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À l’aube des élections municipales de 2026, un collectif d’habitants engagés, baptisé « Beure2026 construisons ensemble »,  se réunit autour de Bruno Lind, tête de liste, pour proposer une alternative fondée sur la proximité, l’écoute et la participation citoyenne. Il est d’ores et déjà « composé d’une quarantaine de Beurotes et de Beurots de tous âges et horizons, unis par le même désir : faire vivre Beure autrement ».

Ce mouvement citoyen, sans étiquette partisane, incarne « une volonté de refonder les liens entre les habitants et leurs représentants ». Il repose « sur des valeurs de solidarité, de responsabilité et de dialogue, et se veut profondément ancré dans le quotidien du village ».

Une réunion publique ouverte à toutes et tous se tiendra en septembre. Elle sera l’occasion « d’échanger, de co-construire le projet et d’accueillir toutes celles et ceux qui souhaitent s’impliquer pour leur commune ». Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ce mardi matin, un homme sans domicile fixe a été retrouvé sans vie devant l’église Saint-Pierre, place du 8 Septembre à Besançon. Un décès probablement lié à la vague de chaleur qui frappe la région. Très touchée, la maire Anne Vignot a exprimé ses condoléances et rappelé la nécessité d’adapter la ville face à ces épisodes climatiques extrêmes.

Elle a souligné l’importance des dispositifs existants : points d’eau accessibles, carte des zones de fraîcheur, accueil de jour à la Boutique Jeanne-Antide, abri de nuit sur appel au 115, et veille mobile pour soutenir les plus vulnérables. Elle a également salué l’engagement des agents du CCAS et des structures solidaires. En cas de doute, les citoyens sont invités à composer le 15.

Dans un communiqué adressé à la presse locale, Nicolas Bodin réagit, sur le fond et la forme,  à la demande d’Ahmet Polat, secrétaire fédéral à la coordination du Parti Socialiste du Doubs, de rentrer dans le rang  face au risque d’une candidature dissidente aux municipales. S’estimant écarté des échanges, l’élu bisontin affirme ne pas avoir été destinataire du communiqué envoyé, en début de semaine,  à la presse et regrette l’absence de dialogue direct avec la direction du PS local.

Il se félicite toutefois que le parti défende désormais, localement, une ligne autonome, proche de ses convictions, après avoir longtemps alerté sur des désaccords de fond avec la majorité sortante. Hostile à toute alliance avec La France Insoumise, il apprécie que « la ligne sociale-démocrate s’impose « tant sur le programme et les alliances »  et annonce qu’il ne participera plus aux réunions internes liées aux municipales, tout en restant en attente d’un projet « à la hauteur » pour Besançon et son agglomération. Quant à son projet politique et son avenir, M. Bodin reste flou. Affaire à suivre.

À l’approche de la rentrée politique, la majorité municipale bisontine est traversée par des tensions et des incertitudes. L’arrivée de nouvelles forces, comme La France Insoumise ou Place Publique rebat les cartes, au grand dam du Parti socialiste. Les élus communistes, eux, ne veulent ni être mis à l’écart, ni se contenter d’un rôle secondaire. Trois options sont à l’étude, et Christophe Lime l’affirme : « Ce sont les communistes qui décideront ».

L'interview de la rédaction :Christophe Lime 

Un paysage politique mouvant à gauche

La majorité municipale de Besançon, jusqu’ici construite autour d’un équilibre fragile entre forces de gauche, se trouve à un tournant. L’arrivée de nouvelles composantes politiques  remet en question la cohésion initiale. Le Parti socialiste, l’un des piliers traditionnels de cette majorité, a déjà exprimé son opposition à une alliance avec LFI, fragilisant davantage la coalition. Dans ce contexte, les élus communistes, emmenés par Christophe Lime, affirment haut et fort leur volonté de rester acteurs et décideurs. « Nous ne voulons pas laisser croire que nous n’aurons pas notre mot à dire », martèle l’élu.

Des désaccords sur l’élargissement de la majorité

Christophe Lime rappelle que les communistes s’étaient exprimés sur le sujet. « Nous nous étions mis d’accord sur le fait que le socle de la majorité devait être respecté, et que toute extension, vers Place Publique ou la France Insoumise, devait faire l’objet d’un accord collectif. » Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. Alors que certains élus semblent vouloir faire cavalier seul, les communistes appellent à la concertation et au respect des équilibres politiques initiaux. « On voit bien que certains, comme les socialistes, ne veulent plus faire partie de cette majorité si elle évolue dans ce sens. Il faut entendre ces positions, mais il faut aussi garder une cohérence de gauche et un programme clair. »

Trois scénarios à l’étude pour 2026

À l’approche des élections municipales de 2026, trois options sont sur la table pour les communistes :

  1. Soutenir l’actuelle maire Anne Vignot, avec une nouvelle composition politique autour d’elle.
  2. Former une alliance distincte avec le Parti socialiste, en dehors du cadre écologiste.
  3. Constituer une liste autonome, portée par le Parti communiste, afin de défendre un projet clairement identifié.

« Ce n’est pas exclu que nous fassions notre propre liste. Ce ne serait pas un geste de rupture, mais une manière de porter nos idées avec clarté : sur le logement, la gratuité des transports, la sécurité, l’urbanisme, les questions sociales… », explique M. Lime.

Une volonté d’associer les élus du Grand Besançon

Pour éviter les erreurs du passé, les communistes souhaitent aussi changer de méthode. Ils proposent d’organiser des groupes de travail ouverts aux élus du territoire. « Il ne s’agit pas de fusionner des partis ou de chercher des accords de sommet. Il s’agit de construire un projet sérieux, réalisable, avec des idées partagées et applicables au niveau métropolitain. » Christophe Lime met en garde contre les illusions : « 80 % des politiques publiques bisontines dépendent aujourd’hui de la métropole. Logement, urbanisme, transport, assainissement… Il faut que les idées qu’on porte localement soient crédibles à cette échelle. Sinon, c’est mentir aux Bisontins. »

L'interview de la rédaction :Christophe Lime 

 

Une rentrée politique sous haute tension

Alors que la majorité actuelle semble s’effriter et que les alliances futures restent incertaines, la rentrée politique à Besançon s’annonce mouvementée. Les communistes entendent bien peser dans les discussions, forts d’un bilan défendu avec constance, notamment sur la gratuité des transports. Une chose est sûre : ils ne se laisseront pas reléguer au second plan.

Le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes du Plateau du Russey se réunira le mercredi 2 juillet 2025 à 20h à la mairie de Bonnétage. À l’ordre du jour : approbation du dernier procès-verbal, coopération intercommunale, tarification Cycl’owdoo, harmonisation des tarifs d’assainissement, mobilités douces, développement économique et aides à l’immobilier d’entreprise. La séance abordera également des questions liées au télétravail, au régime indemnitaire, et aux zones d’activités du territoire.

Le conseil fédéral du Parti Socialiste du Doubs réaffirme son soutien à Jean-Sébastien Leuba comme unique chef de file socialiste pour les élections municipales de 2026 à Besançon. Il rappelle « la légitimité de son élection, validée à l’unanimité », tout en appelant « Nicolas Bodin à respecter le choix des militants et à renoncer à toute candidature parallèle sous l’étiquette socialiste ». Le PS du Doubs prône « une campagne sous le signe du rassemblement et de la transparence ».

Grand Besançon Métropole lance un projet solaire innovant. La centrale « Les Andiers » verra le jour à Chalezeule sur le site d’un ancien centre d’enfouissement, avec une mise en service prévue début 2026. Ce site produira près de 3 350 MWh par an, soit la consommation de 1 700 habitants.

Dans le cadre de ce projet exemplaire de transition énergétique, deux réunions d’information sont proposées : le 30 juin à la Maison commune de Chalezeule (en présentiel) et le 3 juillet en visioconférence. Objectif : présenter les possibilités de financement participatif.

Deux options sont ouvertes aux citoyens :

  • Devenir associé via la société ERCISOL ;
  • Investir via un livret d’épargne participatif (priorité aux habitants de GBM).

Infos : lesandiers-pv.fr – Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le déploiement du drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l’Homme, devant la mairie de Besançon, suscite depuis plusieurs jours de vives réactions sur les réseaux sociaux. Pour certains, il s'agit d'un acte de solidarité humanitaire ; pour d'autres, d'une prise de position politique jugée inappropriée dans l’espace public républicain. Face à la polémique, le préfet du Doubs a choisi d’engager une action en justice, provoquant de nouvelles interrogations sur l'équité du traitement accordé à différentes causes internationales.

Une démarche fondée sur la jurisprudence

Sollicitée par notre rédaction, la préfecture du Doubs rappelle que cette initiative judiciaire s’appuie sur des décisions de justice récentes : « Le Préfet s’en tient à l’avis des tribunaux qui ont beaucoup statué récemment sur cette question », explique-t-on. En substance, les juridictions administratives ont précisé que le pavoisement des bâtiments publics avec des drapeaux étrangers ne peut être toléré que dans des cas « largement consensuels » au sein de la société française. C’est cette interprétation qui a, par exemple, permis l’affichage du drapeau ukrainien dans de nombreuses collectivités, sans contestation majeure. Mais dans le cas du conflit israélo-palestinien, les autorités estiment que le sujet demeure hautement clivant : « Le sujet du conflit au Proche-Orient est un sujet de clivage chez les Français. »

Un conflit meurtrier aux bilans asymétriques

Derrière ces considérations juridiques et politiques se cache une réalité tragique : l’ampleur du conflit en cours à Gaza. Depuis l’offensive lancée par Israël en octobre 2023, plus de 56 000 Palestiniens ont été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza. Certains experts indépendants, comme ceux cités dans une étude publiée dans The Lancet, estiment que ce chiffre pourrait être bien supérieur si l’on prend en compte les morts indirectes liées à la faim, aux maladies ou à l’effondrement des infrastructures. Côté israélien, le conflit a débuté par l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023, au cours de laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées, dont 816 civils israéliens et étrangers. Depuis, les combats à Gaza ont coûté la vie à plus de 300 soldats israéliens, selon les chiffres de l’armée israélienne (IDF).

Entre émotion, droit et symbole

La décision de la maire de Besançon d’arborer le drapeau palestinien, aussi symbolique soit-elle, entre en collision avec une lecture stricte du droit public et des règles de neutralité dans les espaces officiels. Pour les soutiens, ce geste est un cri d’alerte face à une catastrophe humanitaire ; pour ses détracteurs, il constitue une prise de position dans un conflit international qui divise profondément l’opinion française. La question qui se pose désormais est celle de l’égalité de traitement entre les causes humanitaires : pourquoi le soutien à l’Ukraine serait-il jugé « consensuel » et donc légitime, alors que celui exprimé envers la Palestine serait qualifié de « clivant » ?

Une jurisprudence à géométrie variable ?

Le débat ne fait que commencer. Si les tribunaux confirment la démarche préfectorale, cela pourrait créer un précédent concernant l’expression symbolique des collectivités sur des sujets internationaux. Il soulèverait aussi une interrogation plus large sur le rôle des institutions locales dans les grands enjeux du monde, entre solidarité et neutralité républicaine.

Le groupe des élus communistes et républicains de Besançon, par la voix de son président Hasni Alem, a réagi fermement à la décision du tribunal administratif imposant le retrait du drapeau palestinien de l’esplanade des Droits humains.

Hissé « par devoir, non par provocation », ce drapeau symbolisait pour eux la solidarité envers un peuple victime d’« une violence inouïe » à Gaza et en Cisjordanie. La justice, en ordonnant son retrait au nom de la neutralité des services publics, aurait selon eux entériné un « double standard » qui affaiblit l’idéal républicain.

« Cette décision est une faute morale. Elle oppose la loi à l’humanisme », affirme Hasni Alem, regrettant que la compassion ne s’applique pas à toutes les tragédies. Les élus annoncent se conformer à la décision mais assurent qu’ils « ne se tairont pas face à l’injustice ».

Le tribunal administratif de Besançon a ordonné, le 25 juin 2025, le retrait du drapeau palestinien qui avait été hissé sur le parvis de la mairie. La décision fait suite à un recours du préfet du Doubs, saisi au nom de la neutralité des services publics.

Dans un communiqué, le député MoDem Laurent Croizier, à l’origine de cette démarche, se félicite de la décision : « La justice a tranché. Ce geste symbolique manifestait une opinion politique et contrevenait au principe de neutralité ». Il estime que l’initiative municipale, loin de rassembler, a divisé les Bisontins.

Le parlementaire souligne par ailleurs « l’absence de mots officiels pour les victimes de l’attaque antisémite du Hamas le 7 octobre 2023, rappelant que la paix impose de ne pas hiérarchiser les souffrances ». « Un geste d’unité aurait été d’associer les drapeaux palestinien et israélien. Notre devoir est de refuser la haine, pas d’importer le conflit à Besançon. »