La vente aux enchères du 16 avril prochain, à 14 heures, organisée par le Crédit Municipal de Besançon, donnera le coup d’envoi d’une nouvelle vacation très attendue. Pilotée par Maître Dufreche, commissaire-priseur, elle se déroulera à l’étude, avec une retransmission en ligne sur la plateforme Interenchères. Derrière cet événement, un mécanisme méconnu du grand public : celui du prêt sur gage, dont le Crédit Municipal détient le monopole en France.
« Une solution rapide pour obtenir des liquidités »
« Nos clients déposent des objets de valeur, principalement des bijoux en or, en échange d’un prêt immédiat », explique Françoise Henriot-Donier , responsable du Crédit Municipal de Besançon. Contrairement à un crédit bancaire classique, ici, pas d’étude de solvabilité : seule compte la valeur de l’objet confié. Le client reste propriétaire de son bien et peut le récupérer à tout moment en remboursant la somme prêtée, assortie de frais. Pour un prêt de 1 000 euros, il faut ainsi compter environ 75 euros de frais.
L’or, plus que jamais valeur refuge
Dans les coffres de l’établissement, l’or domine largement. Et pour cause : sa valeur a explosé ces dernières années. Aujourd’hui, le lingot d’un kilo atteint environ 130 000 euros, contre à peine 6 000 euros il y a quinze ans. Une hausse spectaculaire qui confirme son statut de valeur refuge. Le Crédit Municipal prête actuellement 40 euros par gramme d’or 18 carats, un indicateur direct de cette envolée. Contrairement aux idées reçues, les dépôts ne se soldent pas systématiquement par une vente. « La plupart de nos clients récupèrent leurs biens », insiste la responsable. Les enchères concernent uniquement les objets non réclamés à l’issue du délai légal.
L'interview de la rédaction : Françoise Henriot-Donier , responsable du Crédit Municipal de Besançon.
Sécurité renforcée autour des ventes
Conséquence directe de la flambée des cours : les conditions de sécurité ont été durcies. Les objets ne sont plus exposés physiquement avant la vente. Les acheteurs doivent désormais se fier aux catalogues en ligne, consultables sur le site Interenchères et celui du Crédit Municipal.
Un rendez-vous ouvert au public
La vente du 16 avril reste accessible à tous, amateurs comme professionnels. Il est possible d’y assister sur place, en se présentant avant 14 heures, ou d’enchérir à distance après inscription en ligne. À Besançon, cette institution discrète continue ainsi de jouer un rôle clé, à la croisée de l’action sociale et du marché de l’or.
Plus d’information : https://www.interencheres.com/art-decoration/credit-municipal-671525
L’emploi se dégrade en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, avec plus de 6 000 postes perdus dans le privé et un chômage à 7,1 %. Le Doubs et le Jura enregistrent une baisse de 0,9 % des emplois salariés. Dans le même temps, l’emploi frontalier continue de progresser légèrement : 48 300 actifs, soit +0,5 %. Une hausse portée par le tertiaire, malgré un recul dans l’industrie.
Suite au bilan économique, en Bourgogne Franche-Comté, dressé par la Banque de France du Doubs, les chefs d’entreprise entrevoient une reprise modérée sur le territoire pontissalien.
Une conjoncture 2025 sous tension
Selon une enquête menée auprès de 1 339 entreprises régionales, l’année 2025 a été globalement négative. En cause : une forte volatilité du commerce mondial et un contexte politique et fiscal instable. Ces incertitudes ont freiné l’investissement des entreprises, en net recul dans plusieurs secteurs. Les services marchands enregistrent une chute de 37 %, suivis par la construction (-17 %) et l’industrie (-14 %). Dans ce dernier secteur, l’activité a été particulièrement affectée par les difficultés de l’automobile et de l’horlogerie. À l’inverse, certaines PME de Franche-Comté, positionnées sur l’aéronautique, ont profité d’une dynamique plus favorable.
Des défaillances contenues
Malgré ce contexte tendu, les défaillances d’entreprises sont restées globalement stables au niveau régional par rapport à 2019. Dans le Doubs, la situation apparaît même relativement mieux maîtrisée, avec un niveau de défaillances inférieur à celui observé en Côte-d’Or ou dans le Territoire de Belfort.
2026 : une reprise attendue
Pour 2026, les chefs d’entreprise affichent un optimisme mesuré. Plusieurs secteurs clés du Haut-Doubs anticipent une progression de leur activité. Dans l’industrie, les prévisions sont encourageantes, notamment dans les matériels électriques et électroniques (+7,9 %) et les matériels de transport (+2,2 %). Du côté des services marchands, une hausse du chiffre d’affaires de 1,5 % est attendue, accompagnée d’un solde d’effectifs positif.
Enfin, la construction pourrait retrouver des couleurs, avec une légère croissance tirée par le gros œuvre en seconde partie d’année. Cette reprise serait notamment liée au projet de loi de défiscalisation « Jeanbrun » en faveur des logements locatifs.
Un optimisme prudent
Si les signaux pour 2026 sont globalement encourageants, ils restent fragiles. Dans un contexte encore incertain, les entreprises avancent avec prudence, espérant une stabilisation durable de l’environnement économique.
Lancé par la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, ce label récompense les entreprises qui se distinguent par leur savoir-faire, leur innovation et leur ancrage local. Après une première édition qui avait notamment distingué la Fromagerie Badoz ou encore la Distillerie Guy, l’opération revient cette année avec des nouveautés.
Désormais, les associations à impact économique peuvent elles aussi candidater. Autre évolution : un bonus sera accordé aux structures qui renouvellent leur candidature, afin d’encourager la persévérance. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2026. Trois lauréats seront récompensés cette année. Pour de plus amples informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.
Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.
Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.
Une mobilisation face à une chute des revenus
À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.
Des entreprises fragilisées et des patients impactés
Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
Un service maintenu pour les cas vitaux
Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes. Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs, dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.
Des revendications pour sauver la profession
Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.
L'interview de la rédaction : Johannes Ussel
À Vesoul, lors de son assemblée générale, la CCI Saône-Doubs a adressé un message clair aux futurs élus locaux : faire de l’économie une priorité. Dans une lettre ouverte, son président Jean-Luc Quivogne rappelle le rôle essentiel des entreprises dans l’emploi et l’attractivité des territoires. La CCI appelle notamment à soutenir le commerce, faciliter l’implantation des entreprises et développer les compétences.
L’entreprise d’horlogerie Fralsen à Besançon va disparaître. Le tribunal des activités économiques de Lyon a prononcé sa liquidation judiciaire. Ce fleuron de l’horlogerie bisontine, fragilisé par les difficultés financières du groupe ACI dont il dépendait, n’a pas trouvé de repreneur. Sur le site historique de Besançon, les 63 salariés vont perdre leur emploi. Une seule offre de reprise avait été déposée, mais elle ne prévoyait de maintenir que neuf postes. Elle a finalement été rejetée.
Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du Département du Doubs a validé plus de 8 millions d’euros d’aides destinées à soutenir les territoires et les habitants. Ces financements concernent notamment la culture, le sport, l’environnement, l’aménagement local et le développement économique, avec l’objectif « de renforcer l’attractivité du territoire et d’accompagner les initiatives locales ».
Culture et sport : 2,15 millions d’euros pour soutenir la création et la pratique
Le Département poursuit son engagement en faveur de la vitalité associative, culturelle et sportive avec une première répartition des crédits dès le début de l’année.
Un soutien important à l’action culturelle
Une enveloppe de plus de 1,5 millions d’ euros est consacrée à l’action culturelle, dont 542.500 euros dédiés aux arts vivants. Ces aides visent principalement à soutenir les acteurs culturels structurants du territoire : festivals, lieux de diffusion et structures ressources. L’objectif est de « renforcer l’accès à la culture dans l’ensemble du département et de favoriser le développement des pratiques artistiques auprès des habitants ».
Le sport également accompagné
Le Département consacre également 630.000 euros au sport dès ce début d’année. Ces crédits permettront notamment de soutenir : 36 comités sportifs départementaux, 28 clubs amateurs de haut niveau, dont douze clubs d’élite, 19 manifestations sportives, le parasport, ainsi que le sport scolaire et l’UNSS, avec 42 000 euros prévus pour les actions 2026.
Environnement : préserver les milieux naturels et accompagner la transition climatique
La Commission permanente a également voté plusieurs aides en faveur de la protection du patrimoine naturel et de la transition écologique.
Aménagement du territoire : plus de 2,4 millions d’euros pour les communes
Le Département poursuit également ses investissements pour le développement des communes et des intercommunalités (EPCI), avec 2 448 067 euros mobilisés pour soutenir les projets locaux.
Soutien aux projets territoriaux
Dans le cadre des contrats P@C 2022-2028, plusieurs aides ont été attribuées :
Économie et emploi : soutenir les entreprises et les zones d’activités
En parallèle, le Département continue d’accompagner le développement économique du territoire en partenariat avec les intercommunalités.
Au total, 184 230 euros ont été attribués pour :
L’objectif est clair : « maintenir l’activité économique, soutenir l’emploi local et renforcer l’attractivité du territoire doubien ».
Un engagement territorial affirmé
Avec ces nouvelles décisions, le Département du Doubs confirme sa volonté d’accompagner les initiatives locales et de soutenir les acteurs du territoire, qu’ils soient culturels, sportifs, environnementaux ou économiques. Ces investissements constituent un levier essentiel pour le dynamisme et la cohésion du département
Selon une dernière étude de l'INSEE, entre 2013 et 2022, la Bourgogne-Franche-Comté a perdu 14 000 emplois industriels, soit une baisse de 8 %. Un recul marqué, alors même que l’emploi industriel tend à se stabiliser dans le reste de la France de province. Comment expliquer ce décrochage régional ?
Une spécialisation dans des secteurs en difficulté
Premier facteur : la structure même du tissu industriel régional. La Bourgogne-Franche-Comté est historiquement spécialisée dans des secteurs aujourd’hui fragilisés, comme la métallurgie, la fabrication automobile, la plasturgie ou encore le bois-papier. Ces activités ont été particulièrement exposées aux mutations technologiques, aux délocalisations et aux transformations des chaînes de production.
À l’inverse, les secteurs plus dynamiques au niveau national – agroalimentaire, chimie, pharmacie ou textile – sont moins implantés dans la région. Cette orientation sectorielle défavorable explique une part importante des pertes d’emplois observées.
Le poids d’un passé industriel fragilisé
La région subit également les effets persistants de la forte désindustrialisation des années 2000. De nombreuses zones d’emploi peinent encore à se relever de fermetures de sites ou de restructurations anciennes, qui ont affaibli l’écosystème productif local.
À cela s’ajoute une dépendance plus marquée qu’ailleurs à des centres de décision extérieurs, parfois situés à l’étranger. Les arbitrages stratégiques échappent ainsi en partie au territoire, ce qui peut accentuer la vulnérabilité de certains bassins d’emploi.
Un environnement géographique moins favorable
Autre élément explicatif : l’éloignement des grandes métropoles, où se concentrent recherche, innovation et fonctions stratégiques. La Bourgogne-Franche-Comté ne bénéficie pas pleinement des dynamiques d’entraînement observées autour des grands pôles urbains.
Son voisinage immédiat, lui aussi confronté à des difficultés industrielles, limite par ailleurs les effets d’entraînement interrégionaux.
Des disparités territoriales marquées
Si la tendance régionale est orientée à la baisse, toutes les zones d’emploi ne sont pas logées à la même enseigne. Entre 2013 et 2022, seules deux zones enregistrent un gain net d’emplois industriels : Beaune et Besançon.
À Beaune, le positionnement logistique et le dynamisme de la filière viticole soutiennent l’activité. À Besançon, les savoir-faire de pointe, notamment en microtechniques, ainsi que la présence de formations spécialisées constituent des atouts.
Plus largement, dans la frange ouest de la région et sur l’axe Chalon-Vesoul, certaines ressources spécifiques – comme le port de Gron dans le Sénonais, le circuit de Magny-Cours dans la Nièvre ou encore le pôle RCEA dans le Charolais – contribuent à atténuer les pertes.
Malgré ces points d’appui, l’industrie régionale reste confrontée à un défi majeur : adapter son appareil productif à des secteurs d’avenir tout en consolidant ses savoir-faire historiques. Un enjeu central pour l’emploi et l’attractivité de la Bourgogne-Franche-Comté.