La Ville de Besançon poursuit sa démarche ambitieuse de valorisation des femmes dans l’espace public. Par l’installation de plaques biographiques, la dénomination de nouvelles rues et la création d’un parcours patrimonial dédié, la municipalité entend rendre visible l’héritage de femmes scientifiques, artistes, militantes ou encore résistantes, longtemps oubliées dans la mémoire collective. Ce matin, une plaque a été inaugurée devant l’école Pierre et Marie Curie, dans le quartier de Palente. Elle rendant hommage à Irène Joliot-Curie.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Un parcours pour découvrir Besançon autrement
Ce parcours, pensé pour les habitants comme pour les visiteurs, invite à arpenter le centre-ville mais aussi certains quartiers périphériques à la rencontre de figures féminines marquantes. Chaque plaque comporte des éléments biographiques détaillés, permettant de contextualiser le parcours de ces femmes et de comprendre leur rôle dans l’histoire : scientifique, artistique, politique ou syndicale. « Ce cheminement permet de découvrir la ville à travers ces personnages, et de mieux comprendre leur contribution à notre société », souligne Aline Chassagne, élue de la majorité municipale bisontine, en charge de la culture et du patrimoine historique.
Une initiative pour corriger une inégalité historique
Cette action s’inscrit dans un constat largement partagé, avant cette mandature, seuls 5% des noms de rue à Besançon portaient le nom d’une femme. Pour la municipalité, agir sur ces symboles participe pleinement à la lutte contre les inégalités femmes-hommes. « Remettre les femmes dans l’espace public, c’est rappeler leur place dans notre histoire. Les rues, les places, les squares, mais aussi les statues, deviennent des supports de mémoire visibles par toutes et tous », explique Mme Chassagne. L’objectif est double : offrir une meilleure représentation féminine dans la ville et nourrir le regard des plus jeunes générations.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Un dispositif pensé pour les familles et les écoles
La localisation de certaines plaques, notamment à proximité d’établissements scolaires, n’est pas anodine. La municipalité revendique un intérêt particulier pour les relations intergénérationnelles, permettant aux enfants, aux parents, aux grands-parents et aux enseignants d’être confrontés quotidiennement à ces figures féminines. « Devant une école, on touche plusieurs générations. C’est essentiel en termes de pédagogie et de transmission. Ces femmes ont façonné notre histoire, avec un grand H mais aussi à travers des trajectoires individuelles incroyables », rappelle l’élue. Le parcours devient ainsi un outil éducatif, culturel et citoyen.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Statues, rames de tram et nouvelles rues : des hommages multiples
Au-delà des plaques, Besançon a multiplié les formes d’hommage : des statues dédiées à Henriette de Crans, Colette et Eugénie d’Héricourt, des rames de tram portant les noms d’Odile Selb-Bogé, résistante déportée, Denise Lorach, fondatrice du Musée de la Résistance et de la Déportation, ou encore Germaine Tillion, honorée une nouvelle fois. Plusieurs rues et lieux publics ont également été renommés en hommage à des femmes telles qu’Isabelle Febvay, Gisèle Halimi, Germaine Tillion, Yvonne Bühler, Paulette Guinchard, Marguerite Vieille-Marchiset, Clarisse Vigoureux, Gabrielle Petit, Assia Djebar, Hannah Arendt, Janine Andrade ou encore Yvonne Grappin.
Focus : Irène Joliot-Curie, une figure mise à l’honneur
L’une des deux plaques dévoilées ce mercredi célèbre Irène Joliot-Curie, chimiste, physicienne, prix Nobel de chimie 1935 aux côtés de son mari Frédéric Joliot-Curie, et l’une des premières femmes à entrer dans un gouvernement français en 1936. Fille de Pierre et Marie Curie, pionnière de la radioactivité artificielle, elle fut également commissaire au Commissariat à l’énergie atomique en 1945. Décédée en 1956 d’une leucémie liée à son exposition professionnelle au polonium et aux rayons X, elle symbolise à la fois l’excellence scientifique et l’engagement politique. Placée « à la croisée des chemins du quartier et des générations », sa plaque s’intègre pleinement à ce parcours de mémoire féminine.
La Ville de Besançon interdit jusqu’au 31 décembre 2026 la circulation des trottinettes électriques et autres engins motorisés dans l’hyper‑centre. L’arrêté, déjà en vigueur sur plusieurs rues, s’étend désormais à la rue Bersot (entre la rue d’Alsace et la rue des Granges). Les usagers doivent descendre de leur engin ou emprunter un autre itinéraire. Le non‑respect expose à une amende de 135 €.
Les 3, 4 et 5 décembre, le Kursaal de Besançon sera le théâtre de la 7ᵉ édition du congrès Timeworld, consacré cette année à la notion de limite. Habituellement organisé à Paris, Tokyo ou Montréal, cet événement d’envergure mondiale propose plusieurs dizaines de conférences animées par des mathématiciens, physiciens et philosophes, ainsi que des tables rondes, concerts et rencontres. Inscription obligatoire sur timeworldevent.com/8 – gratuite pour les étudiants.
À Besançon, les préparatifs de Noël battent leur plein. Deux sapins majestueux, issus de la forêt de Levier, trônent désormais place Granvelle et place du 8 Septembre, prélude à l’inauguration des illuminations prévue le 28 novembre à 18h.
Cette année, le thème « Pile à l’heure pour Noël » met à l’honneur l’horlogerie avec des décors lumineux et créatifs dans huit quartiers. Le village de Noël ouvrira ses 37 chalets dès le 28 novembre, accompagné de concerts, ateliers et spectacles. Marchés solidaires, animations aux Halles Beaux-Arts et concours aux Chaprais viendront compléter la magie des fêtes.
Besançon vient d’être de nouveau labellisée “Ville Active & Sportive” avec 4 lauriers, la plus haute distinction décernée par le Conseil National des Villes Actives et Sportives, sous l’égide du ministère des Sports. Une reconnaissance nationale qui salue l’engagement de la ville pour une pratique sportive accessible, inclusive et tournée vers le bien-être. Grâce à ses équipements, ses associations dynamiques et son projet “Grandes Heures Nature”, Besançon confirme son statut de terre de sport et de passion.
Jusqu’au 29 novembre, à Valdahon, la Médiathèque Brachotte accueille l’exposition « Le bestiaire fantastique de Franche-Comté » signée Jean-Yves Martin. Sculptures et peintures vous plongent dans un univers peuplé d’elfes, fées, lutins et autres créatures inspirées de la région. Visite libre aux horaires d’ouverture. Attention : fermeture exceptionnelle le vendredi 14 novembre.
Face aux critiques récurrentes sur les braderies de centre-ville, l’Union des Commerçants de Besançon (UCB) tient à rappeler leur rôle essentiel dans la vie économique locale. Dans son dernier communiqué, l’association souligne que « les braderies d’été et d’automne ne sont pas de simples opérations commerciales : elles financent une grande partie des animations et services proposés aux 200 commerçants adhérents tout au long de l’année ».
Grâce à leurs recettes, l’UCB organise des événements comme les Beaux Jours, le Calendrier de l’Avent ou l’opération « Bonjour », et assure le fonctionnement de ses permanents. « Chaque stand contribue à faire vivre le cœur commerçant de Besançon, bien au-delà des deux journées festives » rappelle le collectif.
La Toussaint se prépare à Besançon. La Ville, qui gère cinq cimetières totalisant 26 500 emplacements en 2024, poursuit l’aménagement de ces lieux de recueillement. Au cimetière Saint-Claude, après la réalisation des allées et d’un nouveau puits du souvenir en 2025, une extension hors les murs a débuté en septembre.
La première phase, livrable en mars 2026, prévoit des emplacements pour le carré confessionnel musulman. La seconde, programmée sur l’année 2026, verra la création du premier carré écologique de la ville : un espace dédié à des inhumations en pleine terre, sans caveaux ni matériaux non biodégradables, avec un entretien respectueux de l’environnement.
Depuis plus de dix ans, la ville de Besançon s’illustre par son engagement en faveur du commerce durable. Initiée au début des années 2010, la démarche commerce éco-engagés vise à accompagner les commerçants bisontins dans la transition écologique, sociale et économique de leurs activités. « L’objectif est de faire progresser les commerces autour de préoccupations environnementales et sociétales, tout en valorisant ceux qui s’engagent réellement » explique Julie Chettouh, conseillère municipale déléguée aux foires, marchés et charte du développement durable des commerces.
Une charte revisitée pour plus d’impact
La charte des commerces éco-engagés, pilier de la démarche, a récemment été repensée. Plutôt que d’augmenter le nombre d’adhérents à tout prix, la ville préfère miser sur la qualité de l’engagement. Chaque commerce participant bénéficie d’un diagnostic personnalisé selon huit axes — énergie, déchets, numérique, communication, gestion des fluides,… . Ce diagnostic débouche sur une cartographie claire des points forts et des marges de progression. Les commerces sont ensuite réévalués tous les trois ans, afin d’assurer une amélioration continue.
L'interview de la rédaction : Julie Chettouh
Un réseau collaboratif et des ressources mutualisées
La grande nouveauté du dispositif réside dans la création d’un réseau structuré de commerces éco-engagés, animé par un opérateur spécialisé. Une plateforme numérique dédiée permet désormais aux adhérents d’échanger, d’accéder à des ressources techniques, d’identifier des prestataires et de mutualiser certaines solutions, notamment sur la gestion des déchets ou l’efficacité énergétique. Des temps forts annuels viennent renforcer cette dynamique collective : le dernier, consacré à la sobriété numérique, a réuni de nombreux acteurs locaux.
L'interview de la rédaction : Julie Chettouh
Des exemples concrets et une ouverture au-delà du centre-ville
Aujourd’hui, environ 130 commerces bisontins participent activement à la démarche. Si le dispositif s’est historiquement développé dans le centre-ville, la municipalité encourage désormais son extension vers les quartiers périphériques. Parmi les nouveaux engagés, une pizzeria, située à Châteaufarine, illustre cette ouverture : « Elle travaille exclusivement en bio et veille à limiter sa consommation énergétique », précise Julie Chettouh.
Vers une économie locale plus sobre et plus solidaire
En fédérant des acteurs économiques autour de valeurs communes — responsabilité, innovation et partage —, cette démarche positionne Besançon comme une ville pilote du commerce durable. « Nos commerçants sont déjà très engagés » souligne l’élue. « Ce qu’ils attendent désormais, ce ne sont pas des leçons, mais des solutions concrètes et un accompagnement pour aller encore plus loin. »
Besançon obtient la note de 3,67/5 dans le baromètre vélo 2025 de la fédération des usagers à la bicyclette, soit une mention « plutôt favorable ». Les services comme la location et le stationnement sont bien notés (B), mais le confort et la sécurité restent moyens (C et D). 657 habitants ont répondu à ce sondage et ont signalé des besoins d’aménagements. Pour accéder à l’ensemble de l’étude : https://www.barometre-velo.fr/2025/