Samedi 27 juin, vers 10h45, un homme de 34 ans a été interpellé au Musée de la Résistance à Besançon après avoir effectué un salut nazi devant un drapeau du Troisième Reich, lors d'une visite touristique en compagnie de son épouse. Placé en garde à vue pour apologie d'un crime ou d'un délit, il a été remis en liberté à l'issue de son audition. Il devra répondre de ses actes devant un délégué du procureur le 1er octobre 2026.
Les factrices et facteurs du centre courrier de Proudhon poursuivent leur mouvement social. Ce lundi, ils ont entamé leur cinquième jour de mobilisation en exerçant leur droit de grève de 59 minutes, dans le cadre d'un préavis déposé par le syndicat SUD PTT. Rassemblés de 11 h à 12 h devant le centre courrier, rue Gambetta à Besançon, ils dénoncent les conséquences de la réorganisation mise en place le 19 mai 2026 sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs. Les grévistes évoquent des suppressions de postes, une surcharge de travail et des tournées devenues impossibles à terminer dans les délais, entraînant des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ils réclament la création de nouvelles tournées pour alléger la charge de travail et demandent toujours l'ouverture de négociations avec la direction.
Un avant-goût d'un projet ambitieux
Présenté en avant-première ce lundi matin, au Kursaal, à Besançon, le film « Juste à temps » de Rachid Bekhaled est encore en cours de finalisation. Le réalisateur précise que seule une version provisoire a été projetée, le long travail de post-production étant toujours en cours. « Nous sommes à 20 % des capacités du projet. La version définitive sera prête fin juillet », explique-t-il. Son ambition est de présenter le film au Festival international du film francophone d'Angoulême, avant de viser, à plus long terme, une sélection au Festival de Cannes, dans la catégorie Premier Regard.
Un récit construit autour des choix de vie
Le cœur du film repose sur une question simple : une seule décision peut-elle changer une existence ? À travers trois jeunes personnages, « Juste à temps » aborde la consommation de protoxyde d'azote, un sujet de santé publique particulièrement actuel. Le récit montre « l'avant, le pendant et l'après », afin de dépasser le simple message de prévention. « On ne peut pas faire de la pédagogie en trois minutes. Il fallait raconter une histoire », souligne Rachid Bekhaled. Le chef opérateur José Rosier insiste sur cette volonté de montrer « ce qui se passe réellement aujourd'hui » en confrontant les personnages aux conséquences de leurs choix.
Un film mêlant plusieurs registres
Loin d'être un simple documentaire de prévention, le réalisateur revendique un véritable film de cinéma. Le scénario mêle violence, science-fiction, suspense, histoire d'amour et surtout espoir. Le personnage principal, surnommé « Tic-Tac », incarne cette possibilité de rédemption malgré un parcours marqué par l'hyperviolence. « On a besoin d'espoir avec ce qu'on entend et ce qu'on voit aujourd'hui », résume le réalisateur.
De jeunes débutants devant la caméra
Le casting repose sur un équilibre entre acteurs expérimentés et jeunes issus des quartiers populaires. Rachid Bekhaled, déjà réalisateur de nombreux courts et moyens métrages consacrés aux problématiques de société, a repris plusieurs comédiens rencontrés lors de son précédent film consacré à la radicalisation, tout en recrutant de nouveaux talents grâce au bouche-à -oreille. Pendant six mois, les participants ont travaillé dans les studios de l'association RP Entertainment, à Besançon. « Certains étaient totalement débutants. Nous avons façonné le projet pendant six mois », explique-t-il. Le réalisateur cite notamment l'exemple d'un jeune acteur très réservé qui, grâce au travail de préparation, a progressivement pris confiance devant la caméra.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film

Planoise, entre réalité sociale et résilience
Le film accorde une place importante au quartier de Planoise, où vivent le réalisateur et plusieurs jeunes comédiens. Interrogé sur le risque de donner une image négative du quartier, Rachid Bekhaled assume ce choix tout en rappelant que son objectif est de montrer autant les difficultés que les réussites. « En général, on retient le mal. Moi, je fais aussi apparaître le bien. »
Plusieurs spectateurs ont salué cette vision équilibrée, rappelant que Planoise est aussi un quartier familial où de nombreux jeunes construisent des parcours positifs malgré les difficultés. L'un d'eux a évoqué « une véritable histoire de résilience » qui dépasse largement les clichés habituellement associés au quartier.
Une coopération franco-suisse
Le projet s'inscrit également dans une démarche transfrontalière. Le scénario alterne entre les décors urbains de Planoise et les paysages de Suisse, notamment autour d'Yverdon ou Neuchâtel. Selon le réalisateur, cette alternance permet de faire coexister la dureté du quotidien et des espaces plus apaisés, tout en illustrant le vivre-ensemble entre les deux territoires.
Le protoxyde d'azote au cœur du message
Le choix de traiter le protoxyde d'azote est directement lié à une expérience personnelle du réalisateur. Il explique avoir perdu un voisin, décédé après avoir consommé ce gaz euphorisant. « C'est une drogue qui ne détruit pas immédiatement mais qui peut provoquer plus tard des paralysies ou des atteintes neurologiques graves ». Le film entend ainsi sensibiliser le public à un danger encore sous-estimé.
Une déception sur le financement français
Au cours des échanges, Rachid Bekhaled a également regretté l'absence de soutien financier des dispositifs bisontins de politique de la ville. Selon lui, le projet a obtenu des financements côté suisse dans le cadre de la coopération transfrontalière, mais n'a bénéficié d'aucune aide des dispositifs sollicités dans la cité comtoise, malgré plusieurs demandes. Il espère désormais que la future équipe municipale et les partenaires institutionnels accompagneront davantage ce type de projet de prévention.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film
Une tournée de débats envisagée
Au-delà des festivals, le réalisateur souhaite faire vivre le film dans les établissements scolaires, les associations et les structures jeunesse. L'objectif est d'organiser des projections suivies de débats avec les jeunes afin d'échanger autour des conduites à risque, de la prévention et des choix de vie. « Si des associations veulent accueillir le film à la rentrée, nous répondrons présents », conclut-il.
L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film
Un incendie de friche s'est déclaré hier matin, vers 12h, sur la commune d'Osselle-Routelle. Environ 500 m² de végétation ont été détruits. La circulation a été temporairement interrompue afin de permettre l'intervention des sapeurs-pompiers. L'origine du sinistre reste inconnue. Une enquête est en cours.
Depuis ce lundi matin, plus de 900 caravanes de gens du voyage se sont installées sur plusieurs secteurs du Doubs, notamment à Houtaud, Morteau, Thise, Marchaux et Saint-Vit. Les unités de gendarmerie sont mobilisées pour assurer la gestion des flux routiers et sécuriser la circulation aux abords des sites concernés.
Une altercation a éclaté dans la nuit lors d'une fête à Lods. Pour une raison encore inconnue, un homme alcoolisé a frappé plusieurs personnes avant de quitter les lieux. Il est ensuite revenu muni d'une hache. Rapidement interpellé par les gendarmes, il a été placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour établir les circonstances des faits.
Un grave accident s'est produit ce dimanche, vers 13h, sur la voie ferrée, à hauteur de Chalezeule. Un jeune homme de 19 ans, présenté comme dépressif, a été mortellement percuté par un train TER. La circulation ferroviaire a été interrompue pendant près de 3 h 30. Les sapeurs-pompiers ont distribué de l'eau aux 60 passagers restés à bord du train durant l'intervention. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Dimanche matin, à Ornans, trois individus ont dérobé un chariot télescopique de type Manitou après une soirée alcoolisée. Alors qu'ils circulaient sur la voie publique, le conducteur a perdu le contrôle de l'engin dans une descente. Les occupants ont sauté du véhicule, qui a poursuivi sa course avant de percuter une clôture, un panneau de signalisation, une haie puis un poteau métallique soutenant le toit d'un bâtiment, sans compromettre la structure.
L'accident a également endommagé un compteur électrique, entraînant une coupure de courant. Un des trois mis en cause est indemne, les deux autres ont été blessés et transportés au CHU de Besançon. Enedis est intervenu sur les lieux. Une enquête est en cours pour établir les circonstances précises des faits et identifier les personnes impliquées.