Ce lundi, la ville de Besançon a reçu la visite de Béatrice Lefrançois, secrétaire générale de l’UNICEF France, venue dresser un point d’étape du programme « Ville amie des enfants ». L'occasion de mettre en lumière l'engagement durable de la cité comtoise en faveur des droits et du bien-être de ses jeunes habitants.
Depuis 2020, Besançon fait partie du réseau des « Villes amies des enfants », un label attribué par l’UNICEF aux collectivités locales investies dans des politiques publiques centrées sur l’enfance. Pour Madame Billerey, adjointe à l'Éducation, l’Enfance et l’Inclusion, cet engagement est au cœur du projet municipal : « Besançon tient à offrir un cadre éducatif de qualité, qui accompagne les enfants à chaque étape de leur vie, de l’école au quartier, du temps scolaire à l’extrascolaire ».
L'interview de la rédaction : Béatrice Lefrançois, secrétaire générale de l’UNICEF France
Des actions concrètes au service des plus vulnérables
Plusieurs initiatives phares ont été saluées. Parmi elles, le Service de Réussite Éducative, qui accompagne près de 300 enfants issus de familles en grande précarité. « On travaille à restaurer leur confiance, à redonner à ces familles une légitimité à participer à la vie de l’école et de la ville », souligne Pascale Billerey. L’élue évoque aussi la tarification sociale à la cantine, garante d’un repas équilibré par jour pour tous les enfants, ou encore les « tickets loisirs », qui permettent à plus de 1 700 familles bisontines de profiter d’activités culturelles ou de vacances, souvent pour la première fois.
Participation citoyenne à hauteur d’enfant
Loin de se contenter d’une approche descendante, la ville favorise aussi la participation directe des enfants. Un projet récent a vu de jeunes élèves de l’école d’Arènes, dans le quartier Battant, explorer leur quartier avec un regard d’urbanistes en herbe. « Ils ont fait des propositions très concrètes pour améliorer leur cadre de vie. On est là dans une vraie mise en pratique des droits de participation des enfants », s’enthousiasme l’élue bisontine.
L'interview de la rédaction : Pascale Billerey, adjointe à l'Éducation, l’Enfance et l’Inclusion,
Un partenariat durable salué par l’UNICEF
De son côté, Béatrice Lefrançois a salué l’engagement de la municipalité sur les cinq axes clés du label : bien-être de l’enfant, lutte contre les discriminations, parcours éducatif cohérent, participation des enfants et sensibilisation aux droits. « Besançon a mené de nombreuses actions en faveur de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est plus qu’un affichage : c’est un engagement structurant pour les politiques locales », a-t-elle déclaré.
Un bilan officiel sera rendu en septembre, mais selon la secrétaire générale de l’UNICEF France, « les conditions sont réunies pour une évaluation positive » et une éventuelle reconduction du label pour le prochain mandat (2026-2032). Une reconnaissance que Besançon semble bien partie pour mériter à nouveau.
Au collège Mont-Miroir de Maîche, les projets pédagogiques ne sont pas de simples compléments aux cours, mais bien des leviers de sens, d’engagement et de citoyenneté. Cette année, Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, a engagé ses classes dans différents concours nationaux. Ils permettent aux élèves de sortir du cadre scolaire traditionnel pour explorer, comprendre et incarner les valeurs de la République.
Des concours pour apprendre autrement
Pour l’enseignante, ces projets sont une véritable colonne vertébrale pédagogique : « Pour moi, c’est ce qui donne tout son sens à mon métier. C’est un moment fort de partage avec les élèves, où ils sont réellement investis, stimulés, et où l’on peut transmettre nos valeurs communes » explique-t-elle. Ainsi, plusieurs classes du collège ont participé à des concours académiques et nationaux avec des résultats remarquables. Lors du concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), la classe de 3e2 a décroché le podium, au niveau académique, grâce à son projet original « Le Landau de la Liberté », un travail symbolique sur la Résistance et la mémoire locale. Un autre projet de 3e a permis aux élèves d’explorer la thématique du harcèlement scolaire, pour lequel les jeunes ont décroché la 3e place au niveau académique du concours « non au harcèlement ». Enfin, la classe de 5e I a remporté le Grand Prix « collège national » du concours « #ZéroCliché » du CLEMI, avec sa vidéo « Au cœur des métiers », dénonçant les stéréotypes de genre dans le monde professionnel.
L'interview de la rédaction : Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique
Journalisme, mémoire et engagement : des élèves acteurs du monde
Le projet « #ZéroCliché », primé à Paris à la Maison de la Radio, le 5 juin dernier, illustre à merveille cette pédagogie active. Les élèves de 5e I se sont glissés dans la peau de journalistes pour interroger des professionnels aux parcours atypiques : une conductrice de travaux et un maïeuticien (sage-femme au masculin), entre autres. Ils ont exploré leurs témoignages et les stéréotypes auxquels ces professionnels ont dû faire face. « Les élèves ont ensuite conçu un sondage distribué à l’ensemble du collège, élèves et parents, pour mieux cerner les représentations sur les métiers », explique leur enseignante. Les résultats ont permis de dégager des pistes de réflexion sur la lutte contre les stéréotypes de genre à l’école et dans la société.
Une pédagogie ancrée dans la réalité
Tous ces projets s’inscrivent dans les enseignements d’histoire, d’EMC et d’éducation aux médias. Ils offrent aux élèves la possibilité de s’exprimer autrement, de prendre confiance en eux, et surtout de comprendre qu’ils ont un rôle à jouer dans la société. « Ces démarches permettent de croiser les savoirs scolaires avec des enjeux réels. Les élèves apprennent à argumenter, à débattre, à écouter… mais aussi à agir », souligne Laurie Carrez.
L'interview de la rédaction : Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique
Une école ouverte, moderne et responsable
Le collège Mont-Miroir prouve ainsi que l’école peut être un lieu vivant, où les apprentissages se construisent autour de projets concrets, sensibles et citoyens. Des moments qui laissent une empreinte durable chez les élèves et les aident à se forger une conscience sociale et critique.
Ce lundi, en fin d’après-midi, le rectorat de Besançon organisait la cérémonie de remise des prix du concours « Non au harcèlement », réunissant écoliers, collégiens et lycéens autour d’une cause essentielle : la lutte contre le harcèlement scolaire.
Sous l’impulsion du rectorat de Besançon et de sa référente académique au harcèlement, Emmanuelle Hardy, l'académie s’est une nouvelle fois fortement mobilisée dans le cadre du concours national « Non au harcèlement ». Élèves, enseignants et équipes éducatives ont travaillé main dans la main pour sensibiliser la communauté scolaire aux enjeux du harcèlement et de sa prévention.
L'interview de la rédaction : Emmanuelle Hardy, référente académique au harcèlement
Des productions riches et engagées
Du CP à la terminale, les élèves ont réalisé affiches, vidéos et projets variés pour alerter sur les conséquences du harcèlement et inciter chacun à agir. Plusieurs thématiques ont été abordées : le harcèlement ordinaire, le cyberharcèlement, ou encore l’importance de l’inclusion. « Nous avons vu des productions d’une grande richesse, témoignant d’une véritable implication des élèves », souligne Emmanuelle Hardy. « Ce sont des messages forts portés par des jeunes qui refusent que leur école ou leur collège soit un lieu de souffrance. » Parmi les productions présentées, certaines ont particulièrement marqué le jury, à l’image de cette affiche inspirée de l’univers des super-héros, conçue par un groupe d’élèves du collège Diderot de Besançon : « Sortir une personne du harcèlement, c’est comme être un super-héros », explique Ismaël, l’un des élèves participants. Pour eux, le message est clair : il faut agir, ne pas rester spectateur.
L'interview de la rédaction : Emmanuelle Hardy, référente académique au harcèlement
Les ambassadeurs en première ligne
Au-delà des productions artistiques, ce concours a aussi été l’occasion de mettre en lumière le travail quotidien des ambassadeurs contre le harcèlement. Ces élèves volontaires, formés pour détecter et accompagner les situations de harcèlement dans leurs établissements, jouent un rôle essentiel. « Notre objectif est d’exterminer le harcèlement, comme le précise Ismael. « Nous sommes plusieurs à veiller, à être à l’écoute dans la cour, dans les classes. Si nous repérons un élève en difficulté, nous en parlons aux adultes référents. » ajoutent Amaury et Nathan du collège de Pierrefontaine-les-Varans. Un travail d'équipe qui associe élèves et personnels éducatifs, dans un esprit de coopération et de vigilance permanente. « Si le groupe est fort et refuse le harcèlement, alors celui-ci n’a pas sa place » insiste Emmanuelle Hardy.
L'équipe d'ambassadeurs du collège Diderot à Besançon
L'équipe d'ambassadeurs du collège Louis Pergaud de Pierrefontaine-les-Varans
Un dispositif académique renforcé
Depuis novembre dernier, l’académie de Besançon a officiellement lancé son pôle d’action académique « Non au harcèlement », visant une prévention renforcée, une détection précoce et une prise en charge systématique des situations. Formation des personnels, soutien aux établissements et accompagnement des familles sont au cœur de ce dispositif. Car si les chiffres nationaux restent globalement stables, l’objectif prioritaire demeure la détection rapide et la résolution des situations avant qu’elles ne dégénèrent. « La quasi-totalité des situations sont désormais prises en charge au sein même des établissements, grâce à des personnels mieux formés et à l’implication de tous les acteurs scolaires et familiaux », explique la référente académique.
Des ressources accessibles et un numéro clé
Pour les situations complexes, les élèves et leurs familles peuvent également s’appuyer sur des ressources extérieures, notamment le numéro d’appel national 3018, permettant de signaler des cas de cyberharcèlement et de faire supprimer des contenus nuisibles sur les réseaux sociaux. Toutes les productions réalisées dans le cadre du concours sont disponibles sur le site de l’Académie de Besançon, permettant de prolonger cette action de sensibilisation et de partager les messages portés par les élèves.
Ensemble, plus forts contre le harcèlement
Ce lundi 16 juin, plus de 530 000 lycéens des voies générale et technologique ont lancé les écrits du baccalauréat 2025 avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Dès 8 heures du matin, les élèves se sont confrontés à des sujets mêlant réflexion personnelle et culture philosophique. Les candidats de la voie générale avaient le choix entre deux dissertations : « Notre avenir dépend-il de la technique ? » et « La vérité est-elle toujours convaincante ? ». Ils pouvaient également s’atteler à un commentaire de texte portant sur un extrait de La Théorie de la Justice de John Rawls (1971), qui aborde les notions de démocratie et d’égalité de traitement des citoyens.
Pour les élèves de la voie technologique, les sujets étaient : « Sommes-nous libres en toutes circonstances ? » et « Avons-nous besoin d’art ? ». Le commentaire de texte portait, quant à lui, sur un extrait de Théorie des sentiments moraux d’Adam Smith (1789). Bien que toujours redoutée, cette épreuve de philosophie revêt des enjeux allégés depuis la réforme du lycée, qui a modifié le poids des différentes épreuves dans la note finale du baccalauréat.
Parvenir à faire d’un musée un lieu de vie, de transmission, de dialogue culturel : c’est le pari relevé avec brio par une classe de seconde du lycée Victor Hugo de Besançon, avec leur exposition fictionnelle "Arsène & la malle du temps", présentée au Musée des beaux-arts et d’archéologie jusqu’au 29 septembre.
Tout au long de cette année scolaire, 14 lycéens ont vécu une aventure pédagogique et humaine hors normes. Encadrés par trois enseignantes — Julie Vernier (français), Malika Souidi (physique-chimie) et Emmanuelle François (SVT) — et accompagnés par les équipes des Musées des beaux-arts et du Temps, ils ont conçu une exposition de A à Z, à la manière de véritables commissaires d’exposition. De la sélection des œuvres en réserve, à la scénographie, jusqu’à la communication grand public, ce projet a permis aux adolescents de s’approprier l’univers muséal. Mais au-delà de la prouesse pédagogique et artistique, le rôle social du projet s’impose avec force.
L'interview de la rédaction : Bertin, un lycéen qui a particpité au projet.
L'interview de la rédaction : Ludovic, un lycéen qui a particpité au projet.
Un musée à portée de tramway : une nouvelle géographie sociale de la culture
Pour une partie des élèves issus du quartier de Planoise ou de collèges périphériques, le musée du centre-ville représentait un monde à part. « Certains pensaient que ce n'était pas pour eux », confie Malika Souidi. Cette exposition leur a offert une porte d’entrée, mieux : une clef. Chaque lundi après-midi, les élèves quittaient les murs du lycée pour investir ceux du musée. En créant un cadre régulier, identifiable dans l’emploi du temps, l’institution scolaire a ouvert l’espace muséal à une appropriation en profondeur. Le projet, soutenu par la préfecture dans le cadre d’une politique d’accès élargi à la culture, assume un objectif d’inclusion sociale : croiser des profils différents, mêler des élèves de divers horizons, et faire du musée un lieu où l’on peut se retrouver, réfléchir, créer, dialoguer.
L'interview de la rédaction : Mme François
Créer ensemble pour apprendre à vivre ensemble
« On n’était pas tous d’accord, mais on a appris à faire des concessions », racontent les élèves. Si la fiction d’Arsène, adolescent découvrant une malle mystérieuse dans le grenier familial, agit comme fil rouge narratif, la véritable histoire est celle de cette classe hétérogène unie par une œuvre collective. Chacun a contribué : certains portés par l’imaginaire, d’autres par le goût des objets, d’autres encore par le travail manuel. Tous ont découvert des métiers, des savoir-faire, et surtout la puissance de la création en groupe. En sélectionnant des objets inédits des réserves, en les liant par des récits inventés, les élèves ont composé un cabinet de curiosités personnel et profondément humain. L’histoire d’Arsène devient alors une métaphore du projet lui-même : une quête identitaire, faite de croisements, de détours, de transmission intergénérationnelle.
L'interview de la rédaction : Mesdames Vernier et Souidi
Un tremplin culturel et personnel
Le projet a aussi une dimension d’orientation. En explorant les coulisses du musée, en manipulant des œuvres, en visitant les ateliers de moulage, les élèves ont découvert des métiers souvent méconnus : régisseur, restaurateur, conservateur, médiateur. Pour certains, ce fut un déclencheur : « Ce sont des choses qu'on ne fait pas dans une vie normale », résume Ludovic. Mais plus encore que des vocations, ce projet a semé des graines de confiance. Confiance en soi, dans sa capacité à créer. Confiance dans les autres, dans la richesse des échanges. Et confiance dans les institutions culturelles, lorsque celles-ci se mettent réellement à la portée des jeunes.
"Arsène & la malle du temps" est à voir jusqu’au 29 septembre au Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon. Un livret-jeu accompagne l’exposition pour prolonger la découverte et résoudre l’énigme d’Arsène.
Ce mardi matin, dans le cadre de la journée nationale de la résistance, une cérémonie commémorative s’est tenue à la Citadelle de Besançon. Cette année encore, la jeunesse était présente et a été associée à cet évènement. Des lycéens du dispositif microlycée du Lycée Louis Pergaud de Besançon, un dispositif pensé pour ceux qui ont quitté le système scolaire avant de le réintégrer, ont participé à ce moment. Parmi eux, Elisa et Julien, élèves de terminale, qui suivent la spécialité histoire-géographie géopolitique et sciences politiques, emprunts d’enrichir leurs connaissances et désireux de s’immerger dans un univers qu’ils ne connaissent pas.
L'interview de la rédaction :Julien, lycéen participant

L’envie de comprendre le monde
Ces élèves, un temps en décrochage scolaire, ne se contentent pas d’apprendre des dates et des faits : ils veulent comprendre les mécanismes qui façonnent la société. Les cérémonies de commémoration, les visites historiques et les débats autour des régimes totalitaires leur offrent des clés précieuses pour décrypter l’actualité. « Je ne supporte pas l’idée d’être dans un monde que l’on ne comprend pas » explique Julien. Selon le jeune adulte, l’étude de l’histoire et de la géopolitique est essentielle pour y remédier. Une approche intellectuelle lucide, que partage également Elisa. La jeune femme ajoute que « cette spécialité permet de comprendre les enjeux actuels, d’appréhender l’avenir et d’éviter les dérives du passé ».
Un baccalauréat qui devient un outil de réflexion
L'interview de la rédaction :Elisa; Lycéenne participante
Loin d’être une simple épreuve académique, le grand oral du baccalauréat est pour eux une opportunité d’approfondir des questions fondamentales. Violence, mémoire oubliée, participation ordinaire aux tragédies de l’histoire : leurs sujets traduisent une volonté de poser les bonnes questions plutôt que de simplement réciter des réponses. Au-delà du diplôme, leur démarche révèle un engagement intellectuel durable. Pour eux, apprendre, c’est comprendre et, surtout, agir. En revisitant l’histoire, en interrogeant les mécanismes du pouvoir et en explorant les enjeux mémoriels, ils construisent une réflexion qui les accompagnera bien après la fin de leur scolarité.

Avec cette approche, l’école devient bien plus qu’un lieu d’apprentissage : elle devient un laboratoire d’idées, où la curiosité façonne l’avenir et redonne au baccalauréat toute sa pertinence.
Dans le cadre du Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, un projet éducatif innovant a été mené dans l’académie de Besançon. Initié par l’Éducation nationale, il vise à faire découvrir à tout un chacun, aux jeunes comme aux moins jeunes, des lieux mémoriels locaux et à retracer des événements marquants de la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi qu’a vu le jour un projet collectif, associant les académies de Dijon et de Besançon, sur internet : les routes des mémoires. Déclinée en panneau informatif et podcast, cette carte mémorielle virtuelle propose une quarantaine de lieux, répartis sur trois routes : la route des Justes, des tirailleurs et des Tsiganes.
L'interview de la rédaction : Sylvain Gland, Inspecteur académique en Histoire Géographie et référent acdémique mémoire et citoyenneté à Besançon

Durant cet après-midi, une convention a été signée entre l'académie de Besançon et le comité français pour Yad Vashem
Un projet pour redonner mémoire aux héros oubliés
L'interview de la rédaction : Sylvain Gland, Inspecteur académique en Histoire Géographie et référent acdémique mémoire et citoyenneté à Besançon
Partant du constat que peu de lieux historiques liés aux Justes, aux tirailleurs coloniaux ou aux camps d’internement tsiganes sont connus des collégiens et lycéens, ce programme a proposé, à plusieurs établissements, de travailler sur ces thématiques. Initialement prévu pour une vingtaine d’établissements scolaires, il a finalement mobilisé une quarantaine de sites volontaires. Les élèves ont mené des recherches historiques, parcouru des archives, et retrouvé des témoignages pour produire des panneaux explicatifs et des podcasts contextualisant ces parcours de mémoire.

Les Justes : un travail documentaire approfondi
Au lycée professionnel Toussaint Louverture de Pontarlier, un groupe d’élèves s’est particulièrement investi dans l’histoire de Charles et Liliane Schneider, un couple de Justes ayant caché des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale à la Ferrière-Sous-Jougne, près de Pontarlier. Il a fallu mener des recherches et récolter des informations, avant d’entamer les travaux d’écriture et d’enregistrement nécessaires. Dominique Schneider, fille des Justes, et l’un des enfants sauvés, aujourd’hui âgé de 85 ans, ont répondu aux questions des jeunes. "C’était très émouvant de parler à ces personnes directement liées à cette histoire", confie Romane. Les élèves ont conçu un podcast de sept minutes, relatant ces faits historiques et incluant des extraits d’interviews. "Il fallait choisir les bons morceaux, structurer le récit, tout remettre en ordre… Ça nous a demandé un gros travail", précise Thiago.
L'interview de la rédaction : Romane et Thiago, deux lycéens pontissaliens engagés dans ce projet
Une mémoire vivante pour lutter contre l’oubli
À travers ce projet, les élèves ne se sont pas contentés de raconter une histoire : ils ont cherché à lutter contre la désinformation et à rappeler que ces événements ont réellement existé. "Certaines personnes cherchent à effacer cette mémoire, à dire que cela n’a jamais eu lieu", explique Thiago. « Nous voulons rappeler que cela s’est réellement passé, que des gens sont morts simplement parce qu’ils étaient Juifs, et que d’autres ont risqué leur vie pour les protéger."
L'interview de la rédaction : Romane et Thiago, deux lycéens pontissaliens engagés dans ce projet
L’exposition et les podcasts seront accessibles en ligne à partir du 15 juin, permettant à tous de découvrir ces récits méconnus mais essentiels. Grâce à l’engagement de ces élèves, l’histoire des Justes du Haut-Doubs retrouve la place qu’elle mérite dans la mémoire collective.
C’est au cœur du 19e régiment du génie de Besançon que se déroule, durant deux journées intenses, ce jeudi et ce vendredi, le Rallye Citoyen 2025, une initiative conjointe de l’Éducation nationale, de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) et des forces armées. Un événement marquant destiné à sensibiliser les jeunes à la citoyenneté et à valoriser les métiers des forces en uniforme – loin de toute visée de recrutement.
L'interview de la rédaction : Samuel Rouzet, directeur académique des services de l'Éducation nationale du Doubs
Une pédagogie de terrain pour forger l'esprit citoyen
« Ce rallye s’inscrit dans une dynamique éducative forte : former les élèves à devenir des citoyens éclairés et engagés », explique Samuel Rouzet, directeur académique des services de l'Éducation nationale du Doubs. Environ 350 élèves de 4e et 3e issus de 11 collèges du département ont ainsi participé à treize ateliers ludiques et pratiques, encadrés par des professionnels de la défense, de la sécurité et de la santé. Ateliers de secourisme avec les sapeurs-pompiers, simulations d’interventions par la police et la gendarmerie, découverte du "Bleuet de France", ou encore immersion dans la médecine de guerre avec le service de santé des armées : tout a été pensé pour éveiller la curiosité et ouvrir les perspectives.
Un partenariat au service de la jeunesse
Le lieutenant-colonel Jean-Marie Bezard, délégué militaire départemental adjoint, insiste : « Ce n’est pas une opération de recrutement, mais bien une action de sensibilisation au rôle du citoyen et à la reconnaissance des services publics qui protègent et accompagnent au quotidien. » L’organisation de l’événement repose sur le trinôme académique, une alliance entre l’Éducation nationale, l’IHEDN et les armées. Il s’agit de la deuxième édition de ce rallye, après une première session en 2024 ayant réuni 70 jeunes. Cette année, le succès est manifeste, avec une participation cinq fois supérieure.
L'interview de la rédaction : Le lieutenant-colonel Jean-Marie Bezard, délégué militaire départemental adjoint de ce dispositif
Un parcours structurant dans l’orientation
Ce rallye entre aussi pleinement dans les objectifs du parcours citoyen de l’élève, qui représente une part essentielle de la scolarité. « L’école a un rôle à jouer dans l’apprentissage de la citoyenneté, comme elle le fait pour toutes les autres compétences », rappelle Samuel Rouzet. Ce type d’initiative complète d’ailleurs d’autres dispositifs comme le Service National Universel (SNU).
Un engagement collectif salué
Le succès du Rallye repose également sur l’engagement des enseignants, des référents défense dans les établissements et des corps en uniforme qui ont répondu présents : armée de terre, gendarmerie, police nationale, sapeurs-pompiers, service médical des armées. « Il s’agit d’une alliance éducative solide entre les familles, les enseignants et les institutions républicaines », conclut M. Rouzet.
À l’occasion de la Journée internationale de la lumière, les étudiants de BTS Optique Photonique organisent un événement le 16 mai 2025, de 14 h à 19 h, à l’Espace Lamartine à Morez. Au programme : expériences interactives autour des phénomènes optiques, tels que les illusions d’optique, le light painting, la réflexion et la réfraction. Une occasion unique d’explorer le monde fascinant de la photonique, avec des démonstrations ludiques adaptées à tous les âges.
Les visiteurs pourront également en apprendre davantage sur la formation en BTS Optique Photonique, découvrir ses débouchés et échanger avec les étudiants et enseignants présents. Une immersion passionnante dans l’univers de la lumière et de ses applications !
Les familles de Pontarlier doivent se préparer à inscrire leurs enfants aux accueils périscolaires pour l’année scolaire 2025-2026. Les démarches se dérouleront en deux étapes essentielles via le Portail Famille des Francas.
Création ou mise à jour du compte (à partir du 12 mai 2025)
Les parents devront remplir les fiches enfant et adulte, indiquer les informations CAF, préciser les allergies éventuelles et choisir le type de repas adapté.
Dépôt du dossier complet
Ce dépôt se fera lors de deux journées spécifiques :
Pour ceux qui ne peuvent être présents, il sera possible de déposer le dossier jusqu’au 2 juillet au Service Enseignement, situé au 69 rue de la République.
Documents à fournir et réservations
Le dossier devra contenir les fiches de renseignements, une photo, une copie des vaccinations, une attestation CAF récente, une assurance extrascolaire, ainsi que les justificatifs liés au prélèvement bancaire ou à la garde partagée.
Enfin, les réservations des activités périscolaires ouvriront à partir du 2 juin 2025 sur le Portail Famille. Un dispositif organisé pour faciliter l'accès aux services tout en garantissant une prise en charge optimale des enfants.
Plus d’information sur : https://www.ville-pontarlier.fr/page/vivre-a-pontarlier/vie-quotidienne-2/enseignement/accueil-periscolaire