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Un lycéen, d’origine syrienne, scolarisé dans un établissement scolaire de Pontarlier, a été placé sous contrôle judiciaire, après avoir été présenté au Parquet de Besançon. La semaine dernière, il a été interpellé par les services de la police nationale de la ville. Le jeune homme a proféré des menaces très explicites à  d’autres lycéens, qui ont signalé cet incident à la direction de ce lycée professionnel. Il voulait « tuer » un de ses professeurs et « mettre le feu »  à son établissement.  Il a été interpellé en fin de semaine dernière.

La justice a condamné un homme de 37 ans, suivi pour schizophrénie, à huit mois de prison avec sursis. Il est le responsable d’une des sept fausses alertes qu’a connu le château de Versailles depuis l’attentat d’Arras, le 13 octobre. Il avait été arrêté le lendemain de son acte, vendredi dernier. Pour cette seule journée de jeudi, le préjudice pour le site national s’élève à environ 150.000 euros.

Un homme de 35 ans s’expliquera le 5 décembre devant le délégué du procureur de la république,  en vue d’une ordonnance pénale. Jeudi soir, vers 18h15, lors d’un contrôle, il est apparu qu’il conduisait sans être titulaire du permis de conduire. Au commissariat, les policiers ont remarqué que le trentenaire n’était pas un inconnu. Au cours de son audition, lors de sa garde à vue, il a reconnu les faits.

A Besançon. Un jeune homme de 25 ans a été placé en détention provisoire en attendant son jugement qui est prévu le 23 octobre. Sa compagne de 19 ans ne fait pas l’objet de poursuites judiciaires. L’individu est poursuivi pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent. Lors d’une perquisition, il a été découvert deux plaquettes de résine de cannabis pour un poids total de 200 grammes et la somme de 37.300 euros. Une enquête patrimoniale a permis de saisir des vêtements, bijoux et électroménagers d’un montant de 50.000 euros, ainsi que trois véhicules. L’exploitation de son téléphone portable a mis en évidence sa participation dans un trafic de stupéfiants. Il a gardé le silence sur l’identité de ses acheteurs.

A Besançon. Un jeune homme, âgé de 30 ans, a été placé en détention à la maison d’arrêt de Besançon. Le 3 octobre dernier, dans le cadre d’une expulsion locative, les forces de l’ordre ont découvert dans cet appartement de la rue Georges Monneur près de 5000 grammes de résine de cannabis, 410 grammes d’herbe de cannabis et 30 grammes de cocaïne, 330 grammes d’héroïne, et 280 euros.

Sur les conseils de son avocat, l’homme, absent au moment de l’intervention policière, s’est présenté au commissariat quinze jours plus tard. Lors de sa garde à vue, il expliqua que deux hommes, « qu’il ne connaît pas », lui ont proposé de servir de nourrice le 28 septembre dernier. Il dit avoir touché 200 euros pour les quatre jours. Il déclara également consommer « occasionnellement » de la résine de cannabis.

Trois personnes ont dû ou devront répondre de leurs agissements devant la justice. Les faits ont été constatés à Besançon avenue Île de France, dans le quartier Planoise. Un guetteur de 15 ans a été déféré devant le juge des enfants. Un revendeur, âgé de 18 ans, vu son pédigrée, a été incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon. Enfin, une jeune acheteuse de 28 ans s’expliquera le 15 février prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon. Sur place, les policiers avaient découvert 13 grammes d’héroïne, plus de 3 grammes de cocaïne et près de 2 grammes de résine de cannabis.

460.000€. C’est la somme qui a été détournée par Marc Bianconi entre 2020 et 2023, le président de l’association Emmaüs à Ornans. L’homme, qui ne travaillait plus depuis 2006, menait un train de vie démesuré, enchaînant voyages, hôtels et produits de luxe. L’homme marié depuis 32 menait en parallèle une double vie. Il a comparu devant la justice ce mardi matin à Besançon, en reconnaissant tous les faits. Il a écopé de trois ans de prison, dont un an ferme, et devra rembourser toutes les sommes dues.

Lorsque les enquêteurs ont plongé dans cette affaire, tout est allé très vite. Le 13 septembre, une enquête préliminaire a été ouverte suite à un dépôt de plainte par Emmaüs France. Le 18 octobre, l’enquête était terminée, et Marc Bianconi placé en garde à vue le jour d’avant. « Tout cela grâce au travail remarquable des gendarmes de la Celtif (Cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes) effectué dans un délai record » a souligné Etienne Manteaux, le procureur général de Besançon. Plus de 300 virements ont été effectués du compte d’Emmaüs Ornans en direction d’un compte allemand, au nom de Marc Bianconi, entre 2020 et 2023, pour un montant de 460.000€. L’homme qui habite à Franois, a intégré l’association en 2018 en est devenu son président quelques années plus tard, après que les autres membres aient salué son investissement. C’est d’ailleurs une des justifications qu’il a tenté de mettre en avant lors de son procès. « J’ai voulu me rémunérer pour les 50-60 heures hebdomadaires que je consacrais à l’association ». C’est lorsque Emmaüs France s’est rendu compte, récemment, que le conseil d’administration de cette antenne basée à Ornans n’avait plus été réuni depuis quelques années, que l’expert-comptable ne parvenait pas à obtenir les justificatifs et que depuis le mois d’août les salaires n’étaient plus versés, qu’une plainte a été déposée et confiée aux enquêteurs de la Celtif du Doubs.

 

Un collaborateur... d'Elon Musk ?

Dans le cadre de cette enquête, deux femmes ont également été placées en garde à vue. Il s’agit de son épouse et de sa maîtresse. Lorsque ces dernières ont été interrogées sur la provenance des produits de luxe et sur l’origine des fonds de monsieur Bianconi... les enquêteurs ont été plutôt surpris de leurs réponses. Le président d’Emmaüs Ornans avait indiqué à sa femme être à l’origine d’un brevet vendu à Keolis, lui rapportant des dizaines de milliers d’euros de royalties. Une version légèrement modifiée du côté de sa maîtresse, qui croyait que Marc Bianconi était veuf, et avait créé un brevet « Li-Fi », une technologie de communication sans fil. Aucune de ces deux femmes n’a été poursuivie par la justice. « Ce beau parleur, avec un côté mythomane, a longtemps trompé ses proches collaborateurs. Il passait beaucoup de temps à Ornans et expliquait mettre tout son réseau au profit d’Emmaüs » indique Etienne Manteaux. « Il expliquait aux membres d’Emmaüs qu’il se rendait aux USA pour rencontrer Elon Musk. Il allait en réalité à Las Vegas pour profiter d’un voyage d’agrément avec sa maîtresse, dans des chambres d’hôtel onéreuses » poursuit le procureur.

 

De nombreuses saisies et un an de prison ferme

Dans ce genre d’affaire, les enquêteurs procèdent à de nombreuses saisies patrimoniales. Sauf que dans ce cas, l’argent a été complétement dilapidé en voyages, hôtels, restaurants luxueux… Mais de très nombreux objets sont tout de même tombés entre les mains des enquêteurs. Maroquinerie, vêtements, montres et accessoires de luxe, mais aussi des smartphones, tablettes, du mobilier, des télévisions, et deux voitures, une Porsche et une DS3. Une saisie qui sera remise à Emmaüs Ornans. Marc Bianconi a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme et deux ans avec sursis. Il aura l’obligation d’indemniser Emmaüs et devra effectuer 240 heures de travaux d’intérêt général au profit d’une collectivité. Il aura l’interdiction de gérer une société pendant 10 ans.

 

Ce mardi, Gabriel Attal, le ministre de l’Education, a annoncé que 179 incidents ont été remontés à ses services lors des hommages à Samuel Paty et Dominique Bernard, deux enseignants tués par des individus radicalisés. Tous ont été communiqués à la justice. Des procédures disciplinaires sont également en cours. Pour les faits les plus graves, qui relèvent de l’apologie du terrorisme, Gabriel Attal a ordonné l’exclusion de ces individus dans un premier temps.

Le 14 juillet dernier à Besançon, lors des traditionnels feux d’artifice, un bébé de 4 mois avait été blessé après avoir reçu un mortier qui avait explosé sur la banquette arrière du véhicule où il se trouvait. Le nourrisson ainsi que sa sœur de 4 ans avaient été blessés. L’auteur des faits, un homme de 45 ans, a été condamné à un 1 an de prison ferme par le tribunal de Besançon ce lundi soir. Le prévenu, par la voix de son avocat, a indiqué qu’il fera appel.

A cette même époque, un arrêté préfectoral avait pourtant été déposé, interdisant l’usage de pétards et de mortiers en tout genre. Ce qui n’a pas empêché plusieurs individus de se procurer ces engins pyrotechniques et de les utiliser lors de la cérémonie nationale. C’est une famille venue de Haute-Saône qui en fera les frais. Aux alentours de 23h, après la cérémonie, lorsque qu’elle quitte la ville en voiture, cette famille reçoit une fusée qui explose sur la banquette arrière. Un nourrisson de 4 mois est touché. Les constatations médicales feront état de brûlures au niveau du cuir chevelu, du visage, des bras et des jambes. Pendant l’audience, ses parents ont évoqué des séquelles, présentes encore aujourd’hui dans son quotidien. A ses côtés, dans le véhicule pendant l’explosion, sa sœur de quatre ans a aussi été touchée. Pris d’un sang-froid exemplaire, c’est elle qui a retiré le bébé de son siège pour le protéger des flammes.

Des investigations ont été menées pendant de long mois pour identifier l’auteur de cet acte. Si les images des caméras de vidéosurveillance ont révélé la présence de plusieurs personnes sur les lieux à ce moment-là, c’est un renseignement anonyme qui a permis d’identifier un homme. Un quadragénaire avec de nombreuses mentions au casier judiciaire. S’il n’a pas voulu se dénoncer, en partie parce qu’il avait beaucoup bu dans l’après-midi, le suspect a indiqué qu’il ne se trouvait pas sur les lieux durant la soirée. Une version rapidement contredite par l’analyse de son téléphone portable. « Un dossier monté de toutes pièces. Sur place, il y a eu une utilisation massive d’engins pyrotechniques et plus d’une centaine de personnes. Dans ce dossier, on se base uniquement sur un renseignement anonyme qui arrive bien plus tard » indiquait son avocat, en demandant la relaxe de son client. Alors qu’Etienne Manteaux, le procureur, avait requis six mois de prison ferme, le tribunal a tranché pour un an de prison ferme. Le prévenu, par le biais de son avocat, a indiqué faire appel ce mardi matin.  


Un fonctionnaire de police a été blessé par un individu alcoolisé samedi soir au parc des Glacis à Besançon. Un premier signalement avait indiqué la présence de cet individu à la gare Viotte. Deux hommes se poursuivaient. L’un d’eux était armé d’un couteau. Les fonctionnaires ont dû faire usage d’un pistolet à impulsion électrique pour le menotter. Au moment de son interpellation, il saignait au niveau du visage.

Lors de son audition, après avoir proféré des insultes aux agents, l’homme expliqua qu’un compagnon d’infortune lui avait porté un coup au visage à l’aide d’un poing américain. Il aurait alors exhibé un couteau et pris la fuite. Cependant, l’exploitation de la vidéo-surveillance ne permettait pas d’identifier une autre personne. Par ailleurs, aucun blessé n’a été retrouvé et signalé sur les lieux. Il s’expliquera le 15 février prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon. Quand au policier, il a été pris en charge par les secours. Il a pu reprendre son travail après avoir été soigné.