Choix du secteur :
Se connecter :
 

Anna Falga, nouvelle présidente du Modem du Doubs, et Laurent Croizier, député du Doubs et ancien président départemental du parti, réagissent aux propos tenus par un élu du Rassemblement National lors de la dernière assemblée régionale à Dijon. Ils se disent atterrés par l’utilisation de cette expression « nazie ».

Rappelons que  l’élu en question  a lancé le mot « untermensch ». Ce qui signifie « sous homme » en français. « L’utilisation de cette expression empruntée au nazisme par le Rassemblement National en dit beaucoup de l’imposture de la dédiabolisation du parti de Madame Le Pen et de Monsieur Bardella, héritiers désignés de Jean-Marie Le Pen » terminent-ils.

Ce jeudi, dans un communiqué de presse,  Marie Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, dénonce les débordements de élus du Rassemblement National, qui ont utilisé un terme appartenant à l’idéologie nazie. Réagissant à l’affaire des pancartes tenues, par deux militantes du collectif « Némésis », lors du carnaval de Besançon, ils ont brandi « des pancartes associant immigrés et viols plus tôt dans la séance ». Par ailleurs, le terme « untermensch » a été lancé dans l’hémicycle. Ce mot allemand, utilisé par les nazis, signifiant « sous-homme ».

La Présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté a fait savoir qu’elle porte plainte auprès du procureur de la République. « Nous ne devons jamais laisser passer les provocations et les outrances du Rassemblement national sans réagir » déclare l’élue.

Dans la nuit, des centaines d’élus dans toute la France ont eu la surprise de recevoir un e-mail les informant de leur adhésion au Rassemblement national. Chacun s’engageait, selon ces mails, à verser 250 euros d’adhésion et un soutien financier de 4.500 euros au parti de Jordan Bardella. De nombreux élus comptent porter plainte à l’image de Laurent Croizier dans le Doubs. Le député de la première circonscription indique « ne guère apprécier l’utilisation de ses données à des fins malveillantes, encore moins lorsqu’il s’agit de lui prêter l’intention d’adhérer à un parti d’extrême-droite ». Accompagné de ses collègues députés du groupe Démocrate, Laurent Croizier va effectuer un signalement à la présidente de l’Assemblée Nationale ainsi qu’à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Aurore Vuillemin-Plançon est la nouvelle responsable départementale du Rassemblement national dans le Jura. Elle succède à Thomas Bouhali qui n’est resté qu’une année à la tête de cette organisation. La nouvelle patronne jurassienne du parti de Jordan Bardella est âgée de 33 ans. C’est elle qui gère actuellement les destinées de la commune de Rouffange, un village de 100 âmes.

Le 18è congrès du Rassemblement National s’est conclu en fin de semaine dernière. Il a permis d’élire le comité central du parti et son nouveau président. A 27 ans, Jordan Bardella succède à Marine Le Pen,  qui ne se portait pas candidate. Julien Odoul, le député de l’Yonne et conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté se classe en cinquième position. L’élu y voit « la récompense de son travail par les adhérents ». Ce qui lui permet de conserver sa présence au sein du bureau national du RN.

Pour le reste, et concernant les derniers propos polémiques de son collègue député Grégoire de Fournas  au sein de l’Assemblée Nationale, il reconnaît ‘une maladresse ». Rappelons que ce dernier avait lancé un très polémique « qu’il retourne en Afrique », en réaction à la prise de parole de Carlos Martens Bilongo , un des parlementaires de la France Insoumise.

Néanmoins, Julien Odoul dénonce « une manipulation éhontée d’une partie de la classe politique et médiatique, qui cherche à criminaliser toute critique de la politique migratoire ». Il n’y voit aucun racisme. Julien Odoul complète que « toutes les idées doivent pouvoir s’exprimer. D’autant plus à l’Assemblée Nationale qui est la maison du peuple’. Selon l’élu national et régional, son parti bénéficie « du soutien d’un maximum de Français sur ces questions » liées à l’immigration en France.

L'interview de la rédaction / Julien Odoul

 

Les résultats du 1er tour dans la 3è circonscription du Doubs sont connus à 100%.  Nathalie Fritsch du Rassemblement National arrive en tête avec 25,78% des voies. Nicolas Pacquot de la Majorité Présidentielle est en deuxième position (22,81%) et se qualifié pour le 2è tour.

Virgnie DAYET : Parti communiste français (NUPES) : 20,45%

Valère NEDEY : Divers droite : 13,92%

Christophe FROPPIER : Les Républicains : 8,26%

Romane TAPONNOT : Reconquête ! : 3,60%

Christine PASTOR : Divers droite : 2,16%

Franck PLAIN : Lutte Ouvrière : 1,51%

Dominique MAHÉ : Les Patriotes : 1,50%

Marine Le Pen et le Front National se sont qualifiés hier soir pour le second de l’élection présidentielle. En Bourgogne Franche-Comté, Mme Le Pen  est arrivée en tête avec 27,35% des suffrages. Si dans le Doubs, Emmanuel Macron la devance, dans le Jura, elle s’est hissée en première position. Pour Julien Odoul, conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté et porte-parole de la candidate, les résultats obtenus sont  « porteurs d’espoir ».

Pour ceux qui tenteraient de diaboliser le Front National, il rappelle que Marine Le Pen est « la candidate du pouvoir d’achat » et « de l’amélioration du quotidien », avant de lister l’ensemble des mesures sociales et démocratiques qu’elle prendrait si elle arrive à l’Elysée. Julien Odoul demande à ses concitoyens de ne pas « écouter les caricatures et les exagérations » des opposants, mais de comparer le programme de chacun des deux candidats qui s’affronteront durant les quinze prochains jours.

Rassembler

C’est le mot d’ordre lancé par Julien Odoul, qui appelle « tous les patriotes français » à rejoindre Marine Le Pen. « Il faudra convaincre tous les Français qui refusent la retraite à 65 ans, qui aspirent à plus de sécurité, d’ordre républicain et qui veulent reprendre le contrôle. Ceux qui ne veulent pas que des directives soient ordonnés et commandités par un cabinet de conseils étranger, comme McKinsey, mais qui souhaitent retrouver la pleine maîtrise de leur destin ».

Il n’y a pas de doute, la campagne de l’élection présidentielle se poursuit. Les deux candidats vont se livrer pleinement dans la bataille, avec l’Elysée dans le viseur.

L'interview de la rédaction / Marine Le Pen

 

À l’approche de l’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le dimanche 10 avril, puis le second tour le dimanche 24 avril 2022, Plein Air a rencontré des jeunes engagés politiquement. Nous leur donnons la parole ces prochaines semaines afin d’évoquer quelques thématiques, portant notamment sur la jeunesse. Chaque parti politique acceptant de répondre sera représenté. Cette semaine nous nous sommes entretenus avec Steven Fasquelle, 23 ans, étudiant en pharmacie en 4ème année à Besançon, responsable des jeunes avec Marine dans le Doubs, et conseiller municipal à Bethoncourt.

 

Depuis combien de temps êtes-vous engagé politiquement, et pourquoi avoir choisi le Rassemblement National ?

Alors ça fait un peu plus de 3 ans que j'ai pris ma carte au Rassemblement national. Ça fait longtemps que je suis la politique. Depuis très jeune, lorsque j’avais 12-13 ans, je suivais déjà les débats de l'époque. Et le Front National, puis maintenant le Rassemblement National, ont toujours porté un discours clair et ont toujours apporté des propositions judicieuses sur de nombreux aspects de la société. Comme l'immigration, la sécurité, le pouvoir d'achat, la protection animale, la santé, etc.

 

Aujourd’hui, en quoi un jeune peut-il se retrouver dans la politique du RN ?

Les propositions de Marine Le Pen et du Rassemblement National, au niveau des jeunes, sont plutôt des propositions axées sur le pouvoir d'achat. Parce que les jeunes sont malheureusement les premières victimes de la baisse du pouvoir d'achat, de l'augmentation des charges, de l'augmentation des taxes. Et étant donné que nous avons bien souvent des moyens très limités, surtout quand on fait des études, nous sommes les premiers impactés, notamment avec les seniors, à ce sujet.

 

Certains candidats se sont positionnés sur le droit de vote à 16 ans. Marine Le Pen est plutôt mitigée. Qu’en pensez-vous à titre personnel, et quel ressenti avez-vous auprès des autres jeunes du RN ?

Je ne parlerai pas au nom de Marine Le Pen, mais à titre personnel je suis plutôt contre. Parce que beaucoup de jeunes ne s'intéressent pas encore à la politique, et n'ont pas encore remarqué qu’elle joue un rôle extrêmement important pour la société. Je pense qu’à 16 ans, rares sont les jeunes qui s'y intéressent vraiment, qui pèsent le pour et le contre à chaque proposition, qui essayent d'être neutre, et d'écouter tout le monde. Je trouve qu'on est peut-être encore trop immatureo à 16 ans.

 

Est-ce que localement vous ressentez un fort engouement autour du Rassemblement National, et quels pourraient-être les atouts, les arguments, qui inciteraient les jeunes à se mobiliser aux urnes en avril prochain ?

Il y a une forte mobilisation, on est à peu près 40 jeunes, donc c'est plutôt pas mal pour un département comme le Doubs, qui est un département assez peu peuplé. Au niveau de l'accueil sur le terrain, il est extrêmement bon. Que ce soit dans les campagnes, les terrains qui nous sont favorables traditionnellement, mais également en ville. On reçoit aussi de très bons accueils quand on fait des actions, par exemple au centre-ville de Besançon, alors qu'on sait très bien que de base Besançon ne vote pas vraiment pour nous. L'accueil est très bon, et on remarque qu'il s'améliore campagne après campagne. Il y a véritablement un engouement derrière celle de Marine Le Pen, et on arrive même à toucher un électorat qui ne correspond pas forcément à notre électorat traditionnel. On a beaucoup de personnes qui disent venir de la gauche, et qui veulent s’engager à nos côtés. Des personnes qui ne votaient pas pour nous, mais qui sont totalement contre le pass sanitaire, parce qu'ils le jugent, à raison, liberticide, et restreignant les droits constitutionnels. On arrive à toucher un certain nombre d’électeurs qu'on ne touchait pas avant, et c’est une des forces de notre campagne.

 

Quelle qualité ferait de Marine Le Pen une bonne présidente de la République ?

Je pense que tout le monde peut dire que Marine Le Pen est une femme combative et courageuse. Elle a affronté, par sa situation personnelle, de nombreux événements dramatiques dans sa vie, et elle s'est toujours relevée et s'est toujours battue. À chaque fois elle en est revenue plus forte. On l'a « enterré » de nombreuses fois, et à chaque fois elle est également revenue. La principale qualité qu'elle pourrait avoir, c'est d'être une femme de conviction. Car ses convictions n’ont pas changé, elles sont claires. C’est également une femme qui va respecter ses promesses, respecter son programme, et surtout l'appliquer pour les Français. C'est vraiment notre objectif principal. 

Le  bus de campagne présidentielle de Marine le Pen fait escale à Besançon ce vendredi 18 février sur le parking Chamars. Julien Odoul, les élus régionaux du rassemblement national et de la fédération du Doubs seront présents. A cette occasion, M. Odoul en profitera pour exposer le projet de Marine Le Pen et notamment « les 22 mesures phares pour défendre les Français ».

En novembre dernier, des mosquées et des centres culturels de Besançon, Montlebon et Pontarlier ont été tagués. Un ex-candidat du Rassemblement national a été interpellé dans cette affaire ce matin. Il a reconnu les faits sera jugé le 9 février et encourt jusqu'à 7 années d'emprisonnement pour dégradations - avec motifs religieux - de lieux cultuels.

Un ancien candidat du Rassemblement national aux élections départementales de La-Cluse-et-Mijoux dans le Haut Doubs a reconnu avoir tagué des lieux de culte musulmans à Besançon, Pontarlier et Montlebon en novembre dernier. Il dessinait des croix de Lorraine sur les édifices religieux. Ce mercredi, il a été interpellé chez lui à 6h. Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé un exemplaire du livre d'Adolf Hitler " Mein Kampf "Cependant le détenteur affirme ne pas partager les thèses, et assure posséder cet ouvrage pour le côté « historique ». L'individu travaille en Suisse, dans le secteur de la plomberie. A l'issue de son interpellation, il a été présenté au parquet de Besançon et placé sous contrôle judiciaire, avec l'obligation de respecter un couvre-feu et de pointer une fois par semaine au commissariat de Pontarlier. Son casier judiciaire fait état de violences conjugales et de détentions d'armes de catégorie D. Il sera jugé le 9 février et encourt jusqu'à 7 années d'emprisonnement pour dégradations - avec motifs religieux - de lieux cultuels.