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1500 manifestants se sont réunis ce dimanche matin à Besançon lors du traditionnel rassemblement du 1er mai. Solidarité, égalité et faire cesser toutes les formes de discrimination étaient au cœur des revendications. La guerre en Ukraine et l’agression russe ont également été évoquées. Dans le cortège, des syndicats, des associations militantes et quelques partis politiques (France Insoumise, Lutte Ouvrière et Parti Communiste).

Dans une société dans laquelle les travailleurs pauvres sont une réalité. Une société où les richesses sont concentrées et pas toujours partagées, les manifestants   ont demandé une hausse des salaires, des pensions de retraite et des minimas sociaux. Tout le monde invite les élus et le patronat à s’emparer au plus vite de ces difficultés et à faire évoluer ce contexte qui gangrène la société.

Union à gauche

A gauche, militants et citoyens espèrent que les querelles politiques du moment cesseront et que toutes les composantes réussiront à s’entendre autour d’un projet commun. Selon eux, seule cette sagesse permettra à ces valeurs de triompher et de remporter un maximum de sièges à l’Assemblée Nationale, lors des législatives de juin prochain,  « pour faire barrage à la politique droitière d’Emmanuel Macron ».

Le reportage de la rédaction

Les travailleurs frontaliers sont les principaux demandeurs du dispositif de médiation de l’Urssaf en Franche-Comté. Ils représentent 86% des demandes contre 54% en 2020.  Lancé en 2019, ce service permet de démêler des situations complexes et parfois de rétablir le dialogue entre l'organisme et les usagers en privilégiant l’écoute, l’accompagnement et la pédagogie. En 2021 les demandes de médiation ont connu un bond de 71% passant de 115 en 2020 à 197 en 2021. Précisons qu’il est  possible de faire une demande de médiation  via le site : urssaf.fr - rubrique médiation ou par courrier.

Les projets liés à l’immobilier se multiplient dans le Haut-Doubs. Nombreuses sont les communes à mettre à disposition du terrain pour y développer de nouveaux lotissements. Un moyen de répondre notamment à une demande qui explose et qui n’est pas sans conséquence sur les prix pratiqués. Rencontre avec Cyril Mattera, le directeur de l’enseigne l’immobilier pontissalien », qui a développé ses agences dans le Haut-Doubs.

Un marché difficile à gérer

Le temps passe, les saisons s’enchaînent mais une chose demeure : la pierre reste l’investissement privilégié des Français. Bonne pioche, car lorsque l’on constate les prix de l’immobilier dans le Haut-Doubs, et plus généralement à l’échelle nationale, on observe assez facilement qu’il s’agit du meilleur investissement à long terme. Une aubaine, donc, pour les agences immobilières ? Pas totalement. Si l’inflation des prix permet de réaliser des ventes plus conséquentes, elle nécessite néanmoins une certaine adaptation. Et quant aux agences, si elles ne veulent pas effrayer une partie de leurs clients potentiels, elles se doivent d’essayer de gérer au maximum l’explosion de la demande. Et parfois, cela reste compliqué nous avoue Cyril Mattera : « le marché va vite […] et aujourd’hui quand les gens nous demandent d’estimer une maison, il y a le prix qu’on estime et le prix qu’ils en veulent, donc des fois il y a des différences ». « Parfois, je trouve certains prix démesurés » poursuit-il.

La faute aux frontaliers ?

C’est bien connu, la coopération frontalière n’est pas systématiquement tarie d’éloges. Et pour cause, les habitants de communes voisines voient leur vie quelque peu bouleversée. La raison principale ? Le salaire des frontaliers qui tentent de venir s’installer au plus près de leur lieu de travail, tout en gardant les pieds dans leur pays d’origine. Dans le Haut-Doubs, la réalité n’en est pas moins différente car il est clair que le dynamisme du marché résulte de sa proximité avec la Suisse. Un marché considéré comme un « marché à deux vitesses » par Cyril Mattera, et qui laisse malheureux les clients non-frontaliers, pour qui trouver un logement est désormais un véritable casse-tête. Mais le directeur d’agence tient à tempérer : « ce n’est pas dû qu’aux frontaliers », anticipant une probable future augmentation des taux.

L'interview de la rédaction

 


Les Journées de l'industrie se dérouleront les 19 et 20 mai prochains à l'Escale à Morteau de 9h à 17h. Organisées par la Communauté de Communes du Val de Morteau avec le soutien de la région Bourgogne-Franche Comté, ces journées servent à promouvoir les savoir-faire locaux et développer l'attractivité des métiers de l'industrie sur le territoire. Différentes actions sont prévues afin de faire découvrir des métiers, des entreprises et des formations à travers un parcours piétons.

C’est une nouvelle saison qui se prépare à la base nautique des Grangettes. Gérée par les clubs de voile et de canoë kayak de Pontarlier, la structure a organisé son recrutement et va, dès ce dernier week-end d’avril, se soucier de la vérification et de la mise en place de sa flotte de bateaux, indispensables pour le bon déroulement des activités nautiques à venir. Pour cette nouvelle saison, que tout le monde espère la plus normale possible, c’est une vingtaine d’animateurs, cadres sportifs et agents d’accueil qui assureront l’encadrement des activités et l’animation de la base. Cette année encore, les visiteurs (estivants, locaux, colonies de vacances et centres de loisirs,…) pourront s’inscrire à des cours ou s’offrir de véritables  plaisirs nautiques en louant le matériel mis à disposition et en profitant pleinement du splendide lac Saint-Point, que le monde entier nous envie. Au programme : canoë kayak, voile, paddle, catamaran, … . La caravelle, qui avait été très appréciée l’été dernier, sera également de retour.

La restructuration du pont des Rosiers

Après les deux dernières années très compliquées, en raison de la crise sanitaire et des caprices de Dame Météo, avec notamment un mois de juillet « pourri » en 2021, Dominique Melet, coresponsable de la base, espère que cet été 2022 ne lui réservera pas de mauvaises surprises. Pour l’heure, sa seule inquiétude, concerne les répercussions que le chantier de restructuration du pont des Rosiers, situé sur la commune de la Cluse-et-Mijoux, pourrait avoir sur l’accès des visiteurs à la base et l’organisation des activités. Il s’est d’ailleurs empressé de le faire savoir auprès des élus du Conseil Départemental du Doubs afin que le site et le nouvel itinéraire soient le mieux indiqués possible. Une solution devrait être trouvée. Il en va de la bonne santé de l’économie touristique locale.

L'interview de la rédaction : Dominique Melet

 

Comme il le fait tous les ans, Pôle emploi réalise une enquête sur les besoins en main d’œuvre des entreprises sur les différents territoires du Doubs. S’il ne s’agit que d’un outil, ce document donne de précieuses indications sur les perspectives économiques à venir. Concrètement, elle permet notamment de connaître le marché du travail local et identifier les besoins de formations dans les territoires.

Une forte hausse des projets de recrutement

Alors que 2021 a été marquée « par une reprise économique inédite », une « forte progression des projets de recrutement » est annoncée pour 2022. 10.120 projets sont connus à Besançon, 2.580 à Pontarlier et 2100 à Morteau. Soit une progression de 20% par rapport à 2021. Dans le Doubs, la part des entreprises ayant l’intention d’embaucher est de 29%. Le domaine des services est le plus concerné, avec 53% des intentions d’embauche.  Le commerce (14%), l’industrie manufacturière (13%), la construction (9%) et l’agriculture (6%) complètent ce classement.

Des secteurs en tension  

De nombreux secteurs d’activité n’arrivent pas à recruter et sont en tension.  Dans la région, les recrutements sont difficiles dans l’industrie, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, la santé, l’aide à la personne, les transports, la maladie.  A Pontarlier, 71% des employeurs jugent les recrutements difficiles. Ils sont 60% à Morteau. A Besançon, les professions de l’aide à domicile, les ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal et les conducteurs de transport en commun sur route figurent en tête.  A Morteau, les professionnels de l’animation socioculturelle, les apprentis et ouvriers non qualifiés de l’alimentation et les ouvriers qualifiés du travail industriel du textile et du cuire connaissent ces mêmes difficultés.  A Pontarlier, les ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires, les aides-soignants, les infirmiers, les cadres infirmiers, les puériculteurs, les ouvriers non-qualifiés de type industriel, les aides à domicile, les aide-ménagers et les travailleurs familiaux sont cités

Les causes de ces difficultés sont multiples : la méconnaissance de certains métiers, l’attractivité des emplois, les salaires, la qualité de vie au travail, l’accès au lieu de travail, la vie en entreprise, … .

L'interview de la rédaction : Jean François Locatelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs - Territoire de Belfort

 

 


Ce jeudi soir, la Ville de Besançon va adopter son budget primitif 2022. Un exercice comptable d’un montant de 202 millions d’euros. Anthony Poulin, l’élu en charge des finances y voit un budget d’action, « tourné vers la protection des habitants et la transformation de la ville ». La cité comtoise veut « agir pour la justice sociale et le climat ». Concrètement, le budget de fonctionnement s’élève à 145 millions d’euros. Celui consacré à l’investissement est de 56 millions d’euros.

Parmi les grands projets évoqués : un nouveau gymnase sur le secteur Diderot à Planoise, l’ouverture d’une nouvelle crèche, la création d’un lieu pour les jeunes sur le site Pierre Bayle, la rénovation du musée de la résistance et de la déportation, des tickets culture pour favoriser l’accès à la culture des familles les plus pauvres, la reconduction du programme de rénovation énergétique des écoles et des crèches ou encore la création du jardin des sciences et la réhabilitation du quartier Planoise.

Des incertitudes pour l’avenir

Difficile pour la ville de Besançon de se projeter sereinement dans l’avenir. Le coût de l’énergie ne passe pas inaperçu. « Le montant des dérives énergétiques s’élève à 2 millions d’euros. Comme les foyers, les collectivités sont impactées dans leur fonctionnement » explique Anne Vignot. La Maire de Besançon constate également une hausse non négligeable du coût des matières premières qui, implicitement, va augmenter le coût des chantiers. Ce qui demande une gestion très pragmatique. Par ailleurs, les dernières prises de parole gouvernementales laissent entrevoir d’importantes restrictions financières, avec une contribution demandée à hauteur de 10 milliards d’euros aux collectivités locales pour éponger la dette du pays. Pour le moment, l’heure est au questionnement et aux interrogations. Si elle s’appliquait une telle mesure aurait des conséquences sur le fonctionnement des collectivités et la qualité du service apporté à la population.

Confiance en l’avenir

Néanmoins, même si elle reconnaît que certaines orientations pourraient être revues, au regard de la situation économique, Anne Vignot souligne que ce projet 2022 est volontariste et « dynamique », avec une augmentation nette de 3,5 millions d’euros, soit une hausse de 1,8%. Des moyens supplémentaires au service de l’économie et de la populations locales.

L'interview de la rédaction

Aujourd’hui, la Fédération Des Taxis du Doubs s’est mobilisée afin de protester contre les hausses du coût du carburant. Considérant l’Etat comme négligeant et comme mettant en péril ces entreprises, environ 130 véhicules ont participé au cortège qui a pris fin devant la préfecture de Besancon à 10h30. Avant de repartir de plus belle cet après-midi.

Les prix du carburant se sont envolés dernièrement avec un bond de 80 centimes d’euros. La barre symbolique des 2 euros étant dépassée, il est difficile pour les Français d’encaisser cette hausse. Pour les entreprises de la route, c’est d’autant plus vrai. Emmenés par Johannes Ussel, les chauffeurs de taxis du Doubs appellent à une baisse significative et « souhaite voir le gouvernement prendre de vrais engagements », comme la mise enplace d’une TICPE flottante qui varie en fonction du cours du baril de pétrole notamment.

Une baisse de 15 centimes jugée trop faible

Si une baisse de 15 centimes à été généralisée, elle est jugée insuffisante. Pour le leader syndicaliste Johannes Ussel : « le cout du carburant ne devrait pas dépasser 1 euros 40 pour permettre aux taxis de vivre pleinement du fruit de leur travail.

L'interview de la rédaction / Johannes Ussel

Un nouveau rassemblement national de protestation interprofessionnel contre la hausse des coûts de l’énergie est prévu ce mercredi 30 avril. Cette mobilisation, organisée par la Fédération des Taxis du Doubs, est prévue à 8h30  au départ du parking du centre commercial de Carrefour Ecole-Valentin.  De plus, trois cortèges doivent arriver sur le parking Carrefour Valentin : un premier d’environ 30 voitures en provenance du Jura, un deuxième de 20 véhicules de Belfort-Montbéliard et enfin un dernier de 20 voitures également en provenance des Vosges.

A partir de 8h30, à Besançon, les manifestants traverseront la rue de Vesoul et le boulevard Léon Blum, prendront la direction de Thise, jusqu’à l’échangeur du haut de la rue de Belfort, la rue de Belfort, les avenues Foch, Helvétie et Édouard Droz, le pont de Bregille, l’avenue Arthur Gaulard, le tunnel sous la citadelle,  en direction de la préfecture de Besançon, avant de stationner rue Charles Nodier à Besançon.

Un nouveau départ est prévu vers 15h  en direction du pont Canot, puis de l’avenue Siffert, la place Leclerc, les avenues Edgar Faure et Carnot, la place Flore et la rue de Belfort, jusqu’à la sortie de Besançon, pour reprendre ensuite la route de Marchaux, prendre l’entrée de l’autoroute A36 à Besançon Est pour une opération escargot jusqu’à la sortie Besançon Ouest, avant la dispersion du cortège.

L’intersyndicale des Taxis de Franche-Comté annonce une nouvelle mobilisation pour exprimer son mécontentement face au plan de résilience proposé par le gouvernement. « 15 centimes d’aide quand le coût de l’énergie a bondi de 80 centimes en quelques mois reste inconcevable pour les professionnels de la route » explique le syndicat. Ce mercredi 30 mars, 150 véhicules devraient se mobiliser de nouveau pour défiler. Pour l’heure, le lieu de rassemblement est tenu secret. Les manifestants veulent également s’opposer à la hausse des prix des carburants et dire stop au mutisme de l’Etat face à la mort annoncée de ces entreprises