Dans le Doubs, plusieurs communes restent sans maire faute de candidats à l’issue des élections municipales. Cinq d’entre elles sont concernées, dont quatre dans le Haut-Doubs, à Rochejean, où Lionel Chevassus, ancien maire de la commune, devrait se présenter, à Chapelle d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls et La Planée.
Des élections complémentaires sont programmées les 24 mai, pour La Planée et Rochejean, et 7 juin, Chapelle d’Huin et Dompierre-les-Tilleuls, afin de tenter de constituer de nouveaux conseils municipaux. En attendant, des délégations spéciales ont été mises en place par la préfecture pour assurer la gestion courante et garantir la continuité du service public.
À Lons-le-Saunier, Jean-Philippe Huelin a fait savoir, ce dimanche 26 avril, qu’il quittait le conseil municipal ainsi que son mandat communautaire.
Mis en échec quelques jours auparavant dans la course à la présidence de l’Espace communautaire Lons Agglomération (Ecla), il affirme avoir été « trahi » par le maire Cyrille Brero, élu en mars, qu’il accuse de ne pas avoir respecté un accord politique scellé entre les deux tours des municipales.
Dans un communiqué particulièrement offensif, il fustige une « faillite morale » et dénonce une « trumpisation de la vie politique locale », estimant avoir été « exécuté politiquement » après avoir contribué à l’élection du maire.
À Besançon, la mobilisation des surveillants pénitentiaires de ce lundi a reçu le soutien visible du Maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et du député du Doubs, Laurent Croizier, venus constater une situation jugée critique.
Une présence politique remarquée
Dans un contexte de mobilisation nationale des agents pénitentiaires, le déplacement des deux élus doubistes, n’est pas passé inaperçu. Tous deux se sont rendus devant la maison d’arrêt pour afficher leur soutien aux surveillants et alerter sur la situation de l’établissement. « Il était important d’être présent ce matin », a insisté Ludovic Fagaut, évoquant un double enjeu : la protection des agents et le respect de conditions de détention dignes.
« Quelque chose ne tourne pas rond »
Face aux chiffres de la surpopulation carcérale, l’élu ne cache pas son inquiétude. « Quand vous avez près de 480 détenus pour 270 cellules, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond », déplore-t-il. Le maire pointe également l’état des infrastructures, avec des cellules inutilisables depuis plusieurs années, faute de rénovation. Une situation qui, selon lui, aggrave encore les conditions de travail des agents et de vie des détenus.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
Une action coordonnée entre local et national
La présence conjointe du maire et du député s’inscrit dans une stratégie assumée. « Nous travaillons main dans la main », explique Ludovic Fagaut. L’objectif : faire remonter les difficultés locales jusqu’à l’échelle nationale. Laurent Croizier, déjà venu récemment visiter l’établissement, joue ce rôle de relais à l’Assemblée nationale, tandis que le maire agit au plus près du terrain.

Porter la voix des agents
Les deux élus se sont engagés à soutenir les surveillants dans leurs revendications. « Dans la mesure de nos possibilités, nous relaierons ces problématiques », assure le maire. Une prise de position attendue par les agents, qui dénoncent depuis plusieurs mois la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail.
Patrick Viverge, maire de Monnières et ancien conseiller général du canton de Dole Nord-Est, est décédé brutalement, suscitant une vive émotion dans le Jura. Figure engagée du socialisme local, il s’était investi durant de nombreuses années au service de la population.
Le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, a salué sa mémoire, rappelant des désaccords politiques passés, notamment lors des départementales de 2015, mais aussi des relations de travail devenues « étroites et amicales » depuis 2020. Il a rendu hommage à « son investissement pour le bien commun » et adressé ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et aux habitants de Monnières.
L’ancien maire socialiste de Lons-le-Saunier, Jean-Yves Ravier, récemment battu aux municipales par Cyril Brero, réagit vivement à l’élection surprise du président de la communauté de communes ECLA.
Dans un billet critique, il dénonce des « arrangements et combines entre faux amis » après la lourde défaite de Jean-Philippe Huelin, candidat déclaré de longue date, qui n’a recueilli que 11 voix sur 63. Selon lui, les élus de la majorité municipale lédonienne ne l’ont pas soutenu, malgré leurs 18 représentants.
Il accuse également le maire Cyril Brero d’avoir orchestré le soutien à un autre candidat et critique une suspension de séance jugée stratégique, estimant que la répartition des postes était déjà actée. Jean-Yves Ravier voit dans cet épisode une trahison politique et une primauté des intérêts personnels sur l’intérêt général.
La Communauté de communes du Plateau du Russey a adopté à l’unanimité ses budgets 2026 lors du conseil du 22 avril. Le budget principal 2026 prévoit 2,6 millions d’ euros de dépenses de fonctionnement et 582 000 euros de dépenses d’investissement. Avec une situation financière jugée saine et un excédent de fonctionnement de 990 000 euros, la collectivité lance ses premiers projets du mandat : végétalisation d’une crèche, développement des mobilités avec un budget renforcé et nouvelle saison culturelle gratuite, avec 9 spectacles, entièrement gratuits, au programme. Aucun changement de fiscalité n’est prévu pour 2026.
Réunis hier soir à Juraparc à Lons-le-Saunier, les élus du conseil communautaire d’ECLA Lons Agglomération ont procédé à l’élection de leur président. Le maire de Macornay, Michel Fischer, s’est imposé avec 39 voix. Il devance Jean-Philippe Huelin, élue lédonien, et Patrick Neilz, maire de Montaigu, qui ont chacun recueilli 11 voix. Dans la foulée, les vice-présidents ont également été désignés.
Quelques minutes après la fin du dernier conseil municipal bisontin, le maire LR Ludovic Fagaut a pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour revenir sur la controverse liée à son indemnité. Une mise au point brève, mais assumée. Face aux critiques, l’édile a tenu à clarifier sa situation sans détour. « Je n’ai rien à cacher », affirme-t-il, précisant le montant de son indemnité nette mensuelle, fixée à 3 800 euros ( plus de 5000 euros brut). Un chiffre qu’il compare à celui d’Anne Vignot, la précédente Maire de Besançon, indiquant une différence de 172 euros.
Le son de la rédaction : Ludovic Fagaut
Pour le maire, cette rémunération s’inscrit dans les responsabilités inhérentes à sa fonction. Il rappelle ainsi la gestion d’une collectivité importante, évoquant un budget de 225 millions d’euros et près de 3 600 agents répartis sur plusieurs structures. Ludovic Fagaut se montre ferme : il refuse d’entrer dans un débat qu’il juge stérile. « Certains ont essayé d’en faire une polémique, mais je ne rentrerai pas dans ce débat-là », conclut-il. Une déclaration qui vise à apaiser les tensions, sans pour autant clore définitivement un sujet sensible dans la vie politique locale.
Nicolas Barbe est le nouveau président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Élu face au maire de Pontarlier, Patrick Comte, il réagit à cette victoire et évoque les nombreux dossiers qui attendent la collectivité. Investissements, projets structurants et maîtrise des finances : il détaille ses priorités.
Une première réaction après votre élection à la présidence du Grand Pontarlier ?
C’est une élection qui m’honore, mais qui m’oblige également. Désormais, le temps de la campagne est terminé : il faut se mettre très rapidement au travail. Les échéances qui nous attendent sont importantes.
Justement, quels sont les principaux projets à venir ?
Nous entamons un mandat avec de grands dossiers. La construction du centre aquatique vient de démarrer : c’est un projet structurant pour l’ensemble du territoire, mais aussi un investissement conséquent. Nous avons également la réhabilitation de l’hôtel d’entreprises de la Belle Vie, ainsi que la mise en œuvre du schéma directeur de l’eau et de l’assainissement.
À cela s’ajoutent la rénovation complète de la déchetterie, un projet ambitieux autour du château de Joux et la création d’un crématorium en délégation de service public.
Vous le voyez, les sujets sont nombreux. Nos finances sont saines, mais il faudra les gérer avec rigueur pour éviter tout dérapage.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous avez aussi été interrogé sur le dossier Cofreco. De quoi s’agit-il ?
Le site Cofreco représente environ cinq hectares, dont la moitié en zone commerciale. L’idée serait, si nous en faisions l’acquisition, de constituer une réserve foncière. Concrètement, nous souhaitons éviter l’implantation d’un grand commerce qui capterait les flux de consommateurs en entrée de Pontarlier, au détriment du centre-ville et des zones d’activités existantes. Une telle maîtrise foncière nous permettrait de mieux orienter l’aménagement de ce secteur.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Votre élection traduit-elle une volonté des élus de marquer une différence avec la ville de Pontarlier ?
Il existe deux entités distinctes : la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes. Mais l’une ne peut pas fonctionner sans l’autre. Nous devrons avancer ensemble, dans le même sens, comme deux partenaires étroitement liés. La nouvelle équipe municipale de Pontarlier a déjà des défis importants à relever. De notre côté, compte tenu des investissements engagés à l’échelle intercommunale, nous avons estimé qu’il était plus prudent de prendre la responsabilité de la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe
Vous êtes un élu chevronné. Vous venez ainsi d’expliquer les raisons qui vous ont poussé à faire acte de candidature ?
Oui, tout à fait. C’est ce qui m’a conduit à me présenter.
À Pontarlier, appel à candidatures pour le renouvellement du Conseil d’Administration du CCAS. À la suite des élections municipales, huit représentants de la société civile doivent être désignés aux côtés des élus. Sont concernés : les associations familiales, de retraités, de personnes en situation de handicap et celles engagées dans l’insertion et la lutte contre les exclusions. Les candidatures sont à déposer avant le jeudi 7 mai 2026 à midi, en mairie, par courrier, mail ou directement au secrétariat général.
Infos pratiques :