Choix du secteur :
Se connecter :
 

La vie politique doloise connaît un changement notable avec la démission de Laetitia Jarrot du conseil municipal. Figure de l'opposition, elle explique dans un communiqué transmis à la presse avoir choisi de mettre un terme à son mandat afin de prendre du recul. Une décision qu'elle présente comme longuement réfléchie. Son remplacement sera assuré par Guillaume Bouteloup, qui fera son entrée au sein de l'assemblée municipale.

 

 

À Besançon, le conseiller municipal Hasni Alem demande la création d’une fan zone pour la Coupe du Monde 2026. Il juge la décision du maire Ludovic Fagaut de ne pas en installer « contre-productive ». Selon lui, un lieu de rassemblement unique permettrait de mieux encadrer les supporters, d’éviter leur dispersion dans les bars et les rues du centre-ville, tout en générant des retombées économiques pour les commerces. Il estime également qu’une fan zone garantirait un accès gratuit et populaire aux retransmissions des matchs des Bleus.

 

 

Élu, il y a quelques jours,  président de la Fédération départementale des Républicains du Doubs, Cédric Bole entend fédérer les militants, renforcer le réseau des élus locaux et préparer les prochaines échéances électorales. Dans cet entretien, il revient sur ses nouvelles responsabilités, la place accordée aux jeunes générations au sein du parti et les ambitions des Républicains dans le département.

Quelles sont les missions liées à cette nouvelle responsabilité que vous avez acquise à la suite de votre élection ?

Effectivement, j'ai été élu à la présidence de la Fédération départementale des Républicains du Doubs lors de nos élections internes. Permettez-moi tout d'abord de remercier chaleureusement l'ensemble des adhérents pour leur confiance ainsi que pour leur soutien lors de cette élection. La présidence de la Fédération départementale des Républicains consiste bien entendu à fédérer l'ensemble des militants et des élus, qui sont nombreux à appartenir aux Républicains dans notre département, mais aussi à structurer le mouvement. Structurer le mouvement, c'est faire vivre la base militante, faire vivre également le réseau des élus afin de créer du lien entre les maires, les présidents d'EPCI, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et, bien entendu, les parlementaires. Il est important de maintenir ce lien entre le territoire et le niveau national. Ma volonté est également de porter nos idées, de faire vivre ce mouvement et de contribuer à l'élaboration du programme des Républicains en vue des prochaines élections présidentielles, mais aussi des autres échéances électorales à venir.

Cédric Bole 

Justement, en parlant de l'élection présidentielle, on peut également évoquer les élections sénatoriales. Vous aurez sans doute un rôle à jouer auprès des grands électeurs.

Les élections sénatoriales se préparent effectivement. C'est un scrutin un peu particulier puisqu'il repose sur les grands électeurs. Il s'agit notamment des représentants des communes, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux et des parlementaires. Dans le Doubs, cela représente un peu plus de 1 500 grands électeurs. La Fédération des Républicains sera active dans cette échéance, même si le processus est spécifique. Dans tous les cas, nous essaierons d'apporter notre contribution et une réelle valeur ajoutée à ce scrutin.

Dans votre parcours politique personnel, cette élection représente une nouvelle étape. Vous avez également exercé des responsabilités au sein de la cinquième circonscription du Doubs ?

Oui, tout à fait. Je suis adhérent de l'UMP puis des Républicains depuis maintenant vingt ans. J'ai toujours été fidèle à ma famille politique et aux valeurs que la droite représente. Aujourd'hui, dans un esprit de consensus, j'ai accepté cette mission et j'ai été élu par les adhérents de la Fédération. Je serai accompagné par une équipe composée de jeunes adhérents et de jeunes élus qui m'aideront à dynamiser et à structurer davantage la Fédération du Doubs.

Cédric Bole 

Si l'on regarde les récentes élections locales, on constate l'émergence de jeunes élus comme Kevin Vejux, élu bisontin, ou encore Romain Vermot, maire de Villers-le-Lac. Comptez-vous vous appuyer sur cette nouvelle génération pour faire vivre le parti ?

Nous avons la chance de pouvoir compter sur des militants engagés et des élus de terrain. Vous évoquiez les maires, les présidents d'EPCI, les conseillers départementaux, mais nous avons aussi la chance de voir émerger de jeunes militants et de jeunes élus. Ils représentent une force vive, une énergie nouvelle et portent un regard différent sur la politique. C'est sur eux que je souhaite m'appuyer pour renforcer et restructurer la Fédération tout en apportant des idées nouvelles. Je crois que le souffle démocratique passe également par le renouvellement des générations et par la place accordée aux jeunes. C'est ce que nous voulons faire aux Républicains, tout en nous appuyant sur l'expérience de celles et ceux qui ont déjà un parcours politique important. La complémentarité entre jeunes élus et élus expérimentés constitue une véritable richesse et favorise un développement serein du mouvement.

Cédric Bole 

Je me permets de vous provoquer un peu, Monsieur Bole : les Républicains ne sont donc pas morts ?

Écoutez, cela fait bientôt dix ans qu'on nous annonce notre disparition. Pourtant, les Républicains restent aujourd'hui majoritaires dans de nombreuses communes de plus de 9 000 habitants. Nous dirigeons également la majorité des départements et des régions en France. Nous sommes aussi majoritaires au Sénat. Dans toutes ces collectivités, nous démontrons quotidiennement notre capacité à gérer et à agir efficacement. Certes, nous sommes moins présents dans certaines institutions, notamment à l'Assemblée nationale. Il nous appartient désormais, à travers notre programme et notre engagement, de démontrer que nous avons toujours des valeurs, une vision et un sérieux à apporter. La vie politique est aujourd'hui profondément bouleversée. Les élus de terrain le constatent également. Mais nous avons vocation à proposer une autre voie et à montrer que ce que nous savons faire localement — travailler sérieusement, dialoguer avec la population et construire des projets concrets — peut aussi être appliqué à l'échelle nationale.

Cédric Bole 

Une dernière question, Monsieur Bole. Si vous deviez retenir quelques chiffres concernant les Républicains dans le Doubs, lesquels mettriez-vous en avant ?

Aujourd'hui, sur les années 2025 et 2026 cumulées, nous comptons un peu plus de 1 000 adhérents. Environ 60 % d'entre eux ont participé à ces élections internes. Nous disposons également d'un très grand nombre de maires et d'élus sur l'ensemble du territoire. Je crois que chacun partage la volonté de construire un mouvement fort, vivant, capable de produire des idées et de porter des projets pour nos territoires. C'est sur ces atouts que nous allons nous appuyer dans les années à venir. En nombre d'adhérents, nous figurons parmi les mouvements politiques les plus importants du département.

On notera également les élections suivantes

Kevin Vejux : délégué de la 1ère circonscription

Christine Werthe : déléguée de la 2è circonscription

Romain Ajoux  : délégué de la 3è circonscription

Mattéo Vitali : délégué de 4è circonscription

Romain Vermot : délégué de la 5è circonscription

La Chambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et la Communauté de communes du Plateau du Russey organisent une soirée des entrepreneurs le 16 juin à 19 h 15 à la Pizzeria La Casa de Julien, au Russey. Destiné aux dirigeants et chefs d'entreprise du territoire, ce rendez-vous vise à favoriser les échanges, développer les réseaux professionnels et présenter les dispositifs d'accompagnement économique disponibles localement.

La rencontre se prolongera autour d'un cocktail et d'un atelier de confection de pizzas dans une ambiance conviviale. Les organisateurs souhaitent ainsi renforcer les synergies entre acteurs économiques et soutenir le dynamisme entrepreneurial du territoire. Inscriptions et informations complémentaires disponibles sur le site de la CCI Saône-Doubs.

Une délégation du Parti communiste français du Doubs a été reçue le 5 juin par Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet, à la suite d'une distribution de tracts organisée à l'entrée de l'autoroute A36. Les militants y dénonçaient la hausse des prix des carburants et appelaient à des mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.

Lors de cette rencontre, le PCF a présenté ses propositions pour soutenir le pouvoir d'achat, renforcer les services publics et favoriser une nouvelle industrialisation, notamment à travers une plus grande maîtrise publique des entreprises stratégiques. La délégation a également évoqué plusieurs dossiers locaux, dont les papeteries de Novillars, l'entreprise Bourgeois et les difficultés de la filière automobile.

La représentante de la préfecture a indiqué que ces préoccupations seraient transmises au préfet, tout en rappelant que l'État dispose de moyens limités pour intervenir directement dans la gestion des entreprises. Le PCF affirme vouloir poursuivre son soutien aux mobilisations en faveur de l'emploi industriel dans le Doubs et demande un contrôle accru des aides publiques versées aux entreprises.

À la suite du décès de Bernadette Chirac, Christine Bouquin, présidente du Département du Doubs, a salué la mémoire d'une « femme politique engagée » qui a marqué durablement la vie publique française. Elle a rappelé son attachement à la Corrèze, où elle fut conseillère départementale durant 36 ans, ainsi que son engagement en faveur d'une politique de proximité. La présidente du Département a également souligné son action en faveur de la solidarité, notamment à travers l'opération Pièces Jaunes, qui a sensibilisé plusieurs générations. Christine Bouquin a enfin adressé ses pensées à la famille et aux proches de l'ancienne Première dame.

Ancienne Première dame de France de 1995 à 2007 aux côtés de son époux Jacques Chirac, Bernadette Chirac est décédée à l'âge de 93 ans. Figure de la vie politique corrézienne, elle était également connue pour son engagement en faveur de l'opération Pièces Jaunes. Sa disparition suscite de nombreuses réactions dans la classe politique française.

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, sera en déplacement dans le Doubs ce vendredi après-midi. Elle visitera  le site de Coquy, filiale de la coopérative Terre Comtoise, à Flagey. La ministre échangera ensuite avec des agriculteurs et des salariés autour des enjeux de souveraineté alimentaire et du rôle des coopératives agricoles dans la production française.

Malgré la suspension par le tribunal administratif de l'arrêté préfectoral interdisant la conférence de Salah Hamouri, les organisateurs du Besac Antifa Fest n'ont pas pu accueillir le militant franco-palestinien comme prévu jeudi soir à Besançon. Une situation que les responsables de l'événement disent vivre avec amertume.

« Nous sommes quand même meurtris », a déclaré Toufik de Planoise membre du comité organisateur du festival. Selon lui, les polémiques et les obstacles rencontrés ces derniers jours ont empêché la tenue d'un débat dans des conditions satisfaisantes. « Le but était de confronter les idées dans un cadre le plus ouvert possible, y compris aux réserves et aux critiques que nous pouvons tout à fait entendre et comprendre », explique-t-il. « Aujourd'hui, malgré tous nos efforts et le concours des services du Centre Mandela, ces conditions ne sont pas totalement réunies". 

L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise 

Une intervention finalement maintenue en visioconférence

Face à cette situation, les organisateurs ont néanmoins décidé de maintenir un temps d'échange afin d'expliquer les circonstances ayant conduit à cette issue. Salah Hamouri devait intervenir en visioconférence au cours de la soirée. Une solution jugée imparfaite par les responsables de l'événement. « La visio, c'est un peu comme regarder une vidéo sur YouTube. C'est informatif, mais il manque l'aspect humain, les interventions du public et tout ce qui rend un débat vivant », estime Toufik. Les organisateurs espèrent désormais pouvoir réinviter prochainement l'ancien avocat franco-palestinien afin de permettre un véritable échange en présentiel.

Revendiquer un débat ouvert

Le militant associatif affirme par ailleurs que la conférence avait vocation à permettre la confrontation des points de vue. « Il aurait été intéressant d'entendre aussi des personnes exprimant des doutes ou des critiques sur son parcours ou ses idées. Moi-même, il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas totalement d'accord et d'autres que je partage pleinement. Le but est justement de faire la part des choses et d'avancer dans le débat démocratique. »

Le groupe Les Écologistes, GénérationS et Société Civile a réagi favorablement à la décision du tribunal administratif de Besançon de suspendre l’arrêté préfectoral interdisant la conférence de Salah Hamouri. Dans un communiqué, les élus estiment que cette décision constitue « une juste application de la liberté d’expression » et rappellent l’importance du débat démocratique sur les conflits internationaux. Ils regrettent toutefois que cette décision soit intervenue trop tard pour permettre la venue de l’avocat franco-palestinien, qui avait renoncé à se déplacer afin de respecter la décision administrative alors en vigueur. Le groupe espère désormais qu’un nouvel échange pourra être organisé prochainement à Besançon