La Ville de Besançon organise du 5 au 7 juin la deuxième édition du Week-end de l’interculturalité, placé cette année sous le thème « Les mots qui nous habitent ». Gratuit et ouvert à tous, l'événement se déroulera sur plusieurs sites de la ville, notamment à l’Hôtel de Ville, au Kursaal, au Musée comtois, au CLA et au Bastion.
Pendant trois jours, spectacles, rencontres, ateliers, projections et expositions mettront à l’honneur la diversité linguistique et culturelle présente sur le territoire. Parmi les temps forts figure le spectacle inédit « L’ailleurs », programmé le dimanche 7 juin à 18 heures au Petit Kursaal. L’initiative s’inscrit dans la démarche des Cités interculturelles du Conseil de l’Europe portée par la Ville de Besançon.
La section bisontine de la France insoumise monte au créneau après la publication d'un arrêté anti-mendicité signé par l'adjoint au maire de Besançon, Ludovic Fagaut. La mesure concerne plusieurs secteurs du centre-ville ainsi que la zone commerciale de Châteaufarine. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les militants et élus insoumis dénoncent une décision qu'ils jugent « grave socialement et symboliquement ». Ils regrettent notamment l'absence de débat préalable au sein du conseil municipal et accusent la majorité municipale d'avoir agi sans véritable discussion publique.
« Une politique de stigmatisation »
Pour la France insoumise, cet arrêté ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées dans l'espace public mais participe à une politique de « stigmatisation » des personnes les plus précaires. Le mouvement estime que la mesure vise davantage à éloigner la pauvreté des zones les plus fréquentées qu'à traiter les causes de la précarité. Les auteurs du communiqué rappellent que le Conseil de l'Europe a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, considérés comme discriminatoires et contraires aux droits sociaux fondamentaux.
Des outils juridiques déjà existants
La France insoumise souligne que les comportements portant réellement atteinte à l'ordre public, comme les agressions, les menaces, l'ivresse publique ou la mendicité coercitive, peuvent déjà être sanctionnés par les dispositifs légaux existants. Selon le mouvement, l'arrêté municipal relève donc d'un choix politique davantage que d'une nécessité juridique ou sécuritaire.
Un recours envisagé
Les insoumis accusent également la municipalité de privilégier les réponses sécuritaires et la communication au détriment des politiques sociales de fond. Ils citent notamment les questions du logement, de la santé mentale, des addictions, du pouvoir d'achat ou encore de la lutte contre la précarité. La France insoumise annonce enfin qu'elle examinera le contenu précis de l'arrêté avec des juristes afin d'étudier d'éventuels recours. Elle indique également vouloir lancer un appel à la mobilisation citoyenne contre cette mesure qu'elle juge contraire à sa vision d'une ville « solidaire, digne et humaine ».
« Ramener la sérénité dans l'espace public »
La Ville de Besançon remet en place un arrêté anti-mendicité agressive. Le document, signé ce vendredi matin par le maire Ludovic Fagaut, est entré en vigueur immédiatement et s'appliquera jusqu'au 15 octobre 2026 dans plusieurs secteurs du centre-ville et à Châteaufarine. Aux côtés de Jean-Pascal Riès, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, et de Myriam Lemercier, adjointe en charge de la politique de la ville, le maire a présenté cette mesure comme une réponse aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières semaines. « Les Bisontins nous ont élus pour ramener de la sérénité dans les quartiers et mettre fin à cette mendicité agressive et à l'ivresse sur la voie publique », a déclaré Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une situation jugée « intenable »
L'exécutif municipal estime que les beaux jours favorisent le retour de comportements problématiques dans certains secteurs du centre-ville. Selon la Ville, commerçants, riverains et touristes expriment régulièrement leur exaspération face à des situations de mendicité agressive, d'alcoolisation sur la voie publique, de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Pour justifier son arrêté, la municipalité avance plusieurs chiffres relevés entre le 15 avril et le 20 mai : 60 mains courantes enregistrées ; 29 troubles à la tranquillité publique ou attroupements agressifs ; 15 faits d'ivresse ou de consommation d'alcool sur la voie publique ; 6 rixes ; 6 vols et une vingtaine de courriels adressés par des commerçants, habitants et représentants professionnels. « Les habitants n'en peuvent plus », a affirmé le maire, évoquant notamment les témoignages recueillis lors de la récente visite ministérielle dans le quartier Battant.
Quels secteurs sont concernés ?
L'arrêté s'applique quotidiennement de 10 h à 20 h sur plusieurs secteurs identifiés comme sensibles : la Grande Rue, du pont Battant à la rue de la Préfecture ; la place Pasteur ; la place du 8-Septembre ; la rue Battant ; la rue Claude-Pouillet ; la rue Champrond ; le square Saint-Amour ; le passage Pierre-Adrien-Paris et les abords des Halles Beaux-Arts ; la place de la Révolution et la zone commerciale de Châteaufarine.
La mendicité agressive dans le viseur
La municipalité insiste sur le fait que l'arrêté ne vise pas la précarité mais certains comportements. La mendicité simple reste autorisée. En revanche, sont visés les comportements jugés agressifs : sollicitation insistante, intimidation, menaces, insultes, saisie physique d'un passant, alcoolisation sur la voie publique, regroupements générant des troubles ou encore présence de chiens provoquant nuisances, danger ou problèmes de propreté. « Lorsqu'une personne vous suit, vous interpelle à plusieurs reprises ou vous prend le bras pour obtenir de l'argent, cela devient de la mendicité agressive », a expliqué Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un arrêté mais aussi un accompagnement social
Ludovic Fagaut et Myriam Lemercier ont tenu à souligner que la réponse municipale ne serait pas uniquement répressive. La Ville affirme poursuivre son travail d'accompagnement en lien avec le Centre communal d'action sociale (CCAS), les centres médico-sociaux du Département et plusieurs associations. « La dignité des personnes précaires doit être respectée, mais celle des habitants également », a rappelé le maire. Pour Myriam Lemercier, la prévention et le suivi social demeurent essentiels : « Ces personnes n'ont pas choisi cette situation. L'accompagnement doit continuer. »
Des sanctions prévues
Le non-respect de l'arrêté municipal pourra entraîner une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros. Par ailleurs, lorsque les faits relèvent de la mendicité agressive au sens pénal, les auteurs peuvent faire l'objet de procédures judiciaires pouvant conduire à une garde à vue et à des poursuites devant les tribunaux. La police municipale a reçu des consignes de vigilance particulières sur les secteurs concernés.
Un arrêté qui pourrait être contesté
Interrogé sur le précédent arrêté anti-mendicité annulé par la justice administrative en 2018, Ludovic Fagaut assure que le nouveau texte repose sur des éléments factuels et juridiquement motivés. « Nous assumons pleinement cette décision. Les chiffres sont objectivés et vérifiables », a-t-il déclaré. Pour la majorité municipale, l'enjeu est désormais de restaurer la tranquillité publique dans les secteurs les plus fréquentés du cœur de ville tout en maintenant un accompagnement social des personnes en situation de précarité.
La Ville de Besançon poursuit son important programme de rénovation des écoles et des crèches. Huit projets sont actuellement en cours de travaux sur le territoire communal. Des opérations engagées il y a déjà deux ans et dont certaines livraisons sont prévues jusqu’en 2029, preuve de l’ampleur des rénovations engagées.
Parmi les futurs chantiers attendus figure notamment l’école Champagne, présentée comme un projet majeur estimé à environ 15 millions d’euros. Au total, les huit projets actuellement engagés représentent un investissement de 62 millions d’euros sur les trois prochaines années. La municipalité met en avant des travaux destinés à améliorer les conditions d’accueil dans les établissements, aussi bien pour les enfants que pour les personnels.
L’objectif affiché est également de renforcer le confort climatique des bâtiments, été comme hiver, à l’intérieur comme dans les espaces extérieurs. La Ville évoque ainsi « de beaux travaux engagés » pour moderniser durablement les écoles et les crèches bisontines.
L'interview de la rédaction : Pascal Orlandi, élu en charge des infrastructures, de la voirie, des grands chantiers et de la transition écologique et énergétique
Le conseil municipal de Besançon se réunira ce jeudi soir avec à l’ordre du jour 25 rapports portant notamment sur l’habitat, le patrimoine, le sport ou encore la culture. Plusieurs désignations dans différentes structures intercommunales et commissions seront également actées.
Battant au centre des ambitions de renouvellement urbain
Parmi les dossiers majeurs de cette séance figure le point consacré à l’amélioration de l’habitat privé dans le centre-ville, dans le cadre du dispositif OPA-RU et du programme Action Cœur de Ville. La municipalité souhaite aller plus loin en intégrant le quartier Battant dans la troisième phase du programme national de renouvellement urbain, l’ANRU III. L’objectif affiché est de transformer durablement le quartier avec une approche globale mêlant rénovation du bâti, sécurité, santé, mobilité et services de proximité. La Ville rappelle que Battant compte environ 2 500 habitants et qu’une cinquantaine de bâtiments nécessitent aujourd’hui une réhabilitation. La Ville souhaite notamment développer un projet de maison de santé de proximité sur le secteur.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon
Une étude relancée pour la salle des actes du collège Victor-Hugo
Le conseil municipal examinera également une nouvelle convention d’étude pour la rénovation de la salle des actes du collège Victor-Hugo. Cette salle patrimoniale, réputée pour ses qualités acoustiques, fait l’objet d’un projet mené conjointement par la Ville, le Département du Doubs et la Région Bourgogne–Franche-Comté. Le coût de l’étude de faisabilité s’élève à environ 87 000 euros hors taxes, financés en partie par la DRAC et les dispositifs liés au patrimoine historique. Pour la Ville de Besançon, la participation atteindra près de 17 500 euros.
L'interview de la rédaction : Pascal Orlandi, en charge des infrastructures, de la voirie, des grands chantiers et de la transition écologique et énergétique
Soutien confirmé aux clubs sportifs amateurs
Les élus voteront aussi une première enveloppe de subventions destinée aux associations sportives amateurs. Le dispositif concerne les clubs affiliés à l’Office municipal des sports et disposant de leur siège à Besançon. L’enveloppe globale prévue pour 2026 atteint 265 000 euros, dont une première tranche de 137 400 euros qui sera attribuée lors de cette séance. Les grands clubs professionnels ou semi-professionnels, comme le Racing Besançon ou le GBDH, feront l’objet de contrats d’objectifs spécifiques dans un second temps.
Patrimoine : la restauration de l’orgue de Saint-Ferjeux lancée
Autre dossier présenté avant le conseil : la restauration de l’orgue de la basilique Saint-Ferjeux, installé en 1894 et propriété de la Ville. Le coût du chantier est estimé à près de 180.000 euros. La Fondation du Patrimoine apportera environ 88 000 euros, dont plus de 83 000 euros issus d’une souscription publique menée par l’association des Amis des Orgues de Saint-Ferjeux. La Ville contribuera à hauteur de 50 000 euros. Les travaux devraient débuter en 2027 pour une durée comprise entre un an et un an et demi.
Fête de la musique : quatre scènes principales annoncées
La municipalité a également dévoilé les grandes lignes de la Fête de la musique 2026, prévue le 21 juin. Quatre scènes principales seront installées dans le centre-ville : place de la Révolution pour la programmation pop-rock, place Pasteur pour l’électro, la promenade Granvelle pour le reggae et le square Saint-Amour pour le jeune public. Plus de 80 concerts sont attendus. Ludovic Fagaut, le Maire bisontin, a annoncé également plusieurs nouveautés : QR codes sur les scènes, carte interactive, dispositifs écologiques et renforcement de la sécurité et des mobilités.
Vigilance renforcée face aux fortes chaleurs
Enfin, la municipalité a indiqué avoir activé son protocole de vigilance jaune face aux fortes chaleurs. Une campagne d’information a été lancée auprès des habitants, notamment via les réseaux sociaux, des SMS ciblés et le CCAS pour accompagner les personnes vulnérables.
La Direction interdépartementale des Routes Est va engager du 27 mai au 26 juin des travaux de réfection de chaussée et de maintenance sur la RN57, au niveau de la Voie des Mercureaux. Plusieurs restrictions de circulation sont prévues, avec neutralisations de voies, fermetures nocturnes dans un ou deux sens et déviations mises en place sur le contournement de Besançon. Des perturbations sont également attendues autour du giratoire de la Vèze et sur plusieurs routes départementales lors des nuits des 15 et 16 juin.
Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.
Avec le retour des beaux jours, Besançon s’apprête à lancer sa saison estivale des piscines. Le site de Port-Joint ouvrira ses portes ce samedi 23 mai en pré-saison, avant le passage aux horaires d’été à partir du 20 juin. Très apprécié des Bisontins pour sa proximité avec le centre-ville et son cadre au pied de la Citadelle, le site devrait rapidement retrouver son public. Pour Frédéric Parise, élu en charge des sports à la Ville de Besançon, cette réouverture marque un moment attendu. « Les Bisontins apprécient vraiment cet endroit. Il est hyper proche du centre et situé dans un cadre exceptionnel », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Frédéric Parise, élu bisontin en charge des sports.
Un site emblématique au pied de la Citadelle
Gérée par la Ville de Besançon dans le cadre d’un bail emphytéotique, la piscine de Port-Joint conserve cette année encore les mêmes équipements et les mêmes installations que lors des saisons précédentes. La restauration sera également assurée par le même prestataire, retenu pour trois saisons. À quelques minutes du centre-ville, il attire majoritairement des habitants de Besançon, même si des visiteurs extérieurs fréquentent également les lieux durant l’été.
Des horaires de pré-saison avant l’été
Dans un premier temps, Port-Joint fonctionnera avec des horaires dits de « pré-saison ». La piscine sera ouverte les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 12 heures à 14 heures puis de 17 heures à 20 heures. Les mercredis, samedis et dimanches, le public sera accueilli de 14 heures à 18 heures. À compter du 20 juin, les structures estivales passeront ensuite en horaires d’été afin de répondre à une fréquentation plus importante durant les périodes de fortes chaleurs.
Chalezeule ouvrira également cet été
La piscine de Chalezeule rejoindra elle aussi le dispositif estival à partir du 20 juin avec une large amplitude horaire. Le site ouvrira de 12 heures à 19h30 le lundi et de 10h30 à 19h30 du mardi au dimanche. Concernant les autres équipements municipaux, Frédéric Paris indique que la piscine Lafayette restera ouverte pendant la période estivale, tandis que Mallarmé sera fermé. Avec ces ouvertures progressives, la Ville de Besançon espère offrir aux habitants des espaces de fraîcheur particulièrement appréciés lors des épisodes de chaleur estivale.
La piscine Port-Joint de Besançon rouvrira ses portes ce samedi 23 mai avec les horaires de pré-saison. Jusqu’au 19 juin, l’établissement accueillera le public les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 12 heures à 14 heures puis de 17 heures à 19 h 30. Les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés, l’ouverture se fera de 14 heures à 18 heures.
La Citadelle de Besançon participera ce samedi 23 mai à la Nuit européenne des musées avec une soirée gratuite de 18 heures à 23 heures. Les visiteurs pourront découvrir des animations dans les trois musées du site : visites autour des œuvres et archives au Musée de la Résistance et de la Déportation, ambiance conviviale et récits de voyageurs au Musée comtois, ainsi que des ateliers et observations nocturnes au Muséum. Aquarium, insectarium, collections naturalistes et visites thématiques rythmeront cette soirée immersive mêlant histoire, sciences et patrimoine au cœur du monument bisontin. Plus d’information sur www.citadelle.com