Dans un communiqué de presse, Jean-Philippe Allenbach, le président du Mouvement Franche-Comté, fait savoir que maître Amandine Dravigny, avocate du parti, a adressé un mail pour demander un ensemble de documents, relatifs au marché public, portant sur la commande d’une statue de Jenny d’Héricourt de l’artiste Grenobloise Lili Reynaud-Dewar. Il est également demandé à la Ville « les délibérations y afférentes ».
Jean-Philippe Allenbach rappelle qu’il avait dernièrement alerté le Préfet du Doubs, regrettant, selon lui, que la municipalité « n'ait pas fait d'appel d'offres concernant le choix de l'artiste ». Le coût de cette acquisition s’élève à plus de 103.000 euros. Il est prévu que la sculpture soit installée prochainement sur la place de la Révolution, au centre-ville de Besançon.
Hasni Alem, élu à la ville de Besançon, en charge du quartier Orchamps-Palente, s’oppose aux projets de fermeture d’une classe de maternelle à l’école Condorcet et d’une classe de primaire à l’école Pierre Marie Curie. Pour l’élu bisontin, ces fermetures auront pour conséquence d’aggraver les inégalités sociales. « Cette fermeture impliquera qu’il y aura en moyenne 24 élèves par classe dans ces deux écoles” pointe-t-il. Et de terminer : “Dans un quartier comme celui d'Orchamps-Palente, ce choix est un très mauvais signe et ouvre la porte à un risque de dérive du quartier. L’émancipation des quartiers populaires passera par l’école publique ou ne passera pas… ».
Mercredi soir, la Ville de Besançon avait également réagi. Si la cité reconnaissait le dialogue constructif avec le directeur académique des services de l’Education Nationale, qui avait conduit à la fin des projets de suppression de classes dans les écoles Sapins, Jean Zay et Saint-Claude, elle s’inquiétait quant au maintien d’autres projets de fermeture, concernant des structures implantées dans les quartiers prioritaires. Elle demandait la réouverture des discussions. « L’inclusion scolaire, l’égalité des chances et la réussite éducative des enfants bisontins passe par l’amélioration de la prise en compte des besoins pédagogiques des enfants et de la diminution de la charge de travail des enseignants ».
Dans le contexte budgétaire que nous connaissons, la Ville de Besançon et le Conseil Municipal se pencheront sur le budget 2025 ce jeudi soir. Soit un exercice comptable de 223 millions d’euros, avec 50 millions d’euros d’investissement, soit 5 millions de plus qu’en 2024. Même si l’effort sera moindre pour les collectivités locales, l’état prévoit néanmoins une enveloppe d’un milliard d’euros en moins cette année . Anthony Poulin, l’élu en charge des finances évoque un budget « rassurant et déterminant », plaçant l’entraide, la justice sociale et les habitants au cœur de cette politique tournée « vers l’avenir et la transition écologique ».
L'interview de la rédaction : Anthnoy Poulin
Cette hausse de l’investissement est rendue possible grâce à une baisse de 1,8 million d’euros des dépenses énergétiques. De nombreuses initiatives sont au programme : un nouveau dispositif de médiation dans le quartier Battant, avec un budget de 200.000 euros, l’installation de la maison des femmes, la poursuite du plan écoles et crèches, avec près de 10 millions d’euros investis cette année, le renforcement de la lutte contre les addictions, le soutien accru aux associations, la mobilité, la rénovation des quartiers, notamment les Clairs-Soleils et Orchamps- Palente, les aménagements de végétalisation de la ville, …. .
La culture
Cette année encore, la Ville de Besançon entend poursuivre sa politique culturelle. Elle porte la vision « d’une culture partagée et inclusive ». Son objectif est de rendre les équipements culturels accessibles à un public le plus large possible. Dans ce cadre-là, la collectivité veut trouver une approche et des projets nouveaux, permettant de créer du lien entre les différentes cultures et générations. Ce sera d’ailleurs la mission du futur directeur des musées du centre, qui devrait être nommé à la rentrée prochaine. Rappelons que la ville s’est séparée de la précédente directrice, dont le management a été remis en cause, après une enquête en interne. Cette première partie de saison sera marquée par plusieurs rendez-vous. Parmi lesquels : une programmation spécifique à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et la grande exposition « Chorégraphies » du 19 avril au 21 septembre, mêlant arts visuels et vivants. La danse y aura toute sa place.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne, responsable de la culture à la Ville de Besançon
La petite enfance
La Ville de Besançon poursuivra, en 2025, son plan école et crèche. La cité compte quatorze crèches collectives et une crèche familiale. Dernièrement, ce sont les sites de Saint-Ferjeux et des Orchamps qui ont bénéficié d’une totale réhabilitation. La Cour des Comptes vient, à ce sujet, de reconnaître les investissements consentis par la collectivité dans ce domaine. Les rénovations énergétiques, pour réduire la consommation d’énergie et s’adapter aux changements climatiques, les aménagements extérieurs et le soin apporté à l’ergonomie pour faciliter le travail des agents ont été salués. Dans ce même document, l’organisme juge le taux d’occupation des crèches insuffisant. Il demande à la collectivité de dépasser les 61% actuellement réalisés.
L'interview de la rédaction, Claudine Caulet, en charge de l'éducation
C’est une étape importante dans le déploiement de la fibre optique dans la Boucle bisontine qui a été actée ce matin, dans le quartier Battant. En présence de Thierry Marigny, le directeur d’Orange pour le territoire Nord-Est et Bourgogne, d’Anne Vignot, la Maire de Besançon, et l’Etat, les travaux ont officiellement été lancés. Il aura fallu attendre 14 ans pour que le chantier soit une réalité et que les premiers coups de pelle puissent avoir lieu. Dans un contexte patrimonial particulier au centre-ville, les autorisations nécessaires ont été longues et fastidieuses. Et ce n’est pas terminé !
Le chantier, qui concerne une centaine de rues et plus de 11.500 logements, se déclinera en deux temps. Durant les six prochains mois, un réseau souterrain sera construit. La première mission consiste à amener la fibre jusqu’au pied des immeubles. Puis, des négociations vont être entreprises avec chaque propriétaire pour mener les travaux nécessaires pour connecter leur immeuble. Comme c’est le cas, par exemple, pour les raccordements à l’eau, au gaz et à l’électricité.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, Maire de Besançon
Ne pas tarder à faire les démarches nécessaires
L'interview de la rédaction : Thierry Marigny, directeur Orange pour le territoire Nord-Est et Bourgogne
Pour gagner en efficacité, les propriétaires sont invités à faire les démarches nécessaires auprès d’Orange pour organiser la deuxième partie du chantier. Cette anticipation est indispensable pour prévoir les conditions dans lesquelles la fibre sera développée à l’intérieur des bâtiments, afin qu’elle soit délivrée à tous les étages ensuite. Cette coordination est nécessaire pour éviter les retards et entreprendre les démarches et études nécessaires, afin d’obtenir les autorisations obligatoires. Une première étape a été franchie ce jeudi 13 février, mais la route est encore sinueuse, avant que l’intégralité des habitations de la Boucle bisontine soit raccordée.
En conflit avec le SDIS du Doubs depuis 2011, le Sergent-chef Denis Braye fait savoir qu’une nouvelle audience se tiendra le 18 février prochain au tribunal administratif de Besançon, en vue d’instruire et d’examiner les neufs derniers recours qu’il a déposés. Il dénonce les jugements « en sa faveur », dont celui du 4 juillet 2023, qui, selon lui, n’ont jamais été pris en compte par la direction actuelle du SDIS 25.
Le plaignant explique que « face à la dégradation de son état de santé et une inextricable exclusion sociale et professionnelle, il a , depuis 2020, été contraint d’engager de multiples démarches restées, jusque-là vaines et de déposer plusieurs requêtes auprès des instances ». Un nouveau rendez-vous avec la justice se tiendra le 18 février prochain.
Demain, mardi 11 février, à 20h, Attac Besançon organise un café citoyen sur « les problèmes du logement à Besançon et leurs solutions ». Il sera animé par Alain Genot de la CNL, la Confédération Nationale du Logement. Le rendez-vous est fixé à la salle annexe du café « Le Marulaz », place Marulaz, au centre-ville bisontin.
A Besançon, en ce début d’année, les sept Conseils Consultatifs d’Habitants ont tenu leurs séances de lancement. Près de 200 habitants ont rejoint ces collectifs. Lors de ces premières rencontres, un travail collaboratif a été proposé autour de la thématique de la circulation piétonne dans les quartiers, dans le cadre du futur Plan Piéton du Grand Besançon Métropole.
La ville a constaté une réelle « envie des habitants de s’investir activement dans la transformation de leur ville ». D’autres rencontres sont prévues. Elles porteront notamment sur les ateliers thématiques, les formations sur le budget et les compétences de la ville. Il est également prévu des balades urbaines.
Une bonne nouvelle pour les Bisontins. A compter du 10 février prochain, la forêt de Chailluz sera complétement réouverte au public. Et ce, à partir de 12h. Le secteur est désormais sécurisé. Toutefois, la Ville prévient et invite chacun à rester vigilant et à demeurer dans les zones dédiées à l’accueil du public. Rappelons que le site bisontin a été particulièrement impacté par la tempête de juillet dernier, impactant près de 5.000 m3 de bois.
Ce mardi après-midi, en présence de la famille, Anne Vignot Maire de Besançon, et Marie Guite Dufay, présidente socialiste du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, ont baptisé l’Abri de nuit des Glacis, « Marguerite Vieille Marchiset ». Soucieuse de reconnaître le rôle des femmes dans l’histoire sociale et politique de Besançon, la municipalité s’est dirigée vers celle qui a donné vie à cet endroit pour nommer cette structure. Une femme, qui a joué un rôle crucial dans l’établissement de valeurs d’accueil et d’inclusion dans la ville.
L'interview de la rédaction / Anne Vignot, maire de Besançon
Elue municipale socialiste de 1977 à 1995, Marguerite Vieille Marchiset a été la première femme adjointe au maire en 1992 et a contribué à la mise en place d’initiatives humanitaires importantes. Ses années au Centre Communal d’Action Sociale ont été marquantes. Sa rigueur et sa bienveillance ont été saluées. Tout en rappelant que la dignité des personnes en situation difficile a toujours été au cœur de son combat politique. Un action publique qu’elle a menée aux côtés de son amie Paulette Guinchard, dont l’empreinte politique dans le domaine du social n’est plus à démontrer.
L'interview de la rédaction : Odile Galli, cheffe de service au Service d’Accueil et d’Accompagnement Social à la Ville de Besançon
L’Abri de nuit
Crée en 1985, l’Abri de nuit Marguerite Vieille Marchiset dispose de 30 places pour les hommes uniquement. Il est ouvert toute l’année, avec des horaires adaptés, selon les saisons. Au fil des années, le nombre des nuitées a considérablement augmenté, pour atteindre près de 9.500 nuitées en 2024, pour 358 personnes accueillies. Une équipe de veilleurs de nuit accueille le public et joue pleinement son rôle de travailleurs sociaux, avec un public de plus en plus nombreux et en très grande souffrance. La Maire de Besançon, Anne Vignot, en a d’ailleurs profité pour rappeler que, malgré des besoins en constante mutation, le département du Doubs présente trois fois moins d’hébergement d’urgence que le département voisin de la Côte d’Or par exemple. Pourtant l’urgence est bien réelle.
L'interview de la rédaction : Odile Galli, cheffe de service au Service d’Accueil et d’Accompagnement Social à la Ville de Besançon
A Besançon, la Ville montre l’exemple sur le territoire du Grand Besançon, où deux terrains familiaux pour les gens du voyage viennent d’être inaugurés rue de la Grette. Rappelons que les collectivités ont obligation de s’inscrire dans un schéma départemental d’accueil des gens du voyage. Sur le territoire du Grand Besançon, celui de la période 2021 – 2026, prévoit la réalisation de huit nouveaux terrains : 2 à Besançon et Ecole Valentin, un à Saint-Vit, Devecey et Avanne-Aveney et un logement adapté à Franois. Selon les informations communiquées ; le logement adapté de Franois devrait être livré à la fin de cette année. Les travaux, concernant un autre terrain familial, devraient débuter l’année prochaine à Ecole-Valentin. A Devecey, une négociation est en cours avec la commune pour un projet identique.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Deux familles monoparentales
Le site bisontin se décline en une surface totale de 1700 m2. Elle comprend une partie habitable en dur ( salle de bain, salle de séjour/cuisine) de 130 m2 et trois emplacements de caravane. Par ailleurs, le lieu retenu est à proximité de l’école Jules Ferry, qui dispose d’une unité pédagogique dédiée aux enfants de familles itinérantes et de voyageurs. Cet habitat correspond totalement à leur besoin de se sédentariser. Le coût de cet aménagement s’élève à 582.000 euros TTC. L’Etat et le Département du Doubs ont apporté un soutien financier, à hauteur respectivement de 126.000 et 54.000 euros. Un loyer de 120 euros mensuels sera demandé aux occupants.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole