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Arnaud Marthey sera candidat aux élections sénatoriales organisées dimanche 27 septembre dans le Doubs. Le maire de Baume-les-Dames et conseiller régional conduira la liste « Une voix utile, nouvelle et constructive pour le Doubs », composée de plusieurs élus locaux issus de sensibilités différentes.

Une candidature au-delà des appartenances partisanes

Arnaud Marthey entend proposer une représentation « plus équilibrée et diversifiée » du département au Sénat. Sa démarche se veut fondée sur la proximité, l’écoute des grands électeurs et le dépassement des clivages politiques. La liste souhaite défendre les services publics, le tissu économique et industriel ainsi que la place des communes et des intercommunalités.

Une liste composée de cinq élus locaux

Arnaud Marthey sera accompagné de Valérie Pagnot, maire de Bonnétage et présidente de la communauté de communes du Plateau du Russey ; Christophe Lime, adjoint au maire de Dannemarie-sur-Crète ; Odile Joannes, vice-présidente de Pays de Montbéliard Agglomération et conseillère municipale de Béthoncourt ; et Christophe Garnier, maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison et vice-président de la communauté de communes Loue-Lison.

Quatre priorités pour le territoire

La liste articule son programme autour de quatre grandes orientations : le renforcement de l’autonomie des collectivités locales, le maintien de services publics de proximité, la gestion durable de l’eau et de la forêt, ainsi que le soutien à l’industrie, à la formation et à l’emploi local. Arnaud Marthey et ses colistiers, qui ont engagé leurs rencontres avec les grands électeurs en juin, poursuivront leurs échanges jusqu’au scrutin afin d’enrichir leurs propositions.

 

Vivien Desgrange a annoncé sa démission de sa fonction de vice-président chargé de l’économie et des relations avec les entreprises, à l’issue du conseil municipal du 8 septembre. L’élu explique ne pas disposer des moyens nécessaires pour exercer sa délégation et affirme n’avoir été associé à aucun dossier en près de cinq mois. Il renonce également à l’indemnité liée à cette fonction. Vivien Desgrange reste toutefois conseiller municipal et assure vouloir poursuivre son engagement jusqu’au terme du mandat.

À l’occasion de sa rentrée politique, la députée écologiste de la deuxième circonscription du Doubs, Dominique Voynet, a dressé le bilan de son activité parlementaire et présenté ses priorités. Budget 2027, défense des services publics, avenir industriel, agriculture, gestion de l’eau et élections sénatoriales figurent parmi les principaux dossiers évoqués.

La rentrée s’annonce particulièrement dense pour Dominique Voynet

La députée prévoit une session parlementaire raccourcie par l’élection présidentielle de 2027. Avant l’examen de plusieurs textes consacrés aux violences faites aux femmes et aux enfants, au logement ou encore aux transports, les députés devront se pencher sur le projet de loi de finances pour 2027. Un débat qui devrait occuper le Parlement pendant plusieurs semaines. Dominique Voynet regrette cependant de ne pas encore connaître les orientations précises du gouvernement. Elle reproche notamment au Premier ministre de privilégier les économies sans tirer les enseignements d’un été marqué par la canicule, la sécheresse et leurs conséquences humaines, agricoles et économiques. « La dépense publique n’a pas le même sens lorsqu’elle sert à reconduire des situations acquises ou lorsqu’elle permet d’investir pour préparer l’avenir », souligne-t-elle.

Violences faites aux enfants : « La loi ne sera pas intégrale sans les moyens »

Dominique Voynet explique avoir choisi de ne pas le cosigner dans sa version actuelle. « Je ne l’ai pas signée, non pas parce que je me désintéresse des violences faites aux enfants, mais parce qu’elle me paraît bancale. Elle ne sera pas intégrale tant qu’il n’y aura pas les moyens », affirme-t-elle. La parlementaire estime qu’un durcissement des peines ne peut suffire si les magistrats et les enquêteurs ne disposent pas des effectifs nécessaires pour traiter les dossiers. Elle demande donc des garanties sur les budgets des ministères de la Justice et de l’Intérieur. « Ce n’est pas le bleu marine dans la rue qui compte dans ce domaine. Ce sont les inspecteurs qui réalisent les enquêtes », insiste la parlementaire. Elle alerte également sur la situation de l’aide sociale à l’enfance, dont les services dépendent des départements, ainsi que sur les moyens accordés aux structures qui accueillent les femmes victimes de violences. Elle cite notamment la Maison des femmes de Besançon, qui doit pouvoir bénéficier de financements suffisants de la part des différentes collectivités. Pour l’élue écologiste, la prévention doit aussi passer par l’éducation des garçons, la détection des comportements violents et un meilleur accompagnement des victimes. « Tout cela relève d’abord d’une question de budget. Il n’est pas raisonnable de durcir les peines théoriques sans donner à ceux qui appliquent les règles les moyens de travailler », résume-t-elle.

Le grand âge et les services publics au centre des inquiétudes

Dominique Voynet établit le même constat dans les secteurs du logement et du grand âge. Elle rappelle qu’une réforme ambitieuse de la prise en charge du vieillissement est annoncée depuis plusieurs années, sans avoir réellement abouti. La députée juge insuffisantes les mesures adoptées jusqu’à présent. Elle souligne que les conditions de travail et les rémunérations des personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes n’ont pas connu les améliorations nécessaires. Elle rappelle également que la question du vieillissement ne se limite pas aux Ehpad. Le maintien à domicile suppose des personnels disponibles, des services adaptés et des financements que les départements, déjà fragilisés financièrement, peinent à mobiliser. Face à l’augmentation du nombre de personnes âgées de plus de 80 ans, Dominique Voynet considère que le pays n’est pas suffisamment préparé. La santé mentale, la dépendance, les pathologies chroniques et l’accompagnement des personnes durablement affectées par une maladie doivent, selon elle, devenir de véritables priorités budgétaires.

Un budget pour « préparer l’avenir »

La députée attend désormais de connaître les orientations précises du projet de loi de finances pour 2027. Elle regrette que la lettre adressée pendant l’été aux parlementaires par le Premier ministre ne mentionne pas, selon elle, la nécessité de financer l’adaptation au changement climatique. « Comme si on avait déjà oublié l’été catastrophique que nous venons de vivre », déplore-t-elle. Dominique Voynet souhaite que les contribuables les plus fortunés participent davantage au redressement des comptes publics. Elle propose également de réexaminer les aides accordées aux entreprises et de mieux les conditionner à la préservation de l’emploi, à la formation et à la transformation de l’économie. Par ailleurs, elle refuse que les collectivités locales et les associations deviennent les variables d’ajustement du budget.

L'interview de la rédaction : Dominique Voynet 

La papeterie de Novillars et la desserte des Hauts-du-Chazal

Sur le terrain, Dominique Voynet affirme avoir défendu plusieurs dossiers économiques et d’aménagement du territoire. Elle cite notamment la papeterie de Novillars, confrontée à d’importantes difficultés financières malgré la reprise de son activité et un carnet de commandes rempli. La députée dit être intervenue auprès du ministère de l’Économie afin d’obtenir un assouplissement des règles et de préserver les emplois du site. L’élue soutient par ailleurs la création d’une halte ferroviaire, voire d’une véritable gare, dans le secteur des Hauts-du-Chazal. Cette infrastructure permettrait de mieux desservir le CHU Jean-Minjoz et Planoise, tout en réduisant la saturation des entrées de Besançon.

Pour des « assises de l’eau » dans les territoires

Après un été particulièrement difficile pour les exploitations agricoles du Haut-Doubs, Dominique Voynet appelle à une évolution du modèle agricole. Elle refuse que les aides publiques servent uniquement à prolonger des pratiques devenues fragiles face au changement climatique. La députée critique notamment les grandes réserves d’irrigation bénéficiant à un nombre limité d’exploitants. Elle estime que le stockage de l’eau doit prendre en compte les besoins de la population, de l’industrie, de l’ensemble des agriculteurs et des milieux naturels. Elle propose l’organisation d’« assises de l’eau » à l’échelle des territoires afin de définir collectivement les usages prioritaires. Cette réflexion devrait porter à la fois sur la quantité disponible et sur la qualité de la ressource, notamment face aux pollutions aux substances per- et polyfluoroalkylées, les PFAS. « On ne fera pas sans les agriculteurs », insiste Dominique Voynet. Elle rappelle l’importance économique de la filière comté, tout en estimant indispensable d’engager un dialogue sur son adaptation aux sécheresses et aux canicules.

L'interview de la rédaction : Dominique Voynet 

Une ouverture de la chasse à adapter selon les espèces

Interrogée sur l’ouverture prochaine de la chasse, Dominique Voynet ne demande pas son report général dans le Doubs. Elle appelle en revanche à s’appuyer sur des données objectives concernant l’état de conservation de chaque espèce. La faune sauvage a souffert de la canicule, du manque d’eau et de nourriture. La forêt franc-comtoise a également été fortement touchée. La députée estime donc que les prélèvements doivent être adaptés aux réalités constatées sur le terrain. Concernant le chevreuil, elle souligne la nécessité de trouver un équilibre entre la préservation de l’espèce et la protection des jeunes pousses d’arbres. Le dialogue entre la préfecture, les chasseurs, les associations environnementales, les forestiers et les agriculteurs devra, selon elle, déterminer les espèces qui peuvent être chassées et celles qui doivent être davantage protégées.

L'interview de la rédaction : Dominique Voynet 

Les écologistes derrière Arnaud Marthey aux sénatoriales

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre, les écologistes ont choisi de soutenir la liste conduite par le socialiste Arnaud Marthey. Ils y seront représentés par Odile Joannès, élue du Pays de Montbéliard. Dominique Voynet souhaite que les préoccupations des différents territoires du Doubs soient portées au Sénat : mutation de l’industrie automobile dans le pays de Montbéliard, déplacements, services publics dans les communes rurales et conséquences du dérèglement climatique. L’élue se montre très critique envers un Sénat qu’elle juge « profondément conservateur ». Elle se dit également préoccupée par la progression du Rassemblement national et par le rapprochement observé, sur certains textes, entre la droite parlementaire et l’extrême droite.

Une fin de mandat tournée vers le terrain

Au cours des prochains mois, Dominique Voynet entend poursuivre sa « Grande Écoute », une série de rencontres organisées dans les communes et les quartiers de sa circonscription. Ces réunions permettent aux élus locaux et aux habitants d’échanger directement avec leur députée. « J’explique ce que je fais, mais aussi les politiques publiques, dans un monde de moins en moins compréhensible pour des personnes souvent informées par les excès des réseaux sociaux », explique-t-elle.

La députée assure vouloir rester très présente sur le terrain pendant cette dernière partie du mandat. Interrogée sur une éventuelle nouvelle candidature, elle indique ne pas avoir encore arrêté sa décision et vouloir consulter sa famille ainsi que les militants écologistes.

L'interview de la rédaction : Dominique Voynet 

Les dates à retenir :

  • Vendredi 25 septembre, à 19h, à Ornans, salle des Isles Basses ( place Gustave Courbet)
  • Vendredi 2 octobre, à 19h, à Besançon, 34 chemin de Vieilley, (salle des 4 Vents).
  • Lundi 5 octobre, à 19h, à Chantrans, à la mairie, salle du conseil municipal.
  • Vendredi 9 octobre, à 19h, à Bouclans, à la mairie, 1 place Edouard Leclerc.

 

Le sénateur sortant du Doubs Jean-François Longeot annonce sa candidature aux élections sénatoriales de 2026. Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, il conduira la liste « Bon sens et proximité » aux côtés de la sénatrice sortante Annick Jacquemet.

La liste comprend également Fabien Henriet, maire d’Arçon et président de la communauté de communes Entre Doubs et Loue ; Gladys Deuscher, maire de Brognard ; et Philippe Mathieu, maire de Présentevillers et vice-président de Pays de Montbéliard Agglomération. Jean-François Longeot entend poursuivre son action en faveur des communes et porter au Sénat les préoccupations des élus et des territoires du Doubs.

À trois semaines des élections sénatoriales du 27 septembre, la Fédération du Doubs du Parti communiste français annonce qu’elle participera à la liste d’union de la gauche conduite par Arnaud Marthey, sur laquelle figurera notamment Christophe Lime.

Initialement prêts à présenter leur propre candidature, les communistes estiment que les discussions ont permis d’aboutir à des engagements programmatiques suffisamment solides. Ils citent notamment le refus de l’austérité, la défense des ressources des collectivités, des services publics et de la Sécurité sociale, ainsi que l’opposition au recul de l’âge de départ à la retraite. Le PCF entend désormais mener campagne pour « faire reculer la droite sénatoriale dans le Doubs », tout en restant attentif au respect des engagements conclus.

Les électeurs de Clairvaux-les-Lacs retournaient aux urnes ce dimanche 6 septembre après l’annulation du scrutin municipal de mars. La liste « S’unir pour l’avenir », menée par Hélène Morel-Bailly, arrive en tête avec 43,05 % des voix. Elle devance « Un nouvel élan pour Clairvaux » de Florence Martelet, qui recueille 35,49 %, et « Clairvaux en Grand » de Francisque Bailly-Cochet, créditée de 21,46 %. Les trois listes sont qualifiées pour le second tour, prévu dimanche 13 septembre.

La possible vente de l’ancienne fruitière de Fontain fait réagir Vivien Desgrange, conseiller municipal d’opposition délégué à l’Économie et aux Relations avec les entreprises, chef file de la liste « agir pour Fontain », battue en mars dernier. L’élu affirme avoir découvert cette éventualité dans la presse, mardi 1er septembre, comme de nombreux habitants.

Selon lui, aucune discussion sur la vente du bâtiment communal n’avait jusqu’alors été organisée en conseil municipal. Une commission Urbanisme s’est réunie le même soir, quelques heures après la médiatisation du projet. Vivien Desgrange regrette cette chronologie et estime que le débat entre élus aurait dû précéder toute communication publique. Le sujet pourrait être abordé lors du prochain conseil municipal, prévu mardi 8 septembre.

 

Les habitants de Clairvaux-les-Lacs retourneront aux urnes ce dimanche 6 septembre, après l’invalidation des résultats des élections municipales de mars 2026. Trois listes sans étiquette sont en lice. Hélène Morel-Bailly, maire de 2020 à 2026, conduit « S’unir pour l’avenir », tandis que Florence Martelet a succédé à Philippe Berthet à la tête d’« Un nouvel élan pour Clairvaux ». Une troisième liste, « Clairvaux en grand », est menée par le chef d’entreprise Francisque Bailly-Cochet. Attractivité, sécurité, gestion de l’eau, environnement, travaux et maîtrise des finances municipales figurent parmi les principaux enjeux de ce nouveau scrutin.

Le gouvernement débloque plus d’un milliard d’euros pour soutenir les exploitations frappées par la sécheresse et les incendies de l’été. Annoncé ce vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ce plan prévoit notamment 520 millions d’euros d’indemnisations et 300 millions de dégrèvements de taxe foncière. Un fonds de 235 millions d’euros doit aussi financer l’achat de fourrages, de semences et d’autres intrants. Cet été, 65 % du territoire français a été touché par la sécheresse et 95 départements ont connu des restrictions d’eau. Dans certains secteurs, les pertes de rendement atteignent en moyenne 50 %.

Les élus bisontins de La France insoumise Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont présenté, ce vendredi 4 septembre, leur plan consacré à l’école. Rénovation des bâtiments, adaptation aux canicules, gratuité progressive de la restauration scolaire, inclusion des enfants en situation de handicap et démocratie scolaire figurent parmi leurs principales propositions.

À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Besançon, La France insoumise a souhaité apparaître comme une « force de proposition ». Les conseillers municipaux d’opposition Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont dévoilé un plan consacré aux écoles bisontines, élaboré à partir de leur programme municipal puis enrichi durant l’été avec des militants disposant de connaissances professionnelles ou associatives dans le domaine éducatif.

Présenté comme un « contre-plan de rentrée », ce projet entend montrer les mesures qui auraient été engagées si La France insoumise avait dirigé la Ville. Certaines propositions pourraient, selon ses représentants, être appliquées rapidement, tandis que les investissements les plus importants seraient échelonnés sur les six prochaines années. Le plan s’articule autour de trois axes : les actions relevant directement des compétences municipales, l’intervention de la Ville auprès de l’État et de l’Éducation nationale, et la participation des enfants, des familles et des personnels au fonctionnement des écoles.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Des mesures pour combattre les inégalités sociales

Pour justifier l’urgence de son plan, le groupe insoumis met en avant la situation sociale de nombreuses familles bisontines. Selon les chiffres communiqués pendant la conférence de presse, 23 % de la population de Besançon vivrait sous le seuil de pauvreté. Cette proportion pourrait atteindre 50 % dans certains quartiers populaires. Les élus proposent ainsi la gratuité des fournitures scolaires et une prise en charge immédiate des repas de cantine pour les familles les plus modestes. Ces foyers, qui représenteraient 42 % des familles utilisatrices, bénéficient actuellement du repas à un euro. Le dispositif serait progressivement étendu pour parvenir à une restauration scolaire gratuite pour tous les enfants au cours du mandat. À compter de la rentrée 2027, La France insoumise souhaite également proposer un petit-déjeuner et un goûter dans les écoles. Le coût de la gratuité totale de la restauration, incluant ces repas supplémentaires, est évalué par le groupe à 2,7 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Le plan prévoit par ailleurs une augmentation des aides aux voyages scolaires et aux associations assurant de l’accompagnement aux devoirs. Une collecte de fournitures scolaires a également été organisée par les militants bisontins. Son contenu doit être remis à une association locale, dont l’identité n’a pas été rendue publique.

132 millions d’euros envisagés pour les écoles

Le deuxième grand volet concerne la rénovation des établissements et leur adaptation au changement climatique. Après cinq épisodes caniculaires durant l’été, Séverine Véziès a notamment évoqué la situation de l’école Bourgogne, où la température aurait dépassé les 40 degrés à la fin du mois de juin. Le programme initial d’investissement dans les écoles est estimé par le groupe à 120 millions d’euros sur le mandat. La France insoumise propose de l’augmenter de 10 %, soit 12 millions d’euros supplémentaires, pour porter l’enveloppe totale à 132 millions d’euros.

Ces investissements concerneraient les bâtiments comme les espaces extérieurs. Ils permettraient notamment de financer l’isolation des façades, des planchers et des plafonds, le remplacement des fenêtres par du double ou du triple vitrage, l’amélioration de l’accessibilité et la sécurisation des abords des établissements. Les élus défendent également la création de « cours oasis », davantage végétalisées, permettant une meilleure gestion des eaux de pluie et pouvant accueillir des potagers pédagogiques. Ils souhaitent revoir leur organisation. L’objectif est de concevoir des cours mieux partagées entre les filles et les garçons.

Repenser l’organisation scolaire face aux canicules

Concernant les périodes de fortes chaleurs, le groupe distingue les mesures d’urgence, comme l’installation de brasseurs d’air, de voiles d’ombrage ou la climatisation ponctuelle de certains locaux, des investissements structurels consacrés à l’isolation et à la végétalisation. Les élus estiment toutefois que l’adaptation des bâtiments ne suffira pas. Ils souhaitent engager une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’école pendant les canicules. Ils évoquent notamment la possibilité de modifier ponctuellement les horaires, de concentrer les cours durant la matinée ou d’organiser davantage d’activités à l’extérieur lorsque les conditions le permettent. Selon eux, inviter les familles à garder leurs enfants à domicile lors des journées les plus chaudes peut aussi renforcer les inégalités. Les conditions ne sont pas les mêmes pour un enfant vivant dans une maison avec un jardin et pour celui qui réside dans un appartement surchauffé.

La municipalité accusée d’avoir manqué d’anticipation

Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion ont vivement critiqué la préparation de la rentrée par la majorité municipale conduite par Ludovic Fagaut. Ils estiment que le plan de 300 000 euros annoncé par le maire pour lutter contre la chaleur dans les écoles repose principalement sur des équipements d’urgence et ne répond pas aux enjeux de long terme. Les élus insoumis reprochent également au maire de ne pas avoir exposé sa vision de l’école lors du dernier conseil municipal organisé avant l’été. Ils mettent cette enveloppe en parallèle avec les 250 000 euros consacrés au fleurissement de la ville et dénoncent les autres priorités budgétaires de la majorité, parmi lesquelles la vidéosurveillance, l’armement de la police municipale ou les installations du marché de Noël. Les représentants de La France insoumise considèrent cependant qu’un plan d’urgence reste nécessaire et se félicitent de certaines mesures annoncées par la municipalité. Ils reconnaissent également comme une avancée le fait que 99 % des familles puissent désormais bénéficier d’une place à la cantine. Ils attribuent toutefois en partie ce résultat aux actions engagées sous le précédent mandat d’Anne Vignot.

L'interview de la rédaction : Hélène Magnien Faysot. Martin Méllion 

Donner davantage de pouvoir aux enfants

Le dernier axe du plan porte sur la démocratie scolaire. Martin Méllion propose la création d’un conseil éducatif local dans chaque école. Cette instance pourrait associer les enseignants, les agents municipaux, les services techniques, les parents, les élus et des habitants du quartier. Une assemblée d’enfants, dotée d’un budget participatif, permettrait également aux élèves de prendre part aux décisions concernant leur établissement. Pour le conseiller municipal, cette participation constituerait une première expérience concrète de la citoyenneté et de la vie démocratique. La France insoumise souhaite enfin ouvrir davantage les bâtiments scolaires aux associations pendant les soirées, les week-ends et les vacances.

Avec ce « contre-plan », Séverine Véziès, Hélène Magnien-Faysot et Martin Méllion entendent défendre une école sociale, écologique, inclusive et davantage ouverte sur les quartiers. Ils demandent désormais au maire de Besançon de présenter sa propre vision de l’école publique pour les six années de son mandat.