Choix du secteur :
Se connecter :
 

Le 1er salon des recruteurs, organisé par le Conseil Départemental du Doubs, se déroule actuellement à Micropolis Besançon. Ce forum gratuit s’adresse à tous les demandeurs d’emploi, les personnes en reconversion professionnelle et les publics allocataires du RSA afin de favoriser leur retour à l’emploi.

Vu l’affluence, cette initiative répond complètement aux attentes du moment. Sur site, les visiteurs peuvent rencontrer plus de 100 exposants, en capacité de proposer plus de 1000 offres d’emploi à pourvoir. Il n’y a pas de doute, les besoins en main d’œuvre sont bien réels et les entreprises peinent à recruter.

Le retour à l’emploi

Pour Christine Bouquin, la patronne du département du Doubs, ce salon est un lieu qui doit favoriser le retour à l’emploi. La collectivité espère qu’un maximum de personnes trouvera ou retrouvera  le chemin de l’emploi. « Nous souhaitons mettre en adéquation toutes les synergies existantes pour accomplir cette mission » explique-t-elle. Selon Mme Bouquin, « l’emploi et l’insertion sont au cœur du projet départemental ». C’est tout un ensemble de problématiques que la collectivité et ses partenaires souhaitent prendre à bras le corps : le recrutement, l’approvisionnement, la mobilité, … . Le sujet est important. Comme l’a rappelé la présidente, ce projet doit également mettre au cœur des préoccupations la personne  pour laquelle le travail doit lui permettre de retrouver de la dignité et toute sa place dans la société.

L'interview de la rédaction / Christine Bouquin

Les chiffres viennent de tomber. En 2021, l’Urssaf Franche-Comté a redressé plus de 5 millions d’euros de cotisations au titre de la lutte contre le travail dissimulé (789,4 millions au niveau national).  Après une année 2020 très fortement marquée par la crise sanitaire, l’administration a significativement accru son activité de lutte contre la fraude en 2021.

Au total, ce sont 376 actions de contrôle qui ont été engagées par l’Urssaf (+ 42 % par rapport à 2020). Les Hôtels, Cafés et Restaurants ou les commerces non essentiels ont été visés par ces contrôles. La lutte contre la fraude à l’activité partielle fut également menée. 21 contrôles ont été réalisés. Huit cas de fraudes aux revenus de remplacement dont trois  cas de fraude avec travail dissimulé ont été relevés par les inspecteurs.

Pour répondre à une demande criante de main d’œuvre, le Grand Pontarlier, accompagné par les acteurs locaux du territoire, organise son salon de l’emploi. Comme l’explique Bertrand Guinchard, l’élu en charge de l’économie, après les différentes périodes de confinement, la problématique soulevée par les employeurs du territoire n’était pas liée aux finances ou au remplissage de leurs carnets de commande, mais au recrutement de collaborateurs pour des compétences très variés. « Les entreprises sont en difficulté car elles ne parviennent pas à recruter. Elles n’arrivent pas à satisfaire leurs clients et à répondre à la demande car elles n’ont pas assez de salariés » explique M. Guinchard.

La commissions emploi

Soucieuse d’accompagner au mieux le monde économique, la collectivité a réactivé sa commission emploi, qui s’était mise en pause durant ces deux dernières années, une nouvelle fois encore en raison de la crise sanitaire, pour mettre sur pied son salon de l’emploi, qui avait convaincu en 2019, lors de sa première édition.

Rendez-vous le 23 mars

Durant cette journée, plus de 100 recruteurs seront présents à l’Espace Pourny. Employeurs, demandeurs ou à la recherche d’un emploi échangeront et de nouvelles collaborations naîtront peut-être. Les acteurs de l’emploi et de la formation seront également présents. La Communauté de Communes du Grand Pontarlier l’assure, « de nombreux postes seront à pouvoir dans des domaines variés et diversifiés : CDI, CDD, intérim, alternances ou étudiants ». Toutes les classes d’âge sont concernées

Le salon de l’emploi du Grand Pontarlier  se tiendra ce mercredi 23 mars de 10h à 17h à l’Espace Pourny. Toutes les infos sont à retrouver sur le site www.grandpontarlier.fr

L'interview de la rédaction / Bertrand Guinchard, l'élu en charge de l'économie sur le territoire pontissalien

Ce mercredi, a été officiellement lancé le groupe BNI  (Business Network International) Grand Pontarlier. Ce collectif regroupe actuellement une vingtaine de membres. Une dizaine d’autres se sont dit très intéressés pour rejoindre l’équipe en place. Rappelons que l’objectif de ce réseau est de mettre en relation des entrepreneurs qui veulent développer leur business ensemble. Sa particularité est de ne pas mettre en concurrence ses adhérents. C’est la raison pour laquelle une seule activité est représentée en son sein. Les champs de compétences sont très larges puisqu’ils correspondent à  un vaste ensemble de corps de métier, allant de l’artisanat, en passant par les domaines administratifs et juridiques.

bni pontarlier

Ses adhérents se réunissent une fois par semaine. Depuis le lancement du groupe, en décembre dernier, 138.496 euros de business ont été partagés entre les membres. Selon André Marandet, directeur consultant des BNI de Valdahon les Portes du Haut-Doubs et du Grand Pontarlier, un membre du réseau, qui investit un euro, obtient en retour, en moyenne, 51 euros dans la région. Autant dire que l’organisation fonctionne et que le retour sur investissement est très intéressant. « Qui donne reçoit. Celui qui aide les autres, reçoit leur aide à son tour. C’est vertueux et terriblement efficace » expliquent les fondateurs.

L'interview de la rédaction / André Marandet

 

La crise ukrainienne et les sanctions de la communauté internationale contre la Russie  secouent les marchés mondiaux. Les prix de l’énergie et de certaines matières premières s’envolent. Ce mardi matin, sur le  marché bisontin, les étals des commerçants étaient bien remplis, mais, force et de constater que la fréquentation était en berne et que le prix de certains produits avait déjà essuyé une petite augmentation. Et ce, malgré la volonté des commerçants ambulants de limiter cette hausse, en réduisant leurs marges.

Néanmoins, des professionnels s’interrogent si certains ne profiteraient pas de cette crise. Il est fait allusion à des grossistes et détaillants qui appliqueraient  un peu trop facilement et rapidement la hausse qu’ils appliquent. Cette vendeuse de café essaie au maximum de conserver sa politique tarifaire. Mais cela n’est pas toujours possible lorsque le prix des matières premières progresse.

Pour limiter la casse du porte-monnaie et du carnet de chèque, tout en permettant à tout un chacun de s’y retrouver, la solution passe sans doute par une dépendance moindre avec l’étranger et le choix de fournisseurs favorisant une politique  moins intensive et davantage tournée vers d’autres modes de production.

Le reportage de la rédaction

 

La flambée du prix de l’énergie, et notamment de  l’essence, n’est pas passée inaperçue. Les prix  ont atteint des sommets la semaine dernière en France. La barre des 2 euros le litre en moyenne a touché les principaux carburants. Cette situation impacte le pouvoir d’achat des Français. Si les automobilistes sont des plus inquiets, les entreprises le sont tout autant.

Vincent Martin, le président de la fédération régionale des travaux publics en Bourgogne Franche-Comté, explique que cette situation impacte indéniablement les coûts de production. Les entreprises étant bien obligées d’alimenter en essence leurs machines. L’autre inquiétude concerne la situation des salariés qui voient leurs frais de déplacement impactés le budget familial.

L’annonce de Jean Castex

La mesure annoncée la semaine dernière par Jean Castex est appréciée. Rappelons que le 1er Ministre a prévu « une remise à la pompe de 15 centimes par litre » à partir du 1er avril et pendant 4 mois pour tous les Français. Vincent Martin attend également avec impatience la présentation du plan de résilience du gouvernement ce mercredi. Jean Castex devrait annoncer des aides immédiates pour permettre à chacun de faire face à cette envolée des prix en pleine période de guerre en Ukraine

L'interview de la rédaction / Vincent Martin

 

La Préfecture du Doubs rappelle dans un communiqué de presse que les entreprises locales en difficulté peuvent solliciter l’accompagnement du conseiller départemental de sortie de crise, via l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou le numéro national d’appel unique (0 806 000 245) mis à leur disposition.

Cette organisation fait suite au plan d’action national sur l’accompagnement des entreprises en sortie de crise présenté le 1er juin 2021 par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. Il y a quelques jours, le 9 mars, Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, a réuni les différents acteurs économiques du département pour faire le point sur la conjoncture économique, les effets des dispositifs de soutien et les nouvelles modalités d’accompagnement.

Ce vendredi, à un mois de l’élection présidentielle, le Premier Ministre Jean Castex est venu apporter plus que son soutien au monde industriel jurassien. Dans sa hotte, le chef du gouvernement est venu récompenser dix chefs d’entreprise qui bénéficient d’une enveloppe  financière de l’état pour leur permettre de relocaliser des processus de production. Cette première salve s’élève à 4 millions d’euros, générant 17 millions d’euros d’investissement et permettant la création de 79 emplois. C’est tout d’abord, le secteur du Haut-Jura  qui est ciblé. Le Premier Ministre a également assuré qu’il se soucie de l’avenir de l’entreprise MBF à Saint-Claude. Pour Jean Castex, l’état interviendra également pour aider les professionnels à la reconversion de leurs activités.

CASTEX 2

Jean Castex n’a pas choisi ce département au hasard. 31% des emplois dans le Jura se trouvent dans l’industrie. En VRP de la politique économique gouvernementale, il a loué les différents dispositifs mis en œuvre. Il a notamment décliné les résultats prometteurs obtenus dans la reconquête de l’emploi industriel dans l’Hexagone depuis deux ans. L’hémorragie se serait estompée. Selon Jean Castex, la France a perdu jusqu’à 50.000 emplois annuels dans l’industrie entre 1980 et la fin des années 2000. « Nous avons mis le paquet » a-t-il conclu pour justifier ces dépenses.

L'interview de la rédaction . Jean Castex

 

Ce mercredi, le conseil municipal de Besançon va se pencher sur son budget 2022. « une période de maturité de nos politiques » explique Anne Vignot, la maire bisontine. Ce nouvel exercice comptable s’élève à 202 millions d’euros (196 millions en 2021). Il sera définitivement voté par les élus le 7 avril prochain.

La Ville de Besançon parle d’un budget répondant aux enjeux sociaux et environnementaux du moment. 145 millions d’euros sont réservés à la section de fonctionnement. L’objectif étant d’apporter le meilleur des services aux plus démunis et aux jeunes. Dans ce contexte, le Centres Communal d’Action Sociale de la ville de Besançon a vu son budget progressé de 1,5%. Soit 10 millions d’euros pour la jeunesse et l’aide alimentaire. La transition écologique est également au cœur des préoccupations. Rappelons que 60 millions d’euros sont prévus sur le mandat pour la rénovation des écoles et des crèches. 17 millions d’euros sont également injectés annuellement pour mener différents chantiers dans ce domaine dans les quartiers de la cité, notamment dans des actions de réhabilitation énergétique des bâtiments communaux.

Des nouveaux projets

Pour cette nouvelle année, plusieurs projets verront le jour : un nouvel équipement sportif, adossé au gymnase Diderot, dans le quartier Planoise, le renforcement des pistes cyclables et des chemins piétons, le lancement d’une nouvelle crèche, la création d’un espace multi-activités à destination des jeunes, fédérant tous les acteurs de la jeunesse, sur le site occupé partiellement par le CRIJ, rue de la République, un nouveau ticket culture pour les familles défavorisées, mais également des études pour la création d’une maison des femmes, des animations sportives dans les quartiers et une politique de santé renforcée, …

L'interview de la rédaction / Anthony Poulin

 

Il y a quelques jours, lorsque la Russie attaquait l’Ukraine, le Président Emmanuel Macron indiquait que cet « acte de guerre » aura « des conséquences profondes durables sur nos vies ». L’agriculture fait partie des secteurs qui seront malheureusement touchés par cette crise internationale. Philippe Monnet, le président de la FDSEA du Doubs, actuellement à Paris, au salon de l’agriculture, a conscience des conséquences à venir. D’autant plus que l’Ukraine et la Russie représentent 1/3 de la production mondiale de blé. Une matière première indispensable pour nourrir le bétail. L’agriculteur s’attend également à une augmentation des prix du gaz. Une énergie largement utilisée par les professionnels de la terre pour produire des engrais

Une augmentation des coûts de production

Cette situation et les conséquences qu’elle engendre vont indéniablement augmenter les coûts de production. Ce qui va produire une hausse des charges dans les exploitations, qui devront répercuter cette hausse sur leur prix de vente. Ce qui aura un impact sur les tarifs appliqués dans les rayons des magasins et donc sur le pouvoir d’achat de la clientèle française. Pour éviter autant que faire se peut cette situation à l’avenir, la FDSEA réfléchit à rendre la production agricole française moins dépendante de l’étranger. Ce sera sans doute l’un des grands enjeux à venir.

Accueillir des réfugiés ukrainiens

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, s’est dernièrement dit favorable à l’accueil de refugiés ukrainiens. La réflexion est lancée. Localement, Philippe Monnet et ses équipes réfléchissent à cette éventualité. « Nous regardons comment nos territoires peuvent participer à cette action de solidarité » termine l’agriculteur.

L'interview de la rédaction / Philippe Monnet, président de la FDSEA du Doubs