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La tension monte autour du projet d’implantation d’un second commissariat de police à Planoise, à Besançon. Dans un courrier adressé au député centriste Laurent Croizier, candidat aux municipales sur la liste de Ludovic Fagaut, la députée écologiste Dominique Voynet dénonce des « contre-vérités » et appelle à cesser les polémiques.

Dans cette lettre au ton ferme, l’ancienne ministre reproche à l’élu de la majorité présidentielle d’imputer à la maire de Besançon, Anne Vignot, les retards pris par l’État dans ce dossier sensible. Elle rappelle qu’en février 2023, une réunion s’était tenue avec le préfet afin de plaider l’urgence du projet auprès du ministère de l’Intérieur. Un an plus tard, en février 2024, Gérald Darmanin avait confirmé la construction d’un commissariat secondaire à Planoise et un financement de 70 % pour l’installation de caméras supplémentaires.

Selon Dominique Voynet, la Ville a depuis identifié un terrain et validé les accès au futur bâtiment. Mais « côté État, rien n’a suivi » : les crédits promis n’auraient pas été délégués. Elle pointe également la réponse « laconique » du ministre actuel, Bruno Retailleau, qui aurait indiqué ne pas avoir connaissance du projet.

À quelques jours du premier tour des municipales, la députée appelle à dépasser les querelles partisanes, alors que le narcotrafic pèse lourdement sur le quartier de Planoise. Elle propose à son homologue de solliciter ensemble un rendez-vous auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, afin d’obtenir de l’État qu’il tienne ses engagements.

La Ville de Besançon lance sa campagne d’affouage 2026. Les foyers de Besançon peuvent déposer leur dossier du 23 février au 15 mars pour bénéficier de lots de bois issus de la forêt communale. Une dizaine de lots sont proposés au tarif de 22,28 € le stère (bois abattu, débardé, découpé en 4 mètres et déposé en bord de route), pour environ 10 stères par lot.

Les dossiers, téléchargeables en ligne, doivent comprendre le règlement signé, un justificatif de domicile récent, une attestation de responsabilité civile spécifique à l’affouage 2026 ainsi qu’un justificatif des équipements de protection requis. Lien

La commission de contrôle des listes électorales de la Ville de Besançon se réunira jeudi 19 février à 16h30, en salle Raymond Forni à la mairie. Ouverte au public, cette séance s’inscrit dans la préparation des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La commission examinera la régularité des inscriptions et radiations sur les listes électorales.

La maire de Besançon, Anne Vignot, a exprimé la grande fierté de la Ville à l’égard de deux agents municipaux des espaces verts. Témoins d’un accident de la route au rond-point de Pirey, ils ont prodigué les premiers secours à une dame grièvement blessée, lui sauvant ainsi la vie avant l’arrivée des pompiers et du SAMU. « Nous sommes heureux de leur dire toute notre gratitude », a déclaré la maire, saluant leur sang-froid, leur réactivité et leur sens du service public.

La Ville de Besançon lance la deuxième édition de son appel à projets pour développer des actions artistiques et culturelles auprès de publics en prison ou en situation d’exclusion. L’initiative est menée avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs et la Protection judiciaire de la jeunesse de Franche-Comté. Les associations culturelles du Grand Besançon peuvent candidater dès le 16 février. Les projets, prévus sur deux ans à partir de l’automne 2026, doivent être co‑construits avec les partenaires. La date limite des dossiers est acté pour le 9 avril prochain.

Un recours gracieux pour freiner la bétonisation

Dix organisations ( association les Jardins des Vaîtes, Alternatiba, la Confédération Paysanne, la Confédération Nationale du Logement, FSU 25, Solidaires 25,…) ont déposé un recours gracieux collectif contre la modification n°13 du Plan local d’urbanisme (PLU) de Besançon. Ce texte ouvre la voie à l’urbanisation du secteur des Vaîtes, un espace maraîcher et naturel situé en cœur de ville.

L'interview de la rédaction : Claire Arnoux

Des enjeux sociaux et environnementaux majeurs

Pour Claire Arnoux, figure de l’opposition au projet, les Vaîtes représentent bien plus qu’une réserve foncière. Le projet d’urbanisation menace d’expulser des jardiniers installés parfois depuis plus de 50 ans, via un plan de remembrement. Le collectif défend ces terres comme des îlots de fraîcheur, des espaces de biodiversité et des lieux de sociabilité essentiels dans une ville confrontée au réchauffement climatique. S’il reconnaît la nécessité de logements, il plaide pour une réhabilitation du parc existant.

Alternatiba : des alternatives existent

Du côté d’Alternatiba Besançon, le projet ne répond toujours pas à une raison impérative d’intérêt public majeur. En 2023, le tribunal administratif avait déjà bloqué un premier projet de 1 150 logements pour cette raison. Le nouveau projet, réduit à 600 logements, reste selon l’association incompatible avec la préservation d’une vingtaine d’espèces protégées. Pour démontrer que d’autres solutions sont possibles, Alternatiba a lancé une carte participative recensant des friches industrielles (8 identifiées) et des bâtiments vacants (environ 19) pouvant être réhabilités ou densifiés. Les habitants sont invités à contribuer pour prouver que l’urbanisation des Vaîtes n’est pas indispensable.

L'interview de la rédaction : Une militante du collectif Alternatiba Besançon

Le regard des acteurs du logement

Pour Alain Jeunot, représentant de la Confédération Nationale du Logement, les grands projets de construction répondent souvent davantage aux besoins du secteur du BTP qu’à ceux des habitants. Il appelle à réorienter les efforts vers la réhabilitation thermique et structurelle du parc existant. Il rappelle que la densification excessive peut nuire à la qualité de vie, évoquant les difficultés rencontrées dans des quartiers, comme Planoise,  lors du confinement. Enfin, il souligne l’importance climatique des Vaîtes : « lors des épisodes de canicule, ces zones maraîchères affichent des températures plus basses que le reste de la ville Â».

L'interview de la rédaction : Alain Jeunot 

Une opposition structurée et déterminée

Environnement, logement, justice sociale : l’opposition au projet des Vaîtes se révèle multisectorielle et cohérente. Les associations mobilisées défendent une stratégie fondée sur la préservation des terres agricoles, la réhabilitation du bâti existant et l’utilisation des friches urbaines. Le recours gracieux vise à maintenir la pression sur la future municipalité et à rappeler l’importance de préserver ces espaces naturels, considérés comme essentiels pour la biodiversité et la résilience climatique de Besançon.

Après les épisodes de pluie, neige et gel, la Ville de Besançon intervient pour réparer les nombreux nids‑de‑poule apparus sur les routes. Les équipes techniques utilisent désormais un enrobé renforcé, plus résistant à l’eau, pour des réparations durables. Toutes les dégradations signalées ont été prises en compte, et la Ville invite les usagers à continuer de signaler les nouveaux dommages

Lancé en décembre 2023, et après un temps d’études environnementales et de concertation,   le projet d’éclairage de la Citadelle de Besançon, entre dans une phase concrète. Des tests techniques seront menés ce mercredi soir sur les remparts  afin de choisir les futurs projecteurs qui mettront en valeur le site classé à l’UNESCO. Un projet ambitieux, étalé jusqu’en 2027, qui conjugue valorisation du patrimoine, sobriété énergétique et protection stricte de la biodiversité.

Un vaste projet de mise en valeur du site UNESCO

Le projet global vise à moderniser un système d’éclairage vieux de près de 40 ans, aujourd’hui en fin de vie. Il comprend l’illumination des remparts extérieurs de la Citadelle ainsi que les fronts Saint-Étienne et Royal. La mise en service de cette première phase est attendue à l’automne 2026. Une seconde phase, programmée pour 2027, concernera l’éclairage intérieur du site, actuellement très limité. Elle vise notamment à améliorer la sécurité et le confort des déplacements des visiteurs à l’intérieur de l’enceinte.

La biodiversité au cœur des choix techniques

Dès la conception, le projet intègre de forts enjeux environnementaux. Un inventaire de la faune a été réalisé en lien avec des écologues et des associations spécialisées. Oiseaux nicheurs et chauves-souris, dont le grand rhinolophe, ont guidé les arbitrages. Ainsi, aucune intervention n’est autorisée sur les falaises entre le 15 février et le 15 juin, période de nidification. Les zones accueillant des faucons pèlerins et des choucas ne seront plus éclairées. Une « trame noire » est également préservée pour permettre aux chauves-souris de se déplacer sans perturbation lumineuse.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

 

Un éclairage adapté aux cycles naturels

Le calendrier d’allumage ne suivra pas uniquement les saisons touristiques, mais surtout les rythmes biologiques des espèces présentes. En période sensible, l’éclairage sera déclenché une à une heure et demie après le coucher du soleil. L’extinction interviendra à 1 heure du matin, conformément à la réglementation. Les nouveaux projecteurs, installés au pied des remparts en réutilisant autant que possible les supports existants, permettront de réduire significativement la pollution lumineuse vers le ciel.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

Deux phases, des financements distincts

La première phase, consacrée à l’éclairage extérieur, est portée par Grand Besançon Métropole. Son coût est actuellement en cours de négociation avec les entreprises. Le montant actuel s’élève à 1,6 millions d’euros. La seconde phase, dédiée à l’intérieur du site, sera financée par la Ville de Besançon. Son budget est estimé à un peu moins d’un million d’euros.

Sobriété énergétique et attractivité

Outre l’amélioration esthétique, le projet promet une réduction par trois de la consommation électrique, passant de 60 à 20 kW. Une fois installé, l’éclairage fonctionnera tous les soirs, avec des adaptations saisonnières et des extinctions partielles pour préserver la faune.

L'interview de la rédaction : En l'absence d'élu, en raison de la campagne des municipales, Daniel Mourot, responsable du service mobilité à Grand Besançon Métropole, s'est chargé de la présentation du projet. 

C’est un départ qui marque la vie politique bisontine. Christophe Lime, élu communiste emblématique et visage familier du conseil municipal comme de Grand Besançon Métropole, tourne une page majeure de son engagement public. Installé depuis peu à Dannemarie‑sur‑Crête, il quitte ses fonctions à Besançon et au sein de l’intercommunalité. Sa gestion de l’eau et de l’assainissement, unanimement saluée, restera l’un des marqueurs les plus forts de son action. L’élu ne disparaît pourtant pas totalement de la scène locale : il rejoint la liste du maire sortant de Dannemarie‑sur‑Crête pour les prochaines municipales.

Un pilier du paysage politique bisontin

Pendant des années, Christophe Lime a incarné une gauche populaire, pragmatique et attachée aux services publics. À Grand Besançon Métropole, il a porté l’un des dossiers les plus sensibles et structurants : l’eau et l’assainissement.

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Un domaine où son bilan fait consensus.

Il rappelle que toutes les délibérations depuis le 1er janvier 2018 ont été adoptées à l’unanimité, un fait rare dans une assemblée intercommunale souvent traversée par des divergences politiques. « De temps en temps, avoir un peu de consensus en politique, ça fait du bien », glisse‑t‑il. Sous sa responsabilité, la politique de l’eau a gagné en reconnaissance, tant au niveau national qu’international, renforçant la visibilité de Grand Besançon Métropole dans ce domaine.

Un départ serein, assumé et préparé

Christophe Lime assure quitter ses fonctions sans regret ni amertume. « Je pars tout à fait serein. Je pense qu’il ne faut pas faire le mandat de trop », confie‑t‑il. Il souligne également la relève au sein de son parti : « Il y a des jeunes avec de l’expérience qui vont reprendre ». Pour lui, l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle page. Après des années d’engagement intense, il estime avoir mené des actions « passionnantes » et laisser derrière lui un bilan solide, notamment sur les services publics de l’eau, aujourd’hui « bien calés ».

Un nouveau chapitre à Dannemarie‑sur‑Crête

Son déménagement récent a ouvert une nouvelle perspective. Sollicité par le maire de Dannemarie‑sur‑Crête, Christophe Lime a accepté de rejoindre son équipe pour les prochaines municipales. Il insiste : il ne s’agit pas d’un retour en position de commandement, mais d’un engagement local, plus modeste, plus proche du terrain. « Je vais changer d’échelle. On passe d’une grande collectivité à une plus petite. Je ne suis pas sûr que je vais faire que de commander là‑bas », sourit‑il. Ce qui l’attire, c’est la dynamique impulsée par le maire sortant, et la volonté de contribuer à un village qui n’est « pas qu’un village‑dortoir ». Il dit vouloir apporter ses connaissances, mais aussi apprendre, convaincu que la politique locale reste un terrain d’expériences humaines fortes.

L'interview de la rédaction : Christophe Lime 

Une retraite politique… mais pas un retrait de la vie publique

Si Christophe Lime quitte Besançon et la métropole, il ne quitte pas l’engagement. Sa transition vers une commune plus petite illustre une volonté de rester utile, autrement, ailleurs, à une autre échelle. Son départ laissera un vide dans l’assemblée métropolitaine, où son expertise technique et sa capacité à fédérer étaient reconnues. Mais il ouvre aussi un nouveau cycle, tant pour lui que pour les équipes qui lui succéderont. Une chose est sûre : la retraite politique de Christophe Lime ne passe pas inaperçue, tant son empreinte sur les politiques publiques locales, notamment dans le domaine de l’eau, restera durable.

Le quartier Planoise poursuit sa métamorphose grâce à une série de projets culturels, sportifs, éducatifs et urbains portés par la Ville de Besançon et de nombreux partenaires institutionnels. Ces investissements, étalés sur plusieurs années, visent à renforcer l’attractivité du secteur et à améliorer le cadre de vie des habitants.

Un nouveau pôle culturel avec le Cirque Pagnozoo

Depuis fin 2025, le chapiteau du Cirque Pagnozoo, installé au 1, rue de Franche-Comté, est devenu un lieu culturel majeur du quartier. La compagnie, reconnue pour son travail mêlant art équestre et création contemporaine, propose des stages, des spectacles et des actions pédagogiques. Le premier spectacle, « Métamorphoses », a ouvert la programmation. Des rencontres gratuites, les « P’tits déj au cirque », permettent également au public d’échanger avec les artistes. Le projet, d’un montant de 84 000 €, bénéficie d’un soutien financier de l’État.

Le complexe sportif Diderot modernisé

Le complexe sportif Diderot entre dans une phase clé de sa rénovation. L’extension, désormais ouverte, accueille les usagers pendant la réhabilitation du gymnase historique. Cette organisation garantit la continuité des activités scolaires et associatives. La rénovation complète doit s’achever au premier semestre 2027, pour former un double équipement sportif modernisé. Une étude en cours précisera les modalités d’occupation en vue de la première pleine saison d’activité prévue à la rentrée 2027. Le projet, d’un coût de près de 2,9 M€, est financé par l’État, la Région Bourgogne–Franche-Comté, le Département du Doubs, Grand Besançon Métropole et l’Agence nationale du sport. Une subvention européenne de 1,3 M€ a également été sollicitée.

Des écoles en pleine requalification

École Champagne.  Le site fait l’objet d’études pour une transformation complète : reconstruction du bâtiment élémentaire, création d’un restaurant scolaire, réorganisation de la maternelle, cours végétalisées et parvis ouvert au quartier. La mise en service est prévue à l’horizon 2029. Plusieurs financements sont sollicités auprès de l’État, de l’Europe, de la Région BFC, de la Caf et du Département.

École Île-de-France. Les travaux menés en 2024 et 2025 ont permis la désimperméabilisation des sols, la végétalisation, la plantation d’arbres et la création d’un parvis favorisant les échanges. Une entrée commune aux écoles maternelle et élémentaire a été aménagée au cœur de l’îlot. Les élèves ont participé aux plantations finales après une année de concertation. Le projet a mobilisé 1,3 M€ de financements publics.

Un parc urbain repensé au cœur du quartier

Lauréat du budget participatif, le projet de requalification du parc urbain avance. Une réflexion globale est engagée sur les usages, les cheminements et les plantations. Une première phase de travaux est prévue cet hiver. Ce projet s’inscrit dans la transformation du secteur Bourgogne–Époisses, achevée en 2025. Le montant global atteint 3,6 M€, financés par l’État et la Région.

25 nouveaux logements place des Nations

Néolia et Artis lancent un programme immobilier conçu par l’architecte Brigitte Metra. Le bâtiment comprendra 25 logements : 10 en accession sociale, 15 en locatif social, 4 logements en prêt à finir et un local d’activité en rez-de-chaussée. Construit en bois et matériaux biosourcés, l’ensemble vise une performance bas carbone. Les travaux débuteront en 2026.

Un quartier en mouvement

Entre dynamisation culturelle, modernisation des équipements publics, rénovation scolaire, requalification des espaces verts et nouveaux logements, Planoise connaît une phase de développement sans précédent. Ces projets, portés par une large mobilisation institutionnelle, dessinent un quartier plus attractif, plus durable et davantage tourné vers ses habitants.