Ce jeudi 5 juin, le Conseil européen a acté une décision aux lourdes conséquences écologiques : le déclassement du loup du statut d'espèce « strictement protégée » à celui de « simplement protégée » dans la Directive Habitats.
Une mesure vivement contestée par les associations de protection de la nature, qui dénoncent « une décision contraire à la science et aux engagements européens ». Plusieurs ONG, dont FERUS, ont saisi la Cour de justice de l’Union européenne pour en demander l’annulation.
Cette décision inquiète particulièrement en France, où la population de loups reste vulnérable. Les défenseurs de la biodiversité craignent une recrudescence des tirs, mettant en péril les efforts de cohabitation menés ces dernières années.
Pour les associations environnementales, « le déclassement du loup n’est qu’un prétexte, détournant l’attention des véritables causes du malaise agricole ». Elles alertent « sur un risque majeur pour la protection de la faune sauvage en Europe ».
L’effondrement du glacier du Bich mercredi après-midi a ravagé une grande partie du village de Blatten, dans le Lötschental, laissant les autorités en alerte face aux risques persistants. Un lac s’est formé, obstrué par une masse de boue, de roches et de glace, menaçant de déborder et d’inonder la vallée en contrebas.
Bien que les experts jugent la situation encore maîtrisable, une éventuelle évacuation des villages situés en aval reste d’actualité et pourrait durer plusieurs semaines. Parmi les habitants de Blatten évacués le 19 mai, un homme de 64 ans est porté disparu. Les recherches ont dû être suspendues jeudi en raison de l’instabilité du terrain et du danger pour les secouristes.
Les autorités restent mobilisées pour gérer la crise et éviter de nouvelles conséquences dramatiques.
Hier, vers 17h30, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus à Cusance pour une pollution aquatique détectée à la Source Bleue. Après reconnaissance, il s’agissait d’une irisation d’hydrocarbure en provenance du lieu-dit « Le Moulin ». Cet incident fait suite à une première pollution constatée le 6 mai dernier au même endroit. En cause : le retrait d’une cuve défectueuse par le propriétaire, sans réalisation d’une décontamination adéquate des sols, entraînant une nouvelle propagation des matières polluantes.
Face à la situation, les secours ont mis en place des barrages et des boudins absorbants afin de limiter la dispersion de l’hydrocarbure. Sur les lieux, Madame la Maire, le président de la société de pêche locale et la gendarmerie nationale ont suivi les opérations.
Une surveillance accrue et des mesures complémentaires pourraient être nécessaires pour éviter de nouvelles contaminations.
Ce week-end, la LPO et le Muséum national d'Histoire naturelle organisent leur grand comptage national des oiseaux des jardins. Tout le monde peut y participer, que vous soyez en ville ou à la campagne, novice ou passionné d’ornithologie. Il suffit d’observer et de noter les espèces qui se posent dans votre jardin ou sur votre balcon pendant une heure.
Les données collectées permettront de mieux comprendre l’évolution des populations d’oiseaux en période de reproduction et d’agir en faveur de leur protection. Toutes les informations utiles, y compris une fiche d’identification des espèces, sont disponibles sur le site www.oiseauxdesjardins.fr. À vos jumelles et carnets, prêts ? Comptez !
Plusieurs associations environnementales et commerces demandent à la Métropole de Besançon d’adopter une régulation plus stricte sur la publicité dans l’espace public, dans le cadre de l’élaboration du Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi).
Elles dénoncent les impacts écologiques et sociétaux de la publicité extérieure et réclament des mesures concrètes, comme l’interdiction des panneaux numériques et la réduction des formats d’affichage. Inspirées par des métropoles comme Lyon et Grenoble, elles appellent les élus locaux et nationaux à agir pour une politique plus responsable.
Quatre lynx, trois femelles et un mâle, ont retrouvé la liberté en mai 2025 après avoir été recueillis et réhabilités par le centre de soin Athenas. Relâchés à proximité de leurs lieux de sauvetage, sur les territoires de Pratz (39), Condamine (01), Pierrefontaine-les-Varans (25) et Bief-du-Fourg (39), ils portent des colliers VHF/GPS pour suivre leur adaptation.
Le lynx boréal, espèce menacée, est strictement protégé en France, où le Massif du Jura abrite 80 % de sa population. Sa survie reste fragilisée par les collisions routières et les destructions illégales. Cette réintégration s’inscrit dans le Plan National d’Actions en faveur du lynx boréal, porté par la DREAL Bourgogne-Franche-Comté et l’Office Français de la Biodiversité, visant à améliorer son état de conservation à long terme.
Dans un courrier adressé au député Laurent Croizier, la Ville de Besançon exprime son inquiétude face au projet de loi Duplomb, « qui prévoit la ré-autorisation des néonicotinoïdes, interdits en France depuis 2018 ». Soutenue par plusieurs centaines de scientifiques et médecins, la municipalité alerte « sur les conséquences désastreuses de ces pesticides sur la biodiversité, la santé publique et l’avenir des pollinisateurs, essentiels à l’équilibre des écosystèmes ». Fidèle à son engagement écologique, la majorité municipale rappelle ses actions « pour un entretien sans pesticides depuis 2004 » et demande au député sa position sur cette loi.
Les 16 et 17 mai, la Bourse Aux Matériaux (BAM) revient pour une nouvelle édition sur toute la région Bourgogne Franche-Comté. Organisée par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat en partenariat avec le SYBERT, cette opération permet aux habitants d’accéder à des matériaux neufs ou d’occasion à prix imbattables, proposés par des artisans et professionnels locaux.
Sur le territoire du SYBERT, neuf entreprises participent, proposant des articles variés : bois, carrelage, menuiserie, électroménager, matériel de bricolage, mobilier et bien plus. L’objectif ? Offrir une seconde vie aux surplus de stock et invendus, tout en dynamisant l’économie locale.
Toutes les informations et la liste des matériaux disponibles sont à retrouver sur www.lesjoursbam.fr
Depuis plusieurs années, les Communes et Communautés de communes concernées, accompagnées de partenaires tels que le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté et le Parc naturel régional du Haut-Jura, réfléchissent à la préservation des milieux naturels sensibles des 4 lacs. Une démarche de labellisation en Grand Site de France a ainsi été engagée et devrait aboutir dans les prochaines années.
Une initiative reconduite chaque année
Au printemps 2021, une zone de tranquillité volontaire a été instaurée pour limiter les perturbations liées à la fréquentation humaine. Cette opération, complétée par des mesures telles que la sécurisation du cheminement le long d’Ilay et la mise en place de barrières sur les chemins forestiers, « a montré des résultats positifs ». Depuis, elle est reconduite chaque année du 15 avril au 15 septembre sur le même périmètre, couvrant les lacs d’Ilay, du Petit et du Grand Maclu, ainsi que l’île de la Motte et les zones de rivage.
Un enjeu de préservation de la faune et de la flore
L’objectif principal est de préserver la quiétude d’un espace riche en milieux naturels, tels que les boisements, prairies, tourbières et berges des lacs. L’augmentation de la fréquentation entraîne des dérangements répétés des espèces animales, notamment en période de reproduction. Des espèces emblématiques, comme le faucon pèlerin et le chat forestier, sont particulièrement vulnérables. De nombreuses plantes et mousses sensibles au piétinement bénéficient également de cette mesure.
Une sensibilisation essentielle
La zone est matérialisée par des banderoles et les élus appellent à la civilité des visiteurs pour protéger cet environnement exceptionnel. Le site des 4 lacs offre un cadre idéal pour diverses activités, mais leur pratique doit rester compatible avec la préservation du patrimoine naturel. Ainsi, les promeneurs sont donc invités à rester sur les nombreux sentiers balisés, ceux-ci permettant de découvrir les plus beaux paysages du site. Pour rappel, les feux et le camping sont strictement interdits et il est fortement encouragé de tenir son chien en laisse. Ce qui n'est pas le cas de la baignade.
Des actions continueront à être mises en place pour mieux organiser la fréquentation et proposer des outils de découverte du site. Cet été encore, des accompagnateurs en montagne seront présents pour sensibiliser le public à ces enjeux.
Jusqu’au 5 octobre, le club patrimoine de Villers-le-Lac propose une exposition en plein air au lieu-dit Combe-la-Fève, baptisée « profondeur de champ ». Sur un sentier de 2 km, les visiteurs découvriront 54 œuvres grand format de 23 photographes de la région et de Suisse, mettant en lumière la beauté des oiseaux du massif jurassien.
Chaque photo est accompagnée d’un QR-code permettant d’en apprendre plus sur l’auteur, l’espèce photographiée et même d’écouter son chant. Accès libre, avec possibilité de contribution au point de départ. Parking recommandé près des gymnases municipaux.