Il est en forme le cycliste bisontin Romain Grégoire. Hier, le jeune champion a pris la deuxième place de la 11è étape de la Vuelta. Il passe tout près d’un exploit sur ce tour d’Espagne. Au classement général, il apparaît en 43è position. La course se poursuit ce jeudi avec une étape de 151 kilomètres.
Pour son cinquième match de préparation, le BesAC s’est incliné hier soir à Mulhouse. Le groupe de Joseph Kalambani a été vaincu sur le score de 87 à 84. La compétition officielle reprend le 19 septembre par la Coupe de France. Les Bisontins recevront Saint Quentin au Palais des Sports.
Dans un communiqué de presse, Jean-François Colombet, préfet du Doubs, condamne fermement la dégradation de huit sépultures de soldats morts pour la France dans le carré militaire du cimetière Saint-Claude à Besançon. Le représentant de l’état indique « qu’il apporte tout son soutien aux familles touchées par cette honteuse dégradation ainsi qu’aux associations des anciens combattants ».
Un feu de végétation s’est produit hier, vers 16h, à Vincelles (39). Un feu d’herbes sèches a parcouru trois hectares. L’action des sapeurs-pompiers a permis de protéger deux habitations menacées par le sinistre. Un homme a été brûlé et transporté, par hélicoptère, sur un centre hospitalier.
Patricia Miralles, secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire sera à Besançon ce vendredi 8 septembre. Elle participera à trois temps forts : la cérémonie de la Libération de Besançon à 11h, une rencontre avec le monde combattant local en préfecture, vers 12h, et l’inauguration du musée de la Résistance et de la Déportation à la Citadelle l’après-midi.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus ce mercredi après-midi aux alentours de 16h30 au niveau du hameau Le Creux, sur la commune de La Cluse-et-Mijoux. Il s’agit d’un choc frontal entre deux voitures. Une victime de 46 ans a été transportée dans un état grave sur le CHU de Besançon par hélicoptère. Les secours sont parvenus à la réanimer. Une seconde personne, blessée gravement également, a été transportée sur le centre hospitalier de Pontarlier.
Un homme de 65 ans a été placé en garde à vue à Besançon. Mardi après-midi, vers 15h, des passants, constatant la conduite très approximative d’un conducteur de scooter, ont fait appel aux forces de l’ordre. Ils suivaient le sexagénaire depuis la côte de Morre. A plusieurs reprises, ce dernier manqua de les percuter avec son véhicule. Lors de son interpellation, il est apparu qu’il présentait un taux de près de 2 grammes d’alcool dans le sang. Il a été placé en garde à vue.
Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rouvrira ses portes ce vendredi 8 septembre 2023 après 16 mois de travaux. Fermé depuis le 6 janvier 2020, le musée a fait l’objet d’une rénovation complète. Ses espaces ont été entièrement repensés afin de renouveler son discours et ainsi poursuivre sa mission essentielle de transmission de l’Histoire. L’occasion de découvrir trois parcours avec une exposition permanente, une exposition temporaire, ainsi qu’un espace consacré aux trésors des collections, avec le fonds d’art en déportation. Il s’agit de l’une des collections les plus importantes d’Europe.
Des espaces entièrement repensés
« Nous sommes fiers du travail accompli qui a été long. Ça fait plusieurs années, presque 10 ans pour certains sur ce projet ! On a hâte de le confier au public et d’avoir les réactions des visiteurs pour savoir ce qu’il en est » indique Vincent Briand, le directeur du musée de la Résistance et de la Déportation. Ce musée, élément indissociable de la Citadelle de Besançon, a subi une véritable métamorphose depuis sa première exposition des années 1980, qui restait inchangée et n’était plus adaptée au public. Le musée proposera désormais aux visiteurs un nouvel accueil, des espaces extérieurs réaménagés, une nouvelle muséographie, mais aussi un centre de ressources accessible sur demande et des espaces de médiation. Le nouvel aménagement intérieur du musée présentera une exposition permanente sur 11 salles (330m²), une exposition temporaire sur 6 salles (200m²) et un espace composé de deux salles dédiées au fonds d’art en déportation (70m²). « Le but et toujours de transmettre la connaissance de l’histoire. C’est une page de notre histoire qui est sombre et dramatique, tout le monde doit la connaître. Parce que c’est une connaissance importante, mais elle doit aussi nous interroger au présent, pour le monde qu’on doit construire tous ensemble » rappelle Vincent Briand.
Un fonds d’art en déportation
« Le musée contient à la fois une partie des collections qui étaient déjà présentées auparavant, mais aussi beaucoup de renouvellement, puisqu’on a 60% des collections qui n’étaient pas présentées jusqu’à présent. Elles étaient soit en réserve, soit données entre temps. Donc à la fois des choses que le public peut connaître, mais aussi beaucoup de nouveautés » explique Vincent Briand. Et en plus de ces expositions, le musée donnera à voir au public le trésor de ses collections, son fonds d’art en déportation, l’un des plus riches en Europe. Dans un nouvel espace de 70m², une sélection d’œuvres réalisées clandestinement par les déportés dans les prisons et les camps nazis sera présentée, et plusieurs rotations annuelles seront effectuées afin de leur assurer les meilleures conditions de conservation. « On a un tout nouvel espace consacré aux trésors des collections, le fonds d’art en déportation. C’est un fonds qui est exceptionnel en Europe. L’une des plus belles collections. Et on a la chance d’avoir à Besançon environ 600 œuvres, des petits dessins, statuettes, peintures, réalisés clandestinement par les déportés. Une sélection de ces collections sera présentée et accessible pour tous les publics » souligne le directeur.
Quelles nouveautés ?
Si l’ancienne exposition a vraiment été reconnue par sa qualité scientifique et pédagogique, elle a été conçue dans les années 1980 et n’était plus adaptée au public d’aujourd’hui. « C’est la raison pour laquelle on a essayé de réfléchir aux moyens qu’on pouvait développer pour la rendre plus accessible. Des textes plus visibles dans les salles avec une organisation plus claire. Quelques outils audiovisuels, des manipulations, des enregistrements audios, le fond reste le même, la forme change un peu ! » détaille Vincent Briand. « Dans chacune des salles, un ou plusieurs objets phares incarnent le discours de la salle. C’était aussi la volonté de mettre en avant certaines de nos collections. Et puis, quand on visite un musée, on cherche à comprendre mais on est aussi pris par des émotions, et la place de l’objet elle est là. Je pense que c’est ça qui reste assez unique dans l’expérience du musée. On est confronté directement aux traces de l’histoire […] Par ailleurs, nous exposons beaucoup de parcours personnels. On a cette chance au musée d’avoir des collections qui proviennent intégralement de dons d’anciens résistants, de déportés, de leurs familles. Et toutes ces collections sont très incarnées dans l’histoire. On a des photographies, des objets qu’ils ont pu utiliser dans un contexte, on a beaucoup d’histoires à raconter et à découvrir »
Une meilleure accessibilité
L’accessibilité pour tous a guidé la rénovation. Elle a été pensée aussi bien au niveau technique pour l’accès du musée, que pédagogique pour que les visiteurs de divers horizons et nationalités puissent avoir accès aux collections et aux différents parcours proposés. Ainsi, ils auront la possibilité de suivre l’exposition permanente dans sa globalité, ou en se focalisant sur des objets phares ou des parcours filés selon le temps dont ils disposent.
Les élections sénatoriales se dérouleront le 24 septembre prochain. En Franche-Comté, le Jura, fait partie des départements où un scrutin sera organisé. Les candidats ont jusqu’à vendredi pour déposer leur candidature en préfecture. La centriste Sylvie Vermeillet sollicite un deuxième mandat de six ans auprès des grands électeurs jurassiens. Interview.
Pourquoi sollicitez-vous un nouveau mandat ?
Je suis aujourd’hui forte de l’expérience que j’ai vécue ces six dernières années au sein de cette haute assemblée. Il y a trois ans, je suis devenue vice-présidente de la commission des finances du Sénat. C’est un atout indéniable pour pouvoir être très opérationnelle et très efficace dans un nouveau mandat.
Comment concevez-vous votre rôle de sénatrice ? Il conjugue responsabilités nationales et locales ?
Le territoire d’un sénateur est très vaste puisqu’il évolue sur un département tout entier. A la différence des députés qui se partagent le département en plusieurs circonscriptions. Un sénateur fait beaucoup de kilomètres pour aller à la rencontre de l’ensemble de ses communes. Dans le Jura, ce sont 494 communes. On se partage entre une présence du mardi au jeudi à Paris et le reste du temps sur le territoire. Ma fonction ne consiste pas à dénoncer des problèmes, mais de trouver des solutions. Les Maires n’attendent pas seulement que l’on porte leur parole à Paris, ils attendent que l’on trouve des solutions à leurs difficultés.
Sommes-nous d’accord, si je vous situe au centre-droit de l’échiquier politique ?
Tout à fait. C’est mon positionnement. Je suis modérée. Je suis quelqu’un d’ouvert d’esprit. J’entends et j’écoute. Gérard Larcher, le président du sénat, a une maxime : « jamais non par principe. Jamais oui par discipline ». Cela me va très bien. Cela veut dire que l’on n’obéit pas à des logiques partisanes au Sénat. On écoute. On travaille de manière très approfondie. Ensuite, on se détermine sur un vote. D’où mon positionnement centre-droit qui me convient très bien et qui me permet d’écouter chacun.
Comment faites-vous campagne ? Rappelons que cette élection est particulière dans son mode de scrutin.
J’ai commencé tôt. Dès fin juin, j’ai organisé des réunions sur l’ensemble du territoire. J’ai déjà organisé une trentaine de réunions sur tous les ex-cantons jurassiens pour être au plus près des grands électeurs.
Le contexte est-il différent qu’en 2017 ?
Oui. Certains candidats revendiquent des enjeux très politiques par exemple. Alors que je suis sur du pragmatisme. Je conçois ma fonction en étant très à l’écoute des maires, en écoutant leur problème. Je crois au travail de fourmi. Je prends chaque dossier et j’essaie de trouver une réponse à chaque fois. Effectivement, je suis loin des enjeux politiques que certains voudraient faire jouer au Sénat. Le Sénat reste une assemblée politique. C’est clair. Mais pas de la même manière que l’Assemblée nationale.
Vous regrettez la candidature de Clément Pernot ?
Pas du tout. Je suis très attachée à la démocratie. Il fait sa campagne. Il fait ses propositions. Le 24 septembre, ce sera un instant de vérité pour chacun d’entre-nous Si c’est l’offre de Clément Pernot qui convient, on s’y adaptera. Je vois qu’il y a beaucoup de candidatures. Je trouve très bien que les grands électeurs aient un panel de candidats qui soit le plus large possible.
Il ne faut pas oublier la ruralité ?
La ruralité a besoin de parlementaires qui portent sa voix. Les élus sont force de propositions. Chaque fois que l’on peut réduire les écarts entre l’urbain et le rural, il faut le faire. Sans forcément les opposer. C’est une réalité financière. L’état consacre plus de moyens aux villes qu’aux campagnes. Il faut que les parlementaires arrivent à réduire ces écarts. Sans bouleverser les grands équilibres. La ruralité a besoin d’être entendue aussi sur la complexité des démarches administratives qui s’alourdissent. Les maires le dénoncent beaucoup. Tout est très compliqué. Il faut à chaque fois des bureaux d’étude, des cabinets, … Alors qu’il y a une vingtaine d’années, pas mal de choses pouvaient se faire au niveau de la commune. Il y a une espèce de complexification des pratiques administratives qui à tendance à exaspérer.
L'interview de la rédaction ?
Ce mercredi matin, la chambre de l’instruction de Besançon n’a pas répondu favorablement aux demandes de l’anesthésiste bisontin Frédéric Péchier. Ce dernier avait demandé l’annulation de certaines mises en examen. Il n’en sera rien.. Il reste mis en examen pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels. Le docteur Péchier est toujours libre, placé sous contrôle judiciaire.