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La Ville de Lons-le-Saunier bascule à droite. La liste de Cyrille Brero, qui avait fusionné avec le centriste Jean-Philippe Huelin entre les deux tours, s’est imposée devant Jean-Yves Ravier, le maire sortant. Les vainqueurs obtiennent 51,9% des voix. Jean-Yves Ravier, qui n’aura réalisé qu’un seul mandat, obtient 48% des suffrages.

Ludovic Fagaut a conservé son avantage du 1er tour en terre bisontine. Il recueille 53,2% des suffrages. Anne Vignot, la maire sortante de Besançon arrive en deuxième position, avec 46,7% des suffrages. Depuis 1953, la gauche était à la tête de la ville.  Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité disposera de 13 sièges dont trois élus insoumis. 

Le divers gauche Frédéric Poncet est le nouveau maire de Saint-Claude. Il recueille 61 % de suffrages, face à la liste de Lilian Cottet-Emard, le candidat de la droite (38,9%).

On connaît le taux de participation, à midi,  pour le 2è tour des élections municipales dans la région.

Il s’élève à 22,96%, contre 17,4 en 2020 en Bourgogne Franche-Comté. Par département, le taux de participation est de 20,5% dans le Doubs (14% en 2020) et 24,4% dans le Jura (22,6% en 2020).

A Besançon, à midi, le taux de participation s’élève à 26,7% pour les 68 bureaux de vote bisontin. Il était de 24,2% dimanche dernier.

Dans le Haut-Doubs, la décision de relever la vitesse maximale à 90 km/h sur certaines routes départementales continue de susciter des réactions. Dans une lettre ouverte, l’intersyndicale CFDT, CGT et SNUipp appelle à un réexamen de cette mesure.

Les organisations dénoncent une décision qu’elles jugent en décalage avec les enjeux actuels de sécurité, d’environnement et de mobilité durable. Elles pointent également une consultation des élus jugée insuffisante et biaisée.

Selon elles, l’augmentation de la vitesse ne répond ni aux réalités du trafic, notamment dans le Haut-Doubs, ni aux objectifs de réduction des émissions de CO₂. Elles demandent une évaluation complète et évoquent la possibilité d’abaisser la vitesse à 70 km/h sur certains axes sensibles.

Plus que quelques heures pour faire campagne. A minuit, il sera trop tard et les candidats devront se taire. Même si une très grande majorité des communes ne revoteront pas ce week-end, un tour de scrutin ayant été suffisant, quelques-unes sont encore dans l’expectative. Dans le Jura, on suivra avec intérêt les scrutins de Lons-le-Saunier et de Saint-Claude. Deux duels s’affrontent, avec une issue incertaine.

A Lons, le Maire sortant divers gauche Jean-Yves Ravier est opposé à deux candidats qui, malgré leur antagonisme, ont décidé de fusionner leur liste : le divers droite Cyril Brero et le centriste Jean-Philippe Huelin.

A Saint-Claude, la rivalité est grande également. Elle met en scène le divers gauche Frédéric Poncet, arrivé en tête au 1er tour,  à la nouvelle liste d’union de la droite, formée par Lilian Cottet-Emard et Herminia Elineau. Arrivé quatrième, Jean-Louis Millet, le maire sortant, a jeté l’éponge entre les deux tours.

L’installation du nouveau conseil municipal de Villers-le-Lac aura lieu ce samedi 21 mars, à 18h. Le rendez-vous est fixé à la mairie. Au programme : l’installation du conseil municipal, l’élection du maire, la détermination du nombre d’adjoints et l’élection des adjoints. Rappelons que, dimanche dernier, la liste de Romain Vermot est arrivée en tête, avec 52,6% des suffrages, contre Pascal Viennet (47,4%).

À Besançon, les Écologistes de Franche-Comté réaffirment leur soutien à la maire sortante, Anne Vignot, dénonçant des attaques sexistes durant la campagne municipale.
Dans un communiqué, ils accusent certains opposants de propos misogynes et de tentatives de discrédit visant spécifiquement la candidate en tant que femme.

Le mouvement écologiste dénonce une stratégie qu’il juge rétrograde et contraire à l’égalité en politique, et appelle à un débat respectueux.
Il invite également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour soutenir la maire sortante.

Dans un communiqué, la liste d’union de la droite, du centre et de la société civile, « Besançon Avance »,  accuse des soutiens de la maire, Anne Vignot, de mener une campagne de dénigrement et d’intimidation à son encontre. Elle évoque des propos diffamatoires visant ses candidats, ainsi que des pressions exercées sur certains sympathisants, notamment via des messages anonymes et les réseaux sociaux. La liste dénonce des pratiques qu’elle juge contraires au débat démocratique et annonce le dépôt prochain de plaintes. Elle appelle enfin à recentrer les échanges sur les projets et les enjeux locaux, dans un climat apaisé.

À quelques jours du second tour des élections municipales à Beure, la campagne prend une tournure plus personnelle. Aurore et Clara, filles du maire sortant Philippe Chaney, ont choisi de s’exprimer publiquement pour lui apporter leur soutien.

Un second tour incertain

À l’issue du premier tour, Philippe Chaney, maire sortant,  est arrivé en deuxième position avec 37,3 % des suffrages, derrière son opposant Bruno Lind, crédité de 44,4 %. Le troisième candidat, Laurent Ferré, qui avait recueilli 18,2 % des voix, a annoncé son retrait, apportant son soutien au vainqueur du 1er tour.

Une prise de parole familiale et spontanée

C’est dans ce climat que Clara et Aurore ont pris la parole, affirmant agir de leur propre initiative, sans en avoir informé leur père. Leur intervention vise à livrer un témoignage personnel sur l’engagement de l’élu. « Cela fait près de 25 ans que nous grandissons au rythme de cet engagement », explique Clara, évoquant un investissement quotidien « qui dépasse largement les contours d’un mandat ». Les deux sœurs décrivent un maire « présent tôt le matin, tard le soir, les week-ends », motivé selon elles par « conviction » et « attachement profond » à la commune.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Répondre aux critiques de la campagne

Dans leur prise de parole, les filles du maire sortant réagissent également aux critiques entendues pendant la campagne. Si elles reconnaissent le débat démocratique, elles dénoncent certains propos qu’elles jugent injustes. « On entend beaucoup de choses », indique Clara, qui évoque la nécessité de « remettre les choses en place », en insistant sur la différence entre « promesses » et « actes ». Elles mettent en avant plusieurs réalisations menées durant les mandats de leur père, comme la construction d’équipements publics ou le développement de services pour les habitants.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

L’expérience et la continuité mises en avant

Aurore souligne de son côté l’expérience acquise par Philippe Chaney, notamment dans la gestion de projets et le travail en équipe. Elle insiste également sur la volonté de poursuivre l’action municipale avec une équipe renouvelée. « Les projets annoncés sont structurés et budgétés », affirme-t-elle, évoquant une démarche construite sur la continuité et l’expérience.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Une parole assumée, sans appel direct au vote

Les deux sœurs affirment ne pas chercher à convaincre à tout prix, mais à partager leur regard. « Derrière l’élu, il y a un homme », résume Aurore, évoquant un engagement « sincère et constant ». Dans une campagne marquée par des enjeux locaux et un rapport de force serré, cette prise de parole familiale illustre aussi la dimension humaine du scrutin.

Le choix revient désormais aux électeurs de Beure, appelés à départager les candidats lors du second tour, ce dimanche 22 mars.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney