justice. Pour Sévérine Véziès, cette suspension représente « une grande victoire » pour les défenseurs de la cause palestinienne et de la liberté d'expression.

La ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, sera en déplacement dans le Jura ce vendredi 5 juin. Elle visitera successivement le lycée Hyacinthe-Friant de Poligny, la Chambre de métiers et de l’artisanat à Gevingey puis le lycée Victor-Bérard à Hauts-de-Bienne.

Ce déplacement vise à mettre en avant l’apprentissage, l’orientation des jeunes et les filières d’excellence du territoire, notamment dans les domaines de l’artisanat, du bois, de l’optique et de la lunetterie. La ministre échangera avec les élèves, les enseignants et les acteurs économiques locaux.

L’entreprise jurassienne Dalloz Creations, basée à Saint-Claude et spécialisée dans la fabrication de verres solaires, a été placée en liquidation judiciaire. Les 29 salariés de la société vont perdre leur emploi. L'entreprise s'était récemment retrouvée sous les projecteurs après que les verres équipant les lunettes de soleil portées par Emmanuel Macron lors du Forum économique mondial de Davos ont été identifiés comme étant fabriqués dans ses ateliers. Malgré cette visibilité médiatique, la société n'est pas parvenue à redresser sa situation financière.

Dans un communiqué de presse la France Insoumise dénonce  la décision de la préfecture du Doubs d'interdire une conférence-débat avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue ce jeudi 4 juin à Besançon. Dans un communiqué, LFI estime que cette interdiction relève d'une décision politique et conteste les motifs avancés par les autorités. Le parti  apporte son  soutien à Salah Hamouri et annonce un recours devant le juge administratif afin d'obtenir l'annulation de cette mesure. La préfecture invoque pour sa part des considérations liées au maintien de l'ordre public.

Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant la conférence-débat de Salah Hamouri, prévue le jeudi 4 juin à 18 h au Centre Nelson-Mandela de Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Organisée par l’Association France Palestine Solidarité, la rencontre a été interdite en raison du contexte géopolitique actuel et des risques de troubles à l’ordre public invoqués par les services de l’État. La préfecture indique vouloir garantir la sécurité et la tranquillité publiques sur l’ensemble du département.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.

« Un arrêté de la honte »

Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ».  Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines". 

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »

Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ».  Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres Â».

Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable Â». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

 

arrete antimendicite 2

« Une mesure inefficace »

Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition  municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ».  Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ».  L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».

Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ».  L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

 

ARRETE ANTIMENDICITE manif

Des recours envisagés

Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.

Le président de la Région Bourgogne–Franche-Comté, Jérôme Durain, sera en déplacement dans le Haut-Doubs ce mercredi 3 juin sur le thème des solidarités en milieu rural. La visite débutera à Bonnétage avec une présentation du projet de maison de santé pluridisciplinaire, suivie d'un passage à la fruitière du village. L'après-midi se poursuivra aux Fontenelles avec une réunion consacrée aux enjeux du Parc naturel régional du Doubs Horloger et aux mobilités du territoire, avant un temps d'échanges conclusif.

Les nombreux week-ends prolongés du mois de mai ont bénéficié à l'activité touristique dans le Haut-Doubs. Président de l'Office de tourisme du Haut-Doubs et premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme, Sébastien Populaire , Maire de Touillon-et-Loutelet, dresse un premier bilan encourageant et se montre optimiste pour la saison estivale.

Une fréquentation portée par les ponts du mois de mai

Cette année, le calendrier a offert une configuration particulièrement favorable avec l'enchaînement des ponts du 1er Mai, du 8 Mai, de l'Ascension et de la Pentecôte. « Traditionnellement, les week-ends de mai sont de bons week-ends pour le tourisme. On sort de l'hiver et il y a une véritable envie de profiter des activités de plein air », explique Sébastien Populaire. Selon lui, les week-ends du 1er Mai et de l'Ascension ont été particulièrement réussis grâce à une météo favorable. Un facteur déterminant dans les choix des visiteurs. « Les séjours sont de plus en plus réservés à la dernière minute. Les touristes regardent d'abord les prévisions météo avant de décider de partir », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire, Président de l'office de tourisme du Haut-Doubs premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme et maire de Touillon-et-Loutelet 

Une clientèle variée

Le territoire attire plusieurs profils de visiteurs. D'abord les habitants du Haut-Doubs eux-mêmes, qui profitent des activités de pleine nature proposées localement. Viennent ensuite les excursionnistes, ces visiteurs qui effectuent l'aller-retour dans la journée depuis les territoires voisins, notamment la Suisse et la région Bourgogne-Franche-Comté. Enfin, le Haut-Doubs accueille également une clientèle venue de toute la France pour des courts séjours, attirée par les paysages, les activités de plein air et les sites emblématiques du territoire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire. 

De bons signaux pour l'été

À quelques semaines du début de la saison estivale, les perspectives apparaissent encourageantes. Le territoire bénéficie d'atouts reconnus dans les domaines de la randonnée, du vélo et des loisirs de pleine nature. L'organisation d'événements contribue également à renforcer son attractivité. Parmi les rendez-vous attendus figure notamment la Coupe de France de VTT, programmée en juin, qui génère déjà un intérêt croissant pour les hébergements touristiques. « Nous constatons que les réservations s'accélèrent à l'approche de ce type d'événement. Les signaux sont positifs même s'ils devront être confirmés dans les prochaines semaines », indique Sébastien Populaire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire

Un territoire prêt à accueillir les visiteurs

Les acteurs du tourisme se disent mobilisés pour accueillir les vacanciers dans les meilleures conditions. « Nous sommes prêts à accueillir les touristes. L'office de tourisme est également prêt à les renseigner afin qu'ils puissent profiter pleinement de leur séjour dans le Haut-Doubs », conclut le président de l'Office de tourisme. Après un printemps bien engagé, les professionnels du secteur espèrent désormais confirmer cette dynamique au cours d'un été qui s'annonce sous de bons auspices.

Dans un communiqué, la section bisontine de La France insoumise dénonce l'intervention des forces de l'ordre lors des rassemblements organisés samedi soir dans le centre-ville de Besançon après la victoire du PSG en Ligue des champions. Le mouvement estime que l'usage de gaz lacrymogènes et les opérations de dispersion ont contribué à aggraver les tensions, touchant également des familles et des passants. Tout en condamnant les dégradations, LFI appelle les autorités à privilégier la médiation et la désescalade plutôt qu'une réponse exclusivement répressive. Le mouvement demande également la mise en place de fan-zones lors des prochains grands événements sportifs afin d'encadrer les rassemblements populaires.

Le comité de lutte social et médico-social condamne fermement l'arrêté municipal anti-mendicité mis en place à Besançon. Dans un communiqué, le collectif estime que cette mesure stigmatise les personnes en situation de précarité et ne constitue pas une réponse adaptée aux problématiques d'insécurité. Il appelle au contraire à renforcer l'accompagnement social et les services publics destinés aux plus vulnérables. Le comité invite les habitants à participer à un rassemblement organisé ce lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur, afin de demander le retrait de l'arrêté.