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La maison horlogère Chopard a engagé une procédure de consultation concernant la suppression de 28 postes sur ses sites de Fleurier, dans le canton de Neuchâtel. Les mesures toucheraient Fleurier Ebauches et Chopard Manufacture, deux entités spécialisées dans la production horlogère. L’entreprise explique cette réorganisation par un marché en mutation, marqué par une demande croissante pour des pièces plus complexes et produites en volumes plus réduits. Employant près de 220 collaborateurs dans le Val-de-Travers, Chopard avait déjà eu recours ces derniers mois à la réduction de l’horaire de travail pour faire face au ralentissement de l’activité.

La Chambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et la Communauté de communes du Plateau du Russey organisent une soirée des entrepreneurs le 16 juin à 19 h 15 à la Pizzeria La Casa de Julien, au Russey. Destiné aux dirigeants et chefs d'entreprise du territoire, ce rendez-vous vise à favoriser les échanges, développer les réseaux professionnels et présenter les dispositifs d'accompagnement économique disponibles localement.

La rencontre se prolongera autour d'un cocktail et d'un atelier de confection de pizzas dans une ambiance conviviale. Les organisateurs souhaitent ainsi renforcer les synergies entre acteurs économiques et soutenir le dynamisme entrepreneurial du territoire. Inscriptions et informations complémentaires disponibles sur le site de la CCI Saône-Doubs.

Réunis en assemblée générale, les membres de la Fédération Commerce et Artisanat Grand Pontarlier ont dressé le bilan d'une année 2025 marquée par un ralentissement de l'activité économique. Malgré les difficultés rencontrées par les commerces de proximité, l'organisation affiche sa solidité et entend poursuivre son développement à l'échelle du Haut-Doubs.

Une activité commerciale sous pression

Devant une assemblée particulièrement nombreuse, le président Denis Gérôme a évoqué une année 2025 « compliquée », une tendance qui se poursuit en 2026. Il a souligné les conséquences d'un contexte international instable, de la hausse des coûts de l'énergie et du risque de retour de l'inflation sur l'activité des commerçants. « Le commerce de proximité prend de plein fouet cette fragilité économique », a-t-il indiqué, évoquant la baisse des marges, la hausse des prix et le tassement de la consommation.

Parmi les préoccupations majeures figure l'impact des travaux routiers sur la RN57. Pour la troisième fois en cinq ans, les fermetures et restrictions de circulation affectent directement l'activité économique du territoire. Selon la Fédération, une baisse supplémentaire de 5 à 10 % du chiffre d'affaires est constatée depuis le début des travaux. La situation est particulièrement préoccupante à La Cluse-et-Mijoux, où les travaux liés à l'accès à la future zone d'activité du Frambourg pénalisent fortement les commerces locaux. Denis Gérôme regrette notamment le manque de communication et la concomitance des chantiers. La Fédération n'exclut pas de solliciter des dispositifs d'indemnisation, à l'image de ce qui a pu être obtenu dans d'autres villes comme Montbéliard ou Besançon.

Une Fédération solide et dynamique

Malgré ces difficultés, la Fédération affiche des indicateurs encourageants. Avec 502 adhérents, elle demeure l'une des structures économiques les plus importantes du territoire. Le dispositif de chèques cadeaux O-doo continue notamment sa progression. En 2025, il a généré plus de 1,47 million d'euros de chiffre d'affaires chez les commerçants partenaires, soit une hausse de 8,2 % par rapport à l'année précédente. La Fédération met également en avant son réseau de partenaires, associant collectivités, centres de formation, entreprises et associations locales, ainsi que ses actions de communication destinées à promouvoir le commerce de proximité.

Soutien à la piétonnisation du centre-ville

Parmi les projets porteurs d'espoir, Denis Gérôme a réaffirmé le soutien de la Fédération à l'expérimentation de la piétonnisation du centre-ville de Pontarlier. Pour le président, cette initiative peut contribuer à rendre le cœur de ville plus attractif et plus accueillant pour les habitants comme pour les visiteurs. « La ville mérite d'être un peu nouvelle, un peu plus belle, un peu plus accueillante », a-t-il déclaré. La Fédération estime que cette transformation devra s'accompagner d'animations, de spectacles de rue ou encore de guinguettes afin de renforcer l'attractivité commerciale du centre-ville. Les commerçants sont également invités à adapter leurs pratiques, notamment en matière d'horaires d'ouverture, d'offres commerciales et de qualité d'accueil.

Les évolutions annoncées concernant le stationnement, avec la création ou l'extension de zones bleues et la mise en place de macarons pour les résidents et les commerçants, sont également perçues comme des mesures favorables à la rotation de la clientèle.

Une ambition à l'échelle du Haut-Doubs

L'un des principaux projets évoqués lors de cette assemblée générale concerne l'élargissement du périmètre d'action de la Fédération. L'organisation souhaite désormais renforcer ses liens avec la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, avant d'envisager progressivement des coopérations avec d'autres intercommunalités voisines. Cette évolution pourrait conduire à une modification des statuts et à un changement de nom de l'association, qui deviendrait la « Fédération des Commerces et Artisans du Haut-Doubs ». Pour Denis Gérôme, cette stratégie doit permettre de renforcer la représentation des commerçants et artisans à l'échelle de l'ensemble du bassin de vie.

Le soutien réaffirmé des élus

Présents lors de l'assemblée générale, les représentants des collectivités ont salué le travail accompli par la Fédération. La Communauté de communes du Grand Pontarlier  s'est notamment engagée à étudier le renouvellement de l'opération de chèques cadeaux « O-doo Day », considérée comme un outil efficace de soutien à la consommation locale.

Malgré les difficultés actuelles, la Fédération entend poursuivre son action dans un esprit de solidarité et de coopération. « Ensemble, nous sommes plus forts », a conclu Denis Gérôme devant les adhérents.

L’entreprise jurassienne Dalloz Creations, basée à Saint-Claude et spécialisée dans la fabrication de verres solaires, a été placée en liquidation judiciaire. Les 29 salariés de la société vont perdre leur emploi. L'entreprise s'était récemment retrouvée sous les projecteurs après que les verres équipant les lunettes de soleil portées par Emmanuel Macron lors du Forum économique mondial de Davos ont été identifiés comme étant fabriqués dans ses ateliers. Malgré cette visibilité médiatique, la société n'est pas parvenue à redresser sa situation financière.

Les nombreux week-ends prolongés du mois de mai ont bénéficié à l'activité touristique dans le Haut-Doubs. Président de l'Office de tourisme du Haut-Doubs et premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme, Sébastien Populaire , Maire de Touillon-et-Loutelet, dresse un premier bilan encourageant et se montre optimiste pour la saison estivale.

Une fréquentation portée par les ponts du mois de mai

Cette année, le calendrier a offert une configuration particulièrement favorable avec l'enchaînement des ponts du 1er Mai, du 8 Mai, de l'Ascension et de la Pentecôte. « Traditionnellement, les week-ends de mai sont de bons week-ends pour le tourisme. On sort de l'hiver et il y a une véritable envie de profiter des activités de plein air », explique Sébastien Populaire. Selon lui, les week-ends du 1er Mai et de l'Ascension ont été particulièrement réussis grâce à une météo favorable. Un facteur déterminant dans les choix des visiteurs. « Les séjours sont de plus en plus réservés à la dernière minute. Les touristes regardent d'abord les prévisions météo avant de décider de partir », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire, Président de l'office de tourisme du Haut-Doubs premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme et maire de Touillon-et-Loutelet 

Une clientèle variée

Le territoire attire plusieurs profils de visiteurs. D'abord les habitants du Haut-Doubs eux-mêmes, qui profitent des activités de pleine nature proposées localement. Viennent ensuite les excursionnistes, ces visiteurs qui effectuent l'aller-retour dans la journée depuis les territoires voisins, notamment la Suisse et la région Bourgogne-Franche-Comté. Enfin, le Haut-Doubs accueille également une clientèle venue de toute la France pour des courts séjours, attirée par les paysages, les activités de plein air et les sites emblématiques du territoire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire. 

De bons signaux pour l'été

À quelques semaines du début de la saison estivale, les perspectives apparaissent encourageantes. Le territoire bénéficie d'atouts reconnus dans les domaines de la randonnée, du vélo et des loisirs de pleine nature. L'organisation d'événements contribue également à renforcer son attractivité. Parmi les rendez-vous attendus figure notamment la Coupe de France de VTT, programmée en juin, qui génère déjà un intérêt croissant pour les hébergements touristiques. « Nous constatons que les réservations s'accélèrent à l'approche de ce type d'événement. Les signaux sont positifs même s'ils devront être confirmés dans les prochaines semaines », indique Sébastien Populaire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire

Un territoire prêt à accueillir les visiteurs

Les acteurs du tourisme se disent mobilisés pour accueillir les vacanciers dans les meilleures conditions. « Nous sommes prêts à accueillir les touristes. L'office de tourisme est également prêt à les renseigner afin qu'ils puissent profiter pleinement de leur séjour dans le Haut-Doubs », conclut le président de l'Office de tourisme. Après un printemps bien engagé, les professionnels du secteur espèrent désormais confirmer cette dynamique au cours d'un été qui s'annonce sous de bons auspices.

Après plusieurs années de forte progression, l’emploi frontalier vers la Suisse connaît un net ralentissement en Bourgogne-Franche-Comté. Selon une étude publiée par l’Insee, la hausse du nombre de travailleurs frontaliers n’a atteint que 0,5 % en 2025, bien loin des +6,7 % enregistrés en 2023.

Une croissance plus faible qu’au niveau national

Fin 2025, près de 48 450 habitants de Bourgogne-Franche-Comté travaillent en Suisse. La région représente à elle seule 20 % des frontaliers français employés de l’autre côté de la frontière. Mais la dynamique ralentit fortement. Après une hausse de 1,5 % en 2024, la progression tombe à seulement 0,5 % en 2025. À l’échelle nationale, la croissance reste plus soutenue avec +2,2 %. Pour les auteurs de l’étude, ce ralentissement est particulièrement marqué dans le nord de la bande frontalière, notamment dans les territoires dépendants des cantons suisses du Jura et de Neuchâtel.

L’industrie particulièrement touchée

Le principal facteur de ce ralentissement concerne l’industrie, secteur historiquement très important pour les frontaliers francs-comtois. En un an, le nombre de travailleurs frontaliers employés dans l’industrie recule de 1,7 %. Fin 2025, ils sont environ 19 160 à travailler dans ce secteur, soit près de 40 % de l’ensemble des frontaliers de la région. L’horlogerie est particulièrement touchée. Déjà fragilisée par le ralentissement économique chinois en 2024, elle subit désormais les conséquences du contexte international plus tendu. L’Insee évoque notamment les hausses de droits de douane décidées par les États-Unis, qui pénalisent l’économie suisse, fortement dépendante de ses exportations. Les autres industries manufacturières sont également concernées par ce recul.

Des situations contrastées selon les territoires

Les chiffres publiés par l’Insee montrent toutefois des évolutions différentes selon les intercommunalités de la région. Le ralentissement est particulièrement visible dans le nord du Haut-Doubs. La Communauté de communes du Pays de Maîche enregistre ainsi un recul de 1,2 % du nombre de frontaliers en 2025, avec 3 570 travailleurs concernés contre 3 610 un an plus tôt. Même tendance pour Pays de Montbéliard Agglomération, où le nombre de frontaliers baisse de 0,9 %, avec 5 030 habitants travaillant en Suisse. À l’inverse, certains territoires continuent de progresser. La Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs affiche une hausse de 2,4 % avec 5 810 frontaliers, tandis que la Communauté de communes du Grand Pontarlier progresse de 1,8 % pour atteindre 5 310 travailleurs frontaliers. Dans le Jura, la Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura enregistre également une légère hausse de 1,5 %, alors que la Communauté de communes Haut-Jura Saint-Claude reste l’un des territoires les plus dynamiques avec +3 % sur un an. La Communauté urbaine Grand Besançon Métropole connaît de son côté une progression limitée à +0,5 %, après une forte hausse observée en 2024.

Le Doubs reste particulièrement exposé

Le ralentissement touche les trois départements frontaliers de la région, mais le Doubs apparaît particulièrement exposé en raison de ses liens économiques étroits avec les cantons de Neuchâtel et du Jura. Contrairement à d’autres régions frontalières comme l’Auvergne-Rhône-Alpes ou le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté bénéficie moins de l’attractivité des grandes métropoles suisses comme Genève ou Bâle. Ces territoires disposent d’un marché de l’emploi plus diversifié et davantage tourné vers les services.

Les services et la santé résistent

Malgré ce ralentissement global, certains secteurs continuent toutefois de soutenir l’emploi frontalier. Les activités dites « présentielles », liées aux besoins quotidiens de la population, restent dynamiques. C’est notamment le cas du secteur de la santé, qui continue de recruter des travailleurs frontaliers français. L’intérim, en revanche, recule également, reflet des incertitudes économiques actuelles et d’un marché du travail plus prudent des deux côtés de la frontière. Pour l’Insee, cette évolution confirme la forte dépendance de l’emploi frontalier régional à la conjoncture industrielle suisse.

L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (Ostaj) vient de publier un nouvel atlas consacré aux territoires frontaliers entre la France et la Suisse. Ce recueil d’études rassemble de nombreuses cartes, données et analyses sur la démographie, l’économie, l’emploi ou encore l’économie circulaire au sein de cette vaste bande frontalière longue de 230 kilomètres, de Belfort à Nyon et de Saint-Claude à Delémont. Réalisé par l’Insee Bourgogne-Franche-Comté, la Préfecture de région, le Conseil régional et plusieurs offices statistiques suisses, ce document propose notamment des projections de population à l’horizon 2050 pour plusieurs territoires emblématiques de l’Arc jurassien.

Une forte croissance attendue autour du Mont d’Or et du Chasseron

Parmi les principaux enseignements, l’aire de proximité Mont d’Or – Chasseron — qui englobe notamment les secteurs de Pontarlier, Morteau, Sainte-Croix et Yverdon-les-Bains autour de la frontière franco-suisse — pourrait atteindre 193 000 habitants d’ici 2050 selon le scénario moyen retenu par les statisticiens.

Cela représenterait une hausse de 18 % par rapport à 2020, soit près de 29 000 habitants supplémentaires. Le nombre de personnes en âge actif progresserait également de manière significative, tandis que le vieillissement démographique s’accentuerait fortement. Le nombre d’habitants âgés de plus de 75 ans devrait quasiment doubler au cours des prochaines décennies.

Le Haut-Jura et la Vallée de Joux également concernés

Le territoire Haut-Jura – Vallée de Joux suivrait une tendance similaire. Selon les projections de l’Ostaj, ce secteur pourrait compter 173 500 habitants en 2050, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2020.

Dans cette zone frontalière, la croissance démographique resterait soutenue grâce notamment aux dynamiques résidentielles et aux échanges économiques transfrontaliers. Toutefois, là encore, le vieillissement de la population apparaît comme un enjeu majeur : le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus devrait plus que doubler d’ici le milieu du siècle.

Un outil d’aide à la décision pour les territoires

Au-delà des chiffres, cet atlas vise à fournir aux collectivités et acteurs publics un outil d’analyse des grandes transformations à venir dans l’Arc jurassien franco-suisse. Les questions liées au logement, à la mobilité, à l’emploi, aux services publics ou encore à l’accompagnement du vieillissement y apparaissent comme des enjeux centraux pour les prochaines décennies.

À Pontarlier, France Travail a présenté les résultats de l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) 2026 aux côtés de plusieurs partenaires du réseau pour l’emploi. Une conférence de presse organisée pour dresser un état des lieux du marché du travail dans le Haut-Doubs et mettre en avant les actions engagées pour accompagner les entreprises et les demandeurs d’emploi dans un contexte économique plus incertain. Autour de la table figuraient notamment la Mission Locale, Cap Emploi et le Département du Doubs. Tous ont insisté sur l’importance du travail partenarial pour répondre aux besoins de recrutement et soutenir les publics les plus éloignés de l’emploi. « L’idée était de communiquer ensemble sur les actions que nous mettons en place en direction des entreprises, en faisant le lien avec l’enquête BMO », a expliqué Laurence Perrier, directrice de l’agence France Travail de Pontarlier

Un territoire encore dynamique malgré des signes de fragilité

Le Haut-Doubs conserve un taux de chômage inférieur à la moyenne départementale. Sur la zone d’emploi de Pontarlier, il s’établit à 5,5 % au quatrième trimestre 2025, contre 7,7 % dans l’ensemble du Doubs. Mais derrière ces chiffres relativement favorables, plusieurs indicateurs témoignent d’un ralentissement progressif du marché du travail. La demande d’emploi augmente légèrement sur un an dans les catégories A, B et C. Les catégories B et C regroupent les personnes exerçant une activité réduite, tandis que la catégorie A concerne les demandeurs d’emploi totalement sans activité.

Autre signal observé : les offres d’emploi collectées par France Travail sont en recul. Sur un an, 5.537 offres ont été enregistrées dans le Haut-Doubs, soit une baisse de 11 %. La diminution est particulièrement marquée pour les emplois durables. Les offres en CDI ou en CDD de plus de six mois chutent de 24 %. « Cela démontre bien que les entreprises ont du mal à se projeter », ont souligné les responsables de France Travail. Dans le même temps, l’emploi temporaire progresse d’environ 10 à 11 %, signe que les entreprises privilégient davantage l’intérim dans un contexte économique jugé plus fragile.

Des intentions d’embauche en baisse dans le Doubs

L’enquête BMO, réalisée chaque année par France Travail auprès des employeurs, permet d’anticiper les besoins de recrutement et les métiers en tension. Plus de 21.000 établissements ont répondu à cette édition 2026 en Bourgogne-Franche-Comté. Dans le Doubs, 15.430 projets de recrutement sont annoncés cette année, soit environ 1.140 de moins qu’en 2025. Après le fort rebond économique post-Covid, le marché de l’emploi retrouve progressivement un niveau plus proche de celui observé avant la crise sanitaire.

Besançon concentre 60 % des projets de recrutement du département, devant Montbéliard (19 %), Pontarlier (15 %) et Morteau (6 %). Les deux bassins du Haut-Doubs connaissent cependant des situations différentes. Pontarlier affiche 2.270 intentions d’embauche en 2026, contre 2.040 l’année précédente. À Morteau, les intentions tombent à 950 projets de recrutement. Le recours à l’emploi saisonnier reste plus marqué sur le secteur de Pontarlier, notamment dans le tourisme et certaines activités agroalimentaires.

L'interview de la rédaction : Delphine Rossi, directrice de France Travail à Morteau 

Les services et l’aide à la personne toujours sous tension

Comme ailleurs dans le département, les entreprises du secteur des services demeurent les principales recruteuses dans le Haut-Doubs. Elles représentent jusqu’à 68 % des projets de recrutement à Pontarlier et 50 % à Morteau. Les métiers de l’aide à la personne restent les plus recherchés et les plus difficiles à pourvoir. À Pontarlier, les aides à domicile et auxiliaires de vie arrivent largement en tête des recrutements envisagés. France Travail souligne surtout l’ampleur des tensions dans ces métiers. Les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de la santé continuent également de rencontrer d’importantes difficultés. Les aides de cuisine, employés polyvalents de restauration, serveurs ou encore aides-soignants figurent parmi les professions les plus recherchées. À Morteau, les employeurs signalent aussi des tensions dans les métiers de l’assainissement et du traitement des déchets. Même si les difficultés de recrutement annoncées par les entreprises sont légèrement en baisse pour 2026, les responsables de France Travail restent prudents : plusieurs secteurs demeurent durablement sous tension, notamment la santé, les services à la personne ou le BTP.

L'interview de la rédaction : Delphine Rossi, directrice de France Travail à Morteau 

Une stratégie recentrée vers les TPE et PME

Face à ces difficultés, France Travail adapte son offre de services en direction des très petites entreprises et des PME. « Deux recrutements sur trois concernent des structures de moins de 50 salariés », ont rappelé les intervenants. Ces entreprises, souvent dépourvues de service ressources humaines, ont besoin d’un accompagnement spécifique pour recruter et améliorer leur attractivité. Pour répondre à ces enjeux, le réseau pour l’emploi s’appuie sur une coopération renforcée entre France Travail, la Mission Locale, Cap Emploi, le Département du Doubs et les intercommunalités du territoire. Les partenaires ont mis en avant le rôle des Comités Locaux pour l’Emploi (CLPE), chargés de définir les priorités d’action à l’échelle locale selon les besoins des entreprises et des territoires.

Une “task force entreprise” déployée dans le Haut-Doubs

Parmi les principaux outils présentés figure la création d’une « task force entreprise ». Cette cellule réunit régulièrement les partenaires du réseau pour l’emploi afin de coordonner les actions menées auprès des employeurs. L’objectif est de proposer un accompagnement personnalisé et simplifié aux entreprises grâce à un interlocuteur coordonné capable de mobiliser rapidement les différents dispositifs existants. Les actions sont adaptées selon les territoires du Haut-Doubs, qu’il s’agisse du Val de Morteau, des plateaux ou des secteurs frontaliers. « L’entreprise n’a pas besoin de répéter plusieurs fois le même discours », ont insisté les intervenants, qui souhaitent rendre le parcours plus fluide pour les employeurs.

L'interview de la rédaction : Laurence Perrier, directrice de France Travail à Pontarlier 

Le Département mise sur l’immersion et les réseaux d’entreprises

Le Département du Doubs a également détaillé plusieurs actions concrètes mises en place dans le cadre du retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA. Parmi elles figure le dispositif « PLÉIADE », développé avec France Travail autour des métiers de l’aide à domicile. Le principe : proposer des immersions professionnelles afin de faire découvrir concrètement ces métiers et dépasser certaines idées reçues. « L’immersion permet d’être en situation réelle d’exercice du métier », ont expliqué les représentants du Département. Dans le Haut-Doubs, quatorze bénéficiaires du RSA ont déjà intégré ce dispositif, qui débouche régulièrement sur des embauches dans les structures d’aide à domicile confrontées à des pénuries de personnel.

Autre initiative présentée : la réactivation d’un club RH sur la bande frontalière, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Chambre des métiers. Ce réseau réunit une quinzaine d’entreprises qui échangent sur leurs problématiques de recrutement, leurs pratiques RH et les solutions mises en œuvre localement. France Travail intervient également dans ces rencontres afin de mieux faire connaître ses dispositifs d’accompagnement des entreprises, encore parfois méconnus selon les partenaires présents. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de construire « un écosystème le plus efficient possible » afin de fluidifier les relations entre les différents acteurs de l’emploi et répondre plus efficacement aux besoins du territoire.

À Lons-le-Saunier, la Ville lance un appel à candidatures pour l’exploitation d’un local de restauration à emporter installé dans la Tour de l’Horloge, place de la Liberté. Ce local de 13,5 m² sera proposé du 21 juin au 21 septembre 2026 afin d’offrir une restauration rapide et qualitative au cœur du centre-ville. Les candidatures doivent être envoyées par voie électronique avant le mercredi 27 mai à 18h. Plus d’informations sur le site de la ville de Lons-le-Saunier, via le lien suivant : cliquer sur ce lien  

Dans un bassin d’emploi du Grand Pontarlier en pleine croissance mais confronté à des difficultés de recrutement, les acteurs locaux se mobilisent. La Communauté de Communes du Grand Pontarlier et la Ville de Pontarlier organisent la 6e édition du salon de l’emploi et de la formation, le mercredi 6 mai de 9h à 18h à l’Espace Pourny.

Plus de 100 recruteurs et organismes de formation seront réunis, proposant plus de 500 postes en CDI, CDD et intérim, ainsi que de nombreuses opportunités en alternance. Des animations, dont des ateliers de découverte des métiers en réalité virtuelle et une simulation de conduite poids lourds, rythmeront la journée.

Ouvert à tous, l’événement est en accès libre et gratuit. Les visiteurs sont invités à se munir de leur CV.