À l'occasion de la demi-finale de la Coupe du monde 2026, la Ville de Besançon mettra en place une fan zone le 14 juillet sur le parking Battant afin de permettre aux supporters de suivre la rencontre de l'équipe de France. L'annonce a été faite par le maire Ludovic Fagaut, qui a salué la qualification des Bleus et le parcours du Maroc. Les modalités d'organisation seront précisées dans la journée par la Ville.
Alors que les températures pourraient atteindre 38 °C dans les prochains jours, la Ville de Besançon renforce progressivement les mesures mises en place pour faire face à cet épisode caniculaire. Les services municipaux et le Centre communal d'action sociale (CCAS) restent pleinement mobilisés afin de protéger les habitants, en particulier les personnes les plus vulnérables.
Une vigilance renforcée auprès des publics fragiles
Le dispositif VIGAL est activé afin d'assurer un suivi des personnes inscrites sur le registre des personnes vulnérables. Parallèlement, une veille mobile est déployée auprès des personnes sans domicile pour distribuer de l'eau et les orienter vers les structures d'accueil et d'aide. Les résidences autonomie de la Ville ouvrent également leurs salles climatisées aux personnes âgées, leur offrant des espaces de fraîcheur pendant toute la durée de l'épisode de fortes chaleurs.
Des espaces de fraîcheur accessibles à tous
La municipalité poursuit le déploiement de plusieurs dispositifs destinés à permettre aux habitants de mieux supporter les températures élevées. Des rampes d'eau temporaires sont installées dans le centre-ville, tandis qu'une signalétique spécifique permet de repérer les points d'eau potable et les lieux frais. Un réseau de commerçants partenaires participe également à l'opération en proposant le remplissage gratuit des gourdes et en offrant un espace de répit aux passants. Par ailleurs, les musées municipaux restent accessibles gratuitement pendant toute la durée de la canicule.
Des consignes de prudence
La Ville rappelle les recommandations de Santé publique France : boire régulièrement de l'eau, éviter les efforts physiques durant les heures les plus chaudes, maintenir son logement au frais, se rafraîchir plusieurs fois par jour et prendre régulièrement des nouvelles des personnes les plus fragiles. Elle insiste également sur le fait que la baignade dans le Doubs demeure strictement interdite, les fortes chaleurs pouvant conduire à sous-estimer les risques liés au cours d'eau.
Une information actualisée en continu
Les organisateurs d'événements en extérieur sont invités à adapter leur programmation en fonction des conditions météorologiques afin d'assurer la sécurité des participants. Enfin, les Bisontins peuvent consulter la page spéciale du site internet de la Ville, régulièrement mise à jour, pour retrouver la carte des lieux frais, des points d'eau potable, les adaptations des services municipaux et l'ensemble des dispositifs déployés. Une version papier de cette carte est également disponible à l'accueil de l'Hôtel de Ville et de l'Office de tourisme.
Le groupe des élus « Les Écologistes, Génération.s et Société civile » annonce l'organisation, en septembre, d'une convention citoyenne consacrée à l'adaptation de Besançon aux fortes chaleurs et au changement climatique. D'ici là , des échanges seront menés tout au long de l'été avec les habitants, les associations, les syndicats et les acteurs économiques afin de recueillir des propositions qui seront ensuite présentées au conseil municipal. Dans leur communiqué, les élus estiment que la municipalité n'a pas suffisamment répondu aux enjeux de la canicule et de la sécheresse, regrettant notamment l'absence de concertation sur leurs précédentes propositions et critiquant plusieurs choix de la nouvelle majorité en matière de végétalisation et de rénovation thermique.
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.
Une décision qui ne règle pas le fond du dossier
Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Des arguments laissés de côté selon les requérants
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.
Une mesure jugée inutile et contre-productive
Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.
Un appel à davantage de dialogue
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.
Le combat continue
Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.
En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.
Alors qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs est annoncé après la récente canicule qui a touché la France, les élus de La France insoumise au conseil municipal de Besançon appellent la municipalité à renforcer sans attendre les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils estiment que « la canicule tue » et jugent insuffisantes les actions actuellement mises en œuvre. Les élus insoumis alertent sur les conséquences sanitaires des vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, les sans-abri ou encore les habitants de logements particulièrement exposés aux fortes températures. Ils évoquent également une forte pression sur les établissements de santé et les services hospitaliers.
Davantage de lieux frais ouverts au public
Le groupe demande au maire de Besançon « d'aller au-delà de la simple information sur les points de fraîcheur disponibles dans la ville ». Il propose l'ouverture de tous les lieux climatisés ou naturellement frais pouvant accueillir du public, qu'il s'agisse de bâtiments municipaux, de galeries commerciales volontaires, de cinémas, de salles publiques, de caves accessibles ou encore de lieux de culte. Selon les élus, ces espaces pourraient constituer de véritables refuges lors des prochains épisodes de chaleur extrême.
Plusieurs mesures d'urgence proposées
Les élus de La France insoumise réclament également :
Un conseil municipal exceptionnel demandé
Au-delà de ces mesures immédiates, les élus rappellent leur soutien à des politiques de plus long terme comme la végétalisation de la ville, la désimperméabilisation des sols, la rénovation thermique des logements ou encore la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Ils réitèrent enfin leur demande de convocation d'un conseil municipal exceptionnel consacré à l'adaptation de Besançon au changement climatique. Selon eux, certaines décisions peuvent être prises immédiatement par la municipalité, tandis que d'autres nécessitent une coordination avec les services de l'État. Pour les élus insoumis, face à la multiplication des épisodes caniculaires, « chaque jour perdu augmente les risques », estimant que des mesures d'urgence sont désormais indispensables pour protéger les habitants.
Le tribunal administratif de Besançon s'est penché, ce lundi, sur le recours en référé déposé contre l'arrêté municipal visant la mendicité agressive, signé par le maire de Besançon. Les opposants considèrent que le texte manque de précision et laisse une trop grande place à l'interprétation, au risque de porter atteinte aux libertés fondamentales, en particulier celles des personnes sans domicile. Ils dénoncent également les conséquences de cette mesure en pleine période de fortes chaleurs. Le jugement est attendu jeudi.
Dans un communiqué, Séverine Véziès, élue La France insoumise au conseil municipal de Besançon, critique la gestion des espaces verts de la Ville en pleine période de canicule. Elle déplore notamment la tonte rase d'une prairie fleurie située près de la station de tram Micaud, puis la plantation de fleurs ornementales sans paillage quelques semaines plus tard. Selon l'élue, ces choix vont à l'encontre des recommandations de l'ADEME, du CEREMA et de l'Office français de la biodiversité, qui préconisent de préserver une végétation haute afin de limiter les îlots de chaleur et les besoins en eau. Séverine Véziès estime également que ces aménagements représentent un coût important pour la collectivité et appelle la municipalité à privilégier des solutions plus durables, adaptées au changement climatique.
En raison du passage du Doubs en vigilance rouge canicule, la Ville de Besançon préconise l'annulation de toutes les manifestations culturelles, festives et sportives prévues ce week-end. Les organisateurs qui décideraient de maintenir leurs événements en assumeront l'entière responsabilité. La Ville indique concentrer ses moyens sur la protection des habitants, en particulier les personnes les plus vulnérables, et invite la population à consulter régulièrement les informations mises à jour sur son site internet.
Cent jours après l'arrivée de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la mairie de Besançon, Anthony Poulin, élu d'opposition et ancien adjoint d'Anne Vignot, dresse un bilan particulièrement critique. Selon lui, le nouveau maire peine encore à endosser pleinement son rôle et privilégie la communication au détriment de l'action collective.
« Il n'a pas encore pris le costume de maire »
Pour Anthony Poulin, Ludovic Fagaut reste enfermé dans une logique d'opposition. « J'ai l'impression que Monsieur Fagaut n'a toujours pas pris pleinement le costume de maire. Il reste dans une posture de candidat ou d'opposant, obsédé par l'idée de remettre en cause ce qui a été fait auparavant ». L'élu estime que le maire devrait désormais représenter « toutes les Bisontines et tous les Bisontins » plutôt que de chercher à effacer le bilan de l'ancienne majorité.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Une opposition qui dit ne pas être écoutée
Anthony Poulin regrette également l'absence de dialogue avec la minorité municipale. Il affirme que plusieurs propositions formulées depuis le début du mandat ont été écartées, notamment un plan destiné à faire face à la hausse des prix des carburants ou encore la création d'une cellule de crise associant l'ensemble des élus pour gérer les épisodes de canicule. Selon lui, cette méthode traduit « une pratique ancienne du pouvoir » qui empêche de prendre en compte la diversité des points de vue.
Le plan écoles défendu face aux critiques
L'ancien adjoint défend avec vigueur les investissements réalisés sous la précédente mandature en matière de rénovation thermique des écoles et des crèches. Il cite notamment l'exemple de l'école Viotte, récemment rénovée. « Par rapport à l'an dernier, il fait sept degrés de moins dans les salles de classe. Ce sont des résultats concrets ». Pour Anthony Poulin, vouloir remettre en cause ce programme alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient relève davantage d'une volonté politique que d'une analyse objective. Il estime que les enjeux climatiques devraient conduire à rassembler plutôt qu'à opposer les équipes municipales.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Une communication jugée excessive
L'élu écologiste reproche également au maire de privilégier son image. Selon lui, Ludovic Fagaut serait davantage préoccupé par sa présence sur les réseaux sociaux que par les préoccupations quotidiennes des habitants. « Cela fait beaucoup d'images pour, au final, peu d'actions concrètes ». Anthony Poulin considère que la communication ne peut constituer une politique municipale à elle seule.
Des choix budgétaires contestés
Sur le plan financier, l'opposant critique les premières orientations de la nouvelle majorité. Il estime que la municipalité puise dans un budget qu'il jugeait jusque-là « solide et robuste » afin de financer des opérations qu'il qualifie de symboliques, évoquant notamment le fleurissement de la ville, l'installation de palmiers ou encore l'éclairage de la Citadelle. Selon lui, ces dépenses relèvent davantage de la communication que de véritables priorités pour les habitants.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
« Un maire isolé »
Anthony Poulin dit également percevoir un manque de fonctionnement collectif au sein de la majorité municipale. Il affirme voir essentiellement Ludovic Fagaut s'exprimer publiquement et estime que certains membres de son équipe tiennent des propos « outranciers » lors des conseils municipaux. Il reproche également au maire de vouloir limiter les prises de parole de l'opposition, évoquant notamment les débats autour du règlement intérieur du conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Des recours devant la justice
Enfin, Anthony Poulin confirme que l'opposition poursuivra les recours engagés contre plusieurs décisions municipales. Il vise notamment l'arrêté anti-mendicité ainsi que certaines dispositions du règlement intérieur du conseil municipal. Selon lui, ces textes dépasseraient les prérogatives du maire et il appartient désormais à la justice administrative de se prononcer.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Un appel au changement de méthode
Malgré ses critiques, Anthony Poulin affirme qu'il est « encore temps » pour Ludovic Fagaut de modifier sa manière de gouverner. Il appelle le maire à davantage écouter les propositions de l'opposition afin de répondre collectivement aux défis de la ville, qu'il s'agisse de la transition écologique, de la situation budgétaire ou de la qualité de vie des Bisontins. « Je pense que Monsieur Fagaut peut se montrer à la hauteur de son mandat. Aujourd'hui, il ne l'est pas », conclut-il.
Haut du formulaire
Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et au président de Grand Besançon Métropole, le groupe des élus écologistes, GénérationS et Société civile déplore l'absence de concertation sur la gestion de la canicule. Il propose la création d'une cellule de crise associant tous les groupes municipaux ainsi que la réunion du bureau exécutif de Grand Besançon Métropole afin d'élaborer un plan d'urgence coordonné. Les élus estiment que les mesures annoncées sont insuffisantes et appellent à s'appuyer sur les politiques de transition déjà engagées ces dernières années pour mieux anticiper les épisodes de fortes chaleurs.