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À Besançon, un incident a perturbé le Carnaval ce week‑end. Une banderole à caractère politique a été déployée depuis le balcon d’un appartement situé sur le parcours du défilé. Le collectif Némésis, qui s’est déjà illustré en 2024, serait à l’origine de cet incident.  La Ville dénonce fermement cet affichage, rappelant que « le Carnaval est un événement populaire et familial, sans vocation militante Â».

Le maire Ludovic Fagaut a demandé l’intervention immédiate de la sécurité et de la Police municipale. Les fauteurs de troubles ont été évacués, mais la banderole n’a pas pu être retirée avant la fin du cortège.

Le Procureur de la République, la Préfecture et la Police nationale ont été informés. Des suites juridiques sont envisagées. La Ville appelle à préserver l’esprit festif du Carnaval de Besançon.

À Besançon, les élus du groupe Les Écologistes, Génération.s et société civile, emmenés par l’ancienne maire Anne Vignot, demandent au maire Ludovic Fagaut la mise en place d’un plan d’urgence face au choc pétrolier.

Ils proposent un ticket Ginko à 0,50 €, plus de parkings de covoiturage, des itinéraires cyclables renforcés et un soutien accru au CCAS. Le courrier appelle aussi à accélérer la transition énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

La Ville de Besançon lance un appel à candidatures pour renouveler le conseil d’administration du CCAS, le Centre Communal d’Action Sociale. Les structures Å“uvrant dans l’insertion, la lutte contre les exclusions, les associations de retraités, de personnes handicapées ainsi que l’UDAF peuvent proposer un représentant. Les dossiers doivent être déposés avant le 21 avril, et les structures doivent être implantées à Besançon et actives dans le champ social. Pour de plus amples informations : https://www.besancon.fr/la-ville/ccas-de-besancon/

Dans le cadre d’un vaste programme d’étude du patrimoine, un drone survolera le centre-ville et le quartier Battant de Besançon le jeudi 9 avril (sous réserve des conditions météorologiques). Et ce, afin de mieux connaître et préserver le patrimoine architectural exceptionnel de la ville. Les survols, autorisés par arrêté préfectoral, seront réalisés en toute sécurité, principalement au-dessus des toitures et sans survol de rassemblements.

D’autres campagnes de prises de vues sont prévues en juillet, avant des relevés de terrain. Les données collectées alimenteront le futur projet urbain du cœur historique, couvrant les 268 hectares du site patrimonial remarquable. Les habitants seront également invités à participer à cette démarche via une consultation publique prévue à la rentrée.

Le 31 mars, Grande Rue à Besançon, une intervention de police‑secours pour un vol de pâte à tartiner au Comptoir de Mathilde a pris une tournure inattendue. Lors du contrôle, les policiers découvrent que la mise en cause, une femme de 40 ans, faisait l’objet d’une fiche de recherche pour blessures involontaires, procédure émise par la brigade de Mundolsheim.

Elle a été interpellée puis placée en garde à vue. Elle sera jugée le 22 juin dans le cadre d’une Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité, avant une convocation devant le tribunal judiciaire de Strasbourg en mars 2027.

Premier déplacement officiel pour le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ce mardi après‑midi. Il se rendra au commissariat de police municipale pour rencontrer les équipes et leur témoigner son soutien. L’édile y présentera aussi ses priorités : une ville « plus sûre, plus propre et plus apaisée ». Un message fort pour marquer le début de son mandat et afficher sa volonté de travailler étroitement avec les agents de terrain.

Malgré la tension qui régnait vendredi soir au conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité à la suite des scrutin des 15 et 22 mars derniers, le nouveau maire bisontin, Ludovic Fagaut a fait procéder au vote des 16 adjoints pressentis, accompagnés de leurs responsabilités pour les six, voire sept, prochaines années.

  1. Emmanuelle Huot Cuisenier : services à la population et égalité femmes-hommes
  2. Jean-Pascal Reyes : sécurité, lutte contre les incivilités et stationnement
  3. Myriam Lemercier : politique de la ville, vie des quartiers et vie associative
  4. Fabrice Taillard : finances et coopération territoriale
  5. Isabelle Bordat : éducation, enfance, jeunesse et famille
  6. Clément Darcq : affaires sociales et Centre communal d’action sociale (CCAS)
  7. Annie Gauthier : culture, patrimoine historique et espaces culturels
  8. Serge Couësmes :  attractivité, commerce, artisanat, animation et marchés
  9. Christine Werthe : Citadelle, patrimoine Vauban Unesco et attractivité touristique
  10. Guillaume Bailly : urbanisme, environnement, espaces verts, biodiversité et propreté
  11. Esther Szwarc : santé, prévention et handicap
  12. Pascal Orlandi : infrastructures, voirie, grands travaux et transition écologique et énergétique
  13. Emmanuelle Meunier : relations internationales et jumelages
  14. Frédéric Parise : sports et équipements sportifs
  15. Véronique Jelsch : logements, gestion de la commande publique et évaluation des politiques publiques
  16. Didier Gendreau : citoyenneté, laïcité, devoir de mémoire, démocratie participative et lutte contre les discriminations

Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.

Une rupture politique assumée

La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.

Le choix de la voie juridique

Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Le dossier sensible du CCAS

Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.

Vers un recours devant le tribunal administratif

Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.

Un début de mandat sous pression

En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.

Alors que le conseil municipal d'installation de ce soir se poursuit à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Parmi les 16 nouveaux adjoints, Emmanuel Huot Cusenier en est la première. La sécurité revient à l’ancien commandant de police Jean-Pascal Reyes,. Fabrice Taillard aura la responsabilité des finances. C’est Isabelle Bordat, aide à domicile, qui aura la charge de l’éducation. Annie Gauthier se voit confier le domaine de la culture. Enfin, Frédéric Parise est le nouvel élu en charge des sports et Didier Gendraut s’est vu confier le domaine de la citoyenneté, la laïcité et la lutte contre les discriminations.

Dans un communiqué, Éric Alauzet, président de Renaissance dans le département du  Doubs, félicite Ludovic Fagaut pour son élection au poste de maire de Besançon. Il met en avant, « l’engagement constant » du nouveau maire et la « mobilisation large » qui a accompagné sa campagne.

Le responsable Renaissance revient également sur la défaite d’Anne Vignot et de son équipe, estimant que leur action n’a pas convaincu les habitants. Il critique notamment les choix de la majorité sortante et son rapprochement avec La France insoumise.

Éric Alauzet affirme que Renaissance continuera de se tenir, « à distance des extrêmes », et adresse ses vœux de réussite au nouvel exécutif municipal, appelé à s’attaquer rapidement aux dossiers de l’insécurité et de la circulation.