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Suite au terrible incendie qui l’a dévastée, l’entreprise « Charm’Ossature » cherchait des locaux provisoires. C’est désormais chose faite semble-t-il. En attendant les travaux de démolition et de reconstruction de son site d’Etalans, la scierie devrait s’installer provisoirement à Amancey. Elle devrait rejoindre les locaux de l’usine Bourquin, inoccupés depuis plusieurs années.

BOURQUIN CHARM OSSATURE 2

Cette décision fait notamment suite au soutien apporté par l’état qui veut aider à la relance de l’entreprise au plus vite. Il se soucie  du sort des 45 salariés. L’état et notamment le préfet du Doubs, qui a confié ce dossier au Sous-Préfet du Doubs de Pontarlier, suit de très prés ce dossier.

Les salariés grévistes de la société NP Jura avaient de nouveau rendez-vous avec leur direction ce jeudi après-midi. Et force est de constater que les négociations n’ont rien donné. C’est la raison pour laquelle un nouvel ultimatum a été fixé. Si aucun accord n’est trouvé par rapport aux revendications émises par les salariés, la contestation reprendra. Un nouveau rendez-vous est fixé au 23 août prochain. « Si le 23 août, les négociations n’aboutissent pas correctement, le lendemain, nous ferons un piquet de grève et nous bloquerons tout » explique Pedro Da Rocha, le délégué syndical CGT de la firme jurassienne.

Rappelons que les revendications portent sur les conditions de travail, les salaires et d’autres points spécifiques, comme par exemple  les aménagements au sein de l’entreprise. La colère est montée de nouveau lorsque les salariés ont appris mercredi que leurs usines avaient été rachetées par un groupe américain. La mobilisation a débuté la semaine dernière sur les deux sites jurassiens : à Dole et Foucherans. Plus d’une centaine de grévistes sont encore mobilisés ce jeudi.

L'interview de la rédaction / Pedro Da Rocha, délégué syndical CGT de la firme jurassienne

Les services de l’état s’engagent à suivre de très près le dossier de reconstruction de l’entreprise Charm’Ossature, entièrement détruite par un incendie à Etalans. Le préfet du Doubs, qui a activé une instance spécifique pour suivre cette évolution, a nommé le Sous-Préfet de Pontarlier à sa tête. Trois axes sont spécialement pris en compte : l’administratif et le suivi des salariés, avec des propositions de formation, la trésorerie et l’accompagnement de l’entreprise dans ce domaine et les phases de démolition et reconstruction du site. Le souhait étant que la firme puisse reprendre son activité, à Etalans,  d’ici huit mois.

Si l’on sait qu’un second site est en cours de construction à Autechaux, un local provisoire devrait être trouvé au plus vite, dans une commune proche, pour que l’activité reprenne et que les commandes soient honorées. Précisons que les clients de la société ont été contactés par le médiateur des entreprises, saisi par le préfet du Doubs.

L'interview de la rédaction / Nicolas Onimus, Sous-Préfet de Pontarlier

Concernant les chiffres du chômage en Bourgogne-Franche-Comté, au deuxième trimestre 2022, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A, tenus de rechercher un emploi et sans activité, s’établit en moyenne sur le trimestre à 102 200. Ce nombre augmente de 0,6 % sur le trimestre. En Franche-Comté, la situation est la suivante : Jura ( +0,9%), Doubs (+0,3%), Haute-Saône (+0,1%) et Territoire-de-Belfort (-0,1%).

A Etalans, sur la zone artisanale de la Croix de Pierre, après l’incendie qui a touché l’entreprise Charm’Ossature, l’abattement et la désolation ont laissé place à la détermination et l’envie de reconstruire ce que les aléas de la vie ont détruit. « Sur le coup, c’est de l’abattement, de l’incompréhension. On est choqué par ce qui se passe. Néanmoins, il ne faut pas se laisser abattre. Tout le monde se sent concerné. Tout le monde veut aller de l’avant pour remettre l’entreprise sur de bons rails » explique Sylvain Goni, le co-gérant de la société Charm’Abris, qui dépend de Charm’Ossature.  Des solutions sont en passe d’être trouvées. Certes, il y a le nouveau site qui est en cours de construction à Autechaux, près de Baume-les-Dames, mais il y a tout ce qui sera mis en place pour préserver l’activité à Etalans.  

Confiance en l’avenir

Le drame qui est survenu en milieu de semaine impacte les clients de Charm’Ossature et les sociétés qu’elle fournit. C’est le cas par exemple de Charm’Abris, qui s’adresse aux particuliers. Sylvain Goni, son co-gérant, se retrousse les manches pour assurer les commandes en cours et la continuité de l’entreprise. L’entrepreneur est confiant pour l’avenir. La solidarité et le soutien des collectivités locales et de l’état le rassure. « On ne lâchera pas. Nos délais seront peut-être un peu plus importants, mais nous sommes en capacité de suivre et de répondre aux demandes à venir » conclut-il.  

L'interview de la rédaction / Sylvain Goni

Concernant le violent incendie survenu mardi matin à Etalans, et qui a détruit l’entreprise Charm’Ossature,  la Préfecture du Doubs indique, qu’en lien avec la présidente du Conseil Départemental et le conseil régional, le préfet du Doubs préside actuellement, sur site, une réunion technique de l’ensemble des services de l’état concernés.

L’objectif étant d’évaluer les conditions de reprise de l’activité, d’apporter le soutien de tous les dispositifs au bénéfice des salariés de l’entreprise et d’accompagner le chef d’entreprise dans le sauvetage de l’unité de production.

L’emploi salarié « poursuit une progression modérée au 1er trimestre 2022 » selon l’Insee Bourgogne Franche-Comté. Les dernières données en la matière laissent apparaître une augmentation de 0,3% dans le Doubs et le Jura.  Le secteur privé porte cette amélioration, en particulier les services aux ménages et aux entreprises. L’emploi continue d’augmenter dans la construction mais moins fortement. En revanche, il se replie légèrement dans l’industrie et l’hébergement-restauration. Après le rebond de fin d’année, l’emploi intérimaire se contracte.

Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI, dont le siège est à Grandvillars, a été élu à l’unanimité par le Conseil d’administration à la présidence du Medef en Franche-Comté. Un nouveau bureau œuvrera à ses côtés. Emmanuel Viellard est également Président du Comité de liaison Défense au sein du Medef depuis 2018 et depuis peu, membre du Comité Exécutif. LISI,  basé à Grandvillars (90), compte près de 10 000 collaborateurs répartis dans 43 usines et 13 pays de production.

Réunis en commission permanente, vendredi 8 juillet à Besançon, les élus régionaux ont voté 77,56 millions d’euros d’aides régionales. De nombreux domaines d’activité ont été soutenus : la filière automobile, l’apprentissage,  avec une enveloppe de près de 2 millions d’euros à 12 CFA pour la modernisation de leurs locaux et de leurs équipements, la recherche et l’enseignement supérieur,  avec la création d’une aide spécifique pour financer la recherche en santé,  et la revitalisation des centres bourgs, avec une subvention de 50.000 euros attribuée à la commune de Saint-Amour (39).

On retiendra également des aides votées aux festivals de la région , comme pour « Livres dans la Boucle » à Besançon  ( 50.000 euros), « Ciné Open Festival » à Pontarlier (15.000 euros) et « Fruit des voix » dans le Jura. 400.000 euros ont été alloués à la production cinématographique pour la production de deux longs-métrages, dont 250.000 euros à la Jurassienne Lucie Prost, dont le premier film, « les Truites »,  sera tourné d’ici la fin de l’été à Ornans et la vallée de Loue. L’aide à l’aménagement sportif du territoire et à l’emploi associatif sont également concernés.

Dans un communiqué de presse, le groupe rassemblement des Républicains, Droite, Centre et Ecologistes Indépendants s’oppose à « l’augmentation des tarifs concernant les cantines et l’hébergement dans les lycées de la région ». Il pointe « une augmentation de 5% aux dépens des familles. Et ce, pour faire face « au renchérissement des produits alimentaires dans les établissements scolaires ».

Gilles Platret, en compagnie de Martine Déchaud, Alain Joyandet et Jean-Marie Sermier, a estimé que « cette hausse était une très mauvaise nouvelle dans le contexte inflationniste que nous connaissons et qu’il existait le moyen de faire tout autrement ». Selon ces élus, « la majorité régionale avait tout loisir de trouver dans son fonctionnement une économie de 1,4 M€ pour ne pas reporter cette charge sur des familles déjà lourdement impactées par l’inflation galopante ».

Et de conclure : « Ne pas arriver à trouver 1,4 M€ et préférer les faire porter par les familles, cela en dit long sur l’état de nos finances régionales, comme nous en avertissons nos concitoyens depuis plusieurs années, pointant du doigt la gestion de cigale de la présidente et de sa majorité ».