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Le président du groupe socialiste et citoyen au conseil municipal de Besançon critique un début de mandat qu'il juge très médiatique, improvisé et insuffisamment tourné vers les enjeux de fond de la ville. Selon lui, derrière une communication omniprésente, les dossiers structurants peinent à avancer.

« Un mandat placé sous le signe de la communication »

Pour Jean-Sébastien Leuba, ces cent premiers jours auront surtout été marqués par une forte personnalisation de l'exercice du pouvoir. « Ces cent jours sont symboliques, mais Ludovic Fagaut n'a pas manqué de symboles. Il a été hyper-communiquant, très politique et parfois, il a même fait preuve d’improvisation dans son action. Il avait annoncé vouloir être le maire de tous les Bisontins, mais on découvre une vision très personnelle de la politique Â». L'élu socialiste estime que le nouveau maire occupe seul l'espace médiatique, au détriment du travail collectif de son équipe municipale.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Des priorités jugées déconnectées

Jean-Sébastien Leuba critique également les premières décisions prises par la majorité. Il cite notamment le fleurissement de la ville ou l'installation de palmiers alors que Besançon traverse un épisode de forte chaleur. « Les premières mesures ont consisté à planter des fleurs et des palmiers en pleine période de canicule. Puis il y a eu un arrêté anti-mendicité annoncé devant les médias. Pendant ce temps-là, les véritables enjeux attendent ».

L'opposition reproche également une succession d'annonces budgétaires réévaluées au fil des semaines. Le socialiste explique que plusieurs projets ont vu leur coût fortement évoluer, notamment le renforcement de la police municipale ou encore le marché de Noël. « On dépense sans compter avec le chéquier de la Ville. Les budgets évoluent constamment, ce qui traduit une forme d'improvisation ».

Sécurité, mobilité : « les grands dossiers restent sans réponse »

Si la sécurité figurait parmi les thèmes majeurs de la campagne municipale, Jean-Sébastien Leuba estime que les réponses concrètes tardent à venir. Il évoque notamment les incertitudes autour du futur hôtel de police, mais aussi l'absence de stratégie globale concernant les déplacements. « On annonce des parkings gratuits, mais où est le véritable plan de mobilité ? Les Bisontins attendent des réponses sur la circulation, les embouteillages, les pistes cyclables ou encore les transports en commun. Aujourd'hui, cette vision n'existe pas ».

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Le cumul des fonctions également critiqué

Le président du groupe socialiste s'interroge aussi sur le maintien par Ludovic Fagaut de son mandat de vice-président du conseil départemental du Doubs, en plus de ses responsabilités de maire et de président de Grand Besançon Métropole. « C'est la première fois qu'un maire de Besançon cumule autant de responsabilités. À force de vouloir tout faire, on finit parfois par ne pas faire grand-chose". 

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Une démocratie locale jugée fragilisée

Jean-Sébastien Leuba dénonce également les méthodes de gouvernance de la nouvelle majorité. Il regrette que l'opposition soit, selon lui, insuffisamment associée aux décisions et que plusieurs informations soient communiquées d'abord sur les réseaux sociaux personnels du maire. « Aujourd'hui, la communication passe d'abord par le profil personnel de Ludovic Fagaut. Les élus découvrent parfois les décisions après tout le monde. Ce n'est pas notre conception du fonctionnement démocratique d'une collectivité. »

L'élu socialiste critique également les modifications apportées au règlement intérieur du conseil municipal, notamment les dispositions relatives aux sanctions disciplinaires des élus. « Nous avons formulé plusieurs propositions. Elles ne sont ni étudiées, ni débattues. Nous avons davantage le sentiment d'une logique d'affrontement que de construction". Interrogé sur les difficultés évoquées par certains agents de la Ville et de Grand Besançon Métropole, Jean-Sébastien Leuba estime que les difficultés trouvent leur origine dans un mode de gouvernance très centralisé.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

L'arrêté anti-mendicité toujours contesté

Enfin, Jean-Sébastien Leuba revient sur l'arrêté anti-mendicité, l'une des mesures les plus commentées du début de mandat. Sans annoncer une participation directe aux recours engagés devant la justice administrative, le groupe socialiste estime que cette réponse privilégie l'affichage politique plutôt que le traitement des difficultés sociales. « Nous aurions préféré que la Ville réunisse les associations et tous les acteurs concernés. Lorsqu'on veut résoudre un problème, on construit des solutions avec ceux qui travaillent sur le terrain Â».  Selon lui, les outils juridiques existants permettent déjà d'intervenir lorsque cela est nécessaire, rendant cet arrêté peu utile dans sa version actuelle.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

 

Une opposition qui réclame désormais des actes

Au terme de ces cent premiers jours, Jean-Sébastien Leuba estime que la majorité municipale doit désormais passer des annonces aux réalisations. S'il reconnaît l'omniprésence médiatique du nouveau maire, il considère que les Bisontins attendent désormais des réponses concrètes sur les grands dossiers du mandat : sécurité, mobilité, transition climatique, fonctionnement des services municipaux et dialogue avec l'ensemble des élus. Pour le groupe socialiste et citoyen, le temps de la communication doit désormais laisser place à celui de l'action.

Pour l'élu communiste Hasni Alem, les cent premiers jours de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon marquent une rupture avec la précédente majorité, mais aussi les limites d'une gouvernance qu'il juge trop personnelle. Il critique une politique « revancharde », une communication omniprésente et un manque de dialogue avec l'opposition.

« Une rupture, mais pas dans le bon sens »

Interrogé sur les cent premiers jours du nouveau maire de Besançon, Hasni Alem reconnaît d'abord que Ludovic Fagaut a tenu sa promesse de rompre avec la mandature précédente menée par Anne Vignot. Selon lui, cette rupture s'est traduite par des choix systématiquement opposés à ceux de l'ancienne majorité. Mais l'élu communiste estime que cette stratégie se heurte désormais « au mur du réel », notamment face aux épisodes de canicule. Il cite en exemple la politique de fleurissement engagée par la nouvelle municipalité, qu'il considère inadaptée aux enjeux du changement climatique. « Il va désormais devoir gouverner et faire des choix dans l'intérêt général, et non dans une logique de revanche politique », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Un maire qui « n'a pas encore endossé pleinement son rôle »

Hasni Alem estime que Ludovic Fagaut conserve davantage une posture d'opposant que de maire. Il lui reproche notamment ses relations avec les élus de gauche, évoquant la manière dont serait traitée Anne Vignot ainsi qu'un manque de concertation avec l'opposition. À ses yeux, l'exemple le plus révélateur reste la réaction municipale après le décès de deux jeunes noyés dans le Doubs. L'élu communiste assure que son groupe souhaitait participer à une réflexion commune sur les mesures à mettre en œuvre, mais que le maire aurait préféré élaborer seul son plan d'action. « Dans un moment aussi grave, le consensus aurait dû primer », estime-t-il.

Une communication jugée excessive

Autre critique formulée par Hasni Alem : la place prise par la communication du maire. S'il reconnaît que la précédente majorité n'avait peut-être pas suffisamment communiqué, il considère que la situation actuelle est devenue inverse. Selon lui, les habitants voient quotidiennement des vidéos du maire sur les réseaux sociaux, tandis que les autres membres de la majorité demeurent quasiment invisibles. « On ne voit que Ludovic Fagaut », résume-t-il, estimant que cette personnalisation excessive du pouvoir traduit « une vision monarchique » de la gouvernance municipale.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Une équipe municipale peu visible

Pour l'élu communiste, cette forte personnalisation pourrait rapidement atteindre ses limites. Il estime qu'un maire ne peut durablement gouverner seul et qu'il devra nécessairement s'appuyer davantage sur son équipe. Hasni Alem regrette qu'aucun adjoint ne parvienne aujourd'hui à émerger politiquement, laissant, selon lui, toute la lumière au seul maire. Il compare cette stratégie à « l'hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy, dont il estime qu'elle avait fini par lasser une partie des Français.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Des recours judiciaires toujours en cours

Sur le terrain juridique, Hasni Alem confirme que le recours engagé contre l'arrêté municipal anti-mendicité doit connaître une première étape devant le tribunal administratif de Besançon ce lundi.  Il précise toutefois qu'aucune décision définitive n'est attendue immédiatement. Concernant le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, l'opposition étudie également différentes voies de recours, en lien avec les autres groupes minoritaires et la préfecture. L'article prévoyant la possibilité d'un blâme envers les élus apparaît, selon lui, comme le point le plus problématique.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

« Nous continuerons à combattre ces orientations »

Malgré les tensions avec la majorité municipale, Hasni Alem rappelle que les élus communistes votent favorablement près de 80 % des délibérations présentées en conseil municipal. Selon lui, les désaccords portent essentiellement sur les grandes orientations politiques et sur la méthode de gouvernance. Interrogé sur les éventuelles sanctions prévues par le nouveau règlement intérieur, l'élu conclut avec ironie : « Les blâmes de Ludovic Fagaut, pour moi, ce sont des médailles. »

Cette prise de position s'inscrit dans une série d'entretiens réalisés avec les différents responsables politiques bisontins à l'occasion des cent premiers jours de mandat de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon.

Face à l'épisode de canicule qui touche actuellement Besançon, Séverine Véziès, élue municipale de La France insoumise, estime que la crise climatique met en lumière de profondes inégalités sociales. Selon elle, la réponse des pouvoirs publics ne peut se limiter à des mesures d'urgence : elle doit s'inscrire dans une stratégie de long terme pour adapter la ville aux épisodes de chaleur appelés à se multiplier.

Des inégalités face à la chaleur

Pour l'élue bisontine, tous les habitants ne vivent pas la canicule dans les mêmes conditions. Elle souligne notamment les difficultés rencontrées par les familles vivant dans des logements mal isolés.  Les passoires thermiques de l'hiver deviennent des bouilloires thermiques l'été », résume-t-elle, évoquant les immeubles où les températures deviennent rapidement insupportables. Elle s'inquiète également de la situation dans plusieurs établissements scolaires, où les températures dépassent les 30 degrés. Selon elle, il est nécessaire d'organiser des solutions de repli pour les familles lorsque les enfants doivent quitter prématurément les écoles, en recensant notamment les lieux de fraîcheur accessibles dans la ville.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Une adaptation structurelle de la ville

Pour Séverine Véziès, la canicule ne constitue plus un simple épisode météorologique. « C'est un fait politique que l'on doit traiter de manière politique », affirme-t-elle. Elle appelle ainsi à engager un vaste plan d'adaptation de Besançon au changement climatique. Parmi les mesures qu'elle défend figurent :

  • un programme massif de rénovation thermique des bâtiments, notamment des écoles ;
  • le développement d'îlots de fraîcheur afin que chaque habitant puisse accéder rapidement à un espace rafraîchi ;
  • des mesures d'urgence destinées aux populations les plus vulnérables.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Des propositions pour faciliter l'accès à la fraîcheur

À la suite noyade de deux jeunes au barrage du parc Micaud, alors qu'ils cherchaient à se rafraîchir, l'élue rappelle que les interdictions ne suffisent pas. Selon elle, les collectivités doivent offrir davantage d'alternatives sécurisées.

La France insoumise propose notamment :

  • l'élargissement des horaires d'ouverture des piscines durant les épisodes de fortes chaleurs ;
  • la gratuité des piscines pendant ces périodes ;
  • l'ouverture gratuite de certains lieux climatisés, comme les musées ;
  • des tarifs réduits dans les cinémas afin d'offrir davantage de refuges contre la chaleur.

Pour Séverine Véziès, ces mesures permettraient de répondre à un besoin naturel de la population tout en limitant les comportements à risque.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Des critiques envers Ludovic Fagaut

L'élue juge insuffisantes les mesures annoncées cette semaine par le maire, Ludovic Fagaut. Elle affirme avoir alerté la majorité municipale dès le dernier conseil municipal sur les conséquences de la canicule, sans obtenir de réponse qu'elle juge satisfaisante. Selon elle, les propositions présentées après le drame restent essentiellement des réponses ponctuelles et ne s'attaquent pas aux causes structurelles du problème. Elle regrette notamment l'absence de politique ambitieuse d'adaptation climatique. Enfin, Séverine Véziès critique les priorités budgétaires défendues par Ludovic Fagaut, estimant que les investissements consacrés à la sécurité ou à certains aménagements urbains devraient davantage bénéficier à des équipements permettant aux habitants de mieux faire face aux épisodes de fortes chaleurs.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

 

Un plan canicule porté par La France insoumise

À travers ces propositions, Séverine Véziès défend une approche qui associe justice sociale et adaptation climatique. Pour l'élue bisontine, la multiplication des vagues de chaleur impose désormais de repenser durablement l'aménagement de la ville afin de protéger l'ensemble des habitants, en particulier les plus fragiles.

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Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, poursuit la constitution de sa nouvelle équipe dirigeante. Après plusieurs changements intervenus ces dernières semaines au sein de l'administration et du cabinet du maire, parfois accompagnés d'inquiétudes et d'arrêts de travail parmi les agents,inquiets pour leur avenir professionnel,  l'élu annonce la nomination de Sébastien Lenoir au poste de directeur général des services. Fort de plus de vingt ans d'expérience dans la fonction publique territoriale, il rejoindra Besançon le 17 août prochain après avoir exercé à Nice, Annecy et Sens. Il aura pour mission de piloter l'administration municipale et intercommunale et d'accompagner la mise en Å“uvre du projet de la nouvelle majorité.

Face à l’épisode de fortes chaleurs, la Ville de Besançon a présenté une série de mesures immédiates destinées à protéger les habitants, notamment les plus vulnérables, et à multiplier les espaces de fraîcheur. La municipalité indique avoir travaillé dès dimanche avec les adjoints, avant une étude de faisabilité menée lundi par les services. Les mesures ont ensuite été validées en bureau exécutif. Le coût global est estimé à environ 43.000 euros, auxquels s’ajoutent 3 200 euros pour l’avance de la mise en service d’une liaison de transport vers la forêt de Chailluz.

Lieux de fraîcheur, parcs et accès à Chailluz

La Ville a recensé sur son site internet les lieux de fraîcheur accessibles à la population. Certains parcs verront leurs horaires élargis jusqu’à 23 heures, notamment le parc des Chaprais et la Roseraie de Battant. À partir du mercredi 24 juin, une liaison Ginko desservira la forêt de Chailluz depuis le pôle d’échanges des Hauts-du-Chazal. Cette ligne, initialement prévue le 6 juillet, est donc avancée pour répondre à l’épisode caniculaire.

Brumisateurs, rampes d’eau et ombrage

Des brumisateurs vont être achetés et installés à proximité des maisons de quartier ainsi qu’en centre-ville. La Ville prévoit également de déployer des rampes d’eau potable permettant de remplir les gourdes et de se rafraîchir. Des devis sont par ailleurs en cours pour installer des toiles d’ombrage devant plusieurs équipements publics, notamment l’espace Mandela, la maison de quartier de Palente et celle de Montrapon.

Personnes vulnérables : le registre communal renforcé

Le CCAS et la Maison des Seniors renforcent l’accompagnement des personnes fragiles. Les personnes âgées ou vulnérables peuvent se faire connaître au 03 81 41 22 04. Actuellement, 123 personnes sont inscrites sur le registre communal, soit vingt de plus depuis jeudi dernier. Les agents prendront contact quotidiennement avec les personnes recensées. En cas d’absence de réponse, une visite pourra être organisée. Les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe seront également renforcées, notamment en centre-ville, avec distribution d’eau.

Écoles et crèches : ventilateurs et départs anticipés

La Ville a distribué 1 560 ventilateurs dans les écoles et les crèches. De nouveaux achats ont été lancés, malgré des difficultés d’approvisionnement. En lien avec l’Éducation nationale, les parents auront la possibilité de récupérer leurs enfants après la pause méridienne jeudi et vendredi, s’ils peuvent les garder à domicile. Plusieurs établissements affichent déjà des températures élevées : 30 °C à l’école Fanart, 28 °C à Boulloche, Kennedy et Kergomard.

Des rénovations d’écoles désormais questionnées

La municipalité reconnaît que certaines écoles récemment rénovées restent très chaudes en été. Selon la Ville, ces bâtiments présentent une isolation satisfaisante en hiver, mais ne permettent pas toujours de préserver la fraîcheur lors des épisodes caniculaires. Les écoles rénovées atteindraient environ 30 °C, contre 31 à 32 °C dans certains établissements non rénovés. Cette situation interroge la municipalité sur la manière de poursuivre les futurs programmes de rénovation.

Piscines : Mallarmé rouvre, les nocturnes à l’étude

Pour offrir davantage d’espaces de fraîcheur, la piscine Mallarmé rouvre dès le 24 juin en semaine. Elle restera toutefois fermée le week-end faute de personnel disponible. La Ville étudie aussi la possibilité d’étendre certains horaires dans les piscines, mais sous réserve de capacités humaines et de garanties de sécurité. Des nocturnes très tardives, jusqu’à 23 heures ou minuit, ne sont pas envisagées à ce stade, jugées trop complexes à encadrer. La question de la sécurité est centrale, notamment pour gérer les accès, comme cela se fait déjà à Port-Joint avec une société dédiée.

Fontaines, commerces et îlots de fraîcheur

La Ville souhaite maintenir les fontaines en circuit fermé, sous réserve de l’accord préfectoral dans le cadre des restrictions liées à la sécheresse. Un travail est également engagé avec les commerçants du centre-ville. Les établissements climatisés volontaires pourront afficher un macaron indiquant qu’ils peuvent accueillir les passants pour un temps de fraîcheur.

Baignade dans le Doubs : rappel ferme des interdictions

Après le décès récent de deux jeunes personnes, la municipalité rappelle que la baignade dans le Doubs reste interdite et dangereuse. La Ville met en garde contre les courants, les phénomènes d’aspiration, les rochers non visibles et les effets de siphon observés dans certains secteurs. Les patrouilles de police municipale sont renforcées sur les berges, notamment à la gare d’eau, au parc Micaud, à la Malate, au Moulin Saint-Paul et près de Rhodia. Une signalétique supplémentaire sera installée pour rappeler les interdictions.

Vers une zone de baignade sécurisée à plus long terme

La municipalité confirme qu’une réflexion est portée  pour créer, à terme, une zone de baignade sécurisée dans le Doubs. Ce projet figurait dans les intentions de la majorité municipale. Il devra toutefois être travaillé avec plusieurs partenaires, notamment l’Agence régionale de santé, afin de garantir la sécurité, l’accès, l’hygiène et la qualité sanitaire de l’eau. La Ville insiste : un tel projet ne pourra pas être mis en place rapidement et nécessitera un temps d’étude plus long.

canicule fagaut élus groupe

 

Agents municipaux : horaires aménagés et télétravail élargi

Un protocole spécifique est activé pour les agents municipaux dès trois jours consécutifs au-dessus de 28 °C. Les agents dont les missions le permettent peuvent télétravailler jusqu’à quatre jours par semaine. Les réunions sont privilégiées en visioconférence. Les horaires peuvent être adaptés afin d’éviter les périodes les plus chaudes. Des pauses fraîcheur, de l’eau, de la crème solaire et des adaptations vestimentaires sont également prévues pour les agents exposés.

Un contexte marqué par un drame

Alors que les fortes chaleurs persistent depuis plusieurs jours à Besançon, les élus de la France Insoumise alertent sur la nécessité de renforcer les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils rappellent le décès tragique de deux enfants âgés de 11 et 13 ans, survenu récemment dans un contexte de fortes températures.

La canicule, un enjeu de long terme

Pour les signataires du texte, les épisodes de canicule ne doivent plus être considérés comme de simples événements météorologiques exceptionnels. Ils estiment qu'ils sont appelés à se multiplier sous l'effet du réchauffement climatique et nécessitent une réponse politique adaptée. Ils plaident ainsi pour une anticipation accrue des conséquences sanitaires et sociales des vagues de chaleur, notamment dans les zones urbaines.

Des mesures d’urgence proposées

Le groupe présente un « plan canicule » articulé autour de plusieurs mesures immédiates. Parmi les propositions figurent l'installation de solutions d'ombrage temporaires, de portiques brumisateurs, la distribution de kits canicule, ainsi qu'un accès facilité aux piscines municipales et aux bâtiments publics climatisés ou rafraîchis. Les élus suggèrent également la gratuité des transports en commun lors des journées de forte chaleur, un renforcement des actions de prévention et une meilleure prise en charge des publics les plus fragiles.

Une attention particulière aux personnes vulnérables

Les auteurs du communiqué s'inquiètent particulièrement de la situation des personnes âgées, des sans-abri, mais aussi des élèves et des candidats aux examens confrontés à des températures élevées dans les établissements scolaires. Ils demandent que les écoles les plus exposées puissent fermer durant les heures les plus chaudes et que les familles soient orientées vers des lieux de fraîcheur. Ils invitent également les autorités académiques à étudier la possibilité de délocaliser certaines épreuves d'examen dans des bâtiments climatisés.

Des critiques sur les choix budgétaires municipaux

Le groupe critique par ailleurs la majorité municipale. Selon lui, les 3,5 millions d'euros de dépenses supplémentaires votées depuis le mois d'avril ne répondent pas suffisamment aux enjeux sociaux et environnementaux liés aux épisodes de chaleur extrême. Les élus estiment que ces choix limitent les capacités d'investissement futures de la collectivité et appellent l'exécutif municipal à faire de l'adaptation au changement climatique une priorité.

Demande d'un conseil municipal exceptionnel

Afin de débattre de ces propositions, les élus annoncent avoir demandé la tenue d'un conseil municipal exceptionnel consacré à la canicule et à ses conséquences. Ils affirment vouloir travailler collectivement avec l'ensemble des groupes politiques pour construire des réponses adaptées aux défis climatiques auxquels la ville est confrontée.

Dans le cadre de sa rénovation, la passerelle des Glacis à Besançon sera fermée aux piétons et aux cyclistes du 25 juin au 3 juillet. L’ouvrage, qui relie le quartier Battant à la gare, restera toutefois accessible les week-ends. Des itinéraires de déviation seront mis en place pour les cyclistes et les personnes à mobilité réduite. Cette ultime phase de travaux doit permettre d’appliquer le revêtement de protection de la passerelle afin d’en assurer la pérennité.

À la suite de la noyade de deux adolescents samedi après-midi dans le Doubs, à Besançon, les élus écologistes, Génération.s et de la société civile du conseil municipal ont exprimé leur profonde émotion et adressé leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes. Dans un communiqué signé par Anthony Poulin, ils saluent également l'engagement des sapeurs-pompiers, des agents publics et des services municipaux mobilisés.

Le groupe estime que ce drame rappelle la nécessité de renforcer la prévention face aux dangers des cours d'eau, alors que la région connaît un épisode de chaleur exceptionnel. S'appuyant sur les prévisions de Météo-France, les élus soulignent que la vague de chaleur de juin 2026 pourrait atteindre une intensité comparable aux épisodes de juillet 2019 et d'août 2003.

Ils demandent au maire de Besançon la réunion en urgence d'une cellule de crise associant les présidents de groupes municipaux et les services compétents afin d'élaborer un plan « fortes chaleurs » global. Parmi les mesures avancées figurent l'extension des horaires des piscines municipales, la réouverture de la piscine Mallarmé lors des pics de chaleur, le renforcement de l'information du public ainsi que la création de lieux de baignade sûrs et surveillés. Les élus rappellent également leurs propositions en faveur de la végétalisation, de la création d'espaces de fraîcheur et de l'adaptation de la ville aux épisodes caniculaires.

Une tragédie au niveau du parc Micaud

La ville de Besançon est en deuil. Deux adolescents âgés de 15 ans sont décédés après une baignade dans le Doubs, sur le secteur du parc Micaud. Le drame s'est produit alors que les jeunes se trouvaient dans une zone où la baignade est pourtant interdite. Dans un communiqué publié ce samedi, la municipalité indique avoir appris la nouvelle « avec une profonde émotion ». Le maire et l'ensemble des élus ont adressé leurs sincères condoléances aux familles, aux proches des victimes ainsi qu'à toutes les personnes affectées par cette tragédie.

Une cellule psychologique mise en place

Face au choc provoqué par cet événement, une cellule d'accompagnement psychologique a été déployée. Elle est destinée à soutenir les familles endeuillées mais également les témoins et les personnes présentes sur les lieux au moment des faits. La municipalité souligne l'importance de cet accompagnement dans un contexte particulièrement difficile pour les proches des victimes.

Un rappel des dangers du Doubs

Au-delà de l'émotion, la Ville de Besançon rappelle que cet accident met une nouvelle fois en lumière la dangerosité du Doubs. La baignade y est interdite sur l'ensemble du territoire communal, tout comme les sauts depuis les pontons, les berges ou les ouvrages d'infrastructure.

Plusieurs facteurs rendent la rivière particulièrement dangereuse :

  • des courants parfois très puissants ;
  • des variations soudaines de profondeur ;
  • des rochers et obstacles immergés difficilement repérables ;
  • un risque d'hydrocution lié aux écarts de température entre l'air et l'eau.

Un arrêté municipal réactualisé récemment

Ces interdictions font l'objet d'un arrêté municipal en vigueur depuis plusieurs années. Celui-ci a été réactualisé le 9 juin 2026 par le maire de Besançon afin de renforcer la prévention à l'approche de la période estivale. Des panneaux de signalisation sont installés le long des berges pour rappeler ces règles. La police municipale effectue également des patrouilles régulières afin de veiller à leur respect.

Appel à la vigilance

Alors que les fortes chaleurs incitent de nombreuses personnes à rechercher un peu de fraîcheur, la municipalité appelle chacun à la plus grande prudence. Elle invite les habitants à respecter les arrêtés en vigueur et à sensibiliser particulièrement les jeunes aux risques liés à la rivière. « Face à ce drame, la prudence et la responsabilité de tous sont essentielles pour éviter que de tels événements ne se reproduisent », conclut la Ville de Besançon. En cas d'urgence, les secours rappellent qu'il convient de composer le 18 ou le 112.

La Ville de Besançon poursuit son action pour réduire la présence des mégots de cigarette dans l’espace public. Réunis dernièrement  avec l’éco-organisme Alcome, commerçants, associations et entreprises ont fait le point sur les mesures engagées. Signataire d’un partenariat depuis novembre 2024, la collectivité vise une baisse de 40 % des mégots abandonnés d’ici 2027. Cinquante-deux zones sensibles ont déjà été identifiées sur le territoire. Distribution de cendriers de poche, installation de dispositifs de collecte et actions de sensibilisation figurent parmi les principaux leviers déployés pour lutter contre cette pollution qui peut persister plus de dix ans dans l’environnement.